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- "Vidéo Club : Quand la transparence met le couple à l'épreuve
Depuis vingt-cinq ans, Justine et Jean-Marc ont partagé des moments de bonheur, de doutes et de crises. Pourtant, rien ne les avait préparés à cette sidérante découverte : une webcam cachée, filmant sans relâche l'intimité de leur cuisine. Dans "Vidéo Club", comédie habilement orchestrée par Sébastien Thiery, ce couple autrefois solide se trouve confronté à ses zones d'ombre les plus secrètes. L'idée de cette pièce est née lors d'un dîner, où Sébastien Thiery s'est demandé comment une simple scène de dispute pourrait être interprétée différemment si elle était filmée. Ce concept original est au cœur de "Vidéo Club". Chaque vidéo reçue sert de miroir, reflétant leurs actions et paroles, et mettant en lumière la subjectivité de la vérité et de la perception. La pièce, mise en scène avec finesse par Jean-Louis Benoît, navigue entre humour et introspection. Noémie Lvovsky et Yvan Attal y sont magistraux Leur talent insuffle une profondeur unique à cette comédie déjà riche en émotions. Yvan Attal, incarnant Jean-Marc, se distingue par son cynisme mordant et une mauvaise foi parfaitement jouée. Chaque mot et geste dévoile les dilemmes d'un homme confronté à ses imperfections tout en cherchant à sauvegarder son image. Avec une maîtrise remarquable, Attal représente cette dualité, oscillant entre humour noir et touchante vulnérabilité. Parallèlement, Noémie Lvovsky, dans le rôle de Justine, contraste en incarnant la sensibilité à fleur de peau. Elle exprime avec brio les sentiments d'une femme tiraillée entre la préservation de l'unité de son couple et la confrontation à ses propres dérapages. Avec une intensité touchante, Lvovsky confère à Justine une profonde authenticité, la rendant aussi palpable qu'humaine. Leur alchimie à l'écran est électrisante. La complicité naturelle entre ces deux comédiens donne vie à une danse émotionnelle riche, faite de tensions et d'affections, d'oppositions et de compréhensions. Leur performance conjointe rend leurs personnages tellement réels que le public est emporté dans un maelström d'émotions, oscillant entre le rire, la réflexion et une profonde empathie. Mais au-delà des rires et des larmes, "Vidéo Club" pose une question fondamentale : peut-on vraiment tout partager au sein d'un couple ? Dans notre ère numérique, où technologie et surveillance omniprésentes interpellent, la pièce apporte une réflexion pertinente sur la vie privée et la confiance. "Vidéo Club" est l'un des joyaux théâtraux de la saison. Il associe humour, sensibilité et réflexion pour offrir un regard frais sur les dynamiques de couple. C'est une œuvre à la fois divertissante et profonde qui mérite toute notre attention. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Video Club De Sébastien THIERY Avec Yvan ATTAL et Noémie LVOVSKY Mise en scène Jean-Louis BENOIT Théâtre Antoine À partir du 14 Septembre 2023 • Du Mardi au Vendredi à 21H • Samedi à 16h et 21h
- Le Mystère Sunny : Une joute théâtrale entre vérité et manipulation
Dix ans après un verdict qui a ébranlé le monde, ce spectacle nous plonge dans une confrontation mémorable entre Claus Von Bülow et son avocat de défense, Alan Dershowitz. Les lumières de Noël illuminent New York, offrant le cadre d'une rencontre où vérité, doute et manipulation se côtoient. Transcendant la réalité d'une affaire judiciaire des années 1980, la pièce, signée Alain Teulié, met en scène un Claus, de retour à Manhattan. Le suspense réside dans l'ambiguïté de ses intentions : confession d'un crime ou simple renouée de relations passées avec Dershowitz? Cette danse émotionnelle entre avocat et client, mise en scène par Dominique Guillo, est sublimée par la performance de Patrick Chesnais et Nicolas Briançon. Ces deux acteurs de renom naviguent entre force et finesse, plongeant le public dans une histoire riche en émotions, en psychologie et en manipulations. L’absence de Sunny, la victime, sert de toile de fond à cette confrontation, rendant l'intrigue d'autant plus poignante. Le magnifique décor et les éclairages enveloppent le public, accentuant l'atmosphère tendue de la pièce. Cependant, malgré le talent des acteurs et la mise en scène soignée, certains spectateurs pourraient ressentir un manque de rebondissements et une certaine prévisibilité dans les interactions. Bien que le texte soit solide, il pourrait par moments sembler manquer de dynamisme. De plus, la mise en scène sobre de Guillo, bien que réussie, pourrait donner l'impression d'une certaine linéarité. Toutefois, il est indéniable que "Le Mystère Sunny" offre une expérience théâtrale singulière, évoquant un mystère qui demeure non résolu. Alors que certains y verront une profonde introspection de la nature humaine, d'autres pourraient la trouver moins captivante qu'anticipé. Quoi qu'il en soit, cette pièce contemporaine s'appuyant sur une histoire vraie est un spectacle à ne pas manquer. Entre faits réels et interprétations scéniques, "Le Mystère Sunny" suscite réflexion et débat. Une pièce qui, à coup sûr, ne laissera personne indifférent. Avis de Foudart 🅵🅵 Le Mysyère Sunny Une Pièce d’Alain TEULIÉ Mise en scène Dominique GUILLO Avec Patrick CHESNAIS et Nicolas BRIANCON Décor Jean HAAS • Costumes Jean-Daniel VUILLERMOZ • Lumières Laurent BÉAL Crédit photo © Fabienne RAPPENEAU Théâtre Montparnasse À partir du 12 septembre 2023 • Mercredi, jeudi, vendredi et samedi à 21h • Samedi à 18h • Dimanche à 15h30 • Relâches exceptionnels les 4, 8 et 15 octobre • Durée 1h30
- Les coups de Cœur ❤️ de FOUDART : les Incontournables de la Rentrée 2023
Cette rentrée dévoile un riche éventail artistique, oscillant entre émotion, surprise et introspection. Chaque création possède son identité propre, évoquant des histoires qui sondent l'humain, de ses tourments intérieurs à la poésie du quotidien. Zoo Story : Plongée vertigineuse signée Edward Albee au cœur de l'âme. Chaque silence retentit autant que les mots. Au THÉÂTRE DE POCHE MONTPARNASSE. Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 Tachkent : Rémi De Vos conjugue comédie et introspection pour dépeindre la fragilité artistique et les coulisses du théâtre. Dans ce monde absurde, une mélancolie se dissimule derrière les rires. Une pièce qui résonne profondément sur l'art et l'être. STUDIO MARIGNY. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 ELDORADO 1528 : Dirigé par Alexis Moncorgé, revivez le voyage tragique d'Alvar Nuñez Cabeza de Vaca. Une représentation visuelle époustouflante. Au THÉÂTRE DU PETIT MONTPARNASSE. Avis Foudart 🅵🅵🅵 Les Téméraires : L'Affaire Dreyfus revisitée comme une comédie historique mettant à l'honneur le combat de Zola et Méliès. À la COMÉDIE BASTILLE. Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 Le Beau Monde : Un poème en mouvement sur notre relation au temps présent et le patrimoine que nous léguons. En tournée. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Il n’y a pas de Ajar : La plume de Delphine Horvilleur livre une pièce poignante sur les cicatrices des tragédies intergénérationnelles. Au THÉÂTRE DE L’ATELIER. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Quand je serai grand, je serai Nana Mouskouri : Immersion dans un univers de singularité et d'enchantement à travers le regard d'un jeune fan. Au STUDIO HEBERTOT. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 L'Amour Fou : Jacques Rivette nous offre une magistrale relecture cinématographique, flirtant avec la réalité et la fiction. À l'affiche. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 L'art demeure un pilier central de notre société, interpellant, reflétant et inspirant. Ces pièces et films ne sont pas de simples divertissements ; elles invitent à la contemplation, à la conversation, à l'introspection. Rentrée 2023 : une exploration artistique foisonnante, une odyssée d'émotions et de découvertes.
- Tachkent : Quand l'Absurde Révèle la Fragilité de l'Artiste
Rémi De Vos nous offre une fusion entre le théâtre fluide de divertissement et un texte à la manière de Thomas Bernhard chez Feydeau, selon Hervé Pierre. Si "Tachkent" s'annonce comme une comédie loufoque presque une farce, elle transcende la simple distraction : elle fait émerger, sous des éclats de rire, la fragilité de l'artiste, les coulisses du théâtre et la complexité des rapports humains. L'intrigue est centrée sur un auteur dramatique, isolé et apparemment déconnecté de la réalité. Sa voix ne se libère que pour critiquer avec véhémence les metteurs en scène qui ont osé monter ses pièces. Autour de lui gravitent des figures tout aussi décalées : sa maîtresse, une toiletteuse pour chiens, impatiente de profiter de ses droits d’auteur après sa mort, un interprète de ses textes et son ancienne compagne, une actrice renommée. Cette troupe hétéroclite nous plonge dans une danse absurde où les limites de la raison sont sans cesse repoussées. Rémi De Vos, avec sa plume acérée, ne se contente pas de caricaturer le monde du théâtre. Il expose les coulisses, la dynamique des ego, la quête de reconnaissance, la solitude de l'écriture et les travers humains. L'œuvre, tout en offrant des éclats de rire, dévoile une mélancolie existentielle profonde. Dan Jemmett, pour sa part, affronte ce texte qui remet en question le rôle même du metteur en scène. Il décrit "Tachkent" comme un véritable dédale, un rubik's cube sans mode d’emploi. Et, insistant sur le rôle central de l'humour : « il faut démanteler ce texte par l’humour. C’est la clé selon moi. Parce que si nous voulons être plus intelligent que le texte, ça ne marchera pas. » La pièce s'amuse à brouiller les pistes, joue avec nos perceptions, mélangeant réalité et illusions pour finalement mettre en lumière la condition de l'auteur et les dynamiques du monde théâtral. Les personnages, magnifiquement incarnés par un casting d'exception, sont à la fois uniques, flamboyants, excessifs et émouvants. Leurs échanges percutants reflètent la finesse du texte de De Vos et la mise en scène vibrante de Jemmett. Au-delà de l’humour et de la farce, "Tachkent" est une réflexion sur l'existence, l'art et le métier d'artiste. Rémi De Vos, avec une férocité burlesque, pose un regard lucide sur notre monde et sur le rôle de l'artiste en son sein. Cette pièce, à la fois divertissante et profonde, invite le public à rire, à réfléchir et à ressentir. "Tachkent" est une célébration du théâtre, un hommage aux artistes, mais surtout une invitation à reconnaître la fragilité humaine à travers l'absurde. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 TACHKENT Une pièce de Rémi De Vos Mise en scène Dan Jemmett Avec Hervé Pierre, Clotilde Mollet, Grégoire Œstermann, Valérie Crouzet Crédit photo @PaulBourdrel STUDIO MARIGNY Actuellement Du mardi au samedi à 20h • les samedis à 16h et 20h • les dimanches à 15h30
- PIERRE FEUILLE PISTOLET : le minivan de l’émotion
Depuis le début de l'invasion russe en Ukraine en février 2022, plus de 14,5 millions d'habitants ont fui leur pays, cherchant refuge principalement en Pologne. Ces chiffres sont accompagnés de 4,7 millions de personnes déplacées à l'intérieur du pays, fuyant l'est pour trouver sécurité dans l'ouest. L'évacuation massive des civils est l'un des phénomènes les plus marquants de cette guerre, qui se déroule si près des frontières du monde occidental. Maciek Hamela, réalisateur et bénévole, déclare : « Dans ce film, je suis à la fois réalisateur, chauffeur, organisateur, bénévole, interprète et confident ». À bord de son van polonais, il parcourt les routes de l'Ukraine, évacuant les habitants fuyant leur pays suite à l'invasion russe. Au cours des opérations d'évacuation, le réalisateur Maciek Hamela a parcouru plus de 100 000 kilomètres pour secourir des civils. À travers son rétroviseur, de manière discrète mais engagée, il a recueilli des dizaines d'heures de témoignages puissants et bouleversants. « Ma mission première est de localiser les personnes nécessitant une évacuation et de leur assurer un hébergement et des soins adaptés. Cela m'a constamment poussé à agir et à chercher des solutions. Lorsqu'ils me parlent, c'est à l'homme-orchestre que je suis qu'ils s’adressent ». Le véhicule devient alors un refuge éphémère Un sas conduisant vers la sécurité, une zone de confiance et de confidences pour des personnes laissant tout derrière elles, avec pour seul objectif de trouver une possibilité de vie pour elles et leurs enfants. Toutes les classes sociales et toutes les générations voyagent à bord de ce van À chaque trajet, différentes personnes ou familles évoquent leurs propres sentiments et leur expérience de la guerre, partagent leurs points de vue, leurs émotions, révèlent leurs peurs, leur état d'esprit et leurs espoirs. Ces confessions et échanges d'expériences forment alors un récit global qui documente le destin de l'humanité, bouleversée par une transformation existentielle « La plupart du temps, les passagers ne se connaissent pas les uns les autres, et chaque histoire est racontée, souvent pour la première fois ». Ces échanges évoquent souvent les problèmes quotidiens d'avant l'invasion du pays, nous permettant de comprendre que leurs vies n'étaient pas si différentes des nôtres avant d'être brutalement interrompues par la guerre « Les expériences de la semaine ou du mois précédents se mêlent aux conversations sur l'avenir proche et lointain, souvent accompagnées d'inquiétude ». Ces échanges nous font ressentir le moment crucial où une personne « devient réfugiée » Où elle effectue la transition entre le passé et le futur et doit réagir à la perte, à la nécessité de prendre des décisions rapides et de compter sur l'aide de personnes qui lui sont étrangères. Les enfants occupent une place importante dans ces récits. Ils s'expriment sans filtre, exprimant leurs peurs et leur méfiance. Leurs réactions spontanées lorsqu'ils quittent leur foyer offrent un aperçu poignant du drame de l'exil forcé, l'une des plus grandes menaces de notre époque. À l'intérieur du véhicule, la caméra est positionnée en face des passagers, rarement en mouvement. La bulle éphémère offerte par le minivan favorise des conversations franches et les dialogues créent une dynamique dans le cadre, guidant librement notre regard entre le conducteur et les passagers. Ce huis clos sur roues est rythmé par des scènes d'adieux, de présentations et de retrouvailles, marquant le début ou la fin de chaque histoire et créant naturellement les chapitres du film. Mais comme c'est souvent le cas dans les situations dramatiques, le rire trouve également sa place. Parfois, ces échanges prennent un ton léger qui contraste avec le contexte tragique, échappant ainsi aux récits de guerre stéréotypés auxquels on pourrait s'attendre. À travers les fenêtres du minivan, le paysage implacable de la guerre défile sous nos yeux : les chars sur la route, les bombardements au loin, les points de contrôle. Ils constituent un arrière-plan silencieux aux conversations, mais malgré cette apparente tranquillité, les maisons calcinées, les vitres brisées et les débris de missiles incrustés dans les routes s'imposent à notre regard. Ces images représentent un monde effondré qui ne sera plus jamais le même. Ainsi se tisse le fragile fil des émotions qui guide la narration de ce film Les histoires, toutes différentes, se mêlent et résonnent entre elles. Les plans fixes nous rapprochent avec force et précision de ces personnes qui partagent avec nous leur moment de vie exceptionnel. PIERRE FEUILLE PISTOLET (In the Rearview) est également l'écho d'une mobilisation spontanée, massive et parfois surprenante, ainsi que le témoin d’un rapprochement historique entre deux pays marqués par un passé commun difficile. Ce sursaut inattendu nous prouve-t-il que la fraternité entre les peuples peut surgir là où on l'attend le moins ? Avis Foudart 🅵🅵🅵 PIERRE FEUILLE PISTOLET SORTIE LE 8 NOVEMBRE UN FILM DE MACIEK HAMELA 2023 – Pologne, France, Ukraine – 85 minutes
- Zoo Story : Plongée Théâtrale d'Edward Albee dans les Abysses Humains
"Zoo Story", signé Edward Albee, est un cocktail envoûtant de suspense, simplicité, excentricité, silence et intensité. À la croisée de Central Park, deux inconnus, Jerry et Peter, se confrontent sur un banc, enlisés dans une conversation qui glisse rapidement vers l'obscurité. Une exploration intense des méandres de l'esprit humain Edward Albee, célèbre pour "Qui a peur de Virginia Woolf?", nous ensorcelle par ses récits captivants. Bien que son théâtre soit souvent étiqueté comme absurde, il transcende ici cette simple étiquette pour se positionner comme une quête audacieuse des frontières de la narration scénique. La Métaphore du Zoo Avec "Zoo Story", Albee peint une société s'éloignant de son essence, érigeant des barrières entre elle et la nature, et entre ses propres membres. Cette séparation, accentuée par la technologie omniprésente, nous isole, nous enferme en créant les conditions d’une grande détresse et d’une immense solitude. Mais, à travers le désespoir de Jerry « Il faut bien trouver un moyen d’entrer en relation… », ce spectacle nous rappelle l'importance cruciale des relations humaines. Musique et Silences: Partenaires Silencieux de la Narration « La musique, les sons et les silences occupent une place prépondérante aussi bien au théâtre qu'au cinéma. » Ils ne se contentent pas de soutenir la narration, ils en deviennent des éléments constitutifs. Dans la pièce "Zoo story", ces silences, presque palpables, entre les personnages ne sont pas de simples pauses. Ils tissent les liens entre eux, définissant la dynamique de leur relation. « Il était crucial de ménager ces espaces, ces moments de silence et d’harmonie musicale, car ils nous fournissaient les outils nécessaires à notre expression. » Sylvain Katan, en collaboration avec son partenaire de scène de vingt ans, exploite ces éléments sonores pour créer une symphonie d'interactions. Ensemble, ils se comportent comme deux musiciens en parfaite synchronisation, anticipant chaque respiration, chaque pause et chaque mouvement de l'autre pour créer un ballet harmonieux et vibrant. Avec une traduction soigneusement élaborée mettant en lumière chaque nuance et la quintessence de l'œuvre, cette représentation est un festin pour ceux qui apprécient l'humour noir teinté d'humanisme mordant et de finesse. Un spectacle incontournable! C'est un joyau essentiel, une expérience théâtrale à vivre pour quiconque aspire à être touché, diverti et convié à une introspection profonde. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 ZOO STORY Une pièce d’Edward Albee Traduction et mise en scène Pierre VAL Avec Sylvain KATAN et Pierre VAL Lumières François LOISEAU Crédit photo © Alejandro Guerrero THEATRE DE POCHE MONTPARNASSE Actuellement • Du mardi au samedi 21h, dimanche 17h
- "La Contrebasse" avec Vanier : Un Voyage Virtuose dans l'Âme Humaine
Le monde théâtral rencontre rarement une œuvre comme "La Contrebasse", défiant le temps et les interprétations. Acclamée pour son humour tranchant, la pièce de Patrick Süskind, autrefois brillamment incarnée par Jacques Villeret, trouve aujourd'hui en Jean-Jacques Vanier son nouveau visage. C'est un joyau du théâtre populaire contemporain, mêlant noirceur, douleur et un humour saillant tout en restant accessible. Jean-Jacques Vanier, seul en scène avec sa contrebasse, l'aborde avec une combinaison de sensualité et de répulsion. Ce personnage tourmenté nous plonge dans ses mélancolies, passions, colères, rêveries et ivresses. Il dévoile progressivement, au fil de son monologue, la relation tumultueuse qu'il entretient avec son instrument, explorant ses dilemmes existentiels, sa perception de la musique, sa déception amoureuse, et son rôle de "prolétaire" de l'orchestre. Pour le metteur en scène, Gil Galliot, le personnage est "un naufragé de l'existence". La contrebasse devient tour à tour son phare, son refuge, mais aussi son fardeau. Elle symbolise ses émois, ses tourments et ses aspirations, oscillant entre être son amour, sa gardienne et sa captivité. C'est cette complexité qui sublime la pièce. Galliot loue également le talent singulier de Vanier à incarner ce rôle complexe, faisant ressentir une gamme d'émotions diverses. Jean-Jacques Vanier, avec son humour aiguisé, parvient à la fois à émouvoir et à amuser. Son interprétation allie humour, finesse et humanité. Plus qu'un simple musicien frustré, "La Contrebasse" dresse un portrait vivant d'une âme en quête, cherchant refuge dans la musique. C'est une introspection de la condition humaine, des relations que l'on noue et du pouvoir salvateur et destructeur de la musique. "La Contrebasse" est une réflexion profonde sur nos aspirations, nos angoisses et nos insatisfactions, traitant de l'amour, de la haine, de la passion et du sacrifice. Avec Jean-Jacques Vanier, cette pièce intemporelle trouve une nouvelle résonance, touchant une nouvelle génération tout en saluant ses précédents maîtres. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 LA CONTREBASSE de Patrick Süskind Traduction Bernard Lortholary Mise en scène Gil Galliot Avec Jean-Jacques Vanier Crédit photo © Karine Letellier THÉÂTRE LE LUCERNAIRE Actuellement • Du mardi au samedi à 19H00, 16h00 le dimanche • Durée 1h25
- L'Éducation sentimentale de Flaubert : Une épopée sentimentale rock et moderne
Huit années après le retentissant succès de "Madame Bovary" mis en scène par le duo Molaro-Kapps, ces derniers, avec la collaboration de Paul Emond pour l’adaptation, réinventent l'œuvre majeure de Flaubert dans une version rock, moderne et dynamique. Le parcours de Frédéric Moreau, l'anti-héros par excellence, nous est dévoilé. Se situant pendant la Monarchie de juillet, entre Nogent et Paris, ce personnage oscille entre tribulations amoureuses et turbulences politiques. D'un roman politique et intimiste, ils ont su créer un spectacle vibrant et survolté. Un reflet de notre société "L'Éducation sentimentale" n'est pas qu'une simple histoire d'amour; c'est une fresque historique qui met en lumière la naissance de la Deuxième République, les tumultes de la Révolution de 1848 et l'ascension du Second Empire. Au travers de cette fresque, l'apathie de Frédéric Moreau face aux défis politiques et sociaux de son époque nous est présentée comme un miroir de la passivité contemporaine face aux enjeux actuels. Ainsi, le récit semble résonner avec la situation actuelle, remettant en question notre engagement tant sur le plan personnel que politique. Une symphonie musicale sentimentale Dans cette adaptation, la musique joue un rôle prépondérant. Composée en étroite collaboration entre Sandrine Molaro et Gilles-Vincent Kapps, elle est non seulement un accompagnement mais une véritable troisième voix. La musicalité du spectacle se déploie en une partition cinématographique et intimiste. Ainsi, la musique enrichit l'expérience théâtrale, fusionnant acoustique et électronique pour mieux traduire les émotions. Un triomphe théâtral De l'adaptation de "Madame Bovary" à celle de "L'Éducation sentimentale", le trio Paul Emond, Sandrine Molaro et Gilles-Vincent Kapps démontre à nouveau son talent indéniable. Grâce à une mise en scène créative et innovante, les mots de Flaubert sont magnifiés. Le jeu des comédiens Molaro et Kapps, alliant narration et interprétation, rend justice à la beauté de l'œuvre de Flaubert. À travers cette représentation théâtrale, on est captivé par le récit de Frédéric Moreau, ce "loser" qui, par son inaction, laisse échapper ses rêves et illusions. Toutefois, loin de n'être qu'une critique acerbe, cette œuvre nous rappelle qu'il n'est jamais trop tard pour s'engager et poursuivre nos aspirations. Cette adaptation de "L'Éducation sentimentale" est un incontournable pour tous les amateurs de théâtre et de littérature. Elle offre une relecture moderne d'un classique, démontrant que l'art, malgré les années, reste universel et intemporel. Avis de Foudart 🅵🅵 L’ÉDUCATION SENTIMENTALE De Gustave FLAUBERT Libre adaptation Paul EMOND Mise en scène et interprétation Sandrine MOLARO et Gilles-Vincent KAPP Crédit photo © Pascal Gely THEATRE DE POCHE MONTPARNASSE Actuellement • Du mardi au samedi 19h, dimanche 15h
- Le Grand Œuvre de René Obscur : Une épopée cinématographique hors du commun
"Le Grand Œuvre" de René Obscur, à l'affiche au Cirque électrique du 12 au 24 septembre 2023, marque une nouvelle étape audacieuse pour Bertrand de Roffignac, talent issu de la prestigieuse troupe du Théâtre du Soleil. il s'était déjà illustré par sa performance mémorable dans "Ma Jeunesse Exaltée" d’Olivier Py, présenté au festival d'Avignon. Aujourd'hui, il étonne en triplant la mise : auteur, metteur en scène et interprète. Cette pièce, suite attendue des "Sept Colis sans Destination" de Nestor Crévelong - un succès au Théâtre de Vanves et au Festival Impatience au Centquatre-Paris - nous plonge dans une odyssée cauchemardesque conjuguant théâtre, cirque, cinéma et danse. Dans une société dystopique, René Obscur, réalisateur audacieux, conçoit une caméra révolutionnaire capable d'offrir une jouissance sexuelle et spirituelle inégalée tout en défigurant irrémédiablement les acteurs qu’il capture. La quête de René pour le film parfait attire l'attention du riche héritier Ange Cratère. La mise en scène est impressionnante, rappelant l'esthétique des films fantastiques à l'instar de "La Cité des enfants perdus" de Caro et Jeunet. La pièce explore les liens entre pornographie et politique, art, désir et argent. Le début mystérieux happe et électrise mais qui s’étiole sur la longueur Bien que la pièce se distingue par une esthétique saisissante et une énergie indomptable, illustrée par des scènes visuelles époustouflantes - telles que cette projection filmique extatique ou cette séquence magistrale dans laquelle le réalisateur, caméra en main, s'envole dans une transe créative - elle offre également des instants empreints d'une délicatesse sublime, en particulier lors des numéros de danse et de voltige. Ces performances, magnifiées par une trame sonore rock et des éclairages audacieux, font parfois place à une surabondance théâtrale. Des monologues surchargés tendent à l'excès de verbiage, faisant ainsi perdre à l'œuvre son essence première, au risque de désorienter et d'instaurer même un certain malaise. Même le jeu, gagnerait à être nuancé Le jeu excessif des comédiens manquent parfois de nuances, et ce vacarme finit par l’emporter sur le reste. Malgré tout, l’œuvre est d’une inconditionnelle originalité et Bertrand de Roffignac continue de repousser les limites du théâtre conventionnel, proposant une œuvre à la fois perturbante et fascinante, qui laisse une trace indélébile dans notre esprit. Une dystopie cinématographique, cauchemardesque et mégalo, sortie de l’imagination éruptive et transgressive de Bertrand de Roffignac. Avis de Foudart 🅵 Le Grand Œuvre de René Obscur Conception, texte et mise en scène Bertrand de Roffignac Scénographie Henri-Maria Leutner Création Sonore Axel Chemla Avec Adriana Breviglieri, Axel Chemla, Bertrand de Roffignac, Gall Gaspard, Marion Gautier, Xavier Guelfi, Loup Marcault-Derouard, François Michonneau, Pierre Pleven, Erwan Tarlet, Baptiste Thiébault Crédit photo ©Christophe Raynaud de Lage , ©Vahid Amanpour Cirque électrique Du 12 au 24 Septembre 2023 • Du mardi au samedi à 21h - dimanche à 18h • durée 2h Bertrand de Roffignac - Actualités automne 2023 * du 11 au 26 novembre : Ma jeunesse exaltée - Théâtre Amandiers Nanterre - TNP Villeurbanne * 13 et 14 décembre : Les Sept Colis sans Destination de Nestor Crévelong au Centquatre-Paris dans le cadre du Festival Impatience
- ELDORADO 1528 : Une Épopée Inoubliable
Chaque histoire a un commencement, une conclusion, et entre les deux, se déroule un miracle. Si vous lisez ces lignes, si vous allez voir ce spectacle, c'est que vous croyez aux miracles, n'est-ce pas? Alexis Moncorgé, grâce à son incommensurable talent, nous rappelle cette sensation d'être un enfant écoutant un conte avant le coucher. Un conte sur l'exploration, l'humanité et le voyage intérieur. En 1528, Alvar Nuñez Cabeza de Vaca, un conquistador espagnol, débarque en Floride avec l'espoir de découvrir la légendaire cité d'Eldorado. Malheureusement, son voyage se solde par un désastre, aboutissant à un naufrage. Mais huit ans après cette tragédie, Alvar fait une réapparition au Mexique, méconnaissable, presque nu, et à la tête d'un cortège de mille indigènes. Mais que s'est-il vraiment passé durant cette disparition ? Quels mystères, quelles révélations ont façonné l'homme qu'il est devenu ? "ELDORADO 1528" nous entraîne dans le sillage de cet explorateur, dévoilant pas à pas l'une des sagas les plus incroyables de l'ère de la découverte. Acclamé lors du OFF Avignon 2023, des critiques dithyrambiques fusent : "Une odyssée mémorable!", "Magistral conteur", ou encore "Moncorgé, l'orateur inégalé". Ce succès est attribuable non seulement à la performance transcendante d'Alexis Moncorgé, mais aussi à la vision de la metteuse en scène, Caroline Darnay, qui nous rappelle que l'histoire, dans son ensemble, est façonnée par des destins individuels aussi vibrants et fascinants que celui d'Alvar. Pour Alexis Moncorgé, la pièce est bien plus qu'un récit historique. C'est une introspection sur la nature humaine, un questionnement sur nos désirs les plus intimes et un hommage à l'humanisme d'un homme qui a choisi d'aller à contre-courant de son époque. Caroline Darnay l'exprime avec justesse : « Mettre en scène, n'est-ce pas avant tout révéler ? ». Elle nous invite à voir au-delà des faits, à vivre l'expérience aux côtés d'Alvar, à marcher avec lui à travers le Nouveau Monde, à découvrir la tribu des Charrucos et la Cité majestueuse du Désert. « ELDORADO 1528 » n'est pas seulement une pièce, c'est un voyage, une exploration et une redécouverte de notre humanité. Les retours des spectateurs en témoignent : « c'est une œuvre fascinante, passionnante et remarquablement interprétée. Pour tout aventurier de l'âme, c'est une expérience à ne pas manquer ». Entouré par l'ingéniosité visuelle de Caroline Darnay, la magie lumineuse de Denis Koransky et les mélodies ensorcelantes de Romain Trouillet, Alexis, auréolé de ses succès dans "Amok" et "Rouge", est transcendant. Il se métamorphose sous nos yeux, endossant une myriade de rôles avec une aisance déconcertante. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 « ELDORADO 1528 » Une pièce écrite et interprétée par Alexis MONCORGE mise en scène Caroline DARNAY Avec Alexis MONCORGÉ Scénographie Morgane BAUXCostumes Colombe LAURIOT PREVOSTLumières Denis KORANSKYMusique Romain TROUILLETPhotographies Fabienne Rappeneau & Julien Jovelin Théâtre du Petit Montparnasse Actuellement à 19h00
- La Gaîté Lyrique, une mosaïque de la modernité
ACTION! Un simple mot qui évoque un monde de mouvement, de dynamisme, de créativité. C'est sous cet impératif que s'annonce l'ouverture de "La Fabrique de l'époque" à la Gaîté Lyrique. Un lieu qui, loin d'être seulement un espace d'exposition ou de performance, semble vouloir se poser comme le cœur battant de la culture contemporaine. Mais qu'est-ce qui rend cette Fabrique si singulière ? Depuis mai, ce lieu fusionne création et engagement, marquant la rencontre entre curiosité et conscience… et l'automne s'annonce chargé d'événements exceptionnels ! De l'éclat des points de vue africains aux puissantes voix des féministes iraniennes, La Fabrique nous offre une immersion dans les dialogues contemporains. Une sollicitation à revoir les récits dominants et à étendre nos perspectives. Chassol, avec son flair artistique, réinterprète les films Gaumont, nous rappelant l'impact indélébile du cinéma dans la construction de nos imaginaires collectifs. Tout en explorant la riche histoire du septième art. Les écoles d'art nationales et les résidences d'artistes internationales ont également trouvé leur place dans cette mosaïque culturelle. Et pour les plus jeunes ? Une programmation dédiée qui promet d'éveiller et d'inspirer les esprits de demain. Au cœur de tout cela, La Gaîté Lyrique n'est pas seulement un espace, mais un sentiment. Un endroit pour se rencontrer, partager, créer, ou tout simplement pour s'évader avec un bon livre et un verre à la main. ACTION! Que la découverte commence Alors, si vous cherchez à redéfinir votre rapport à la culture, à découvrir des perspectives nouvelles et à vous immerger dans un univers foisonnant d'idées et de créativité, marquez vos calendriers : du 12 septembre au 22 décembre, la Gaîté Lyrique est l'endroit où il faut être. ACTION! Gaité Lyrique Du 12.09 au 22.12.23
- One Song: L'Unité par la Répétition
La performance de la metteuse en scène belge Miet Warlop, "One Song", est une ode à la puissance collective de la musique. Au sein d'un stade transformé, des artistes de différents horizons, des musiciens aux pom-pom girls, s'unissent pour interpréter une seule chanson. Cette représentation explore la capacité d'une chanson à unir une communauté malgré les obstacles et les différences. La Nature Cyclique de l'Art Le travail de Warlop reflète une approche cyclique, illustrée par la répétition de thèmes et de motifs tout au long de sa carrière. Elle aborde le théâtre non pas comme une série d'événements isolés, mais comme un ensemble d'expériences interconnectées, influencées par des moments personnels et des interactions artistiques. L'effort physique, en particulier, est un élément central de son travail. Dans "De Sportband / Afgetrainde Klanken", Warlop l'a utilisé comme une métaphore du voyage émotionnel qu'elle a entrepris après le décès de son frère, Jasper. La performance physique, associée à la musique, devient une célébration de la vie et un moyen de comprendre et de traiter la douleur. L'Interprétation Collective Dans "One Song", la notion d'effort s'étend à la performance collective. Chaque artiste est invité à s'aventurer hors de sa zone de confort, à expérimenter et à explorer de nouvelles formes d'expression. Cette dynamique crée un environnement où chaque individu, bien que performant, est indissociable du groupe. La pièce évoque également les complexités des interactions humaines. Les spectateurs, tout en étant encouragés à célébrer et à soutenir les artistes, peuvent également exprimer leur désapprobation, reflétant les défis auxquels sont confrontées les sociétés contemporaines. "One Song" de Miet Warlop est une exploration profonde de l'unité, de l'effort et de la persévérance. En mettant en scène des artistes qui repoussent leurs limites dans un environnement de soutien et parfois de critique, elle interroge notre capacité à trouver l'harmonie et la compréhension dans un monde de plus en plus fragmenté. Le spectacle est un rappel puissant de la capacité de la musique à unir, à guérir et à inspirer. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 ONE SONG Texte, conception et mise en scène Miet Warlop Avec Simon Beeckaert, Stanislas Bruynseels, Rint Dens (†), Judith Engelen, Elisabeth Klinck, Marius Lefever, Willem Lenaerts, Luka Mariën, Milan Schudel, Melvin Slabbinck, Joppe Tanghe, Karin Tanghe, Wietse Tanghe et Flora Van Canneyt Musique Maarten Van Cauwenberghe, accompagné par les membres du groupe. Crédit © Michiel Devijver THEATRE DU ROND-POINT Du 12 septembre au 1 octobre 2023 • Du mardi au vendredi, 19h - Samedi, 18h - Dimanche, 17h • Relâche : les lundis et jeudi 14, mardi 19, vendredi 22, mardi 26 et vendredi 29 septembre • Durée 1h Tournée 13 et 14 octobre 2023 Dublin Theatre Festival (IE) 19 et 20 octobre 2023 Transform Festival / Leeds (UK) 24 et 25 octobre 2023 Battersea Arts Centre / London (UK) 10 et 11 novembre 2023 Tanzquartier Wien (AT) 17 et 18 novembre 2023 Festival de Otoño / Madrid (ES) 22 et 23 novembre 2023 Mons arts de la scène / Mons (BE) 5 — 9 décembre 2023 Théâtre National Wallonie-Bruxelles (BE) 25 et 26 janvier 2024 Point Communs – Nouvelle Scène / Cergy-Pontoise 8 février 2024 CC De Werf / Alost (BE) 10 février 2024 C-Mine / Genk (BE) 15 — 17 février 2024 Théâtre de Liège (BE) 19 et 20 mars 2024 Le Lieu Unique / Nantes (44) 27 — 29 mars 2024 Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine (33) 5 et 6 avril 2024 PBA – Palais des Beaux-Arts / Charleroi (BE) 4 mai 2024 Cultuurcentrum Brugge (BE) 9 — 11 mai 2024 PAFFF – Stadsschouwburg De Harmonie / Leeuwarden (NL)


















