Que recherchez vous sur FOUD'ART Blog...
Rechercher sur ce site
1982 résultats trouvés avec une recherche vide
- Le grand départ
Dans l’intimité d‘une famille Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Dans la famille Mourier, il y a des rendez-vous qu'on ne doit pas manquer. Et ce samedi, c’est Philippe qui est chargé d'organiser une réunion familiale chez Irène, sa vieille mère. Mais à trop vouloir tout contrôler dans les moindres détails, l’événement va vite se transformer en fiasco. Le grand départ est un très joli texte qui touche au cœur entre rire, émotion et nostalgie. Une histoire qui nous rappelle notre propre histoire Une histoire de lien, de transmission et d’amour en forme de bilan entre un homme et sa mère. Une histoire où l’on peut y voir sa propre histoire, sa mère, sa cousine, son oncle... Un moment fort et intime Une occasion rare qui permet d’aborder des thèmes comme la difficulté d’aimer et d’exprimer ses émotions intimes. Un moment sacré qui va aider cet homme à faire sa propre mise au point et surtout, de rencontrer véritablement son fils. Thibaut GONZALEZ qui interprète tous les rôles, du père au fils, de l’oncle libidineux à la vieille copine de sa mère, passe avec beaucoup d’énergie et de poésie, de l’homme survolté à l’homme fragile et nous émeut profondément. Parce qu’il n’y a pas que les grands théâtres à Paris. Parce que Thibaut Gonzalez manie aussi bien l’humour que la tendresse, Le grand départ est un très joli seul en scène dans un petit théâtre ultra accueillant, à découvrir absolument. Le grand départ Avec Thibaut GONZALEZ Texte de Thibaut GONZALEZ et Benoit COULOMB Mise en scene de Marie LELONG Théâtre la Flèche 77, rue de charonne 75011 PARIS Du 15 au 25 septembre 2021 Du mercredi au samedi
- Un vivant qui passe
Ce texte est la transcription exacte de l’entretien qu’eût Claude Lanzmann avec Maurice Rossel en 1979, pendant le tournage de Shoah. Ce dernier, citoyen helvète délégué à Berlin du Comité international de la Croix-Rouge pendant la guerre, se rendit à Auschwitz dès 1943 puis inspecta, avec le plein accord des autorités allemandes, le « ghetto modèle » de Theresienstadt en juin 1944, sans avoir conscience du piège qui lui était tendu. Il se laissa abuser entièrement par la mise en scène qu’avaient organisé les nazis. Il ne vit pas l’horreur au-delà de la « parodie ». Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 C’est au sons d’une locomotive et devant l’immense rideau de fer du théâtre Antoine que commence cette lecture. Une lecture de Sami Frey dite tout simplement derrière une petite table, presque sans bouger. Une merveille de sobriété ! Avec une sobriété implacable et une grande douceur, Sami Frey nous invite, en toute intimité, à une lecture absolument bouleversante et nécessaire. Pourquoi et comment se laissa-t-il aveugler, sans rien déceler de la combinaison inouïe de violence et de mensonge qui culminait à Theresienstadt ? Sans jamais stigmatiser Maurice Rossel, cet interview exceptionnel, par ses incohérences, met en évidence toute l’horreur d’un système, d’une époque. Maintenant octogénaire, je ne me souviens plus très bien de l’homme que j’étais alors. Je me crois plus sage ou plus fou, et c’est la même chose. Soyez charitable, ne me rendez pas trop ridicule. Maurice Rossel 30 représentations exceptionnelles et absolument immanquables de Sami Frey Un vivant qui passe est un spectacle essentiel à la transmission de la mémoire. Un témoignage effrayant dit tout en délicatesse. UN VIVANT QUI PASSE CLAUDE LANZMANN Claude Lanzmann. Éditions Gallimard Lecture de SAMI FREY Lumières Franck Thévenon Photo© Hélène Bamberger THÉÂTRE DE L’ATELIER 1 place Charles Dullin 75018 Paris À PARTIR DU 14 SEPTEMBRE 30 REPRÉSENTATIONS EXCEPTIONNELLES DU MARDI AU SAMEDI À 19H DIMANCHE À 11H EN SAVOIR PLUS AVANT-PROPOS À L’ÉDITION DU TEXTE ÉCRIT PAR CLAUDE LANZMANN J’ai réalisé Un vivant qui passe à partir d’un entretien que Maurice Rossel m’avait accordé en 1979, alors que je tournais Shoah. Pour des raisons de longueur et d’architecture, j’avais renoncé à traiter frontalement dans mon film le sujet extraordinaire de Theresienstadt, à la fois central et latéral dans le déroulement et la genèse de la destruction des Juifs d’Europe. On sait que Theresienstadt, ville forteresse située à soixante kilomètres au nord-est de Prague, avait été élue par les nazis pour être le site de ce que Adolf Eichmann lui-même appelait un « ghetto modèle », un ghetto pour la montre. Vidée de ses habitants tchèques, elle accueillit, de novembre 1941 à avril 1945, les Juifs du Grand Reich (Autriche, protectorat de Bohême- Moravie, Allemagne), ceux qu’on appelait les « Prominenten », intégrés depuis longtemps à la société allemande, qui n’avaient pas réussi à émigrer ou qui, trop vieux pour recommencer leur vie, avaient renoncé à le faire, voulant se croire protégés par leur statut même (anciens combattants décorés de la Première Guerre mondiale, grands médecins, grands avocats, hauts fonctionnaires et hommes politiques de l’Allemagne pré-hitlérienne, représentants des organisations juives, artistes, intellectuels, etc.) et à qui il était difficile de faire subir immédiatement le « traitement spécial » administré aux Juifs de Pologne, des pays Baltes et d’Union soviétique. Arrivèrent aussi à Theresienstadt en 1943 et 1944 un petit nombre de Juifs du Danemark qui n’étaient pas parvenus à s’échapper vers la Suède, de Hollande, du Luxembourg, de Slovaquie, de Hongrie, de Pologne et même de France. La vérité est que ce « ghetto modèle » était un lieu de transit, première ou dernière étape, comme on voudra, d’un voyage vers la mort qui a conduit la plupart de ceux qui y ont séjourné vers les chambres à gaz d’Auschwitz, de Sobibor, de Belzec ou de Treblinka, quelquefois après un détour par les ghettos de Pologne, de Biélorussie ou de la Baltique qui, eux, n’étaient pas « modèles ». On dispose de statistiques très précises sur le nombre de trains et l’identité des victimes. Les conditions réelles d’existence à Theresienstadt étaient effroyables : la majorité des Juifs, hommes et femmes concentrés là-bas, étaient très âgés et croupissaient de misère, de promiscuité et de malnutrition dans le surpeuplement des casernes de la forteresse. A Theresienstadt comme ailleurs, les nazis trompaient et volaient ceux qu’ils se préparaient à tuer : c’est ainsi que la Gestapo de Francfort proposait à des vieilles femmes crédules de cette ville, avant leur déportation pour Theresienstadt, le choix entre un appartement ensoleillé et un autre exposé au nord, les contraignant à payer d’avance le loyer de logements fantômes. Les juifs ne furent pas les seuls à être trompés : ghetto « pour la montre » ou encore ghetto « Potemkine » (la légende veut que le prince Grigori Aleksandrovitch Potemkine ait fait construire des villages factices le long de la route que devait emprunter Catherine II, impératrice de Russie, à l’occasion d’une visite en Ukraine et en Crimée, territoires nouvellement annexés), Theresiensadt devait être montré et le fut. A la tête d’une délégation du CICR (Comité International de la Croix-Rouge), Maurice Rossel inspecta le ghetto en juin 1944, avec l’assentiment des autorités allemandes.
- L’état du Texas contre Melissa
Un fait divers comme un autre ? Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Melissa Lucio est la première femme hispano-américaine condamnée à mort au Texas, en 2008. Accusée d’avoir tué sa fille de deux ans, cette mère pauvre et droguée, coche toutes les cases de la coupable idéale. Pourtant, son histoire qui regorge de zones d'ombres, va se révéler bien plus complexe qu’elle n’y paraît... Ce qu’il y a de beau dans le cinéma, c’est quand la caméra est le prolongement d’un regard. TANIA DE MONTAIGNE (Autrice et journaliste) Sabrina Van Tassel parle de sa rencontre avec Melissa Lucio lorsqu'en 2016, elle réalisais un reportage aux États-Unis sur les femmes dans le couloir de la mort : Curieusement, l’histoire de Melissa était celle qui m’intéressait le moins. Je n’avais pas envie de raconter le cas d’une femme droguée qui avait maltraité sa fille de deux ans jusqu’à la mort. Après une courte enquête, elle découvre très rapidement toutes les zones d’ombres de son histoire : Il ne fait quasiment aucun doute que si Melissa avait été défendue comme elle aurait dû l’être, elle ne serait pas dans le couloir de la mort. Sabrina Van Tassel C’est sur cette certitude que Sabrina Van Tassel entreprend son deuxième long métrage documentaire et se lance dans cette aventure. Un film sans artifice où nous n’aurions pas besoin d’explication. Où tous les éléments à charge seraient exposés dès la première image, de manière à ce que le spectateur se fasse sa propre opinion. Regarder au delà des évidences Sans jugement ni a priori, elle nous propose de découvrir l’histoire de cette femme désœuvrée, coupable idéale, broyée par le rouleau compresseur d’un système judiciaire. Elle expose les faits minutieusement, nous oblige à ouvrir les yeux et voir au delà des évidences. À travers cette histoire, c’est un système tout entier que j’ai voulu confronter. Celui des juges et des procureurs qui, pour être réélus, ont besoin d’un quota de condamnations fortes, dont la peine de mort. Une œuvre humaniste L’état du Texas contre Melissa est un film puissant et déchirant. Un film captivant jusqu’à la dernière minute, effrayant et profondément humain. Un film essentiel qui remet en question la justice des hommes et l’égalité de tous. L’ÉTAT DU TEXAS CONTRE MELISSA Un film de SABRINA VAN TASSEL 2021 • FRANCE • 97 min • Documentaire AU CINÉMA LE 15 SEPTEMBRE EN SAVOIR PLUS… L’État de Texas par Simon Grivet, maître de conférences en histoire et civilisation des États-Unis, université de Lille. Arraché au Mexique dans la première moitié du XIXe siècle, l’État du Texas est le plus vaste de l’Union après l’Alaska, s’étendant sur près de 700 000 km2, ce qui fait que sa population nombreuse (elle approchait en 2019 des 29 millions d’habitants) y est très inégalement répartie. À l’extérieur des grandes métropoles comme Dallas Fort Worth, Houston ou San Antonio, c’est un monde de villes petites et moyennes, de campagnes parfois arides et désertiques. État prospère, le Texas, grâce à son industrie pétrolière, son agriculture performante et ses métropoles très dynamiques, est le deuxième territoire le plus riche du pays derrière la Californie. État conservateur et vigoureusement néolibéral, le Texas taxe peu ses habitants qui sont libres de vivre leur rêve américain de richesse et de prospérité mais ne doivent pas attendre trop d’aides ou de soutien des autorités en cas de difficultés. Cette philosophie et des habitudes de gouvernance très décentralisées ont conduit à l’accroissement d’importantes inégalités socioéconomiques au sein de la société texane. Près de 14% des Texans vivent sous le seuil de pauvreté mais ce taux double dans la vallée du Rio Grande, notamment dans le comté de Cameron où vivaient Melissa et sa famille. Ce sud texan correspond à ce que les géographes ont appelé la Mexamerica : des comtés limitrophes du Mexique dans lesquels la quasi-totalité de la population se reconnaît comme hispanique, parce que descendants d’immigrants mexicains ou récemment immigrés eux-mêmes, ayant l’espagnol comme langue maternelle et étant de confession catholique. Cette Mexamerica, sous juridiction états-unienne, vit pourtant sous l’influence mexicaine et doit relever les défis propres à une zone frontalière entre deux pays au niveau de vie si différents : des flux migratoires importants, que le président précédent proposait de stopper à l’aide d’un mur supposément infranchissable, ou l’influence corruptrice des activités mafieuses liées aux narcotrafics. État conservateur, société individualiste et inégalitaire, le Texas a conservé des traits de front pionnier particulièrement dans l’appréhension de la violence endémique qui le travaille toujours. Avec des armes à feu en vente libre, les Texans s’entretuent quatre fois plus que les Français. Face à ce défi posé par la criminalité, l’État a construit un archipel pénitentiaire stupéfiant. Doté d’un budget de 3 milliards de dollars, l’administration pénitentiaire texane retenait derrière les barreaux en 2019 près de 160 000 détenus dont plus de 13 000 prisonnières. Les homicides jugés les plus graves, commis au cours d’un autre crime, ou sur des personnes particulièrement vulnérables, peuvent conduire à la peine de mort dont l’État s’est fait une spécialité. Depuis 1982, le Texas a exécuté par injection létale 571 condamnés à mort, plus qu’aucun autre État américain. Depuis 1998, l’État a mis à mort six meurtrières. 202 prisonniers végètent actuellement dans les « couloirs de la mort » texans, dont 6 femmes.
- Blue Bayou
Avis de Foudart 🅵 Antonio LeBlanc, d’origine américano-coréenne, a été adopté et a passé sa vie dans un petit village du Bayou de Louisiane. Aujourd’hui marié à la femme de sa vie, Katy, ils élèvent ensemble Jessie, la fille de cette dernière, issue d’un premier lit. Alors qu’il travaille dur pour offrir ce qu’il y a de meilleur à sa famille, il va devoir affronter les fantômes de son passé en apprenant qu’il risque d’être expulsé du seul pays qu’il ait jamais considéré comme le sien. L’absurdité d’un système Les enfants américains qui ont bénéficié d’une adoption sont aussi sujets à des procédures d’expulsion du territoire, s’ils n’ont pas bénéficié d’une naturalisation en bonne et due forme. Ce vide juridique met alors ces enfants devenus adultes dans une situation incroyable et ils peuvent, d’un jour à l’autre, à la suite d’une vulgaire interpellation par la police, faire l’objet d’une reconduite à la frontière. Blue Bayou est le premier film de Justin Chon présenté dans le cadre d’un Certain Regard lors du dernier festival de Cannes et en compétition au Festival de Deauville. Il a le mérite, non négligeable, de dénoncer une absurdité méconnue du système d’adoption aux États-Unis, pouvant conduire à l’expulsion du pays. Le film bénéficie de beaux moments vraiment attachants, d’une jolie lumière et d’un cadre nerveux Justin Chon, particulièrement impliqué dans son film, livre un belle interprétation, mais les élans mélodramatiques de plus en plus poussés, les nombreux « effets » cinématographiques et les incohérences de scénario font sombrer Blue Bayou, un film qui paraît interminable, dans une mêlasse de sentiments indigestes. Blue Bayou Réalisé par Justin Chon Avec Justin Chon, Alicia Vikander, Mark O'Brien Date de sortie 15 septembre 2021 Prix du public festival de Deauville 2021
- Avec un sourire, la révolution !
Quarante ans après la fin de la dictature franquiste, toutes les sphères de la société catalane se mobilisent pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination interdit par l’Espagne. Alors qu’ils s’engagent ouvertement dans la désobéissance, les catalans font face à une répression grandissante, avec le sourire. Une cause particulièrement importante à ces yeux, peut-être, trop ! Deux ans après Le peuple interdit, le cinéaste québecois, Alexandre Chartrand poursuit son observation des événements indépendantsites qui ont secoué la Catalogne et choisit de nous faire vivre cet événement, depuis l’intérieur, principalement du côté de ses organisateurs. D’un côté, il est annoncé dans le film, que 80% des catalans souhaiterai la tenue d’un référendum d’autodétermination sur ce sujet. De l’autre, le gouvernement espagnol de l’époque dit clairement que la constitution ne permet pas la tenue d’un tel référendum ! On est obligé de reconnaître que ce documentaire est captivant Si la réalisation de ce documentaire est très réussie et l’implication de son auteur, remarquable, avec très peu de contradicteurs, le malaise survient. La question sur la liberté d’opinion et d’expression est toujours très importante et même essentielle, mais avons-nous suffisamment de données objectives et de recul nécessaire ? Pouvons-nous trancher sur un sujet aussi particulier et inhérent à l’histoire d’un peuple ? Peut-on prendre le risque d’être manipuler et/ou influencer ? Par ses qualités, ce film a le mérite d’exister et de nous inciter à nous poser des questions, mais ce film doit-il exister ? AVEC UN SOURIRE, LA REVOLUTION ! Un film d‘Alexandre Chartrand Canada / 2019 / 97'/ Babel films Sortie cinéma, le 15 septembre 2021
- Catch
Un catch théâtral Avis Foudart 🅵🅵🅵 Catch ! comme le bruit des corps qui claquent sur les cordes et rebondissent aux quatre coins du ring. De la sueur, du sang et des larmes. Ni tout à fait théâtre, ni tout à fait combat, avec des affrontements d’anthologie. Tout juste arrivé au théâtre, on se retrouve immergé dans une salle de combat de catch avec un véritable ring qui trône au centre, des casiers de sport et d’immenses fresques murales. Je parle bien de catch avec un arbitre, avec un maître de cérémonie, des commentateurs, des entrées spectaculaires de lutteuses et lutteurs en strass et en masse. Clément Poirée On nous dit tout de suite que nous sommes libres de circuler, entrer et sortir, de boire et manger. Surtout, de réagir bruyamment au spectacle. Une folie démesurée et poétique ! Catch ! sera une grande soirée de luttes, mais aussi une confrontation directe avec nos combats intérieurs. C’est un spectacle qui corrompt sa forme, une soirée poétique, un catch théâtral, une représentation ouverte à tous les arts et toutes les surprises. Avec tous les codes du catch, de terribles méchants et de supers bons, cinq auteurs, en totale liberté, ont mis en commun leurs différences, leurs archétypes, leurs mythes personnels pour écrire un combat à la fois épique, festif, effrayant et exaltant. Un combat qui laisse libre cours à nos saines colères afin de pleurer les injustices et de renverser l’ordre des choses. Clément Poirée Du catch, de la passion et... du théâtre ! Dans cette arène, entre ces cordes, le catch devient l’occasion d’une joute théâtrale où mythologie, performance et fête foraine s’unissent dans un immense foutoir organisé et merveilleux. CATCH textes de Hakim Bah, Emmanuelle Bayamack-Tam, Koffi Kwahulé, Sylvain Levey et Anne Sibran mise en scène Clément Poirée avec Camille Bernon, Bruno Blairet en alternance avec Erwan Daouphars, Clémence Boissé, Eddie Chignara, Louise Coldefy, Joseph Fourez, Stéphanie Gibert, Thibault Lacroix, Pierre Lefebvre-Adrien, Fanny Sintès Théâtre de la Tempête du 9 septembre au 17 octobre 2021 Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine du 23 au 27 novembre 2021
- We are living things
Solomon, immigré mexicain sans-papier, vit et travaille dans une recyclerie de New York. Persuadé que sa mère disparue a été enlevée par des extraterrestres, il s’est construit un radio télescope afin d’intercepter d’éventuelles communications venues de l’espace. Il rencontre par hasard la séduisante Chuyao d’un salon de manucure en situation irrégulière, qui partage elle-aussi un intérêt personnel pour les ovnis. Unis par cette quête de vérité, ils prennent la fuite. Un OCNI - Objet cinématographique non identifié Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 We Are Living Things est le premier long-métrage depuis vingt ans d'Antonio Tibaldi, auquel on doit notamment le génial On My Own (1991), présenté à Sundance. Rencontrer des ovnis, fantasme ou réalité possible Les yeux tournés vers le ciel, Solomon et Chuyao ont des rêves pleins d’étoiles et sont en quête de réponses. Mais est-ce vraiment d’extraterrestres ? La rencontre avec les ovnis, fantasme ou possible réalité ? Au point de vous décevoir, ne comptez surtout pas sur Antonio Tibaldi pour vous donner même des prémices de réponse. Une quête existentielle et philosophique Antonio Tibaldi a créé un film qui ressemble à aucun autre. Un conte moderne, étrange et mystérieux sur la fuite. Un film au suspense ciselé. Un film sur l’amour. Un film sur les ovnis sans ovnis. Une œuvre pleine de grâce Un film d’une grande beauté, particulièrement intelligente et passionnant au scénario atypique plein de doute et d’espoir. We are living things De : Antonio Tibaldi Avec : Jorge Antonio Guerrero, Xingchen Lyu, Zao Wang, O‑Lan Jones, Paul Cooper États-Unis, Chine & Italie - 1h34
- Festival de Deauville : Le temps du bilan
Le festival du film américain de Deauville bat son plein avec son dernier week-end très chargé, la présentation en avant-premiere du film très attendu DUNE et surtout la remise de prix du festival par les présidentes des deux jurys, Charlotte Gainsbourg et Clémence Poésy. Un festival qui aura été un melting pot de tous les genres cinématographiques, mais aussi l’occasion d’avoir de vrais coups de cœur. Les coups de cœur de la sélection de Deauville Parmi les 13 films en compétition : WE ARE LIVING THINGS Antonio Tibaldi a créé un film qui ressemble à aucun autre. Un conte moderne, étrange et mystérieux sur la fuite. Un film au suspense ciselé. Un film sur l’amour. Un film sur les ovnis sans ovnis. Lire la critique PLEASURE Pleasure est un film choc et choquant. C’est aussi un film qui, en mettant en exergue l’esprit misogyne de ce milieu, ouvre la voie à la réflexion. Lire la critique DOWN WITH THE KING Un très joli film à la mise en scène simple tourné dans des décors sublimes. Un œuvre très intelligente qui nous prend par surprise et nous fait passer un grand moment de cinéma. Lire la critique CATCH THE FAIR ONE Un film hybride et le rôle idéal. Catch the Fair one est un film d’un genre nouveau à mi chemin entre suspense, drame et thriller. Lire la critique PIG Un film très bien écrit etune atmosphère très particulière. Michael Sarnoski, avec Pig, réalise un premier long métrage surprenant, bouleversant et inclassable. une sorte de fable noire, culinaire et poétique. Lire la critique Parmi les 13 films hors compétition : COMPARTIMENT N.6 Compartiment 6 est un film troublant et sensuel, émouvant et tendre. Un immense coup de coeur. Lire la critique DUNE Des décors fabuleux, des images « à couper le souffle ». Avec de belles connotations humanistes, des plans larges et des plans très serré, le film est un grand spectacle et un film intime avec des vraies scènes d’acteurs(trices). Lire la critique Les films français présentés à Deauville UNE FEMME DU MONDE Une histoire de femme. Un premier film très réussi et même passionnant. Un très beau portrait magnifiquement interprété par Laure Calamy. Lire la critique LA FRACTURE Un film dans la pure veine des comédies sociales et politiques anglaises. Lire la critique Les docs inoubliables L’ETAT DU TEXAS CONTRE MÉLISSA Une œuvre humaniste. L’état du Texas contre Melissa est un film puissant et déchirant. Un film captivant jusqu’à la dernière minute, effrayant et profondément humain. Lire la critique JANE PAR CHARLOTTE Une discussion tout en retenue mais sans réserve. Une fille parle à sa mère, parle de sa mère et trace un portrait inédit et bouleversant. Lire la critique
- Dune
Ça ne fait que commencer ! L'histoire de Paul Atreides, jeune homme aussi doué que brillant, voué à connaître un destin hors du commun qui le dépasse totalement. Car s'il veut préserver l'avenir de sa famille et de son peuple, il devra se rendre sur la planète la plus dangereuse de l'univers… Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Après la grande première mondiale à la 68e Mostra de Venise et, avant de sortir sur les écrans français, le 15 septembre, Dune sera présenté au Festival de Deauville, vendredi 10 septembre. Denis Villeneuve parvient, avec une très belle adaptation du roman de Frank Herbert, grand classique de la littérature de science fiction, a nous livrer un film d’auteur à grand spectacle. Des décors fabuleux, des images « à couper le souffle » Avec de belles connotations humanistes et des élans romanesque, Dune est à la fois un film à grand spectacle et un film intime avec des vraies scènes d’acteurs(trices). Les connotations et références religieuses - de tout ordre - sont certainement un peu trop nombreuses et manque de subtilités, mais le thème de la transmission est particulièrement réussi et Timothée Chalamet, Rebecca Ferguson offrent de très belles performances et apportent à ce film de magnifiques émotions. Dune va t’il réussir son pari et conquérir le plus grand monde ? Avec un film comme celui-ci qui s’annonce déjà comme une nouvelle franchise, l’avis positif du public est indispensable et même crucial. « Les décors, les costumes sont merveilleux », « L’histoire est passionnante », « J’adore Thimotée Chamalet »... À la sortie de la projection, ces avis semblent très positifs, mais le public fera son choix…comme toujours ! DUNE Un Film de Denis Villeneuve Science-fiction et drame. 2 h 35 min Avec Timothée Chalamet, Rebecca Ferguson, Oscar Isaac Sortie cinéma, 15 septembre 2021
- Le Liberté fête ses 10 ans !
Jusqu'au 25 septembre 2021, c’est la fête à Toulon Spectacles, déambulations, performances, concerts, ateliers et expositions Au programme, une déambulation géante dans les rues du port et du centre-ville à l’occasion du passage d'Amal, une marionnette de 3,50m de haut qui représente une petite fille syrienne de 9 ans à la recherche de sa mère. Elle a débuté son périple à la frontière turco-syrienne en mai et traverse la Méditerranée et l'Europe jusqu’au Royaume Uni. Toulon est sa première étape dans une métropole française le 21 septembre. Le samedi 11 septembre Concert immersif sous-marin plage Pipady. Les 24 et 25 septembre Exposition rétrospective et participative sur le Liberté réalisée par son public. Visite sonore du théâtre Des spectacles et performances dans le centre-ville avec les artistes du territoire et tant d’autres choses… Charles Berling, Jean-Marc Barr et Michel Redolfi, Virginie Giraud, Pauline Léonet et Ambre Macchia, Bernard Abeille — Association La Lyrone, Romain Bertet — Compagnie L’OEil ivre, Cristina Baron — Musée national de la Marine de Toulon, le Groupe F… Le Liberté fête ses 10 ans Théâtre le liberté - Toulon Du 5 au 25 septembre Photo © Olivier Pastor Tout le programme
- Catch the Fair One
"Personne ne la cherche parce que personne ne s'en soucie" Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Une ancienne boxeuse se lance dans le combat de sa vie lorsqu’elle part à la recherche de sa sœur disparue. Josef Kubota Wladyka, avec le film Catch the Fair One parle de Kaylee interprétée par Kali Reis, prête à tout pour retrouver sa sœur dans une sombre affaire de trafic d’être humains. Un film hybride Catch the Fair one est un film d’un genre nouveau à mi chemin entre suspense, drame et thriller. L’intrigue nous tient parfaitement en haleine Le scénario au thème très classique sur l’esprit de la vengeance, en évitant d’être trop explicatif, séduit par son traitement dramaturgique. La psychologie des personnages, à peine abordée, l’atmosphère rugueuse très bien rendue par un cadre très juste et le découpage du film sont aussi de vraies réussites. Le rôle idéal Championne du monde dans deux catégories de poids, détenant le titre WBA féminin des super-légers depuis novembre 2020 et le titre WBC féminin des poids moyens en 2016, Kali Reis, pour son premier film au cinéma, s’impose comme une grande révélation avec son interprétation tout en force et émotion. Avec une fin est assez déstabilisante, mais finalement passionnante, Catch the Fair one est un film captivant qui met en lumières les talents de Josef Kubota Wladyka et Kali Reis. Catch the Fair One Écrit et réalisé par Josef Kubota Wladyka Avec Kali Reis, Daniel Henshall, Tiffany Chu, Michael Drayer, Kimberly Guerrero, Lisa Emery, Kevin Dunn États-Unis - 85 minutes
- Palais de la Porte Dorée
Saison Septembre décembre 2021 Dans ce monument marqué par l’Histoire, l’approche vivante et contemporaine des artistes invités contribue à questionner des sujets de société qui agitent notre époque. ARTS VIVANTS, SPECTACLES ET CONCERTS Danse, théâtre, musique, performance, 11 spectacles, 28 représentations et plus de 50 artistes : la programmation arts vivants de la rentrée s’annonce foisonnante au Palais de la Porte Dorée ! Cette saison s’ouvre avec de la danse et la première mondiale de Siguifin, création d’Amala Dianor qui célèbre l’exceptionnelle vitalité de la danse contemporaine d’Afrique de l’Ouest, dans le cadre de la Saison AFRICA2020. Manifeste ! Du théâtre avec le portrait d’une jeunesse en mouvement signé de Jean-François Auguste et de la Cie For Happy People & Co. Puis, Jana Klein et Stéphane Schoukroun abordent, avec Notre Histoire, la question de l’antisémitisme persistant et du rapport à la mémoire, à travers le prisme de leur histoire intime. FESTIVAL VIVANTS ! Un nouveau temps fort imaginé comme une saison d’automne. Diversités, migrations, histoire coloniale, transmission, questions environnementales sont autant de sujets qui travaillent les imaginaires d’artistes contemporains et font écho aux enjeux du Palais de la Porte Dorée. Encore une rentrée riche et plurielle au Palais de la Porte Dorée ! Cécile Vermorel, Responsable de la programmation culturelle du Palais de la Porte Dorée LE PALAIS DE LA PORTE DORÉE 293, avenue Daumesnil - 75012 Paris TOUTE LA PROGRAMMATION












