google.com, pub-7957174430108462, DIRECT, f08c47fec0942fa0
top of page

Que recherchez vous sur FOUD'ART Blog...

1956 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Mark Rothko à la Fondation Louis Vuitton : Une Exploration Intemporelle

    Depuis le 18 octobre 2023, les portes de la Fondation Louis Vuitton se sont ouvertes pour présenter une rétrospective impressionnante du célèbre peintre Mark Rothko. Cette exposition est la première en France depuis celle de 1999 au musée d'Art moderne de la Ville de Paris, marquant ainsi une étape mémorable dans la reconnaissance de l'artiste. Un Voyage Chronologique Avec environ 115 œuvres soigneusement sélectionnées des plus grandes collections du monde, dont la National Gallery of Art de Washington et la Tate Gallery de Londres, les visiteurs sont invités à voyager à travers les phases marquantes de la carrière de Rothko. Depuis ses premières peintures figuratives, jusqu'à son pivot vers l'abstraction qui a finalement défini son legs artistique. L'exposition commence avec des scènes intimistes des années 1930, puis évolue vers une exploration de mythes antiques et du surréalisme, reflétant le contexte tumultueux de la guerre. Les années 1940 ont marqué un tournant décisif pour Rothko, avec l'introduction des Multiformes, caractérisées par des masses chromatiques en suspension. Cette transition mène finalement à ses œuvres emblématiques des années 1950, où la couleur domine, créant une émotion palpable. Une Commande Abandonnée, un Don à la Tate Gallery L'une des histoires les plus fascinantes de l'exposition est celle de la commande de Rothko pour le restaurant Four Seasons à New York en 1958. Malgré le retrait de Rothko de ce projet, la série a trouvé une maison permanente à la Tate Gallery, neuf de ces peintures étant exceptionnellement présentées à la Fondation Louis Vuitton. Une Quête Intemporelle Rothko, connu pour sa profonde introspection, a toujours cherché à évoquer les émotions humaines fondamentales à travers ses œuvres. L'artiste a maintes fois exprimé sa volonté d'établir un dialogue silencieux avec le spectateur, mettant en avant l'expérience émotionnelle plutôt que la simple représentation. Les Dernières Années et l'Héritage de Rothko La dernière partie de l'exposition met en lumière les œuvres de Rothko de la fin des années 1960 jusqu'à sa disparition. Les toiles noires et grises, jumelées aux sculptures de Giacometti, illustrent une période d'austérité, contrastant avec les coloris éclatants de ses travaux précédents. L'exposition se clôture sur une collaboration exceptionnelle avec le compositeur Max Richter, qui a créé une pièce musicale inspirée par Rothko, fusionnant ainsi les mondes de la musique et de l'art. L'exposition à la Fondation Louis Vuitton n'est pas seulement une célébration de l'œuvre de Mark Rothko, mais aussi une invitation à ressentir, à interroger et à s'immerger dans un voyage artistique intemporel. Elle sert de rappel que l'art transcende les époques, les cultures et les frontières, offrant une fenêtre sur la condition humaine dans toute sa complexité. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 MARK ROTHKO À la Fondation Louis Vuitton Du 18 octobre 2023 au 2 avril 2024 Horaires d’ouverture (hors vacances scolaires) Lundi, mercredi et jeudi de 11h à 20h Vendredi de 11h à 21h Nocturne le 1er vendredi du mois jusqu’à 23h Samedi et dimanche de 10h à 20h Horaires d’ouverture (vacances scolaires) Vacances de Pâques : Tous les jours de 10h à 20h Vacances d’été : lundi, mercredi et jeudi de 11h à 20h - samedi et dimanche de 10h à 20h - fermeture le mardi

  • West Side Story : La Comédie Musicale Culte qui Fait Vibrer Paris

    West Side Story, un classique de Broadway, après avoir voyagé à travers le monde, est de retour au Théâtre du Châtelet à Paris pour une expérience magique que vous ne pouvez pas manquer ! C'est l'occasion idéale pour célébrer les fêtes de fin d'année. Une Production Éblouissante Les mélodies emblématiques telles que "Maria," "Somewhere," et "America," créées par le légendaire Leonard Bernstein, ainsi que les chorégraphies époustouflantes de Jerome Robbins, ont révolutionné le genre de la comédie musicale, érigeant West Side Story en modèle incontesté, à la fois intemporel et audacieux. Dirigée par le renommé metteur en scène Lonny Price et portée par les chorégraphies envoûtantes de Julio Monge, ce magnifique spectacle nous plonge au cœur des passions amoureuses et des rivalités, offrant une interprétation contemporaine de West Side Story tout en restant fidèle à la chorégraphie originale. Cela nous fait réaliser que cette histoire intemporelle, inspirée par Shakespeare, continue de nous enchanter et de nous fasciner. L'Upper West Side en Ébullition West Side Story nous plonge au cœur de l'Upper West Side de New York, un quartier où les gangs rivaux, les "Jets" et les "Sharks" portoricains, s'affrontent sans relâche. Dans cette atmosphère électrique de l'été, les danses enfiévrées au rythme du mambo se mêlent aux rêves de jeunes Latinos en quête d'une vie meilleure. Au milieu de cette tension, émerge un amour entre deux jeunes que le destin semble vouloir séparer, un amour qui défie les obstacles et les préjugés. L'Énergie Jeune de West Side Story Un des aspects remarquables de cette production réside dans la jeunesse et l'énergie qu'elle insuffle à l'histoire. La troupe, dont l'âge moyen avoisine à peine les 20 ans, incarne avec passion les premiers moments de la vie d'adulte. Ils expriment avec fougue les émotions complexes telles que la rage, la peur, le désir et les relations tumultueuses, ce qui rend le récit d'autant plus poignant. La chorégraphie ambitieuse et stylisée est exécutée avec une énergie débordante, soulignant que ce spectacle exige une vitalité exceptionnelle. La distribution américaine insuffle une véritable fraîcheur aux personnages emblématiques. Jadon Webster incarne Tony avec des yeux bleus perçants et une voix puissante, tandis que Melanie Sierra, d'origine portoricaine et portugaise, apporte une dimension authentique à Maria grâce à sa formation en chant classique, en comédie musicale et à ses talents de comédienne. Kyra Sorce, quand à elle dans le rôle d’Anita, danse, chante et joue la comédie de façon remarquable. Une Mise en Scène Fluide La mise en scène fluide de cette adaptation nous plonge sans temps mort dans l'univers de West Side Story. Les décors simples mais imposants, constitués de blocs d'immeubles modulaires et mobiles, recréent efficacement les différents lieux de l'histoire. Fermez les yeux, puis ouvrez-les pour vous retrouver en plein Broadway des années 50 Avec une distribution passionnée, une musique intemporelle et des chorégraphies dynamiques, West Side Story demeure un chef-d'œuvre inoubliable de la comédie musicale. Toutefois, bien plus qu'une simple comédie musicale, West Side Story est un voyage dans le temps et une expérience artistique inoubliable. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 WEST SIDE STORY Deux bandes rivales. Un amour impossible Livret Arthur Laurents Musique Leonard Bernstein Paroles Stephen Sondheim Production originale mise en scène et chorégraphiée par Jerome Robbins Mise en scène Lonny Price Crédit photo Johan Persson THÉÂTRE DU CHÂTELET DU 20 OCT. AU 31 DÉC. 2023 • Du mardi au vendredi à 20h • Le samedi à 15h et 20h • Le dimanche à 15h • Durée 2H40 (avec entracte ) • En anglais surtitré en français

  • L'Effet Miroir de Léonore Confino : Quand l'Art Révèle des Vérités Inattendues

    Léonore Confino, actrice et dramaturge franco-suisse, est reconnue pour sa capacité à peindre notre société contemporaine avec un regard à la fois lucide et acide. Ses pièces, telles que "Les Uns sur les autres" et "Building," ont captivé les spectateurs par leur critique cynique du monde de l'entreprise et leur exploration impitoyable des complexités des relations humaines, comme en témoigne "Ring." Aujourd'hui, avec "L'Effet Miroir", Léonore Confino plonge encore plus profondément dans les méandres de l'âme humaine en explorant un thème qui résonne chez de nombreux artistes, mais aussi en elle : l'incompréhension et l'interprétation erronée de leur travail par leurs proches. Une situation où l'artiste se trouve face aux suppositions de son entourage. Voici le point central de "L'Effet Miroir". Théophile, un écrivain en déclin cherchant à renouer avec sa créativité grâce à un "petit conte aquatique". Cependant, ce qui commence comme une expression artistique sincère se transforme en cauchemar lorsque ses proches interprètent le texte comme un révélateur de secrets et de non-dits. Cette pièce transcende le simple divertissement théâtral pour inciter à la réflexion. Elle soulève des questions profondes sur l'art et la création artistique, qui peuvent être un miroir implacable de la réalité et la manière dont elle peut involontairement mettre en lumière des vérités que l'on préférerait ignorer. "L'Effet Miroir" de Léonore Confino nous rappelle que l'art possède le pouvoir de nous confronter à nous-mêmes, de susciter des discussions et de nous pousser à réexaminer notre perception de la réalité. C'est une expérience théâtrale qui mérite assurément d'être découverte et qui laissera une empreinte durable dans nos esprits. Cependant, des nuances subsistent. Le texte remarquable de Léonore Confino contraste parfois avec la mise en scène, qui semble adopter un style théâtral plus exubérant, proche du boulevard, avec une surdramatisation des personnages et des cris excessifs. Cette divergence entre la profondeur du texte et le jeu scénique peut être un peu dérangeante. La mise en scène de style "boulevard" pourrait également être une tentative délibérée visant à accentuer le contraste entre la simplicité apparente du conte poétique de Théophile et les révélations tumultueuses de ses proches. Mais "L'Effet Miroir" continue d'inciter à la réflexion et de nourrir des discussions profondes, tout en offrant des moments de rire et d'émotion. Le décalage entre le texte et la mise en scène peut même être interprété comme une invitation à questionner la manière dont l'art est présenté et interprété, enrichissant ainsi l'expérience théâtrale pour certains spectateurs. Avis de Foudart 🅵🅵 L’EFFET MIROIR De Léonore Confino Mise en scène Julien Boisselier Avec François Vincentelli, Caroline Anglade, Éric Laugérias, Jeanne Arènes Décors Jean Haas Lumières Jean-Pascal Pracht Musiques Pierre Tirmont Costumes Sandrine Bernard Crédit photo Pascal Ito THÉÂTRE DE L’ŒUVRE Du 12 octobre au 7 janvier 2024

  • Quinze Rounds : Richard Bohringer, la fureur de vivre

    L'adaptation théâtrale du livre "Quinze Rounds" de Richard Bohringer offre une expérience scénique aussi émotionnelle et puissante que le livre lui-même. Cette lecture théâtrale met en lumière la vie tourmentée et passionnante de l'acteur emblématique. Sur scène, à travers ses récits captivants, Richard Bohringer nous emmène dans son univers, nous faisant voyager de son enfance aux frasques de la jeunesse, des premiers rôles aux succès qui ont marqué sa carrière, de la découverte de l'Afrique à sa passion pour l'écriture.Tout en préservant la poésie et l'authenticité de son livre au style enfiévré et au rythme syncopé, il révèle à la fois sa force et sa vulnérabilité en explorant les thèmes du succès, de l'amour, de la passion, de la famille et de la lutte contre la maladie. Bien que le 15e round, son combat contre le cancer des ganglions, soit seulement suggéré sur scène et aurait pu être davantage développé, ce moment demeure particulièrement émouvant, poignant et authentique. Ce spectacle se démarque également par l'exceptionnelle intégration visuelle et musicale de la vie et de l'œuvre de Bohringer. Les précieuses images d'archives soigneusement rassemblées par sa fille, Romane Bohringer, offrent une authentique plongée visuelle dans la vie de cet acteur, insufflant une nouvelle vie à ses souvenirs et renforçant le lien émotionnel entre le public et Bohringer. Émotion, tendresse et intensité imprègnent chaque moment de ce spectacle, créant ainsi une célébration puissante et élégante de la vie de Richard Bohringer. Cette expérience nous permet de nous immerger dans la richesse de sa complexité, de revivre ses triomphes et ses défis, tout en nous rappelant l'impératif d'embrasser chaque instant avec une profonde intensité Le choix du Théâtre de l'Atelier est particulièrement symbolique, car c'est un lieu qui a une signification personnelle pour Richard Bohringer et sa fille Romane, qui ont déjà joué ensemble sur cette scène par le passé. Le décor simple de la pièce, une table, une chaise, une jolie lumière, permet au public de se concentrer sur les mots et les émotions, renforçant ainsi l'impact de la performance. Pour les admirateurs de Richard Bohringer et pour tous ceux en quête d'une expérience théâtrale émotionnelle et inspirante, ce spectacle incontournable rend hommage à un artiste iconique et à l'humanité qui transcende ses combats, ses victoires et ses défaites. C'est une ode à la passion, à l'authenticité et à la résilience, incarnées par un homme qui a vécu quinze rounds de vie et qui continue de les livrer avec une fureur inspirante. C'est une invitation à embrasser la vie avec la même intensité et à ne jamais cesser de se battre pour ce qui compte vraiment. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 QUINZE ROUNDS Lecture de et avec Richard Bohringer Texte publié aux éditions Flammarion Mise en scène Romane Bohringer Crédit Photo © David Parel THÉÂTRE DE L’ATELIER Du 17 octobre au 12 novembre 2023 20 représentations exceptionnelles Les mardi, mercredi, vendredi et samedi à 19h • Le dimanche à 15h • Durée 1h

  • Paris+ par Art Basel - "Réflexion et Transparence" : L'Exposition Unique de Daniel Buren et Michelan

    L'art rencontre l'architecture dans une symbiose artistique exceptionnelle au Palais d'Iéna, siège du Conseil Économique, Social et Environnemental, à Paris. Portée conjointement par Paris+ par Art Basel et le Palais d'Iéna, cette exposition est un dialogue inédit entre deux figures tutélaires de l'art contemporain : Daniel Buren et Michelangelo Pistoletto. Sous la supervision du commissaire Matthieu Poirier et avec le soutien de la Galleria Continua, cette exposition offre une expérience artistique unique, ancrée dans le cadre monumental de ce bâtiment emblématique. Une rencontre entre deux artistes, chacun apportant sa propre matière première à l'œuvre Comme l'a souligné Michelangelo Pistoletto, pour lui, c'est la transparence, tandis que pour Daniel Buren, c'est la réflexion. Cette rencontre entre deux maîtres de l'art contemporain promet une expérience visuelle et intellectuelle captivante. Les œuvres présentées sont un travail in situ de Daniel Buren intitulé "Allegro ma non troppo, travail in situ, 2023" et une création évolutive de Michelangelo Pistoletto intitulée "Divisione - Moltiplicazione, 1973 - 2023". Ces œuvres ont été spécifiquement conçues pour s'harmoniser avec l'architecture du Palais d'Iéna, conçu par Auguste Perret en 1937. Elles tirent parti de ses particularités architecturales, de sa polychromie subtile, de sa luminosité exceptionnelle et de son environnement urbain, faisant de cette exposition une expérience véritablement unique et immersive. L'exposition, qui se déroule jusqu'au 29 octobre 2023, est un événement majeur au sein du programme public de Paris+ par Art Basel. Ce programme s'étend dans six lieux parisiens emblématiques, proposant non seulement des expositions, mais également des installations extérieures monumentales et des conférences-débats. Il offre aux visiteurs locaux et internationaux l'opportunité de découvrir ces œuvres remarquables gratuitement. En incarnant l'engagement en faveur du dialogue entre la citoyenneté et l'art, cette exposition au Palais d'Iéna enrichit encore davantage l'expérience culturelle des visiteurs en offrant une expérience artistique inoubliable. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 PARIS+ PAR ART BASEL DANIEL BUREN, « ALLEGRO, MA NON TROPPO, TRAVAIL IN SITU, 2023 » MICHELANGELO PISTOLETTO, « DIVISIONE - MOLTIPLICAZIONE, 1973 - 2023 » PALAIS D’IÉNA - CESE Exposition du 17 au 29 octobre 2023 • tous les jours de 10h à 18h • COMMISSARIAT D’EXPOSITION MATTHIEU POIRIER

  • Fantastik de Viktor Vincent : L'Illusionniste Enchanteur

    Viktor Vincent, éminent mentaliste et artiste polyvalent, présente son nouveau spectacle "Fantastik". Connu pour ses époustouflantes prouesses mentales, Viktor conjugue sa passion pour l'illusion et le mystère afin de nous transporter dans un périple mémorable. L'expérience commence mystérieusement : un homme, seul dans un train, découvre un reflet qui n'est pas le sien. Cette entrée en matière prometteuse transporte le spectateur vers un univers où tout n'est que merveilleux et fantastique. Dans ce cadre envoûtant, Viktor nous entraîne dans un récit où réalité et imaginaire s'entrelacent avec une rare élégance. Notre perception est continuellement mise à l'épreuve, naviguant entre le concret et l'illusoire. Mélangeant avec art, théâtre et mentalisme, Viktor puise dans l'histoire et la nostalgie des époques révolues. Sa moustache vintage et ses tenues « so British » insufflent une authenticité unique à son art. Le respect du public est au cœur de sa démarche. Il engage son audience avec bienveillance, interagissant sans jamais nous influencer outre mesure. Dans le monde des mentalistes, il est une figure emblématique, aux côtés de personnalités comme Fabien Olicard. Ce cercle restreint, tous honorés d'un Mandrake d'or, illustre la montée en puissance du mentalisme, une discipline qui, selon Viktor, inspire la nouvelle génération. "Fantastik" est une fusion harmonieuse entre magie, mentalisme et poésie. Viktor joue avec les sens et l'imagination, en accord avec les compositions musicales originales de Romain Trouillet. Le spectacle est un appel à voir au-delà du quotidien, à percevoir le merveilleux dans l'ordinaire et à interroger nos perceptions. Viktor Vincent nous invite à une expérience renversante, riche en mystères et énigmes. Plus qu'un spectacle, c'est une plongée aux confins de la réalité et de nos perceptions, une remise en question si intense qu'elle en deviendrait presque énervante. Passer une soirée en sa compagnie est une soirée inoubliable que vous n'oublierez pas de sitôt. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 FANTASIK - VIKTOR VINCENT Un spectacle de Viktor Vincent Lumière Julien Dreyer Musique Romain Trouillet Théâtre de la Tour Eiffel 45 DATES EXCEPTIONNELLES DU 6 OCTOBRE 2023 AU 7 JANVIER 2024 • Les vendredis à 19h • Les samedis à 15h et 19h • Les dimanches à 15h30 • DATES SUPPLÉMENTAIRES Les 26, 27 et 28 Décembre 2023. Les 2, 3 et 4 Janvier 2024 à 19h • Durée 1h15

  • "La Note" : Quand l'Humour Éclaire une Nuit de Confessions Intimes

    Dans le monde du théâtre, il est rare de trouver une pièce qui aborde des sujets graves tout en parvenant à nous faire rire, mais "La Note" y parvient, et plus d'une fois ! Avec deux comédiens de talent, Sophie Marceau et François Berléand, cette pièce nous offre une expérience mémorable sur scène, appréciée par le public. Un incontournable de la saison. Maud, interprétée par Sophie Marceau, est une pianiste mondialement célèbre. Julien, joué par François Berléand, est un psychanalyste renommé. Lorsque le rideau se lève, Julien est sur le point d'écrire une lettre d'adieu à Maud avant de mettre fin à ses jours. Cependant, Maud arrive à temps pour empêcher ce geste tragique. Ce qui suit est une nuit où ce couple va s'expliquer, se confronter à leur relation, à leur désir et à leurs émotions. Après douze ans d'absence, Sophie Marceau, avec un taux de remplissage de 90 % avant même le début des représentations, fait un retour triomphal au théâtre avec une pièce élégante et bien maîtrisée. La pièce explore avec audace les questions de désir et de lassitude qui peuvent surgir dans une relation. L'autrice-metteuse en scène Audrey Schebat nous fait passer par une gamme d'émotions tout au long de la nuit, mélangeant habilement les moments drôles et les moments poignants. Parfois, le rythme s'essouffle un peu, le scénario devient un peu convenu ou même répétitif, mais l'alchimie entre les deux acteurs, pourtant très différents, fonctionne. Le charme de Sophie Marceau nous interpelle, et l'humour décalé accompagné de beaucoup de tendresse de François Berléand fonctionne toujours aussi bien. Avec "La Note", Sophie Marceau et François Berléand nous offrent une nuit de théâtre captivante, où les émotions se mêlent et se confrontent. Une nuit pour redécouvrir ces deux acteurs populaires d'exception, une nuit pour s'interroger sur le sens de nos vies et de nos relations. Une nuit pour réinventer le destin, car parfois, la musique de la vie se joue en notes surprenantes et inattendues. Avis de Foudart 🅵🅵 La Note Une pièce de Audrey Schebat Avec Sophie Marceau, François Berléand THÉÂTRE DES BOUFFES PARISIENS Jusqu’au 31 décembre 2023 • Du mardi au vendredi à 20h • Le samedi à 16h et 20h • Le dimanche à 15h • Durée 1h30

  • Le Bel Indifférent : Quand l'amour et l'indifférence se confrontent sur scène

    Après le brillant "Les Parents Terribles", Christophe Perton poursuit avec audace son exploration de l'œuvre de Jean Cocteau en créant une tragi-comédie musicale aux sonorités pop qui met en lumière les méandres des relations amoureuses toxiques avec une richesse émotionnelle remarquable. Ce spectacle nous plonge dans l'intimité d'une chanteuse célèbre, interprétée avec brio par Romane Bohringer, et de son jeune amant. Ce soir-là, en pleine tournée, elle rentre immédiatement dans sa chambre d'hôtel, attendant avec impatience le retour de ce jeune homme auprès duquel elle espère tant se blottir pour se sentir protégée. Cependant, lorsque finalement il la rejoint et refuse de lui adresser la parole, elle prend conscience de la situation et décide de confronter la vérité, laissant son cœur se déverser. Une expérience de "théâtre pop" Jean Cocteau, maître de l'écriture, a offert deux versions de cette histoire : une pour le théâtre, une autre sous la forme d’un long poème qui ne fut jamais utilisée. Christophe Perton, en respectant scrupuleusement le texte, fait ressurgir ce trésor caché. Il l’a adapté en chansons originales composées par ses musiciens. Il fusionne ainsi les deux versions pour créer cette comédie musicale résolument moderne. Les chansons, composées par des musiciens talentueux, se fondent naturellement dans le récit, ajoutant une dimension émotionnelle supplémentaire à l'histoire. Un voyage à travers les méandres de l'amour Romane Bohringer, par la puissance de son interprétation, incarne avec une intensité remarquable le rôle de la chanteuse en quête d'amour et de réconfort. Elle nous captive par sa présence à la fois vulnérable et puissante et nous permet de ressentir toute la gamme des émotions de son personnage. Si on ajoute à son talent, la vision créative de Christophe Perton, on obtient une œuvre qui parvient à capturer les multiples facettes de l'amour, de la passion à la douleur, de l'attente anxieuse à l'indifférence dévastatrice. Le superbe décor, les mots de Cocteau et la performance émotionnellement puissante de Romane Bohringer ainsi que son duo avec le danseur Tristan Sagon, font de ce spectacle une expérience qui mérite indéniablement d'être prise en considération. Cependant, il est essentiel de souligner certaines réflexions nécessaires. Les qualités vocales de Romane Bohringer peuvent parfois laisser perplexe, et le couple formé par Romane Bohringer et Tristan Sagon ne parvient pas toujours à convaincre pleinement. De plus, l'inégale intensité entre le texte parlé et les chansons, qui tendent à trop appuyer sur l'histoire, peut créer une légère discordance dans l'expérience globale. Enfin, le manque de subtilité et de simplicité peut également altérer l'appréciation générale du spectacle. Cette expérience théâtrale reste une belle expérience. Elle nous pousse à réfléchir sur nos propres émotions et sur la manière dont l'amour et l'indifférence peuvent se confronter de manière captivante sur scène. Une expérience à vivre pour tous ceux qui recherchent un mélange unique d'art dramatique et musical. Avis de Foudart 🅵🅵 LE BEL INDIFFÉRENT de Jean Cocteau mise en scène et scénographie Christophe Perton Avec Romane Bohringer et Tristan Sagon Composition musicale originale Maurice Marius & Emmanuel Jessua Créateur lumières Jean-Pierre Michel Chorégraphe Glyslein Lefever Crédits photo Ludo Leleu THÉÂTRE DE L’ATELIER Du 11 octobre au 12 novembre • Du mardi au samedi à 21h • dimanche à 17h • Durée 1h15

  • Révolte ou tentatives de l’échec: L'ultime volet d'une trilogie éblouissante

    Depuis le début de sa trilogie en 2019 avec "Résiste", en passant par "Respire" en 2021, Johanne Humblet, cette fildefériste hors du commun, n'a cessé de nous fasciner. Dans "Révolte", dernier volet de cette série, elle revient plus audacieuse et déterminée que jamais. Avec une troupe composée de deux musiciennes et de deux circassiennes, Humblet nous offre une immersion dans un univers à la fois spectaculaire et intimiste. Dans cette création, la trame narrative s'articule autour de cinq femmes, cinq artistes déterminées à exprimer leur cri de révolte. Face à un monde qui semble parfois déraisonnable, ces femmes se lancent à corps perdus dans une quête de liberté et d'expression. Elles cherchent à briser les chaînes, quitte à échouer et recommencer sans cesse. Leur message est clair : face à l'adversité, il faut oser, prendre des risques et surtout, ne jamais renoncer. La mise en scène, rythmée et engagée, juxtapose des éléments dramatiques avec une légèreté décalée et absurde. Les performances artistiques sont sublimées par les prouesses techniques innovantes, qu'il s'agisse de l'équilibre sur un fil minuscule de 12 mm de diamètre, de voltige aérienne ou encore de la Roue Giratoire offrant des moments d'accélérations et de ralentissements à 360°. La création musicale, signée Jean-Baptiste Fretray, ajoute une dimension supplémentaire, avec deux musiciennes sur scène qui intensifient chaque moment. Au-delà de l'aspect visuel d’une grande beauté, le spectacle porte un message profond, une réflexion sur le monde actuel. Comme le note Humblet dans sa note d'auteure, "Révolte" est un cri de cœur face à un monde qui semble parfois sur le point de s'effondrer. Elle écrit : "J'ai un besoin d'action face à l'absurdité du monde : de faire porter ma voix, de crier mon corps, d'hurler mes larmes et de tendre vers l'amour !". "Révolte" est plus qu'un spectacle de cirque, c'est une expérience C'est le cheminement de plusieurs individus qui, malgré les obstacles, trouvent la force de s'unir, de se battre et de continuer à espérer. Et alors que l'eau et le vent se déchaînent sur scène, ajoutant une contrainte supplémentaire pour les artistes, ces éléments naturels deviennent le reflet des tempêtes internes que chaque individu traverse. Johanne Humblet, avec son parcours remarquable depuis l'École de Cirque de Bruxelles jusqu'à l'Académie Fratellini à Paris, continue de repousser ses propres limites. Chaque performance est une démonstration de son talent, de sa passion et de sa détermination. Elle est accompagnée sur scène par des artistes tout aussi talentueuses : Violaine Garros, Marica Marinoni, Annelies Jonkers et Fanny Aquaron. "Révolte" est une invitation à la réflexion, à l'action et à l'espoir. C'est un cri de ralliement pour tous ceux qui ressentent le besoin de s'exprimer, de se battre et de vivre pleinement. Un spectacle à ne pas manquer. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 RÉVOLTE OU TENTATIVES DE L’ÉCHEC Les filles du renard pâle Écriture et mise en scène Johanne Humblet, assistant mise en scène Maxime Bourdon, collaboration dramaturgie physique Farid Ayelem Rahmouni, création musicale Jean-Baptiste Fretray, funambule Johanne Humblet, danseuse aérienne Violaine Garros, acrobates roue giratoire Marica Marinoni ou Noa Aubry, musiciennes Annelies Jonkers, Fanny Aquaron Crédit Photos Kalimba Bonlieu - Scène nationale d’Annecy Du 11 au 14 oct • puis en tournée • Durée environ 1h • Tout public • À partir de 8 ans TOURNÉE 2023-2024 9 > 10 nov : Le Cratère Scène Nationale d’Alès dans le cadre du festival « Temps de Cirques » avec La Verrerie d’Alès 24 > 25 nov : La Scène Nationale d’Orléans 6 > 8 déc : Le Train Théâtre, Portes-lès-Valence 14 > 16 déc : Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines Scène Nationale 23 janv : Théâtre Jean Arp, Clamart (pas le 3 janvier) 26 janv : L’Avant-Seine, Colombes 4 févr : Scène Nationale d’Aubusson Théâtre Jean Lurçat 8 févr : Théâtre Molière – Sète Scène Nationale 7 > 8 mars : Scène Nationale de Bourg-en-Bresse 13 > 15 mars : Théâtre de Villefranche-sur-Saône 18 > 19 mars : La Rampe Scène Conventionnée, Échirolles 21 > 22 mars : Malraux Scène Nationale Chambéry Savoie 25 > 26 mars : Festival UP – Théâtre Varia, Bruxelles 28 > 29 mars : Le Prato Pôle National Cirque, Lille 4 > 5 avril : L’ACB Scène Nationale Bar-le-Duc 9 avril : Le Carreau Scène Nationale de Forbach et de l’Est mosellan 14 > 15 mai : Le Théâtre d’Angoulême Scène Nationale

  • "I'm deranged" : le cri dans le noir de Mina Kavani, artiste en exil

    Dans le monde de la musique, du théâtre et du cinéma, existent des voix qui brisent le silence, déchirant l'obscurité de la dictature et de la censure. Parmi ces voix courageuses se trouve Mina Kavani, une artiste iranienne exilée pour avoir refusé la censure. Son monologue autobiographique, "I'm deranged," résonne comme un cri dans l'obscurité. Mina Kavani est née en Iran, un pays où la créativité artistique est souvent réprimée. Elle a exploré le cinéma et le théâtre dès son plus jeune âge, se plongeant dans des rôles et des histoires qui la transportaient loin de la réalité oppressive de son pays. Elle a participé à des projets artistiques courageux, notamment "Red Rose," un film engagé réalisé par Sepideh Farsi, où elle a joué le rôle principal. Cependant, en Iran, l'art est soumis à la censure, et Mina Kavani a ressenti le poids de cette oppression sur sa créativité. Elle a dû quitter son pays pour préserver sa liberté artistique et sa vie. L'exil est devenu sa réalité, mais son cœur et son esprit sont restés ancrés à Téhéran, et maintenant, c'est de Téhéran qu'elle rêve. Comme elle le dit elle-même, "Je ne vis jamais dans l'endroit où je suis physiquement. Je suis condamnée à cette schizophrénie d'être dans un endroit et de vivre ailleurs dans ma tête." "I'm deranged" raconte la douleur et la vie suspendue, le parcours d'une femme à travers la dictature et l'exil. À travers les tourments qui ont marqué sa vie, les attaques du gouvernement iranien, les étiquettes diffamatoires qui lui ont été attribuées, comme celle "d'actrice pornographique" pour une scène d'amour dans un film engagé. Ce spectacle est son exutoire, une exploration profonde de ses rêves, de ses cauchemars, de ses désirs et de ses passions, tous façonnés par l'exil. Son témoignage qui résonne au-delà des frontières de l'Iran, est un rappel poignant que la créativité ne peut être enchaînée. Dans ce voyage artistique, Mina Kavani n'est pas seule. Elle est accompagnée par d'autres artistes talentueux, tels que Siavash Amini, un compositeur résidant à Téhéran : sa musique, avec ses textures abstraites et ses riffs de guitare électrique, reflète l'essence même de l'artiste iranien. Cinna Peyghamy, un compositeur et artiste sonore basé à Paris, né en France de parents iraniens, mêle l'acoustique et l'électronique, le traditionnel et le contemporain dans ses productions musicales. Un cri de douleur et d’espoir Comme elle le dit si justement, "En Iran, notre vie est petite, mais nos rêves sont immenses." Mina Kavani, avec son monologue, bien plus qu'un simple récit d’exil, avec son énergie électrique de révolte, continue à illuminer le monde de l'art et rappelle à tous le pouvoir de la créativité et l’importance de la culture. Son exil devient également le reflet d'une génération entière d'artistes en quête de liberté qui se sont dispersés à travers le monde pour poursuivre leurs rêves. "Je veux partir à Nantes ou revenir d'Ispahan." "I'm deranged" de Mina Kavani est un cri poignant qui transcende les frontières et les limites imposées par la dictature et la censure. C'est le récit de la persévérance d'une artiste, de sa lutte pour la liberté d'expression, et de sa quête inlassable de créativité malgré l'exil. Cette œuvre nous rappelle que l'art ne connaît pas de frontières et que les artistes courageux comme Mina Kavani continueront toujours à briser le silence. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 I’m deranged Un monologue écrit, mis en scène et interprété par Mina Kavani Composition musicale Siavash Amini Scénographie Clémence Kazémi Création lumière Marco Giusti Artiste sonore-son Cinna Peyghamy Crédit photo Laura Severi Athénée Théâtre Louis-Jouvet 12 > 22 octobre 2023 • Du Jeudi au samedi à 20h30 • Dimanche à 16h30 • Durée 1h

  • Autoportrait à ma grand-mère : Patricia Allio, entre mémoire intime et collective

    L'univers artistique de Patricia Allio est à la fois diversifié et captivant. Originaire de Bretagne, cette artiste pluridisciplinaire jongle entre l'écriture, la mise en scène, la performance et la réalisation. Après avoir débuté sa carrière dans l'enseignement de la philosophie, son parcours l'a amenée vers des territoires d'expression où l'intime côtoie le politique et où l'héritage familial interpelle la mémoire collective. Des débuts prometteurs à l'émergence d'une voix singulière En créant l'association Labri en 2000, Allio a mis en avant les arts bruts et leur langage unique. De l'exposition "L’art brut à l’abri" à sa première mise en scène inspirée des écrits de Samuel Daiber, elle a rapidement laissé sa marque dans le monde artistique. Son séjour à New York, en tant que lauréate de la Villa Médicis hors les murs, l'a poussée vers l'exploration de l'œuvre de Kathy Acker, aboutissant à plusieurs performances et pièces de théâtre. Un engagement envers l'interdisciplinarité Passionnée par la fusion des disciplines artistiques, Allio préside l’association ICE, qui promeut les écritures contemporaines dans les arts de la scène, le cinéma, les arts plastiques et la littérature. À travers ICE, elle favorise des rencontres pluridisciplinaires, établissant ainsi un laboratoire utopique axé sur l’identité relationnelle, notamment en milieu rural. Autoportrait à ma grand-mère : une introspection familiale Dans sa performance "Autoportrait à ma grand-mère", Allio explore le riche héritage de nos aînés. Elle plonge dans les souvenirs de sa grand-mère, Julienne Le Breton, ouvrière agricole et orpheline de la campagne bretonne. En combinant enregistrements et récits, elle creuse les thèmes de la transmission, de l'identité et de la honte sociale. En évoquant la langue bretonne, "éradiquée par l’État français", elle aborde la colonisation intérieure, mariant l'intime et le politique. Un lien entre l'artiste et le spectateur L’autoportrait de sa grand-mère offre à Allio un miroir, incitant à une introspection familiale et générationnelle. Les images, bien qu'épurées, sont évocatrices et invitent le public à y superposer leurs propres histoires, créant un lien profond entre l'artiste et le spectateur. Dans une fusion de philosophie, de chronique familiale, de poésie et de conférence, ce spectacle, malgré son côté déstabilisant, exhale une sensibilité palpable et profonde. Peut-on vraiment le qualifier de théâtre ? Au fond, le théâtre n'est-il pas simplement un lieu où divers modes d'expression coexistent, un espace de méditation sur notre identité et notre position dans la cosmos ? Avec son œuvre, Patricia Allio challenge nos conceptions préétablies, nous poussant à redéfinir les frontières du théâtral. Elle dépeint un théâtre en constante métamorphose, débordant d'adaptabilité. Une représentation que l'on pourrait qualifier de "théâtre brut", dénuée de conventions traditionnelles et non influencée par la culture dominante, mais empreinte d'une spontanéité sincère et d'une originalité indéniable. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Autoportrait à ma grand- mère Texte, mise en scène et interprétation Patricia Allio Crédit photo ©Emmanuel Valette Théâtre du Rond-Point 12 — 21 octobre 2023 • Du mardi au vendredi, 20h – samedi, 19h - dimanche, 15h30 • Relâche lundi 16 octobre • Durée 1h25

  • Allosaurus : Rencontre au coin de la cabine

    Imaginez si nous remontions au temps des dinosaures ? À cette époque où les cabines téléphoniques étaient à chaque coin de rue, avant que les technologies modernes ne prennent le dessus. Le temps a cette étrange capacité à mêler nostalgie et innovation. C'est exactement là que Jean-Christophe Dollé nous emmène avec « Allosaurus »… À la rencontre de ces sentinelles d'un temps révolu. Avec ce spectacle, Jean-Christophe Dollé nous fait « rappeler ce monde autrefois incertain et fragile, où l'on pouvait perdre un numéro de téléphone noté sur un morceau de papier, ignorer d'où venait un appel, attendre ou être simplement injoignable ». Une lumière dans la ville ! Lou, Had et Tadz sont des inconnus l'un pour l'autre, mais, sans le savoir, ils sont destinés à se rencontrer. Pourtant, pendant longtemps, ceux qui cherchaient continuellement un amour perdu ou une humanité retrouvée se sont croisés sans vraiment se voir ou se prendre en compte... jusqu'à ce qu'une cabine téléphonique, lieu d'espoir et de désillusion, les rassemble. Une idée sublime L'originalité du spectacle est frappante. Au lieu de recourir à des éléments scéniques attendus, Dollé surprend son audience en mettant en avant un objet du quotidien : la cabine téléphonique. De plus, quelques spectateurs sont choisis chaque soir pour apparaître discrètement, tels des silhouettes anonymes, constituant le cœur vibrant de la ville. Avec une somptueuse scénographie de Marie Hervé et une musique mi-électro, mi-envoûtante, interprétée en direct par Noé Dollé, ce conte contemporain nous pousse à considérer d'un œil neuf ceux que nous reléguons à la périphérie. Il met en lumière les petites imperfections de la vie tout en célébrant le charme mystérieux du hasard. La fusion entre spectateurs et acteurs rend les frontières entre réalité et fiction floues, offrant une expérience immersive. L'émotion du spectacle est tangible, se ressentant dans chaque silence, chaque regard échangé entre Lou, Had et Tadz. La scénographie de Marie Hervé, alliée à la musique de Noé Dollé, intensifie cette émotion. L'apogée émotionnelle survient lorsque le public comprend que, malgré les tracas de la vie, le destin peut révéler une beauté inattendue. "Allosaurus" est plus qu'un spectacle, c'est une plongée introspective. Il touche nos sens, émeut nos cœurs et rappelle la beauté éphémère de chaque moment. Bien que le spectacle puisse sembler un peu long, il reste un ravissement pour les yeux et l'esprit. Dans un monde toujours en mouvement, il offre une parenthèse, un voyage dans un univers où l'émotion est reine. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Allosaurus [même rue, même cabine] De Jean-Christophe Dollé Mise en scène Clotilde Morgiève, Jean-Christophe Dollé Avec Yann de Monterno, Clotilde Morgiève, Jean-Christophe Dollé, Noé Dollé (musique) Scénographie et costumes Marie Hervé Lumière Simon Demeslay Son Soizic Tietto Photo © Pascal Gély Théâtre-Studio Alfortville 7 novembre > 2 décembre 2023 • Du mardi au samedi à 20h30 • Durée 1h25 • À partir de 12 ans

bottom of page