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L’enfant que j’ai connu

Le cri d’une mère

Il n’existe aucun mot spécifique pour parler de la perte d’un enfant. Il n’existe aucune expression pour évoquer cette tragédie. À partir de ce postulat, Alice Zeniter a utilisé sa plume pour mettre des mots sur l‘innommable.


Nous sommes à Lyon, dans l’appartement de location où s’est réfugiée Nathalie Couderc, une femme d’une quarantaine d’années. Elle vient de perdre Cédric, son fils de dix-neuf ans, décédé lors d’une manifestation suite à une altercation avec les forces de l’ordre.

Il y a deux semaines, elle a prononcé cette phrase malheureuse : « Je ne pensais pas que la police pouvait tuer des enfants blancs ». Des propos qui ont, peut-être, provoqué une série d’émeutes.


Entre confession, cri de colère et adresse à son fils disparu...

à travers son propre cheminement et le parcours de son fils militant, les mots viennent, Nathalie prend la parole et entame sa propre introspection.


L’occasion de parler de la mort de l’innocence, de l’avenir, du rêve et de l’espoir.


« Je voulais que sa parole déborde rapidement, qu’elle jaillisse et qu’elle bute, qu’elle dérive, sursaute, se love sur elle-même… » Alice Zeniter

Avec une magnifique mise en scène tout en ombre et lumière de Julien Fišera, sur un plateau nu, seule en scène, Anne Rotger, intense, lumineuse et incandescente chemine entre les sacs en papiers, en sort de multiples accessoires et construit la pensée de cette mère, cri sa douleur, exprime sa folie, la rage qui l’activent.


Des mots justes et puissants

Cette mère questionne son statut de femme blanche privilégiée en France... et, à travers sa souffrance et sa lutte, nous interpelle tous.


« Je m’attèle à ce que le combat des personnages fasse écho à mes propres combats »

« En tant que spectateur je ne m’identifie pas au parcours d’une mère de famille qui pleure la mort de son fils, ce serait indécent, en revanche son combat peut faire écho aux miens » Julien Fišera

 

Enveloppée par les très belles lumières de Jean-Gabriel Valot et au cœur d'une scénographie imaginée par François Gauthier-Lafaye qui fait penser aux installations d'Art plastique, Anne Rotger envahie complètement tout l'espace. Elle cours, saute, marche en crabe, change de vêtement, de coiffure et même de chaussures comme personne. Elle construit sa pensée, sa douleur avec un cri rock, rugueux et poétique qui amène à sourire avant de laisser la place à l'effroi. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵



 


L'ENFANT QUE J'AI CONNU 

de Alice Zeniter

mise en scène Julien Fišera

Avec Anne Rotger

Création lumières Jean-Gabriel Valot Costumes Benjamin Moreau

Regard chorégraphique Thierry Thieû Niang

Photos © Simon Gosselin


Théâtre de la Ville – Espace Cardin

Du mardi 4 au vendredi 21 octobre 2022

Du mardi au samedi 20h, dimanche 15h • relâche les lundis et dimanche 9 octobre • durée 1h05





 

Tournée 2022/2023

Le 16 février 2023 aux Bords de Scènes – Grand-Orly Seine Bièvre

Du 9 au 10 mars 2023 à l’Aghja, Ajaccio

Le 12 mars 2023 à La Fabrique Théâtre – Site européen de création, Bastia


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