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1982 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Mathilda May : Make Up

    Derrière le miroir des apparences Depuis 2013 et son Open Space très réussi, Mathilda May a su imprimer son style unique avec des spectacles sans parole - ou plutôt avec une parole différente, un language universel, des borborygmes géniaux qui semblent tout droit venus de l’enfance. Ces superbes spectacles, particulièrement visuels et loufoques sont aussi poétiques que touchants. « Avec ces histoires sans parole, je travaille énormément sur la lisibilité, sur l'expressivité du corps, du geste et la musicalité » Mathilda May, cette habituée des huis clos où se retrouve des humains obligés à cohabiter, nous entraîne, cette fois-ci, sur un tournage, dans l’espace confiné d’un car-loge maquillage. Derrière un miroir imaginaire, toute une série de personnages vont se croiser : la maquilleuse fatiguée, le coiffeur amoureux, la vedette dépassée, l’actrice qui attend son tour, avec désespoir… et rien n'est simple. Comment cohabiter les uns avec les autres quand on y est obligé ? Comme une grande timide qu’elle a pu être, Mathilda May, avec sa grande acuité, nous donne la possibilité d’observer à notre tour… et le spectacle est si riche, si intense et si créatif que nos deux yeux ne suffisent plus. Entre chaos et espérance Dans ce petit espace, ce lieu à la fois de concentration et cellule de crise en état d’urgence, les masques vont tomber et les vrais visages, les émotions vont se dévoiler. « Ça m'intéressait beaucoup de traiter du paraître, du regard à soi face au miroir, être confronté à sa propre image, entre ce qu'on veut dire de nous, et puis finalement ce qu'on est vraiment ». Dans ce spectacle millimétré, chorégraphique, en seulement quatre  semaines de répétitions, tous ont abattu un travail colossal et le résultat est tellement fluide et naturel que cela paraît à peine croyable. La rigueur de Mathilda n’a d’égale que le génie des 6 comédiens qui chacun, ensemble et à leur tour, réalisent de véritables prouesses et nous offrent des moments savoureux. Tout parait simple, tout est particulièrement compliqué Les gestes, les postures, les placements, les expressions et les sons sont si précis, que le language « classique » n'est plus utile et, après quelques minutes d'adaptations, on comprend tout, on ressent tout et on se laisse complètement happer par ce spectacle enchanteur au rythme parfait. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 MAKE UP Un spectacle de Mathilda May Avec Comédiens Arnaud Maillard Marc Maurille Patrick Mazet Yannik Mazzilli Dedeine Volk-Léonovitch Anouk Viale Assistant mise en scène Éric Supply Décor Emmanuelle Roy Lumière Laurent Béal Costumes Valérie Adda Son Guillaume Duguet Musique Sly Johnson Crédit Pauline Maillet Studio Marigny Actuellement Du mardi au samedi à 21h et les dimanches à 15h En tournée de septembre à décembre 2023

  • Et vogue… la nouvelle Seine

    La nouvelle Seine qui n’est plus si nouvelle que ça - Le petit théâtre, cabaret, comedy club, caf’conc, resto… qui monte, qui monte - fête ses 10 ans cette année. L’occasion d’y aller faire un petit tour… et d’y revenir sans cesse… pour découvrir les jeunes talents de demain et se régaler, grâce à son équipage passionnés, venant de pleins d’horizons différents. Imaginez… en plein cœur du Paris des bouquinistes, une péniche « insubmersible » au pied de Notre Dame qui a résisté à la crue de 2016, au feu de la cathédrale et au Covid, le lieu qui a accueilli et fait découvrir Guillaume Meurice, Bun Hay Mean et Blanche Gardin est devenu la scène alternative labellisée Humour et Stand-Up de Paris. Durant une même soirée, avec comme fil rouge, le féminisme dans tous les sens, nous avons découvert des extraits de la plupart des talents de cette année. Jeune public, Comedy, cabaret burlesque, stand up et vannes à foison Tahnee, celle qui aime porter ses cheveux au naturel pose son regard décalé et plein d’humour sur le monde d’aujourd’hui. Florian Nardone dit Violente Viande - il y a quelques temps - nous balance ses réflexions sur le sexe, le féminisme et les relations amoureuses et tente de répondre à la question : Qu’est-ce que ça veut dire, être un homme de nos jours ? Laura Domenge nous invite à passer la nuit avec elle - sauf qu’il faut payer sa place bande de crevard.e.s - à suivre ses élucubrations nocturnes et sa vie de cette jeune féministe écolo-islamo-gauchiste qui ne dort que 3h par nuit. Rosa Bursztein nous parle joyeusement de ses hauts et de ses bas, de ses tabous et de sa sexualité « On peut aimer parler de sexualité de façon rigolote, être féministe et rester romantique ! » La nouvelle Seine Péniche sur Berges, face au 3 quai de Montebello 75005 Paris Tel : 01 43 54 08 08 Le programme

  • Anaïs Nin au miroir

    La fonction magique de l’art « La compassion est la seule clé qui permet d'atteindre les autres êtres humains » Anaïs Nin (1903-1977). Une femme à la robe blanche et à la chevelure tressée, toujours douce, humaine et élégante. Une amoureuse passionnée, une autrice, nouvelliste et poétesse, reconnue dans le monde entier ? Une femme timide qui tenu toute sa vie depuis l’âge de ses 11 ans, un journal intime (de près de 20000 pages) ? Une figure de la littérature contemporaine férue d’astrologie et de psychanalyse ? Une femme libre et sexuelle, connue pour avoir été la première, à avoir écrit des œuvres érotiques ? Mais qui était elle vraiment ? Était-elle vraiment libre ? Était-elle si provocatrice ? Voila à quoi la romancière Agnès Desarthe et la metteuse en scène Élise Vigier, ont tenté de répondre, en créant ce spectacle et en adaptant les nouvelles fantastiques et les journaux d’Anaïs Nin... Et elle se sont tant emparées de sont œuvre et de son esprit qu’elles ont finit par convoquer son âme et l’inviter sur le plateau. Une scène de théâtre où gît une caloge, cabane bricolée à partir de la carcasse d’un bateau de pêcheur. Des comédiens s’y retrouvent. Ils répètent. Au cœur de leurs numéros de cabaret : la vie et l’œuvre d’Anaïs Nin. Est-on dans le rêve ou dans la réalité ? Le jeu, l’humour, la sensualité et l’émotion. Dans cette mise en scène fantastique et même surréaliste, des hommes et des femmes, des blancs et de noirs, tous représentent cette être multiple, complexe et secrète. Une façon particulière de raconter le désir, de se saisir de la réalité et d’être en dedans et en dehors. Élise Vigier Le masculin le féminin, les carcans des conventions et les hypocrisies sociales. Ce spectacle est surtout une éloge à l’amour, au temps qui passe et à l’art « le point d’appui pour s’inventer, voire modifier son propre destin ». L’action se situant dans un théâtre apparaît alors, comme évident. « J’ai travaillé par impression. Ici, il n’y a pas de grand récit, mais plutôt des numéros de magie, de cabaret, de danse. La seule histoire est peut-être celle du fantôme d’Anaïs Nin qui hante la scène, mais finira par disparaître ». Un histoire de reflet Si l’on peut regretter le manque de subversion, le déséquilibre entre les moments parfaitement bien écrits d’Agnès Desarthe, les extraits magnifiques d’Anaïs Nin et les passages « improvisés », avec l’appui du film de Nicolas Mesdom, projeté par brides sur la scène, ce spectacle étrange, par touche impressionniste, remonte le fleuve de la mémoire, réfléchit l’âme et poétise la personnalité d’Anaïs Nin. Avis de Foudart 🅵🅵 Anaïs Nin au miroir Texte Agnès Desarthe Librement inspiré des Nouvelles fantastiques et des journaux d’Anaïs Nin Mise en scène Élise Vigier Avec Ludmilla Dabo, William Edimo, Nicolas Giret-Famin, Louise Hakim, Dea Liane, Makita Samba, Nanténé Traoré, Élise Vigier Et le musicien Marc Sens Musique Manusound et Marc Sens Scénographie Camille Faure et Camille Vallat Lumière Bruno Marsol THÉÂTRE LA TEMPÊTE 10 novembre 11 décembre 2022 • DURÉE 2H15 TOURNÉE 11 au 14 octobre 2022 , Comédie de Caen, CDN de Normandie 19 au 22 octobre, Théâtre Dijon Bourgogne, Centre dramatique national 10 novembre au 11 décembre, Théâtre de la Tempête (Paris) 7 et 8 mars 2023, La Passerelle, Scène nationale de Saint-Brieuc

  • Marianne James : "Tout est dans la voix"

    « On dirait une transhumance, pas une chorale ! Vous ne méritez même pas d’être farci le 31 décembre ! » Marianne arrive de Montélimar pour nous préparer à chanter lors d’un spectacle dans une église… on tente les vocalises mais, au moment de « Gloria », c’est la catastrophe ! Êtes-vous prêt à chanter ! Attention mesdames et messieurs, dans un instant ça va commencer… avec son nouveau spectacle, son humour et son charme renversants, Marianne James, merveilleuse coach d’un soir, aussi déjantée que majestueuse, aussi sauvage que sensible, aussi drôle que généreuse fait des merveilles et nous transforme, le temps d’une soirée, en véritable rossignols. Un véritable cours de chant Lors de ce cours de chant déluré, nous partons à la découverte de notre corps, de notre colonne d’air, nous explorons les origines de la voix, et… sans bouger de notre fauteuil, donc, en préservant notre empreinte carbone, nous voyageons autour du monde. Un spectacle très sympa Marianne se raconte et échange, partage avec nous dans ce spectacle ultra charmant et interactif où l’on passe un moment de pur bonheur. On en ressort le sourire aux lèvres et… avec une folle envie de chanter ! Avis de Foudart 🅵🅵🅵 MARIANNE JAMES "Tout est dans la voix" Spectacle écrit par Marianne James et BenH Collaboration musicale Ullie Swan La Scène Libre Jusqu’au 31 décembre 2022 Du jeudi au samedi à 19h et les dimanches à 15h

  • Gradiva, celle qui marche

    "Comprendre la mécanique de son mouvement, dépecer ses mystères" Celle qui marche c’est Gradiva, figure d’un bas-relief antique que nous connaissons tous pour l’avoir croisée dans nos livres d’histoire. "C’est cette figure de marbre, immobile et pourtant en marche, qui fascine. Je veux exhumer ce corps des cendres et avec la précision de l’archéologue, en sonder chaque parcelle" Stéphanie Fuster, happée par sa grâce et sa détermination au point de vouloir « se nourrir de sa présence et marcher dans son sillon », se saisit de cette figure célèbre pour en faire une variation étonnante, philosophique et poétique sur la féminité, la femme qui bouge, qui danse, qui marche. Tantôt conférencière, tantôt comédienne, tantôt danseuse, tantôt clown, et surtout, tout à la fois, Stéphanie Fuster se confie, se libère et nous offre sa grâce, sa sensualité… sa danse, sa recherche sur le flamenco, cet art si codifié qu’elle maîtrise à la perfection. Sur un plateau nu et dépouillé, au centre, trône un immense parquet de danse qui devient un personnage du spectacle, à part entière. La danseuse compose avec lui, glisse sur lui, l’affronte et le combat. La lumière révélant, peu à peu, la beauté du costume et le son, la beauté du corps. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 GRADIVA, CELLE QUI MARCHE Conception, chorégraphie et interprétation Stéphanie Fuster Mise en scène Fanny de Chaillé Le Monfort Théâtre Du 4 au 8 oct 2022 à 20h30 • durée 1h

  • Cosmos

    Entre humour, spiritualité et acrobatie Cosmos est un solo fruit de la rencontre entre deux artistes « en quête de sens », Clément Dazin et Ashtar Muallem. Au pied d'un immense tissu aérien, Ashtar observe, médite et se concentre. Quand elle en vient à rompre le silence, c'est pour se livrer à nous. Lecture de carte, énergéticiennes, hypnose au karcher... L’Artiste Franco/ Palestinienne née à Jérusalem en 1990, nous conte sa vie depuis ses souvenirs d’enfance, son rapport au pays, au corps, à la religion puis son installation en france, ses galères et sa quête de la spiritualité sur YouTube. Et si le Cosmos n’était finalement qu’une énergie produite par une harmonie entre le corps et l’esprit ? Un spectacle assez fou, drôle et émouvant dans lequel Ashtar Muallem, avec son corps élastique et ses positions extravagantes partage avec nous ses pensées et ses réflexions inattendues. “ceux qui ne pleurent jamais sont plein de larmes...” Sous des airs très légers, elle questionne ses croyances, interpelle les nôtres, nous fait part de la situation complexe et dramatique d’un pays en train de disparaitre sous nos yeux et nous propose de guérir le monde en faisant pleurer les hommes. Il est évident que ce travail poétique, philosophique et spirituel est d'une grande profondeur et d'une difficulté ahurissante, mais la puissance du spectacle se dilue un tant soit peu avec une dernière partie qui semble être du remplissage, au moment où Ashtar convie un spectateur à la rejoindre sur scène. L'acrobate se lance alors dans une très belle danse qui entraîne le spectacle dans une forme de cérémonie étonnante et loufoque, mais aussi étrange et finalement assez ennuyeuse. Avis de Foudart 🅵🅵 COSMOS De Ashtar Muallem et Clément Dazin Mise en scène Clément Dazin Création lumière et régie générale Tony Guérin Création sonore Grégory Adoir Photo © Christophe Raynaud de Lage Théâtre Le Monfort Du 4 au 15 oct 2022 à 19h30 • tout public dès 14 ans • durée 50 m Tournée 12.01.2023 – Le Safran, Scène conventionnée, Amiens 24.03.2023 – Festival SPRING – L’éclat, Scène Conventionnée Art Enfance et Jeunesse, Pont-Audemer 25.03.2023 – Festival SPRING – Archipel, Scène conventionnée d’intérêt national « Art en territoire », Granville 07.04.2023 – Festival SPRING – Théâtre de Saint-Lô

  • Lettre d'une Inconnue

    L’amour à en perdre la tête… à en perdre la vie « Loin d’être une simple lettre adressée à l’être aimé, elle est véritablement l’histoire d’une vie dédiée à la brûlure d’un amour impossible, mais exceptionnel et inoubliable » Cent ans après la première publication de cette nouvelle de Stefan Zweig, Bertrand Marcos, le metteur en scène, en a fait une adaptation passionnante au théâtre. Une femme est, secrètement et éperdument amoureuse d’un homme depuis ses treize ans. Aujourd’hui, elle crève l’abcès, elle brise le silence et, dans une longue lettre testamentaire lui dévoile, lui crie son amour, l’immensité de son amour. « Mon fils est mort » Sous la forme d’une confession profondément touchante et presque absurde, cet écrit met en exergue la souffrance de cette amoureuse absolue à qui il ne reste plus rien, ni son amour à sens unique pour celui qui l’a croisée tant de fois sans jamais la reconnaître ni son enfant mort d’une grippe. On est évidemment subjugué par la beauté et la richesse de l’écriture de ce texte culte. Nous sommes émus par cette histoire dramatique, mais aussi, parfois, un peu en colère, un peu déçus du côté absolu de cet amour presque pathétique. Avec une mise scène de Bertrand Marcos, aussi délicate et fine que de la dentelle, des voix off très justes et passionnantes, un jeu de lumière discret et intimiste et une musique presque trop romantique (qui finalement donne au spectacle une subtile touche d’humour), Ophélia Kolb évolue sur scène avec une grâce immense et un talent inouï. Elle danse, elle virevolte, elle exulte Magistrale, bouleversante, à travers ce personnage meurtri, cette comédienne « en état de grâce » et avec beaucoup de sobriété, nous invite à refaire avec elle le voyage de son existence depuis ses premiers émois jusqu’à sa mort. Dans cette magnifique adaptation sur scène, tout est juste, précis et envoûtant. Dès le début et jusqu'à la toute fin, nous sommes absorbés, exaltés et emportés par ce magnifique et brillant seul en scene. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 LETTRE D'UNE INCONNUE De Stefan ZWEIG Adaptation et Mise en scène de BERTRAND MARCOS Avec OPHELIA KOLB Comédie & Studio des Champs-Elysées Actuellement Du mercredi au samedi à 21h, dimanche à 16h • Durée 1h20

  • Une soirée avec Jean Rochefort

    « Partez avec nous en voyage si vous le voulez-vous bien puis rentrons complices ! » Il y a cinq ans déjà que Jean Rochefort, l’homme à la moustache nous a quitté. Le caméléon du cinéma français tantôt séducteur, aristo ou tueur à gages, l’homme cultivé et poétique, farfelu et tendre, élégant et décalé, amoureux des chevaux, des mots et des notes de musique. Il y a cinq ans… et, aujourd'hui, Edward Vignot tient la promesse qu’il s’était faite ! Rendre un hommage mérité à Jean Rochefort en présentant sur scène lors de cinq soirées exceptionnelles des passages de son livre magnifique Le Louvre à Cheval, cette aventure littéraire qu’ils ont parcouru ensembles mêlée aux extraits de Papa, le livre de sa fille Clémence. « Un livre pour raconter des anecdotes, décrire sa vie sans calculs, sans plan de carrière, sans filets... » Edward Vignot Les soirées, à chaque fois unique, sont menées par Mario Choueiry au piano, Clémence Rochefort, Edward Vignot et, à tour de rôle, par Thierry Lhermitte, Vincent Delerm, Marina Hands, Alex Vizorek et Alex Lutz. Depuis la Grèce Antique à Géricault et Delacroix jusqu'à Rubens et même l’art copte... Des soirées tout en malice, délicatesse et profondément émouvantes où, à travers l’amour des chevaux et de sa famille, l’esprit, l’humour et la tendresse de cet homme merveilleux apparaissent et s'éclairent à la lumière de tous ses chefs d’œuvre empruntés au Louvre. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 UNE SOIRÉE AVEC JEAN ROCHEFORT Un projet de EDWART VIGNOT Avec CLÉMENCE ROCHEFORT et MARIO CHOUEIRY Extraits du livre Le Louvre à cheval et de Papa (Éditions Plon et Place des Victoires) Crédit (c) Carole Bellaich LA SCALA PARIS Du 20 septembre au 20 Décembre Les mardis 20 septembre, 4 octobre, 20 décembre à 19h Les lundis 31 octobre et 21 novembre à 20h • Durée 1h20 INVITÉ Le mardi 20 septembre à 19h THIERRY LHERMITTE Le mardi 4 octobre à 19h VINCENT DELERM Le lundi 31 octobre à 20h ALEX VIZOREK Le lundi 21 novembre à 20h MARINA HANDS Le mardi 20 décembre à 19h ALEX LUTZ

  • L’enfant que j’ai connu

    Le cri d’une mère Il n’existe aucun mot spécifique pour parler de la perte d’un enfant. Il n’existe aucune expression pour évoquer cette tragédie. À partir de ce postulat, Alice Zeniter a utilisé sa plume pour mettre des mots sur l‘innommable. Nous sommes à Lyon, dans l’appartement de location où s’est réfugiée Nathalie Couderc, une femme d’une quarantaine d’années. Elle vient de perdre Cédric, son fils de dix-neuf ans, décédé lors d’une manifestation suite à une altercation avec les forces de l’ordre. Il y a deux semaines, elle a prononcé cette phrase malheureuse : « Je ne pensais pas que la police pouvait tuer des enfants blancs ». Des propos qui ont, peut-être, provoqué une série d’émeutes. Entre confession, cri de colère et adresse à son fils disparu... à travers son propre cheminement et le parcours de son fils militant, les mots viennent, Nathalie prend la parole et entame sa propre introspection. L’occasion de parler de la mort de l’innocence, de l’avenir, du rêve et de l’espoir. « Je voulais que sa parole déborde rapidement, qu’elle jaillisse et qu’elle bute, qu’elle dérive, sursaute, se love sur elle-même… » Alice Zeniter Avec une magnifique mise en scène tout en ombre et lumière de Julien Fišera, sur un plateau nu, seule en scène, Anne Rotger, intense, lumineuse et incandescente chemine entre les sacs en papiers, en sort de multiples accessoires et construit la pensée de cette mère, cri sa douleur, exprime sa folie, la rage qui l’activent. Des mots justes et puissants Cette mère questionne son statut de femme blanche privilégiée en France... et, à travers sa souffrance et sa lutte, nous interpelle tous. « Je m’attèle à ce que le combat des personnages fasse écho à mes propres combats » « En tant que spectateur je ne m’identifie pas au parcours d’une mère de famille qui pleure la mort de son fils, ce serait indécent, en revanche son combat peut faire écho aux miens » Julien Fišera Enveloppée par les très belles lumières de Jean-Gabriel Valot et au cœur d'une scénographie imaginée par François Gauthier-Lafaye qui fait penser aux installations d'Art plastique, Anne Rotger envahie complètement tout l'espace. Elle cours, saute, marche en crabe, change de vêtement, de coiffure et même de chaussures comme personne. Elle construit sa pensée, sa douleur avec un cri rock, rugueux et poétique qui amène à sourire avant de laisser la place à l'effroi. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 L'ENFANT QUE J'AI CONNU de Alice Zeniter mise en scène Julien Fišera Avec Anne Rotger Création lumières Jean-Gabriel Valot Costumes Benjamin Moreau Regard chorégraphique Thierry Thieû Niang Photos © Simon Gosselin Théâtre de la Ville – Espace Cardin Du mardi 4 au vendredi 21 octobre 2022 Du mardi au samedi 20h, dimanche 15h • relâche les lundis et dimanche 9 octobre • durée 1h05 Tournée 2022/2023 Le 16 février 2023 aux Bords de Scènes – Grand-Orly Seine Bièvre Du 9 au 10 mars 2023 à l’Aghja, Ajaccio Le 12 mars 2023 à La Fabrique Théâtre – Site européen de création, Bastia

  • Via Injabulo

    La fureur de vivre… et de danser ! La compagnie sud africaine Via Katlehong Dance, crée en 1992 par Buru Mohlabane et Steven Faleni, plusieurs fois primée pour ses créations a invité cette année, les deux chorégraphes Marco da Silva Ferreira et Amala Dianor dont le travail est à la croisée des cultures métissées. Danse urbaine, danse contemporaine et danse communautaire Ils crient, ils sifflent, frappent des pieds et des mains et surtout, dansent de façon endiablée. Mon approche de la danse questionne toujours ma contemporanéité : le rapport au corps et les instincts de vie, ainsi que la manière dont nos cultures infusent en nous. Marco da Silva Ferreira La culture pantsula est très enthousiasmant. C’est une danse verticale et individuelle mais qui n’est jamais dansée seule. Amala Dianor Avec la musique de Jonathan Uliel Saldanha faites de sons électroniques et jazzy, cette danse particulièrement physique ou l’ordre et le chaos se mêlent, nous entraîne dans un monde bourré d’énergie et d’ondes positives où les danseurs et les danseuses exultent et nous transcende de bonheur. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 VIA INJABULO Avec JULIA BURNHAMS, KATLEHO LEKHULA, MONICCA MAGORO, LUNGILE MAHLANGU, TSHEPO MOHLABANE, KGADI MOTSOANE, THATO QOFELA ET ABEL VILAKAZI Chorégraphie Marco da Silva Ferreira et Amala Dianor Musique Jonathan Uliel Saldanha Lumière Cárin Geada Costumes Dark Dindie styling concept et Julia Burnham Chaillot - Théâtre national de la Danse 06 > 09 oct. 2022 HORAIRES SELON LES JOURS 15:30 / 17:30 / 19:30 / 20:30 • DURÉE 1h TOURNÉE – 10 au 11 septembre 2022, Festival La Bâtie (Genève, Suisse) – 16 et 17 septembre, Teatro Municipal Do Porto (Portugal) – 21 septembre, I Teatri di Reggio Emilia (Italie) – 24 septembre, Théâtre Louis-Aragon, Tremblay-en-France – 27 septembre, Opéra de Dijon – 1er octobre, Espace Michel Simon, Noisy-le-Grand – 12 octobre, Scène nationale d’Albi – 15 octobre, ThéâtredelaCité (Toulouse) – 18 au 21 octobre, Maison de la Danse (Lyon) – 28 et 29 octobre, fabrik Potsdam (Berlin, Allemagne) – 10 novembre, L’Espal, Scène nationale du Mans – 17 au 19 novembre, Le Quartz, Scène nationale de Brest – 22 novembre, L’Avant Seine Théâtre de Colombes – 24 au 26 novembre, Maison des Arts de Créteil – 29 novembre, Château Rouge (Annemasse) – 1 et 2 décembre, MC2: (Grenoble) – 6 et 7 décembre, Bonlieu Scène nationale Annecy – 9 décembre, La Comète, Scène nationale de Châlons-en-Champagne – 14 et 15 décembre, Grand Théâtre de Luxembourg

  • Pli

    Force et fragilité Quand une circassienne rencontre un ingénieur devenu spécialiste en techniques de pliage (origami) et de froissage et une artiste diplômée des art décoratif de Paris... Quand la fragilité se mêle à la résistance. Quand la légèreté prend racine, à la croisée des arts du cirque et des arts visuels, Pli impose le papier comme substance première et essentielle du processus créatif. Du cirque avec du papier Le pli est là, figure inaltérable, frisson du rêve, cassure imperceptible. Il sépare et il lie, il relie : il est la trace de la géométrie et du hasard. L’art révèle le pli, l’appelle, le fait disparaître, pour lui-même poursuivre sa course. Le pli est un art, l’art n’échappe pas au pli. YVES PEYRÉ, PLIS ET DÉPLIS, 2011 Est-ce l’utilisation de cette matière presque archaïque, presque banale et si usuelle ? Est-ce la technicité, la grâce ou la malice inouïe d’Inbal Ben Haim ? Mais ce spectacle aux envolées aériennes et complexes qui a demandé des années d’études et de travail donne une sensation troublante. La force s’allie à la fragilité et, avec un véritable suspense, ce spectacle, prêt à danser, à voltiger, nous permet de laisser libre court à nos rêves et nos émotions. La découverte du papier comme matière à la fois délicate et très résistante, m’a profondément touchée et m’a lancée dans des recherches aussi bien techniques, esthétiques que poétiques. Inbal Ben Haim Robe magestueuse, racines gigantesques, matières envahissantes ou animaux étranges et inquiétants Le papier se déchire, se pli, se tortionnne et se transforme pour devenir dispositifs de suspension ou agrès, totalement inédits. La lumière, le son et la scénographie ajoutant encore une magie incroyable et une grande poésie à ce très beau spectacle. Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 PLI Inbal Ben Haim, Domitille Martin & Alexis Mérat CRÉDIT © Domitille Martin, © Loïc Nys Le Monfort Théâtre Du 12 au 15 oct 2022 à 20h30 • tout public dès 11 ans • durée 1h Spectacle vu au théâtre de la Cite Internationale

  • Patrick Timsit : adieu c’est sûr !

    Patrick Timsit l'affirme haut est fort : cette fois-ci, c'est la fin ! Ça éclabousse Patrick Timsit plonge, joyeusement, dans les marécages de la bien-pensance et ne recule devant aucun brûlot de la société – migrants, néonazis ou handicapés. Cela fait 6 ans que je ne suis pas remonté sur scène. Je n’en pouvais plus, il fallait que cela sorte. C’était le moment ! Patrick Timsit Patrick Timsit qui a inventé un style nouveau, entre One Man show et Stand-Up, se lâche complètement et fait une bonne fois pour toute, un pied de nez total au politiquement correct. L’homme qu’on adore détester, éternellement en colère, avec un charme certain, est sacrément acide, sans jamais être vulgaire. Avec son complice d’écriture, Jean-François Halin, il « manani » la punchline avec une éternelle tendresse, provoque avec délicatesse, et aborde le racisme, le terrorisme, l’islamisme comme il parle d’écologisme. Je n’ai jamais cherché à écrire « drôle », je n’écris que par la colère, c’est mon moteur, la base. Patrick Timsit Pendant plus d’une heure, il nous énonce inlassablement les dix bonnes raisons, très valables qu’il a pour arrêter. Pour commencer, j’ai tous mes points de retraite ! Ensuite, il faut que j’arrête moi-même avant qu’on ne m’arrête, etc. Je ne veux pas que ce soit un bon spectacle, je veux que ce soit mon meilleur ! Et qu’après celui-ci, on ne me laisse plus jamais monter sur scène, qu’on me l’interdise. Patrick Timsit Réussira-t-il son pari ? Ne le laisserons-nous plus jamais monter sur scène ? Et si pour l’embêter un bon coup, pour se vanger de toutes les méchancetés gratuites qu’il a pu dires, on l'en empêchait ? Se serait drôle, non ? Au nom de tous les handicapés (personnes à mobilité réduite), des nains (personnes de petite taille), des juifs (personnes de confession juive), des homosexuels (personnes aimant les personnes du même sexe)… TIMSIT SUR SCÈNE ! Avis de Foudart 🅵🅵🅵 PATRICK TIMSIT ADIEU... C’EST SÛR ! TEXTE JEAN-FRANÇOIS HALIN ET PATRICK TIMSIT MISE EN SCÈNE ÉTIENNE DE BALASY Comédie des Champs-Elysées Actuellement Les jeudis, vendredis et samedis à 19h

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