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- Il mio corpo
Avis de Foudart 🅵🅵 Sous le soleil de Sicile, Oscar récupère de la ferraille avec son père. A l’autre bout de la ville, Stanley le Nigérian vivote grâce aux petits travaux donnés par le prêtre de la paroisse. Tous deux ont le même désir, celui d’une vie meilleure… Fiction ou documentaire. Un film naturaliste Michele Pennetta réalise un film étonnant, très juste et réaliste sur deux personnages très différents mais ayant des désirs, une quête commune. Celui de se trouver et de s’épanouir dans un monde qui n'est pas le leur. Ce film, avec très peu de dialogues, n’est pas esthétisant, mais bénéficie d’une très belle lumière. Il mio corpo, une œuvre mystique ? Avec une dimension à la fois très physique et religieuse, Il mio corpo est emprunt de toute un symbolique religieuse. C'est la première fois que je mets de la musique dans l'un de mes films. J'ai choisi ce morceau de Pergolèse car il parle du corps mourant et du sacrifice du Christ et de l'homme. Michele Pennetta Il mio corpo est un film qui intrigue et ne ressemble à aucun autre. Il peut plaire passionnément ou déplaire, mais ne laisse jamais indifférent. IL MIO CORPO RÉALISATION MICHELE PENNETTA SCÉNARIO MICHELE PENNETTA, ARTHUR BRÜGGER ET PIETRO PASSARINI IMAGE PAOLO FERRARI SON EDGAR IACOLENNA MONTAGE DAMIAN PLANDOLIT ET ORSOLA VALENTI DISTRIBUTION NOUR FILMS Suisse, Italie - 2020. Durée 1h20 Sortie cinéma, le 26 mai 2021
- Les théâtres s'adaptent...à nouveau
Après avoir mis en application, avec beaucoup de diligence, les gestes barrières. Avoir complètement bousculé les programmes des représentations, suite à la mise en place du couvre-feu, la France et les théâtres sont à nouveau confinés. Une sensation amère que donne la sensation d'un jour sans fin ou d'une série qui proposerait la saison de trop. Jugés non essentiels, au même titre que la plupart des commerces, bars et restaurants, les théâtres ont été obligés de fermer très brutalement. "ESSENTIEL" et "NON ESSENTIEL". Aucune raison, aucune crise ne peut justifier l'emploi de ces expressions - jugements à l'emporte-pièce qui font méchamment penser aux heures les plus sombres des régimes totalitaires habitués aux restrictions abusives des libertés. "La beauté, l’Art et la magie comme arme de guerre face à la tristesse du monde." Théâtre 14 Avec beaucoup de respect pour les personnes malades qui se battent pour survivre et pour ceux qui les accompagnent, la vie doit continuer, coûte que coûte. L'urgence sanitaire est là, c'est un fait, mais aucun soignant ne peut contredire l'idée que la santé aille toujours de pair avec le bien-être physique et mental. La culture est l'ami du peuple, de la liberté et du savoir. La culture est un bien public de très haute nécessité. C'est pourquoi les théâtres fermés au public s'adaptent à nouveau. En plus de proposer des LIVE Internet comme le théâtre de la Ville, des programmes en vidéo comme la Comédie Française, des visites interactives comme le Domaine de Chantilly ou même des cours d'art en ligne comme le Centre Pompidou, les théâtres entrent en résidence et restent donc, pour la plupart, ouverts aux compagnies avec une volonté farouche de préparer la vie d'après. À nouveau, le Théâtre 14 réfléchit à être le plus utile possible et à remplir au mieux sa mission de service public. Nous réfléchissons également à être au plus près des artistes et des métiers du spectacle vivant dans cette crise. C'est pourquoi nous avons décidé d'ouvrir notre plateau aux équipes et d'entrer ainsi en résidence. Nous espérons que ces mesures sanitaires, si justes et importantes qu'elles soient, seront affinées, complétées et adaptées dans les jours qui viennent avec les professionnels du spectacle vivant afin que nos métiers et la culture puissent remplir leurs missions : accompagner chacun d'entre nous dans nos existences et nous aider à tendre vers le bonheur. La direction du Théâtre 14 Le théâtre 14 accueille actuellement en résidence la troupe d'ANTIS par les compagnies Le Grand Nulle Part et EN ACTE(S) qui montre à travers un travail choral, à quel point la culture et le théâtre sont essentiels. Après avoir couvert l'élection du nouveau gouvernement, une équipe de rédaction cherche un sujet vendeur. On évoque une série d’agressions perpétrées une fois la nuit tombée. Leur enquête et le concours d’une source anonyme les poussent sur la piste d’un groupuscule. Une haine organisée qu'ils décident d’infiltrer. Une investigation dont ils ignorent, à cet instant, la mesure. Du fait divers au fait de société, pour ces journalistes choisir de publier ou non, c’est alors prendre parti. C’est ce qu’ils nous racontent. ANTIS, théâtre d'anticipation ou fiction du réel, est une pièce coup de poing, ultramoderne et actuelle à mi-chemin entre le documentaire, le cinéma et le théâtre. Avec une structure narrative passionnante qui se joue de la temporalité, un montage nerveux et vif, des scènes courtes, instantanées qui s'imbriquent les unes aux autres, nous ressentons en état d'urgence et d'ivresse à quel point les abus de pouvoir sont dangereux. Que nous révèlent nos peurs ? Comment représenter la violence ? Quelle responsabilité pour celui qui la relaie ? En prenant pour coeur d´histoire, l’investigation d’une équipe de journalistes sur un groupuscule haineux et en parlant de violence "ordinaire". Antis aborde un sujet particulièrement délicat et actuel. ANTIS met en parallèle deux réalités : celle des groupuscules haineux et celle d’un discours dominant identitaire et sécuritaire dont l’État est l’instigateur, les instances médiatiques, le relais. Comment, à partir d’un fait horrible et abject, les décisions peuvent se traduire en discriminations tout aussi horribles, mais bien plus profondes et silencieuses. ANTIS, une pièce politique et engagée, totalement dans l'air du temps et à propos, est l’exemple même que la culture, loin d’être uniquement un divertissement, est essentielle à la réflexion. Sans pathos et avec beaucoup d’humour, avec une écriture qui colle à l'actualité. Des lumières, des sons et des chants qui se mêlent, ANTIS est une œuvre magnifique, inclassable. Un spectacle total, bouleversant et onirique, à voir le plus vite possible (dès que possible). 🅵🅵🅵🅵ANTIS Texte Perrine Gérard Mise en scène Julie Guichard Avec Ewen Crovella, Sophie Engel, Jessica Jargot, Maxime Mansion et Nelly Pulicani Collaboration artistique Maxime Mansion Scénographie Camille Allain-Dulondel Costumes Sigolène Petey, assistée de Joanne Haennel Lumière Bendan Royer Son Quentin Dumay Composition musicale Quentin Martinod, Guillaume Vesin Crédit photo Michel Cavalca, Louka Petit-Taborelli ANTIS sera reprogrammé durant l'année 2021 THÉÂTRE 14 20 avenue Marc Sangnier 75014 Paris contact@theatre14.fr Location 01 45 45 49 77 Programmation initiale du 04/11 au 08/11/2020 Durée 1h30
- JE NE SUIS PLUS INQUIET. En direct du Théâtre de la Ville
Nous avons le bonheur de vous annoncer deux représentations en direct exceptionnel au Théâtre de la Ville (et sur Facebook Live). SAMEDI 7 NOVEMBRE 21 H ET JEUDI 12 NOVEMBRE 19 H. SCALI DELPEYRAT AVEC SON HUMOUR INCLASSABLE, LE COMÉDIEN SE RÉVÈLE EN AUTEUR-INTERPRÈTE D’UNE RARE SENSIBILITÉ. Seul en scène, Scali Delpeyrat livre un spectacle très personnel sur sa vie et ses origines, tout en rendant un hommage décalé à son père disparu. Il y a l’histoire de ses grands-parents échappés miraculeusement des rafles du Vél’d’Hiv ; la petite fille mystérieuse dont il était follement épris à l’âge de quatre ans ; le chat tout blanc trouvé à la SPA ; la musique arabe qui le bouleverse; son besoin d’établir des check-lists avant de se rendre à des dîners en ville ; ce père périgourdin amoureux d’une femme juive. Comédien singulier au théâtre comme au cinéma, Scali Delpeyrat se dévoile dans un spectacle à la fois mélancolique et savoureux, mélange d’humour et de perplexité, pimenté d’un sens aigu du détail incongru et autres bizarreries de la vie quotidienne Hugues Le Tanneur. ENTRETIEN AVEC SCALI DELPEYRAT Pourriez-vous dire deux mots sur la génèse du projet ? Un matin de juillet 1942, après la lecture de son journal, le père de ma mère décide de quitter Paris le jour même. Trois jours plus tard, il appelle ma grand-mère pour lui donner l’adresse d’une grange isolée où le rejoindre en zone libre. Abandonnant tous leurs biens dans un loué du 14e arrondissement, ma grand-mère quitte Paris avec sa fille de 4 ans – ma mère – une semaine avant les rafles du Vel’ d’Hiv. En chemin, son bus est arrêté pour un contrôle d’identité par des soldats nazis. Ces derniers ne savent pas déterminer si le nom de ma grand-mère est juif. Il leur faut passer un coup de téléphone à la kommandantur la plus proche. Mais la ligne téléphonique est en panne. Il y a longtemps que je nourrissais le désir de raconter cette histoire mais je butais sur une implacable autocensure, m’interdisant de rédiger le récit quasi légendaire de la construction familiale, me reprochant un manque de mémoire des détails, une illégitimité. J’étais en panne. Et puis un beau jour, peut-être à la faveur du divan de la psychanalyse, j’ai pris conscience que je devais la vie précisément à une panne : la fameuse panne de téléphone. J’étais vivant grâce à un silence. Il m’a fallu attendre longtemps pour sortir, avec l’écriture, ce silence de son silence. Le texte est certes intimement lié à l’histoire de ma famille, marquée par les guerres, la deuxième mondiale pour ma mère, celle d’Algérie pour mon père, mais je n’ai pu aboutir ce récit qu’après avoir compris que mon vrai projet était de raconter comment ces guerres, à travers ma famille, avaient forgé mon identité et profondément influencé, jusqu’à au- jourd’hui, ma façon de vivre, de travailler et d’aimer. Propos recueillis H. L. T. JE NE SUIS PLUS INQUIET DE SCALI DELPEYRAT COLLABORATION ARTISTIQUE ADÈLE CHANIOLLEAU SCÉNOGRAPHIE, LUMIÈRES & COSTUMES CORTO TREMORIN TEXTE, JEU & MISE EN SCÈNE SCALI DELPEYRAT PRODUCTION Compagnie Le Bel Établissement COPRODUCTION Théâtre de la Ville-Paris AVEC LE SOUTIEN DE L’ADAMI CREATION au Théâtre de la Ville-Espace Cardin, le 5 novembre 2020 DURÉE ENVISAGÉE 1 H 15 THÉÂTRE DE LA VILLE PARIS www.theatredelaville.com
- Le tour du théâtre en 80 minutes. Théâtre de Poche Montparnasse
Que se passe-t-il dans la tête d’un comédien, du maquillage aux rappels en passant par les trois coups, l’entrée en scène, les grandes tirades et… le trou de mémoire ? Quels émois, quelles réflexions, accompagnent l’acteur dans cette aventure inconséquente qui s’appelle « jouer » ? Christophe Barbier, passionné de théâtre et de politique depuis toujours, nous a concocté un spectacle magnifique et indispensable, une déclaration d’amour en 80 minutes et deux parties. La première partie se propose de répondre à quelques questions essentielles sur le théâtre à partir de définitions contenues dans son dictionnaire amoureux du Théâtre (Plon) et d´extraits de grandes pièces qui parlent de l’art dramatique. Il explore, ensuite, 2 500 ans de relations étroites et complexes entre le théâtre, la religion et la politique. Son regard devient alors malicieux et, presque comme un enfant, Christophe Barbier saute partout, virevolte et expose son savoir brillamment. Le tour du théâtre est un spectacle majeur sur l’histoire du théâtre ou, même pour les plus érudits, l’on apprend plein de belles choses et l’on en ressort, foi de Fou de théâtre, les yeux brillants de bonheur. Le Tour du Théâtre Théâtre de Poche Montparnasse, tous les lundis à 19h #letourdutheatre #cristophebarbier #pochemontparnasse #dictionnaireamoureuxdutheatre
- 🅵🅵🅵Particulières. Manufacture des Abbesses
Particulières, c'est l'histoire d'un groupe d’amies. Cinq filles, cinq femmes, cinq caractères arrivés au pied de la trentaine, toutes différentes et chacune reliée par leur sexe. Un point commun qui les renforce et les différencie par leur maturité, leur rapport au corps et au féminin. Ce qui les lie : leurs clitoris, leurs règles et leurs désirs. Ce qui leur fait peur ? Les mêmes choses. Prendre les choses au sérieux sans se prendre au sérieux. Particulières est l’occasion pour 5 comédiennes de nous parler de leurs préoccupations existentielles, purement féminines et donc universelles. Clara Leduc, en nous parlant, brillamment, des femmes, de leur construction de leur intimité, a créé un spectacle fou et complètement loufoque. Comme des enfants, ici on chante, on danse, on joue à la guerre. Loin d’un combat frontal, son parti pris est d'en rire et c’est très bien, malin et intelligent. La femme qui bascule brutalement de l’enfance a l’adulte, les règles, le clitoris, la guerre des poils, le féminisme et même la violence, pendant une heure, les comédiennes s’agacent, s’interrogent, se confrontent dans des situations quasi burlesques, autour du féminin. Vraiment drôles et même ahurissants, les tableaux s'enchainent avec une énergie et une créativité folle. Margaux BONIN, Chloé BOUTRON, Agathe FREDONNET, Ophélie JOLY et Charlotte LEQUESNE, totalement investies et réglées au millimètre, s'en donnent à coeur joie et se coordonnent merveilleusement. Humour, dérision, subversion et émotion. Le cocktail de Particulières est bien dosé et piquant à souhait. PARTICULIÈRES Une pièce de Clara LEDUC Collaboration artistique de Morgan PEREZ Avec Margaux BONIN, Chloé BOUTRON, Agathe FREDONNET, Ophélie JOLY et Charlotte LEQUESNE Entourés de Vivien LENON (Création lumière et son). Manufacture des Abbesses 7 rue Véron Paris 18ème 26 octobre au 17 novembre 2020 Les lundis et mardis à 19h
- ADN de Maïwenn
ADN, un film plein de tendresse et d'humour Avis de Foudart 🅵🅵🅵 La mort du grand-père de Neige va déclencher une tempête familiale et une profonde crise identitaire chez elle. Dès lors elle va vouloir comprendre et connaître son ADN. En se penchant sur le sujet du deuil, Maïwenn et Mathieu Demy ont osé aborder un thème particulièrement délicat et complexe. ADN est un joli film tendre, nostalgique et émouvant sur le deuil, sur la famille Maïwenn a su capter, avec beaucoup de sincérité et de simplicité, des moments de vérité uniques et rares. Dans ADN, on alterne entre émotion et sourire. Un sourire remplit de tendresse qui surgit quand on se remémore le souvenir enveloppant de nos proches, tant aimés, disparus. Un casting quatre étoiles Servis par de très beaux rôles, les acteurs du film entourent ce grand père, merveilleusement. Fanny Ardant incarne une mère tendre et extrêmement drôle et Louis Garrel est désopilant. Si le film a tendance à s’essouffler un petit peu vers la fin, il réserve de très beaux moments de cinéma et remplit le cœurs d’ondes bienveillantes. ADN Réalisateur Maïwenn Cast Louis Garrel, Fanny Ardant, Marine Vacth, Dylan Robert et Maïwenn Genre Drame Nationalité France Année 2020. Le Pacte Sortie cinéma, le 19 mai 2021
- 🅵🅵🅵Le dernier jour d’un condamné. Théâtre de l'Essaïon
Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo nous met en présence d’un condamné à mort, coupable d’un crime de sang. Cet homme mérite-t-il ce châtiment ? Quelles sont ses préoccupations, quels sentiments l’animent ? Sera-t-il gracié ? Après une attente interminable, le dernier jour arrive avec son cortège de prêtre, huissier, bourreau et procureur. Que se passe-t-il dans la tête, dans la chair du condamné ? Le dernier jour d'un condamné est l'occasion de découvrir ou redécouvrir un texte magnifique, merveilleusement écrit par Victor Hugo avec simplicité et émotion. Élise Touchon et Adrien Capitaine ont bien compris les subtilités et les nuances de ce texte résolument moderne et humaniste avec une mise en scène tout en sobriété, sensibilité et jeux de lumière. Adrien Capitaine incarne ce condamné, et nous propose de suivre le voyage intérieur de cet homme à travers les mots d’Hugo. Sans jugement d'aucun ordre, avec une prononciation un peu maniéré, mais une diction parfaite, Adrien Capitaine étonne par sa sensibilité et sa sensualité en rendant le personnage très humain et même délicat. Ce pamphlet contre la peine de mort est avant tout une ode à la vie qui nous réserve beaucoup de très beaux moments intenses et profonds avec quelques pointes d’humour. Le dernier jour du condamné est une pièce bouleversante. Un sujet particulièrement sinistre, traité avec poésie et philosophie. Le dernier jour d’un condamné Théâtre classique De Victor Hugo Mise en scène Élise Touchon, Adrien Capitaine Avec Adrien Capitaine Théâtre de l’Essaïon 6, rue Pierre au lard (à l'angle du 24 rue du Renard) 75004 Paris Jusqu'au 31 octobre : Les vendredis, samedis à 19h Durée 70 minutes
- 🅵🅵🅵Si on savait. Théâtre des Bouffes Parisiens
Merci «Vous êtes mort !» Quand Patrick entend un homme lui dire ça, il a du mal à le croire, et pourtant... Le voilà dans l’au-delà devant cette personne qui lui fait le bilan de sa vie et lui demande ce qu’il aurait changé si c’était à refaire. Nous revivons alors avec lui ces moments-là tels qu’il les a vécus, puis tels qu’il aurait pu les vivre en faisant d’autres choix. Dans la catégorie comédie, Si on savait est une superbe pièce avec des comédiens bien rodés à cet exercice. Un des grands atouts de la pièce d'Éric Fraticelli est d’avoir réservé de très beaux rôles pour tous les comédiens. Daniel Russo, sur le devant de la scène, du début à la fin, s’éclate et prend un réel plaisir, Valérie Mairesse est une enchanteresse. Avec humour, dérision et décalage. Elle envoie des punchlines d’une précision magnifique. Jean-Luc Porraz, avec un rôle qui n’est pas si facile que ça, s’en sort très bien et si Erwan Téréné est un tout petit peu à la traîne, Bénédicte Dessombz ajoute une dose de loufoquerie bienvenue. Malgré un décor magnifique et ingénieux. Les changements multiples finissent par devenir un peu lassants par moments, mais il est si bon de mêler pure comédie et moment d'émotion. « Si on savait est une phrase que nous avons tous prononcée… Elle résume nos espoirs et nos déceptions. Dans la pièce d'Éric Fraticelli, cette question est posée et les réponses multiples ont une philosophie divertissante. La comédie est là, omniprésente - l'auteur ne donne pas de leçon, il nous éveille avec humour sur les alternatives de la vie. Nos rêves sont sur la scène.» Jean-Luc Moreau Dans cette situation sanitaire incertaine, le Théâtre des Bouffes Parisiens nous fait un magnifique cadeau en maintenant la programmation de cette pièce à très gros budget. Enfin, un spectacle purement divertissant de très bonne qualité pour changer d’air et d’esprit avant de retourner bien au chaud chez soi. Disons-le, venir au théâtre est sans danger ! Les conditions sanitaires sont respectées. Le public est ordonné et pas une seule fois, on se sent mal à l’aise ou gêné au théâtre. La vie doit continuer. Le théâtre et la culture, aussi. Allons tous voir Si on savait, pour rire, pour être ému dans une pièce, magnifiquement mis en scène par Jean-Luc Moreau, bourrée de tendresse et de bon sentiments. SI ON SAVAIT D'Éric Fraticelli Mise en scène Jean-Luc Moreau Avec Daniel Russo, Valérie Mairesse, Jean-Luc Porraz, Erwan Téréné, Bénédicte Dessombz Assistante mise en scène Nell Darmouni Décors Catherine Bluwal Lumières Jacques Rouveyrollis Costumes Juliette Chanaud Musique Sylvain Meyniac Crédit photo ©Bernard Richebé Théâtre des Bouffes Parisiens 4, rue Monsigny 75002 PARIS À partir du 17 octobre 2020 Vendredi 18h30, Samedi 15h00 et 18H30, Dimanche 15h00
- 🅵🅵🅵Les rencontres du Petit Chaperon Rouge. Théâtre Clavel
Alors qu’elle est en chemin pour rendre visite à sa grand-mère, le Petit Chaperon Rouge croise le Loup. Après une hésitation gourmande, ce dernier lui propose de faire une course jusque chez Mère-Grand. Nos deux héros finiront par s'apprivoiser au détour de rencontres avec un Prince Charmant perdu, un nain pas si petit, la maman du Petit Poucet cap' de faire du rap, le Chat Botté escrimeur et un Petit Cochon rapide comme l'éclair. Marie Courtel et Gilles Sallé ont créé une comédie musicale pour enfants qui est obligée de plaire, également, aux parents. Chant, danse et théâtre, mais aussi une très belle écriture font de ce spectacle exigeant, un très bel hommage aux contes de notre enfance. Les rencontres du petit Chaperon Rouge est un magnifique spectacle. Une très belle proposition pour nos enfants. Les rencontres du Petit Chaperon Rouge (À partir de 5 ans - 45 minutes) De Marie Courtel et Gilles Sallé Par Ateliers du Contrepoint Avec Charlotte Jouanneteau et Gilles Sallé Théâtre Clavel Les mercredis à 14h30 / samedi 15h + vacances scolaires de la Toussaint, du lundi au vendredi à 14h30 et samedi 15h
- 🅵🅵🅵🅵J'IRAI DECROCHER LA LUNE. Sortie DVD
"J’irai décrocher la lune est une histoire de regard(s) portés(s) sur les personnes ayant une déficience intellectuelle, en l’occurrence la trisomie 21. Un regard qui démontre les bienfaits de l’intégration en milieu ordinaire. Un regard qui ne masque pas la déficience, les galères et les échecs vécus. Un regard qui reconnaît la singularité des personnes, leur potentiel d’autonomie responsable, d’accomplissement et d’épanouissement. Un regard qui considère avant toute chose l’être, et ensuite seulement sa déficience." Laurent Boileau Quand on a la trentaine, quoi de plus normal que d’avoir son appart, son boulot et des rêves plein la tête ? Et ce n’est pas un chromosome supplémentaire qui va changer cela ! Stéphanie, Robin, Élise, Gilles-Emmanuel, Éléonore et Mario ont tous quelque chose en plus, a savoir un chromosome. Ils nous dévoilent leurs fragilités et leur bonheur au quotidien. Leurs témoignages de vie interrogent notre rapport à la différence et offrent un formidable espoir d’inclusion pour les personnes porteuses de trisomie 21. Quel film magnifique ! Ces jeunes sont tous plus émouvants les uns que les autres. Sans aucun pathos, avec beaucoup de délicatesse et d'humour, Laurent Boileau, qui est venu vivre en immersion avec eux et a observé leur apprentissage de l’autonomie, nous fait partager leur quotidien, leur intimité et leur difficulté. Le film réserve des moments d'une intelligence rare, presque philosophique sur la quête du rêve, la vision de la trisomie, de la société et nous interroge sur les frontières de la normalité. "Pour autant, il ne s’agissait pas pour moi de faire un film militant sur la trisomie, ni de glorifier l’être porteur de trisomie, car celui-ci n’est pas désincarné mais bien pétri de la même humanité que nous tous, les personnes « dites » normales. Stéphanie, Mario, Éléonore, Gilles- Emmanuel, Robin et Élise font preuve de qualité et de défauts comme tout un chacun." Laurent Boileau Quand Éléonore Laloux nous parle de leur infantilisation ou d'autres de leur handicap, le film atteint des sommets d'humanisme et de beauté. On est troublé, ému, émerveillé et, le sourire aux lèvres, en regardant J'irai décrocher la lune, un bijou à voir absolument qui nous interroge sur la différence et la possibilité à l’autonomie en étant atteint d’handicap. J'IRAI DECROCHER LA LUNE Un film de Laurent Boileau Avec Eléonore Laloux, Robin Sevette, Stéphanie Gabé, Mario Huchette, Gilles-Emmanuel Mouveaux, Elise Wickart Image Nathanaël Louvet et Brice Meyer Son et mixage Samuel Abraham SORTIE EN DVD, LE 3 NOVEMBRE BONUS Interview du réalisateur Laurent Boileau et de Robin Sevette, Bande-annonce Durée 1h32 En savoir plus... TRISOMIE. "Ce simple mot déstabilise, angoisse et parfois traumatise. Il est directement associé à la déficience intellectuelle et à des aspects somatiques caractéristiques. Beaucoup s’interrogent sur le sens que peut avoir l’existence de ces personnes porteuses de cette anomalie chromosomique... Ne seront-elles pas, bien malgré elles, une source permanente de souffrance, un calvaire pour leurs parents et pour leur fratrie ? Quelle place leur donner dans la société ? Que faire pour elles et avec elles ? Mais qui sont donc ces enfants, ces adolescents, ces adultes, parfois nommés aujourd’hui encore “mongoliens“ ou “mongols“ ? Voici des termes susceptibles de drainer des représentations négatives, voire effrayantes, car la trisomie 21 véhicule dans l’inconscient collectif énormément de peurs et de préjugés. Toutes les personnes porteuses de trisomie 21 sont singulières et se développent de façon unique. Comme chacun d’entre nous, elles ont, elles aussi, les caractéristiques génétiques de leur famille. On ne peut en aucune façon les considérer comme un groupe homogène." LAURENT BOILEAU
- 🅵🅵La légende du saint buveur. Littéraire au Petit théâtre Montparnasse
Andréas vit sans adresse et habite chaque jour sous un autre pont. Un homme le croise un soir sur les quais de la Seine et décide de l’aider en lui offrant une somme d’argent… Andréas refuse d’abord puis accepte la somme, mais en homme d’honneur, il promet de rembourser cette dette. Y parviendra-t-il ? C’est le mystère et l’énigme qui nous tiennent jusqu’au bout de la pièce. On ne peut s’empêcher de faire le parallèle entre cette fable étrange, presque mystique, écrite en fin de vie par Joseph Roth et son histoire personnelle. Nous sommes en mai 1939, cela fait cinq ans que l’auteur du célèbre et troublant La marche de Radetzky, fuyant le nazisme, s’est installé à Paris. Lorsqu’il écrit cette histoire, il a déjà sombré dans l’alcoolisme et la maladie. Après une première adaptation au cinéma, couronné par un Lion d’Or à Venise, Christophe Malavoy, en fait une adaptation théâtrale. Une pièce qui plaira aux amateurs de littérature contée au théâtre. Christophe Malavoy, émouvant et presque enfantin, s’amuse sur scène. Il dit, chante, danse et fait de la musique, dans ce seul en scène atypique, un peu désuet, mais au charme certain. La légende du saint buveur De Joseph ROTH Adaptation et mise en scène Christophe MALAVOY Assistante à la mise en scène Catherine PELLO Avec Christophe MALAVOY Scénographie Francis GUERRIER Lumières Maurice GIRAUD Costumes Nadia MEEN Petit Théâtre Montparnasse Depuis le 23 septembre 2020. Mardi, Mercredi, jeudi, vendredi et samedi : 19h
- 🅵Dialogue avec une chaise. Théâtre Essaïon
Justine n’arrive pas à pardonner à son père d’avoir quitté sa mère pour refaire sa vie avec une autre. Elle va voir un psychiatre qui lui fait imaginer une conversation avec son père puis avec d’autres, qu’elle fait parler tour à tour. Mais à la fin de la séance, une surprise change toute la donne. Julie Julien. En 2003, à l’issue d’un casting sauvage, Julie obtient le rôle principal féminin de Marie dans « Va petite » d’Alain Guesnier. En 2011, après une licence d’histoire, elle part une année à New York se former au Lee Strasberg Theatre and Film institute où elle passe un an avant d’intégrer le Conservatoire du XIeme arrondissement où elle est formée par Philippe Perrussel puis le Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique où elle travaille sous la direction de Sandy Ouvrier, Daniel Martin, Xavier Gallais, mais également de Thomas Ostermeier, Christian Benedetti et Wajdi Mouawad. En 2017 elle joue dans LOURDES, écrit et mis en scène par Paul Toucang, au Théâtre National de la Colline et dans CARMEN, écrit et mis en scène par Lucie Digout en finale du concours du Théâtre 13 qui sera repris au Théâtre de Belleville en octobre 2017. En 2018 elle joue dans VICTOIRES écrit et mis en scène par Wajdi Mouawad au théâtre National de la Colline puis repris en tournée. En 2019, elle retrouve ce dernier dans FAUVES (qui sera repris à la colline au printemps 2021) puis joue sous la direction de Frédéric Sonntag dans L’ENFANT OCEAN, créé au Théâtre National du Sénart et repris en tournée. En 2020, elle retrouve Wajdi Mouawad qui la dirige dans Littoral au Théâtre de la Colline. Julie Julien est une jeune comédienne passionnante. Son charme et sa présence envahissent le plateau. Avec un regard très particulier, une émotion à « fleur de peau » et beaucoup de générosité, Julie Julien passe du rire aux larmes et nous chope dans ses filets. Julie Julien est une nature et un grand coup de cœur qui fait penser un peu à Isabelle Adjani et Elodie Bouchez. Dialogue avec une chaise est une jolie pièce, originale, intelligente et bien construite. Personnellement, je pense que cette pièce aurait pris beaucoup de valeurs en un seul en scène (avec voix off, par exemple), car le personnage du psy n’est pas ultra-intéressant. Dialogue avec une chaise où la rencontre éblouissante avec une merveilleuse, jeune comédienne. Dialogue avec une chaise Auteurs Camille Eldessa et Michel Leviant Mise en scène Xavier Simonin Avec Julie Julien et Xavier Simonin Théâtre Essaïon 6 rue Pierre au Lard 75004 Paris Lundi et Mardi à 21h ?












