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1982 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Interview. Film Les Héroïques

    François Créton et Maxime Roy À l’occasion de la sortie du très beau film, Les Héroïques, j’ai rencontré François Créton et Maxime Roy au Théâtre Les Déchargeurs. Devenir un mec bien Un film qui parle du moment crucial ou un homme, en train de perdre son père, décide de se battre pour ne pas répéter les mêmes erreurs. Vous pouvez consulter la critique du film Les Héroïque, ici. Il y a beaucoup de choses intimes. On a essayé que les sentiments soient le plus sincère possible, mais ce n’est pas un documentaire, c’est de la fiction. Maxime Roy Michel est un personnage, ce n'est pas François et ca me permet d’être au service du réalisateur. Si j'étais resté François, ça deviendrait « schizophrène ». Ça deviendrait ambigu, impudique et c'est là où ça pourrait devenir dangereux. François Créton La première scène, en fait, c'est assez drôle parce que ça veut tout dire. On l’a travaillée, mais je n’y arrivais pas. J´étais pas loin, mais je n’y arrivais pas. Maxime a dit : « Coupez ». On s´est regardé. on était tous les deux d'accord. On n'a pas eu besoin de se parler. Donc on l’a refait plusieurs fois, mais ça ne décollait toujours pas. À un moment donné, Maxime a fait vider le plateau pour qu'on se retrouve seul, il m´a dit un truc tout simple : « Arrête de faire François et fais Michel ». Et on a trouvé ! François Créton En fait. Rapprocher l'acteur de la vérité et les non-acteurs, ensemble, ça révèle tout le monde. François Créton Richard Bohringer, il nous a cueilli. Dès le départ, on voulait qu'il soit tendre. Le personnage est tellement dur. C'était une évidence, pour nous. Il fallait que l'acteur qui allait incarner ce père, ce grand-père, soit attachant. Sinon, c’était trop dur. Ça ne fonctionnait pas ! Maxime Roy J'ai l'impression qu'on a une profonde tendresse pour les gens qui s'expriment par la chanson dans les scènes de voitures. Elles n’ont plus de bouclier, à ce moment là. Maxime Roy Lorsque je filme en cadrant, moi même, mon regard se porte là, où mon émotion se pose. Maxime Roy

  • Emma la clown : qui demeure dans ce lieu vide ?

    Alors que Meriem Menant, alias Emma la Clown vient de fêter, en grande pompe, ses 30 ans de carrière dans une salle comble, à La Scala Paris, elle repart sur les routes, pour une ultime série de spectacle entre humour, psychanalyse et philosophie et ses Causeries avec des artistes, des penseurs et des scientifiques qui comptent. Avec son nez rouge et ses yeux pétillants, depuis le début des années 90, cette scientifique de recherche en laboratoire scientifique de recherches, très drôle, loufoque et décalée, nous régale avec ses solos sur l’état du monde, la névrose, la science, les sciences occultes et la mort. Mais après tout ceci, il lui restait... le Vide ! Avec profondeur et délicatesse, cette humoriste engagée invite Shakespeare, Molière, Beckett, un soupçon de magie, un régime de bananes et partage avec nous, avec sa grande douceur et sa tendre folie, sa quête du vide, ses pensées et son monde farfelu. Un spectacle charmant Avec de belles réparties, son spectacle composé principalement de comique de répétition (un peu trop parfois), fonctionne à merveille. Les bons mots s'enchaînent, les vannes fusent, les mimiques foisonnent et... avec un peu d'illusions et beaucoup d'humour, le charme opère et les sourires se libèrent. Avis Foudart 🅵🅵🅵 QUI DEMEURE DANS CE LIEU VIDE ? Dernier solo d’Emma la clown De et avec Meriem Menant Mise en scène  Kristin Hestad Crédit © Pascal Gely La Scala Paris Du 8 au 11 décembre TOURNÉE Paris 14 octobre 2022 • Scènes du Golfe à Vannes 12 avril 2023 • Scène nationale d’Alençon 9 mai 2023 • Théâtre de Saint Berthélémy d’Anjou LES CAUSERIES D’ Avec son air faussement naïf et ses questions déconcertantes, Emma La Clown nous invite à une causerie, une conversation à bâtons rompus avec une personnalité, un « sachant » qui a des choses à nous apprendre sur son parcours, ses choix, poussé à la confidence dans une atmosphère aussi complice que bienveillante. 18 novembre 2022 • avec Rufus à Muzillac (56) Au théâtre de la Reine Blanche à Paris : 31 janvier 2023 • avec Jean-Philippe Uzan (astrophysique) • 7 mars 2023 • avec Claire Wyart (fonctionnement du cerveau) 4 avril 2023 • avec Teresa Lopez-Leon (physico-chimie de la matière molle) 13 mai 2023 • avec Jean Pierre Bibring (astrophysicien) 6 juin 2023 • avec Renaud Tissier (médecine)

  • Tropique de la violence

    Un spectacle étonnant tiré d’un roman saisissant Ce roman écrit par Nathacha Appanah, récompensé par de nombreux prix, fut l’un des grands succès de la rentrée littéraire 2016. « Nous voulions proposer une œuvre transdisciplinaire où théâtre, danse, vidéo, musique live et dimension plastique fusionnent dans un même souffle poétique ». Le metteur en scène Alexandre Zeff, s’est emparé de ce très beau texte pour en faire une adaptation théâtrale étonnante. « J'ai 15 ans et à l'aube, j'ai tué » Ce spectacle tonitruant, comme un cri dans la pénombre, nous propose de plonger dans l'enfer de la violence en suivant, sur l’Ile de Mayotte, le quotidien de Moïse (Alexis Tieno), un jeune migrant de 15 ans d’origine comorienne. Il erre, parmi des milliers de mineurs isolés, dans les rues de Gaza, un immense bidonville. Après la mort de sa mère adoptive, il fait la rencontre de Bruce (Mexianu Medenou), un chef de gang, sans foi ni loi… son parcours bifurque alors dans une spirale de violence. «Un oratorio étourdissant et lumineux » « Lorsque j'ai lu Tropique de la violence, je suis resté, sans bouger, un long moment, bouleversé par ce que je venais de découvrir et par la beauté de l’écriture ». Avec une scénographie et des lumières incroyables de Benjamin Gabrié, des vidéos de Muriel Habrard et Alexandre Zeff, en croisant tous les arts, ce thriller aussi poétique que politique est un spectacle « coup de poing » d'une beauté et d'un réalisme ahurissant. Dans la pénombre et sous une musique électro-métallique assourdissante, les décors incroyables prennent vie, le sol se déchire et les projections se mêlent au jeu irréprochable des deux comédiens principaux si intenses, si corporels. Alexis Tieno est particulièrement émouvant dans le rôle de Moïse et Mexianu Medenou est complètement animal dans celui de Bruce. Ils s'affrontent, s'étreignent, s'attirent et se répulsent. Si le propos aurait mérité d'être un peu resserré et les effets, très nombreux, épurés, Tropique de la violence est un spectacle si généreux, si créatif et si inventif qu'il en devient, un moment rare de théâtre. Avis Foudart 🅵🅵🅵 Tropique de la violence D’après le roman de Nathacha Appanah © Éditions Gallimard adaptation et mise en scène Alexandre Zeff Avec Assane Timbo, Mexianu Medenou, Alexis Tieno, Mia Delmaë, Thomas Durand, Yuko Oshima ou Blanche Lafuente (musiciennes) Photo © Victor Tonelli THÉÂTRE 13 / BIBLIOTHÈQUE Du 14 septembre au 30 septembre 2022 À 18h ou 20h, selon les jours. DURÉE 1h25 TOURNÉE 2022/2023 ESPACE BM KOLTÈS, METZ 13 et 14 octobre 2022 THÉÂTRE DE CHELLES Vendredi 21 octobre 2022 CÉLESTINS, THÉÂTRE DE LYON Du 23 au 27 novembre 2022 LE THÉÂTRE, LAVAL Jeudi 8 décembre 2022 CENTRE DUHAMEL, VITRÉ Jeudi 5 janvier 2023 THÉÂTRE JEAN ARP, CLAMART 12 et 13 janvier 2023 LE CARRÉ MAGIQUE, LANNION Jeudi 2 mars 2023 THÉÂTRE-SÉNART Du 22 au 24 mars 2023

  • Prisca DEMAREZ : Coquelicot

    Un tourbillon de vie, d’humour et de chansons Cet été un tourbillon s’est abattu sur le théâtre de la contrescarpe. Tout de rouge coquelicot vêtue, Prisca Demarez, ce petit bout de femme à la voix d’or, avec une énergie folle, déboule dans la salle du théâtre en chantant « funny girl » « Je ne suis pas une rose qu’on peut couper pour la laisser mourir dans un vase ! Je suis Coquelicot ! » Comment rester fidèle à soi-même quand, dès la naissance, le monde entier cherche à nous cataloguer ? Comment trouver sa Joie ? Dans ce One Woman Musical, Prisca Demarez, avec humour et émotion, nous parle de sa vie d’artiste et de femme. Elle chante, danse, joue la comédie et s’amuse comme une folle avec le public, mais ce n’est pas tout car Prisca, toute petite, se posait également de sacrées questions : Quand je serai grande, je serai une rose sage ou une tache de rousseur ? Finalement, la jolie Prisca aux cheveux dorés, au grand dam des conventions, de la société et de sa famille, a trouvé sa voix… son coquelicot enfoui en elle. La fleur rebelle Cette fleur toute frêle, à la robe rouge sang qui n’aime pas être coupé mais qui pousse partout où on ne l’attend pas. Cette ardeur fragile qui surmonte toute les épreuves et ouvre ses pétales de soie froissées pour capter la lumière du soleil et la renvoyer au monde. Ce symbole d’amour pour certains ou du souvenir de la mort pour d’autres. Cette fleur si tendre et poétique, aimée par Monet, Courbet, Klimt et d’autres artistes. Une autodérision irrésistible qui fait du bien Cette chanteuse vedette et reconnue, venue du monde des comédies musicales pour qui, comme tant d’autre, la crise sanitaire a été un arrêt brutal de sa carrière et qui a faillit sombrer et tout arrêter, s’est mise à écrire, écrire sans cesse et revient, aujourd’hui, plus forte et épanouie que jamais, avec ce spectacle sur l’amour de vivre sa passion et sur la résilience… « cette sacrée gonzesse a vraiment un p... de talent » C’est par ces mots sortis tout droit du coeur que Franck Vincent, le metteur en scène du spectacle présente sa protégée « Il était évident que c’était-elle la boss. Mon travail a simplement consisté à la canaliser, à lui apporter un regard extérieur et un point de vue différent ». Mais Prisca Demarez, « à l’aise » dans tous les registres, aussi drôle, talentueuse qu’émouvante, n’est pas seule sur scène et forme un magnifique duo avec son pianiste Stan Cramer ou Shay Alon - en alternance, deux virtuoses rencontrés dans des comédies musicales. Coquelicot est un spectacle délicieux qui fait un bien fou. Un spectacle particulièrement tendre bourré d’humanité et d’humour qui donne envie de rire, de chanter et de danser. Avis Foudart 🅵🅵🅵 Coquelicot Un spectacle de et avec Prisca DEMAREZ Mise en scène Franck VINCENT Piano Stan CRAMER ou Shay ALON Crédit photo Fabienne Rappenaud Durée 1h15 Théâtre de la Contrescarpe Après son succès de l’été, le spectacle est prolongé dès la rentrée ! EN SEPTEMBRE Les VENDREDIS 16 et 23 à 19h • le JEUDI 29 à 21h EN OCTOBRE Les DIMANCHES 2, 9, 16, 23 et 30 à 18h30 EN NOVEMBRE Les JEUDIS 3 et 10 à 19h

  • La cuisse du steward

    Un met de premier choix pour un repas de fête On ne présente plus Jean-Michel Ribes, auteur dramatique, metteur en scène et cinéaste qui, depuis 20 ans, fait de la résistance au théâtre du Rond-Point. Pour ce dernier trimestre "en toute Liberté", Joséphine de Meaux et Mériam Korichi reprennent sa pièce assez peu connue La cuisse du steward, pourtant créée par Jacqueline Maillan en 1990. Une folie anthropophage Après un crash d'avion à 4500m d'altitude dans la cordillère des Andes, pour survivre, tandis qu'Yvonne réserve la cuisse du Steward pour le repas de Noël. les Barnette, un vieux couple de rescapés mangent les pieds grillés d'une équipe de footballeurs. Quand deux autres rescapés, l'un révolutionnaire de pacotille, l'autre chanteur de variété, vont surgir... Des cimes enneigées à la forêt amazonienne "Nous voulons vivre avec le public, la puissance désarmante de l’humour, la jubilation du jeu et l’effervescence comique". Joséphine de Meaux et Meriam Korichi ont eu l'idée, un peu saugrenue, de reprendre cette pièce qui n'était pas évidente à monter... avec cinq acteurs et deux décors monumentaux. Mais c'était sans compter sur leur folie, leur détermination et... le regard bienveillant de Jean-Michel Ribes. "Un vaudeville d’aventure irrévérencieux, décalé et givré" On mange des doigts de pieds, on saute dans la neige, on se trempe dans une mare, on répète son programme politique dans la jungle et on passe de lianes en lianes en chantant avec les perroquets. On découvre, 30 ans après sa création et sans avoir pris aucune ride, dans un délire total, une farce anthropophage salée, aussi absurde que poétique, saupoudrée de poncifs révolutionnaires. "C’est la fonction de l’absurde : faire sauter les fausses certitudes afin de reprendre contact avec notre humanité". Avec, en tête Joséphine de Meaux en survoltée révolutionnaire, cette bande de dingue atomise la rentrée théâtrale et nous fait mourir de rire, en nous conviant à un banquet aussi délicieux qu'effrayant. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 LA CUISSE DU STEWARD TEXTE JEAN-MICHEL RIBES MISE EN SCÈNE JOSÉPHINE DE MEAUX ET MÉRIAM KORICHI AVEC BASTIEN EHOUZAN, ROBERT HATISI, JOSÉPHINE DE MEAUX, MARTIN TRONQUART, JEAN-LUC VINCENT THÉÂTRE DU ROND-POINT 13 SEPTEMBRE – 9 OCTOBRE 2022, 20H30 TOURNÉE 12 — 14 OCTOBRE 2022 THÉÂTRE NATIONAL DE NICE / NICE (06) 19 — 21 OCTOBRE 2022 THÉÂTRE DU JEU DE PAUME / AIX-EN-PROVENCE (13)

  • Christophe Alévêque : adhérez au « Club des Vieux Cons Modernes »

    Christophe Alévêque en a marre et il le dit : Il en a marre de la bien-pensance des Bisounours Il en a marre des bières sans alcool Il en a marre des journées sans tabac Il en a marre des charcuteries maigres Il en a marre du sucre sans sucre Il en a marre des débats sans idées Il en a marre de la route sans accidents, du pain sans gluten, du steak sans viande… Le vieux con d’aujourd’hui n’a pas d’âge, de sexe, de couleur de peau, de couleur politique, de religion, ni de statut social. C'est un libre penseur. Christophe Alévêque Le nouvel espace de liberté Christophe Alévêque, humoriste engagé, dégagé, à la marge, clown dérisoire ou missionnaire défend une liberté d’expression totale et sans entrave. Avec une imagination débridée, sans autocensure, ni censure du tout, Christophe Alévêque est de retour, avec son nouveau spectacle explosif, insolent et lucide, Vieux Con, au Café de la Gare, à partir de 4 octobre. En attendant, il vous reste deux solutions Indispensables : Achetez son livre et/ou adhérez à son Club « des Vieux Cons Modernes », le nouvel espace de liberté. Le Club des Vieux Cons Modernes « Un mortel ne se prive jamais de vivre » Alors, si vous vivez avec votre temps, mais que vous préférez le prendre : rejoignez-nous ! Adhérez ! Avec ses petits poings rageurs, Christophe Alévêque qui cultive l’amour de la liberté, l’art du débat et les carottes… entre en lutte CONTRE LE NOUVEL ORDRE MORAL a fondé son Club des « Vieux Cons Modernes ». le nouvel espace de liberté. COMMUNIQUÉ le nouveau despotisme moral, hygiénique et sécuritaire, l’encadrement de notre bonheur, la réduction de nos libertés, le respect utilisé à toutes les sauces au nom d’une compassion généralisée et d’une sacro-sainte dignité humaine, la mort lente de l’esprit critique, la nouvelle censure suivie comme une ombre par sa sœur jumelle l’autocensure, la société de la délation quasi officielle, la disparition de l’individu passé dans l’essoreuse à consentement dicté par les sondages, les alarmistes de tout poil qui nous les brisent menu, l’infantilisation permanente, le principe de précaution poussé jusque dans les confins de l’absurde, qu’on aime à la fois la viande rouge et les végétariens, les écolos et sa voiture, qu’on a rien contre Internet mais qu’on préfère la démocratie, qu’on déteste la politique de la peur, qu’on aime pas le manichéisme ambiant, la lente disparition du plaisir, le victimisme institutionnel, le centre mou dur, la notion de racisme systémique, le repli sur soi, le communautarisme, la cancel culture - qui devrait s’appeler révisionnisme mais le terme a déjà été utilisé - et que l’on déteste nager dans le couloir de pensée officiel : on a pas d’autre alternative que d’accepter l’étiquette que l’on vous colle - l’époque adore coller des étiquettes – et accepter avec dignité et panache d’être un vieux con. Et pourquoi pas, en être fier. Christophe Alévêque CHARTE CLUB DES VIEUX CONS MODERNES Fondé en l’an de grâce 2021 Article I Le Vieux Con Moderne n’a pas d’âge et le sexe qu’il veut. Il n’a pas de couleur de peau définie, d’orientation politique, sexuelle ou religieuse particulière. Et il t’emmerde. Article II Le VCM n’est pas un gros con, un sale con ou un pauvre con. Il n’est pas forcément con d’ailleurs, mais il craint de le devenir. Il en a tout le potentiel. Article III Le VCM est un libre penseur qui veut disposer de sa vie, de sa mort, et de tout le reste, en toute impunité. Article IV Le VCM trouve que le progrès n’est pas toujours un progrès. Article V Le VCM sait que la cigarette et l’alcool tuent, mais qu’est ce que c’est bon. Article VI Le VCM est humaniste six jours sur sept. Le septième il se repose. Article VII Le VCM adore l’immoralité, la transgression et l’obscénité, qui permettent à son intelligence naturelle de se détendre. Article VIII Le VCM pense que l’être humain est pétri de faiblesses et d’erreurs et que vouloir le rendre parfait est une absurdité. Article IX Le VCM constate avec amertume que si la guerre fait des morts, la paix fait des ravages. Article X Le VCM aimerait que l’économie soit au service de l’homme, et pas l’inverse. Article XI Le VCM redoute plus le silence des pantoufles que le bruit des bottes. Article XII Le VCM trouve que trop de transparence rend flou. Article XIII Le VCM respecte les végans autant que les côtes de boeuf. Article XIV Le VCM considère que son bonheur et son plaisir ne sont pas des œuvres d’art, et n’apprécie pas qu’on les encadre. Article XV Le VCM ne pense pas que la photo du sushi qu’il a dans son assiette mérite d’être envoyée à tous ses contacts. Article XVI Le VCM est convaincu que ce ne sont pas les « Bisounours » qui ont écrit les droits de l’homme. Article XVII Le VCM considère que la légèreté et l’insouciance sont des qualités primordiales. Article XVIII Le VCM estime que la peur est un moteur qui pollue le débat et augmente notre bilan carbone. Article XIX Le VCM pense que restreindre les libertés au nom de la liberté est une idée saugrenue. Article XX Le VCM adore philosopher et raconter des conneries, en même temps. Article XXI Le VCM est contre toute forme de violence, mais pense que parfois, certaines baffes seraient méritées. Article XXII Le VCM revendique le droit de douter. Article XXIII Le VCM peut volontiers comprendre les personnes qui ne sont d’accord avec aucun de ces points. Article XXIV Le VCM est contre les chartes. Article XXV Le VCM estime que 25 points sont largement suffisants pour une charte et que Dieu avec ses dix commandements était un fainéant. CHRISTOPHE ALÉVÊQUE « VIEUX CON » Le spectacle Écrit et interprété par Christophe Alévêque Mise en scène Philippe Sohier Durée 1h40 (sans entracte) Crédit Philippe Escalier CAFÉ DE LA GARE À PARTIR DU 4 OCTOBRE 2022 Tous les mardis à 21h Un spectacle tiré du livre Éloge du vieux con moderne, édité aux Éditions du Cerf et paru le jeudi 7 octobre 2021.

  • L’esprit, la passion Godard

    Jean-Luc Godard est mort ! Le réalisateur Jean-Luc Godard est mort à l'âge de 91 ans. Un esprit, un créateur, un penseur, un chercheur qui a dédié sa vie toute entière au cinéma. - Donc tu m'aimes totalement... - Oui, je t'aime totalement, tendrement, tragiquement. - Moi aussi, Paul. EXTRAIT Mais que restera-t-il de Godard ? Ces critiques de films, en début de carrière ? Ces immenses films comme À bout de souffle, Pierrot le Fou, Vivre sa vie ou Le mépris ? Sa période d’après 68, avec le collectif expérimental Dziga Vertov ? Ou celle des années 80 pendant laquelle, lui-même, a rejeté en bloc ces propres films et le cinéma tout entier ? De Scorsese à Jim Jarmusch. De Léo Carax à Ruben östlund Il restera, certainement, un peu de tout cela, mais aussi une nouvelle façon de penser le cinéma, une nouvelle façon de s'exprimer, de voir le monde et même l'art tout entier. Il restera des réalisateurs fascinés par ce génie qui continueront de s'inspirer de son œuvre, pour nous faire voir le monde... autrement ! Godard est éternel, Godard est universel. Vive Godard !

  • Après Jean-Luc Godard - Je me laisse envahir par le Vietnam

    On adore et on déteste, comme un film de Jean-Luc Godard Contrairement à ce que nous pourrions attendre, Après Jean-Luc Godard / Je me laisse envahir par le Vietnam, n’est pas un spectacle sur Jean-Luc Godard. Ce n’est ni une adaptation de ces films ni un portrait ou un hommage, c´est une œuvre théâtrale à part entière, d’après Jean-Luc Godard qui se propose de plonger dans son esprit de créateur, de penseur et de chercheur du cinéma. « Le théâtre est mort » Le jeune metteur en scène, Eddy D’aranjo, pour son premier spectacle après l’École du TNS, expérimente, repousse les lignes, les limites du théâtre tout comme Godard a repousser celles du cinéma et reprend un de ces thèmes de prédilection Le cinéma est mort, pour l’appliquer, avec puissance et sincérité au théâtre. Que reste-t-il de Jean-Luc Godard ? Ces immenses films comme À bout de souffle, Pierrot le Fou, Vivre sa vie ou Le mépris, sa période d’après 68, avec le collectif expérimental Dziga Vertov, ou celle des années 80 pendant laquelle, lui-même, a rejeté en bloc ces propres films et le cinéma tout entier. Entre fiction, performance et documentaires Eddy D’aranjo nous propose de vivre une expérience unique, performative et brillamment intelligente où les styles narratifs entremêlés conversent avec l’esprit de Godard. Ne pas dire mais ressentir Avec l’envie de prendre soin de ce qui est en train de disparaître ou a déjà disparu, les scènes sans cohérences temporelles apparentes, vont s’enchaîner et nous entraîner dans une variation mélancolique et délicate avec la mort. Ce territoire du deuil se découvre d’abord par une fiction familiale très intime (Pleurer Jeannot) qui, peu à peu, se défait des mots et se rapproche d’une performance rituelle. La lumière change alors et le spectacle passe au discours direct, plus proche du théâtre-récit et de la tradition documentaire. Dans cette seconde partie (Un spectacle en train de disparaître), Volodia Piotrovitch d’Orlik, le passionnant et troublant comédien, jusqu’ici caché sous le masque de Jeannot, revient, seul sur scène, face au public, puis face caméra. Il va, dans un premier temps, analyser, déconstruire et ausculter le spectacle puis inviter le réel historique et l’expérience moderne de la violence radicale afin d’examiner le pouvoir des images. Le cinéma est mort d’avoir failli à sa mission : montrer, et dessiller nos yeux qui ne voient pas. Extrait « Finalement, commencer par vraiment « faire du théâtre » avant de le « défaire » m’a semblé l’opération la plus juste ». Avec cette expérience théâtrale unique et exigeante, aussi étrange que merveilleuse, aussi génante que bouleversante, Eddy D’aranjo, avec la fougue de la jeunesse, rend le plus bel hommage artistique au maitre énigmatique, Jean-Luc Godard. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 APRÈS JEAN-LUC GODARD – JE ME LAISSE ENVAHIR PAR LE VIETNAM Texte, conception et mise en scène Eddy D’aranjo Avec Majda Abdelmalek, Nans Merieux, Volodia Piotrovitch d’Orlik, Bertrand de Roffignac, Léa Sery et Édith Biscaro, Clémence Delille Collaboration artistique Volodia Piotrovitch d’Orlik Scénographie et costumes Clémence Delille Collaboration technique Edith Biscaro Lumière Anne-Sophie Mage Son Saoussen Tatah Vidéo Typhaine Steiner Copyright Willy Vainqueur Durée 2h45 Théâtre de la Cité internationale 17, bd Jourdan 75014 Paris Du 4 au 19 avril 2022 lundi, vendredi – 20 h sauf vendredi 8 avril – 19h mardi, jeudi, samedi – 19 h relâche mercredi et dimanche

  • Les voyageurs du crime

    Une enquête haletante dans l'Orient Express Jean-Laurent Silvì et Julien Lefebvre, les deux créateurs des géniaux Le Cercle de Whitechapel et Plus haut que le ciel, couronnée aux Molières 2020, se retrouvent. Après leur succès au Lucernaire, ils poursuivent aujourd'hui, leur Voyageurs du Crime au Splendid. 8 comédiens sur scène et une cabine de train plus vraie que nature Pour moi, avec son univers de faux-semblants, de maquillages et de mensonges multiples, la scène de théâtre est depuis son origine une formidable « scène de crime » JULIEN LEFEBVRE En 1908, l'Express d'Orient (bientôt renommé « Orient Express ») quitte la Turquie déchirée par une guerre civile. À bord, on s'affaire pour satisfaire des passagers hauts en couleur comme madame Mead, une stricte préceptrice anglaise, miss Cartmoor, « la Sarah Bernhardt de Buffalo », monsieur Souline, un maître d'échecs, ou encore Bram Stoker, le créateur de Dracula. Mais alors que deux nouveaux arrivants (le dramaturge George Bernard Shaw et Arthur Conan Doyle, le père de Sherlock Holmes) rejoignent le train, une jeune fille hurle que sa mère a disparu... Une nuit de mystères et de meurtres Et quoi de mieux que l’atmosphère feutrée de ce train le plus célèbre et le plus luxueux du monde, pour retrouver les personnages passionnants que nous avons tous adorés dans une aventure survoltée ? "Le train ! cet endroit dans lequel des gens qui ne se sont jamais rencontrés acceptent de partager quelques heures d’intimité" JULIEN LEFEBVRE Suspense, passion et désespoir Dans une atmosphère passionnante, de magnifiques costumes et un très beau décor, ce spectacle passionnant, ne vous laissera pas une seule minute de répit. Comme un bon polar, le spectacle, construit en chapitre, regorge de personnages qui vous donneront du fil à retordre. Les voyageurs du crime, assurément un des plus grand succès de l’année de l'année dernière, vous entrainera dans une belle aventure haletante et fascinante. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 LES VOYAGEURS DU CRIME COMÉDIE POLICIÈRE MISE EN SCÈNE JEAN-LAURENT SILVÎ DE JULIEN LEFEBVRE MISE EN SCÈNE JEAN-LAURENT SILVI AVEC STÉPHANIE BASSIBEY, MARJORIE DUBUS, CÉLINE DUHAMEL, LUDOVIC LAROCHE, ETIENNE LAUNAY, PIERRE-ARNAUD JUIN, JÉRÔME PAQUATTE ET NICOLAS SAINT- GEORGES CRÉDIT @Stéphane Audran THEATRE DU SPLENDID Spectacle vu au Théâtre Le Lucernaire À partir du 16 septembre 2022 Du mercredi au samedi à 21h00, samedi 16h30 et dimanche 15h00

  • Harvey

    "Par mes oreilles et ma moustache" Tous les anglo-saxons connaissent la folle histoire d’Elwood P. Dowd et de son ami extraordinaire, Harvey, que les autres ne voyaient pas... En 1944, la jeune journaliste Mary Chase, après une première pièce à l’accueil mitigé, crée Harvey, sa seconde pièce. Un succès immense, un triomphe La pièce a obtenu le Prix Pulitzer en 1945 et a été jouée plus de 1500 fois, pendant 5 ans. Elle a été adaptée pour le cinéma, la télévision et des reprises sont faites régulièrement à New York, Londres, Berlin… Mais, étonnamment, Harvey reste presque inconnu du public français... jusqu'à ce que Laurent Pelly et Agathe Mélinand aient eu l'idée géniale d'adapter ce texte magnifique. Ce drôle de conte, cette farce désopilante, loufoque et un brin acerbe. Un cocktail explosif ! Mary Chase joue à l’équilibriste et nous promène dans tous les sens, mélange comique, fantaisie et poésie, en empruntant à Lewis Carroll, son lapin et à La Vie est belle de Frank Capra (1946), sa délicatesse. Agathe Mélinand, adaptation Qui est donc Harvey, ce lapin invisible, autoritaire et bougon ? Le rêveur Elwood vit une vie « à côté » et ne veut rien d’autre que d’emmener Harvey boire un verre, chez Charlie, où ils ont leurs habitudes… Jacques Gamblin, avec cette immense part d’enfance, de poésie, de charme... et presque de noirceur, dans cette comédie grinçante sur la différence, nous fait rire, nous émeut et nous surprend. Un conte...presque pour enfant, mêlé d'une belle comédie de boulevard "La réalité ? Je me suis battu contre la réalité toute ma vie, docteur et je suis heureux de l’avoir enfin emporté". ELWOOD - EXTRAIT Cette pièce très drôle, un peu folle et bouleversante avec une scénographie superbe et particulièrement ingénieuse de Chantal Thomas, nous fait naviguer entre burlesque, folie et générosité. Immanquable ! Avis de Foudart 🅵🅵🅵 HARVEY de Mary Chase Mise en scène & costumes Laurent Pelly Traduction Agathe Mélinand Avec Jacques Gamblin, Charlotte Clamens, Christine Brücher (en alternance), Pierre Aussedat, Agathe L’Huillier, Thomas Condemine, Emmanuel Daumas, Lydie Pruvot, Katell Jan, Grégory Faive, Kevin Sinesi Scénographie Chantal Thomas Crédit © Polo Garat THÉÂTRE DU ROND-POINT Spectacle vu au théâtre Montansier 21 SEPTEMBRE - 8 OCTOBRE 2022 MOLIÈRE DU COMÉDIEN DANS UN SPECTACLE DE THÉÂTRE PUBLIC 2022 Tournée 11 OCTOBRE 2022 THÉÂTRE DES CORDELIERS / ANNONAY (07) 14 OCTOBRE 2022 THÉÂTRE DE CACHAN — JACQUES CARAT / CACHAN (94) 18 OCTOBRE 2022 THÉÂTRE DES SABLONS / NEUILLY (92) 21 OCTOBRE 2022 THÉÂTRE EN DRACÉNIE / DRAGUIGNAN (83) 24 ET 25 NOVEMBRE 2022 LE THÉÂTRE, SCÈNE NATIONALE DE MÂCON / MÂCON (71) 13 ET 14 DÉCEMBRE 2022 LE BATEAU FEU, SCÈNE NATIONALE DE DUNKERQUE / DUNKERQUE (59) 4 — 6 JANVIER 2023 MC2 : GRENOBLE / GRENOBLE (38) 10 ET 11 JANVIER 2023 ANTIPOLIS THÉÂTRE D'ANTIBES / ANTIBES (06) 18 JANVIER 2023 ESPACE JEAN LEGENDRE / COMPIÈGNE (60) 21 JANVIER 2023 ESPACE MARCEL CARNÉ / SAINT-MICHEL-SUR-ORGE (91)

  • Jeunesse en sursis

    À cause de la situation politique en Ukraine, la carrière du premier film réalisé par Kateryna Gornostai a été brutalement stoppée mais sa présentation dans plusieurs festivals de cinéma internationaux lui a permit une belle visibilité dans le reste du monde et Jeunesse en sursis sort, ce mercredi 14 septembre, en France. Une chronique amoureuse, douce et sensible à la fois C’est la dernière année de lycée. Autour de Masha, une jeune femme un peu timide aux cheveux clairs et au sourire rayonnant, 24 adolescents abordent les tourments de leur âge et s’interrogent sur leur avenir et sur leur place dans la société. Entre fiction, poésie et réalité Il est vrai que le cinéma a souvent su capter ce moment difficile du passage à l’âge adulte, mais avec son "ton" très juste et son esthétisme très réussie, ce film, entrecoupé par des entretiens avec la réalisatrice « tout était "réel", nous n’avions ni répliques ni prises supplémentaires, juste une conversation », est un portrait sensible, authentique et universel de la jeunesse d'aujourd'hui, à travers les jeunes ukrainiens. Un film très tendre et d'une belle profondeur qui trouve une résonance particulière avec le contexte politique actuel. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 JEUNESSE EN SURSIS Ecrit et réalisé par Kateryna Gornostai Avec Maria Fedorchenko, Arsenii Markov, Yana Isaienko et Oleksandr Ivanov Sortie cinema 14 septembre 2022 Ukraine • 2022 • Durée 2h02 PRIX Crystal Bear Generation à la Berlinale GRAND PRIX Festival d’Odessa

  • Montélimar : festival de L’écrit à L’écran

    La 11ème édition du festival De l'écrit à l'écran se déroulera du 22 au 28 septembre 2022, à Montélimar et Le Teil. Comprendre le monde à travers le prisme du 7ème Art Ce festival qui a fait sa renommée pour ses avants-premières en présence des équipes de film et ses journées scolaires passionnantes où des professeurs et maîtres de conférence viennent éclairer les jeunes avec des présentations magiques, reste un événement à "taille humaine" et très convivial. L’éloge de l’incertitude "Désormais, nous apprenons tous à vivre avec l’incertitude. Nous devons l’admettre et l’entendre. Le cinéma et les cinéastes nous y aident et ouvrent la fenêtre des possibles". Cette année, la présidente du festival Vanessa Lhoste, en compagnie de Julie Gayet, marraine de l'édition, nous proposent de faire l’éloge de l’incertitude et de dialoguer avec elle. Des temps forts, des rendez-vous immanquables ! En ouverture, vous pourrez retrouver un set musical de Vincent Courtois, figure incontournable de la scène Jazz actuelle et la présentation de Simone, le nouveau film très attendue du réalisateur La Môme, Olivier Dahan. Puis, une vingtaine de films seront présentés, le Prix de l'écrit à l'écran sera rendu à Roschdy Zem pour l'ensemble de sa carrière et Ciarán Hinds, acteur de théâtre et de cinéma à la renommée internationale, sera l'invité d'honneur. Les 4 films emblématiques en avant-première, de cette année • COULEURS DE L'INCENDIE de Clovis Cornillac, adapté du roman de Pierre Lemaître • LES HUIT MONTAGNES de Charlotte Vandermeersch et Felix Van Groeningen, Prix du Jury Cannes 2022 • NOS SOLEILS de Carla Simon, Ours d'Or Berlin 2022 • LES TÊTES GIVRÉES de Stéphane Cazes FESTIVAL DE L'ÉCRIT À L'ÉCRAN Du 22 au 28 septembre 2022

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