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- La croisade
Entre humour et pertinence politique Lorsque Jean-Claude Carrière a présenté l’idée de ce film à Louis Garrel, celui-ci n’y a pas cru tout de suite. Il trouvait que l’idée d’adolescents s’emparant d’écologie, ne sonnait pas juste et était assez peu crédible. Puis, une adolescente suédoise, se mobilisa et entama une grève de la faim. C'était Greta Thunberg. Quatre mois plus tard, il y avait toutes ces manifs de gosses. On peut dire que Jean-Claude a été prophétique ! Louis Garrel Abel et Marianne découvrent que leur fils Joseph, 13 ans, a vendu en douce leurs objets les plus précieux. Ils comprennent rapidement que Joseph n’est pas le seul, ils sont des centaines d’enfants à travers le monde associés pour financer un mystérieux projet. Ils se sont donné pour mission de sauver la planète. La croisade ne se veut, pas forcément, être un film militant La croisade est le troisième long-métrage de Louis Garrel après Les deux amis et L’homme fidèle. Quand j´ai commencé ce film, ce n'est pas du tout par militantisme. Je n'ai pas fait ce film en disant au spectateur « il faut absolument écouter ces gentils enfants ». Louis Garrel Après s’être documenté, Louis Garrel s’est aperçu que dès 1890, Ferdinand de Lesseps (qui a construit le canal de Suez) s’était déjà intéressé à l’idée de faire rentrée l’eau de la mer dans le désert algérien et Jules Verne a aussi écrit un livre qui s’inspire de ce projet, L'Invasion de la mer. Le projet de ces jeunes dans le film, n’est donc pas si irréaliste ! Avec beaucoup d’humour, Louis Garrel tente d’amener un peu de réflexion par le biais du divertissement, permet de stimuler les consciences et de réfléchir sur l’écologie et la place des jeunes dans notre monde, avec une extrême douceur. Avec l'humour, on ouvre plus de portes chez les gens. Louis Garrel Joseph Engel, ce jeune merveilleux comédien au charme certain qui porte totalement le film sur ses épaules est magnifiquement entouré par Louis Garrel, en père complètement dépassé, Laetitia Casta, en mère compréhensible. Avec de très jolis moments et une première scène hilarante, cette comédie qui pousse un peu les ficelles est trop courte mais le résultat est particulièrement tendre, rafraîchissant et jamais grotesque. Entre conte utopique et pamphlet politique, La traversée est un film pour la famille, tout simple et très bien écrit, assez proche des comédies de boulevard au théâtre et plein de belles vibrations et de poésie. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 J'espère que tout le monde rigole. Si les gens rient, ça veut dire que tu as touché un endroit qui est juste. Interview de Louis Garrel et de Laetitia Casta FREDERIC BONFILS. Je crois que ce film a été écrit bien avant la vague d’écologisme actuel ? LOUIS GARREL. personnellement, ce n’était pas du tout mon cheval de bataille de faire un film militant. Un jour Jean-Claude Carrière m'a dit « Regarde, j’ai écrit une première scène de film, dis moi ce que tu en penses » Je l’ai trouvée brillante, mais à la fin de la scène, le thème sur les enfants qui se passionnent pour l'écologie et le changement climatique est présenté. « Jean-Claude, mais c'est faux, c'est pas vrai, ça n'existe pas. Des enfants qui, tout d'un coup, penseraient à ça. Je n'y crois pas. Je n'y crois pas du tout. » J'en parle autour de moi. on me dit la même chose « Ça me gêne. Les enfants, c'est pas ça. » Jean-Claude est un peu vexé, mais il continue de travailler le scénario… et puis arrive Greta Thunberg, en Suède, il y a trois ans. Après sa grève de la faim, tout est parti très vite, les manifs… Je me suis dis « Bon, prenons le sujet, il y a un truc à faire » C’est fou ! Je vous l’assure. Quand, il y a 3 ans, j'en parlais aux gens, ça faisait film de science fiction ! Ça aurait pu être un film d'anticipation ? Oui. Jean-Claude était un visionnaire ! Il me disait de faire ce film rapidement « Autrement, on vas avoir l'impression que tu cours après le réel » Mais je ne voulais pas du tout faire un film qui donne des leçons de morale. Je voulais trouver une dynamique différente, D'où la comédie. On s’est dit avec Jean-Claude qu’on ouvrirait plus de portes si on faisait rire mes gens. Oui c’est bien et c’est nouveau car les films sur ce sujet donnent, quand même, pas mal de leçons. Laetitia, dans la première scène, je vous trouve vraiment très drôle. Je me suis dit que ça pourrait être une belle scène de théâtre. LAETITIA CASTA. Oui. On l’a tourné comme ça, en plan séquence. Abel et Marianne est un couple bien installé dans un bon confort bourgeois à qui il va arriver des choses extraordinaires par couches successives et ça devient comique. LOUIS GARREL. Marianne évolue assez vite, mais Abel reste coincé là où il est. LAETITIA CASTA. Louis se donne toujours des beaux rôles (Rire). Il est une sorte de clown dans le film. Il est complètement dépassé par la situation. Oui votre personnage est complètement à la ramasse ? LOUIS GARREL. (Rire) Nous avons voulu faire un film dans le style d’une comédie de boulevard, une fable écologique, une fable utopiste et un film d'aventure. On avait envie de mélanger plein de petites formes différentes. Un film où les enfants auraient l'air plus logique, plus épanouis et même surpuissants ? Oui ils sont surpuissants car en ce moment les scientifiques leur disent « il y a une merde qui va nous tomber dessus dans 30 ans si rien ne bouge ! » 30 ans, c'est pas loin ! Je pense qu’il faut déléguer beaucoup à la jeunesse, maintenant, sinon, on n'y arrivera pas ! Avec ces jeunes on a des mini « Einstein », des mini « Galilée ». Servons nous en ! Il y a cette scène aussi assez intéressante sur le déjeuner avec les amis, qui est à la fois très drôle, et assez anxiogène. LAETITIA CASTA. Il y avait cette volonté de montrer le fossé des générations. LOUIS GARREL. Historiquement, on fait face à un gap énorme qui n'a jamais été aussi grand entre deux générations. En 68, il y a eu un gap sur la libération sexuelle, sur la façon de vivre sa sexualité, ses histoires d’amours. Là, c'est vraiment plus violent. Les jeunes gens disent « On n'a pas envie de crever, on a pas envie de ne pas avoir les droits que vous avez eus. La beauté de la nature, vivre dans l'insouciance… Jean-Claude ne voulait pas trop, mais moi, je tenais vraiment à la scène du rêve de Joseph. Je rêvais que Joseph me tue. (Rire) Vous savez. Je pense qu'à un moment donné, si rien ne se passe, ça va devenir violent. Il va y avoir une violence infantile, c'est sûr. (Rire) Pourquoi une fin optimiste ? LAETITIA CASTA. On avait vraiment envie de finir avec une fable utopiste. C’était une question de charme, avant tout. Vous savez, au début, les enfants croient en leur projet. Puis, la mère est convertie - Le père aussi, mais peut-être plus par amour et par peur de se faire abandonner - et finalement, c'est le film qui finit aussi par y croire. Durant toutes ces années, Qu’avez-vous appris de Jean-Claude carrière ? LOUIS GARREL. En tant que scénariste, il y avait une chose très importante qu’il répétait tout le temps - qu’il tenais de Tchékhov, je crois - « Les personnages ne se définissent pas par une psychologie préétablie, mais par leurs actions. Les personnage sont définis par ce qu'ils font. » On cherche toujours une logique ou une une cohérence psychologique, mais dans la vie, on agit avant tout. La plupart du temps, on ne fait pas en fonction de ce qu'on pense. On agit par réaction et on s'accorde après. Et pourquoi c'est si court ? (1h06) LOUIS GARREL. Coluche disait « Les films, c'est bien, mais y a toujours une heure de trop ! » Merci à vous. Merci beaucoup Propos recueillis lors d’une table ronde en présence d´Aymeric Dugénie « Close-up », Victorien Daoût « Culture aux trousses », Tristan Duval-Cos « Zone Critique » La Croisade Un film de Louis Garrel Scénario Jean-Claude Carrière et Louis Garrel Avec Laetitia Casta, Joseph Engel et Louis Garrel AU CINÉMA, LE 22 DÉCEMBRE 2021 FRANCE • 2021 • DURÉE 1H06 Festivals Festival de Cannes 2021 - Le Cinéma pour le climat
- Lumières à la Villette
Une voie lactée d’étoiles imaginaires se reflète sur la surface du canal de l’Ourcq, ouvrant la porte vers une galaxie parallèle et fantasmée. Cette année, à l’occasion des fêtes de fin d’année et pour la première fois de son histoire, La Villette est mise en lumière par le groupe F, Lélia Demoisy et 1024 architecture, du 2 décembre 2021 au 2 janvier 2022. En plein cœur de la Villette, prairie du triangle et canal de l’Ourcq, venez vous plonger dans les lumières et l’esprit féerique des deux installations monumentales. Chaque année, des artistes de la lumière seront invités à prendre possession des différents espaces de La Villette pour présenter des installations artistiques originales, en écho aux éléments architecturaux. Pour cette première édition, le Groupe F a créé From the light Flow une installation monumentale déclinant en images la beauté du vivant, animée par les paysages électroniques du compositeur Scott Gibbons. La pelouse du triangle, entièrement habitée par de subtiles vagues d’étoiles composées de 20000 mètres de fils de leds dorés et blancs, forme une immense surface organique en perpétuel mouvement d’où émergent quarante cylindres gonflables, supports de projections de vidéos thématiques. Un cylindre gonflable monumental de 10 mètres de large par 15 mètres de haut clôt le parcours. La déambulation se poursuit le long du canal de l’Ourcq avec Constellation du tandem 1024 architecture. À fleur d’eau, sur le canal, des éclats de lune s’alignent et se multiplient tandis que des faisceaux lasers dessinent des formes surprenantes dans un grand ballet galactique. La traditionnelle parade des lanternes, orchestrée par le collectif Les Poussières, se déroulera le 4 décembre dans cette ambiance féérique. LUMIÈRES ! Entrée gratuite Accès Prairie du triangle (pass sanitaire demandé) et canal de l’Ourcq Groupe F • Christophe Berthonneau Musicien, compositeur, créateur sonore • Scott Gibbons 1024 architecture • François Wunschel et Pier Schneider Lélia Demoisy Du 2 décembre 2021 au 2 janvier 2022 Le jeudi et le dimanche de 17h à 22h, le vendredi et le samedi de 17h à 00H LA PARADE DES LANTERNES Le 4 décembre à 17h À la tombée de la nuit, une centaine de lanternes à la main, les noctambules illuminent le parc le temps d’une marche poétique et musicale. Le public est invité à suivre cette déambulation et découvrir le parc à la lueur des bougies. Composées de papier, de soie et d’osier, les lanternes sont fabriquées en amont lors d’ateliers avec des écoles et des groupes du champ social avec les artistes du collectif Les Poussières.
- Le Colocataire. Sortie Cinéma
Juan doit vite trouver un colocataire après le départ de son frère. C'est finalement Gabriel, son collègue charmant et taciturne, qui emménage. Ce qui débute comme un arrangement innocent se transforme rapidement en attraction naissante puis en passion… Le colocataire est vraiment un très joli film de Marco Berger, tout en nuances et délicatesse. On prend beaucoup de plaisir à voir évoluer ce beau couple d’amoureux à travers l’encablure de porte ou couloir. Tout est en sensation et sensualité dans ce film qui prend son temps et qui nous laisse de temps d'apprécier la lumière et les gros plans visages, splendides. Les acteurs sont très bons et ont tous des « gueules » intéressantes, mais on est scotché par l’interprétation de Gaston Re qui arrive à transmettre une foule d'émotions à travers son visage, sans rien faire. Cette particularité est surprenante et magnétique. Quand, en plus, il exprime vraiment quelque chose, ça nous attrape et nous submerge totalement. Le Colocataire, un film d’amour tendre et passionné, est à voir absolument pour le thème sur l’acceptation de sa sexualité et les conséquences sociétales et familiales. L’intimité est, ici, dépeinte, avec une vérité et une élégance rare par des images et une photographie particulièrement réussie et le duo Gaston Re et Alfonso Barón fonctionne à merveille. Le Colocataire Sortie en salles, le 1er juillet 2020 Un film de Marco Berger (Buenos AIRES) Avec Alfonso Barón, Gaston Re (Prix d'interprétation Festival Chéries Chéris 2019)
- La vie devant soi
Peut-on vivre sans amour ? Simon Delattre, avec La vie devant soi a fait une remarquable adaptation du livre magnifique de Romain Gary (Prix Goncourt, en 1975) et a créé un spectacle bourré d’humanisme, de tolérance qui met en jeu, en musique et en beauté, une langue inventive et touchante. Pour l’amour de Madame Rosa et de Momo Un petit appartement au 6e étage d’un viel immeuble de Belleville. Madame Rosa, une ancienne prostituée reconvertie en gardienne d’enfants «nés de travers», a recueilli le petit Momo. Avec une tendresse infinie, il parlent de leur amour, de leur vie et de leur peur. Autour de l’escalier biscornu menant au minuscule appartement, comédiens, marionnettes géantes et chanteuse blues en live, campent une galerie d’êtres burlesques, tragiques et profondément attachants. Amine Boudelaa, en Momo, devient maître de cérémonie. Maïa Le Fourn et Nicolas Gousseff, tous deux merveilleux, l’entourent et nous offre un spectacle entre narration et incarnation au confins de l’amour et de la poésie. Nabila Mekkid, avec sa guitare électrique, les enveloppe de musique folk, ethnique et apporte encore quelque chose de particulièrement charnel. La première chose que je peux vous dire c’est qu’on habitait au sixième à pied et que pour Madame Rosa, avec tous ces kilos qu’elle portait sur elle et seulement deux jambes, c’était une vraie source de vie quotidienne…Sa santé n’était pas bonne non plus et je peux vous dire aussi dès le début que c’était une femme qui aurait mérité un ascenseur. MOMO (extrait) Ce spectacle très doux, aborde de très nombreux sujets profonds comme l’amour filial, l’antisemitisme, la peur de vieillir et de grandir. Entre conte initiatique et chronique amoureuse La vie devant soi est un spectacle merveilleux et intense entre conte initiatique et chronique amoureuse, plein de tendresse, aussi poétique que bouleversant, alliant créativité et pure beauté. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 La vie devant soi Représentation adaptée en langue des signes D’après La vie devant soi de Romain Gary Adaptation Yann Richard Mise en scène Simon Delattre Avec Nicolas Gousseff, Amine Boudelaa, Maïa Le Fourn Chant Nabila Mekkid (du groupe Nina Blue) Scénographie Tiphaine Monroty assistée de Morgane Bullet Crédit photos © Matthieu Edet, Frédéric Bonfils Tournée 5 au 8 oct 2021 - Théâtre de La Coupe d’Or, Rochefort 12 oct 2021 - Les 3T-Théâtres de Châtellerault 23 nov 2021 - Théâtre de Saint-Maur, Saint-Maur-des-Fossés 27 nov 2021 – La Ferme du Buisson 1 au 3 déc 2021 - Théâtre du Pays Morlaix 12 au 13 déc 2021 - Théâtre André Malraux, Gagny 15 au 16 déc 2021 - Le Sablier, IFS 19 au 20 jan 2022 - Salle Dumoulin, Riom 25 jan 2022 - Palais des congrès de Saint-Raphaël 28 jan 2022 - Centre Culturel L’Ilyade, Seyssinet-Pariset 3 avril 2022 - Théâtre Gérard Philipe, Champigny-sur-Marne 10 au 11 mai 2022 - La Coursive scène nationale, La Rochelle
- La Dame céleste et le Diable délicat.
Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Un hymne à l’amour absolu inspiré d’une histoire vraie. Décembre 1982. Il a 34 ans, elle en a 70. Il est jeune médecin, elle est une figure incontournable du monde de la danse. Lors d’une soirée de gala à l’opéra Garnier, leurs mains se frôlent… Une équipe de petits diables délicats Claude-Alain Planchon a écrit, à partir de lettres intimes, un roman sur la folle histoire de sa vie avec Gilberte Cournand. L’immense Bérengère Dautun en a fait une adaptation théâtrale aussi magique qu'élégante et elle a joué cette pièce magnifique avec Alexis Néret. Stéphane Cottin - metteur en scène a repris le rôle pour le festival OFF AVIGNON 2021. Avoir la chance de rencontrer Claude-Alain puis Alexis et Bérengère restera un très joli moment Pour moi. Madame Bérengere Dautun, vous êtes une étoile qui brille sur le théâtre depuis tant d’années et le cadeau que vous m’avez fait en me parlant de votre art est immense. Vous êtes aussi malicieuse qu’imposante et votre grâce n’a d’égale que votre intelligence. La dame est le diable délicat une pièce passionnante et bouleversante Superbement mise en scène par Stéphane Cottin et si bien interprétée. LA DAME CELESTE ET LE DIABLE DELICAT De Bérengère Dautun D'après le roman de Claude-Alain Planchon Mise en scène et Scénographie Stéphane Cottin Avec Bérengère Dautun Prix 2021 de la meilleure comédienne du Festival OFF d'Avignon et Stéphane Cottin Lumières Marie Hélène Pinon Théâtre du Studio Hébertot À partir du 16 novembre Les mardis à 21h, les mercredis à 19h
- Châteauvallon, scène nationale : Festival d'été
J'ai eu la chance de rencontrer Matthieu Mas, le directeur de la communication du Châteauvallon-Liberté, scène nationale pour une visite complète des deux sites théâtre liberté et Châteauvallon, scène nationale. Il a eu la gentillesse de répondre à mes questions et de me parler de la très belle programmation estivale. Châteauvallon en 8 dates 1964 Henri Komatis - sculpteur et Gérard Paquet - journaliste découvrent un ancienne bastide oublié du 16è siècle. Débute alors une grande aventure pour ériger un lieu dédié à la création, aux arts et à la pensée. 1970 Inauguration de l'Amphithéâtre (1200 places) 1977 Inauguration du Théâtre d'hiver (400 places) 1980 Construction des studios de répétition. Naissance du Festival international de Danse contemporaine avec Maguy Marin, Merce Cunningham, Philippe Decouflé, Régine Chopinot, Maurice Béjart, Martha Graham, Lucinda Childs, Twyla Tharp... 1986 Décès d'Henri Komatis. Le TNDI, Théâtre National de la Danse et de l'image, naît l'année suivante sous la direction de Gérard Paquet. 1995 Opposition de Gérard Paquet à la nouvelle municipalité Front National de Toulon entraînant une procédure judiciaire et la dissolution du TNDI en 1998. Nommée Centre National de Création et de Diffusion Culturelles (CNCDC) et placée sous la direction de Christian Tamet, une nouvelle association est créée avec le soutien financier du ministère de la Culture, de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, du conseil départemental du Var et de la métropole Toulon Provence Méditerranée. La ville d'Ollioules assume la gestion du site. Le projet de Christian Tamet affirme le caractère pluridisciplinaire et international d'une programmation centrée sur le spectacle vivant. 2015 Attribution du label "Scène Nationale" partagé entre Châteauvallon et le Liberté. 2018 Nomination de Pascale Boeglin et Charles Berling qui assurent de pair la direction des deux théâtres. Châteauvallon, scène nationale - été 2021 : Une programmation effervescente Tout le programme est ici
- AKAA 2021
Also Known As Africa : Foire internationale d'art contemporain et de design Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Pour le rayonnement des scènes artistiques d’Afrique et de ses diasporas Pour sa sixième édition, AKAA, la foire d’Art Africain contemporain, revient au Carreau du temple, du 12 au 14 novembre. 32 galeries internationales et 132 artistes exposés, venus des quatre coins du monde AKAA s’est érigé en événement incontournable pour les collectionneurs, professionnels et amateurs d’art contemporain. Victoria Mann, lors du vernissage, a pris la parole pour nous dire son bonheur de nous recevoir dans ce lieu magique, Le Carreau du temple. Comme un symbole universel de l’Art Africain Sous l’immense verrière, au centre de l’exposition, trône l’œuvre monumentale THE LAST COLOUR TO FADE. Une immense tenture qui s’inspire avec subtilité de la couleur des fonds de piscines, réalisée par l’artiste Sud Africain blanc, Morné Visagie. « À rebrousse temps » Victoria Mann, nous a également parlé de la thématique de la programmation culturelle de cette année « Une émotion temporelle ». Cette sixième édition est celle de la résilience. Une résilience construite autour de multiples projets inédits et un propos curatorial toujours plus affirmé. Victoria Mann À cette occasion, pour la première fois, un livre d’art intitulé À rebrousse-temps à été réalisé avec le soutien l’Agence 35°Nord. L’histoire de l’Art a besoin de publication pour pérenniser, mettre en valeur le travail de ses artistes émergents et confirmés. Victoria Mann Trois auteurs, Julie Crenn, Dénètem Touam Bona et Armelle Dakouo abordent, de façon poétique, le travail de dix-sept artistes, leur relation au temps et l’empreinte que celui-ci laisse dans leur création plastique. Elle nous a également annoncé, une grande vente d’Art Africain au cœur même de la foire, ce samedi. AKAA est une occasion unique pour le grand public et les collectionneurs, les professionnels de l’Art de se rencontrer, se côtoyer. C’est aussi une magnifique exposition d’Art contemporain qui regroupe de multiples styles dans une atmosphère particulièrement dépaysante. AKAA 2021 Fondatrice Victoria Mann Avec, notamment, les galeries MAGNIN-A, MOV’ART, October Gallery ou THK Gallery, Montague Contemporary, New York, Rhizome Gallery, Alger, Motion Art Gallery, Le Caire, BKhz, Johannesbourg, Krystel Ann Art, Lisbonne, Open Art Exchange, Schiedam, By Lara Sedbon, Paris, Galerie V ronique Rieffel, Abidjan et Voss Gallery, Dusseldorf. Carreau du Temple 4 rue Eugène Spuller, 75003 Paris Du 12 au 14 novembre 2021 12/13 novembre 12h-20h 14 novembre 12h-18h EN SAVOIR PLUS
- Choses vues. Christophe Barbier extrêmement élégant au Théâtre Poche Montparnasse
Choses vues est un spectacle extrêmement doux et érudit. Je connaissais Victor Hugo poète, écrivain, mais je ne savais pas à quel point cet homme pouvait être désigné comme grand témoin de toute une époque, presque un siècle. On ne peut pas vraiment dire que les propos d’Hugo soient véritablement légers, au contraire. On est plutôt dans une lecture acerbe. Parfois drôle, parfois juste ou avant-gardiste, mais toujours brillante. Est-ce le talent de Stéphanie Tesson, la metteuse en scène ? Celui de la décoratrice, Marguerite Danguy des Déserts ? Ou ceux de Christophe Barbier ou Jean-Paul Bordes ? Par moments, j’avais l’impression très agréable que l’on me racontait une histoire au coin d’un feu. Le tout est très délicat et agréable. Les chassés croisés et les échanges verbaux de ces deux « Hugo » sont brillants. Pour citer une autre pièce que, j’ai vue récemment et que j’ai beaucoup aimé, également, j’ai envie de dire : Victor Hugo ou le diable céleste délicat. Choses vues est une pièce à part, mais à voir absolument. Théâtre de Poche Montparnasse, du mardi au vendredi à 21h
- Tout le monde ne peut pas être orphelin
Les chiens de Navarre règlent leur compte avec la famille traditionnelle Quand deux anciens Deschiens (Lorella Cravotta et Olivier Saladin) rencontrent Les Chiens de Navarre, ils nous concoctent un spectacle explosif aussi drôle qu’irrévérencieux. Une entreprise de destruction massive Selon un récent sondage, 91% des Français·e·s considèrent que les liens familiaux sont essentiels à leur bien-être. Les comédien·ne·s des Chiens de Navarre se glissent, avec l’irrévérence et la truculence qu’on leur connaît, dans la peau des 9 % restants. Je me sens bien souvent un égaré des 9% restants. Personnellement je n’ai jamais vraiment cru à la notion de famille tant mon passé de ce point de vue là n’est pas loin d’un désastre structurel et affectif. Jean-Christophe Meurisse Une fête de famille, un soir de Noël Le spectacle commence dans un joyeux brouhaha. Une grande table, des convives rient, parlent fort, se disputent parfois autour d’un repas de fête. Les parents, jeunes retraités, annoncent à leurs enfants et leur conjoint « On a vendu la maison et on part s´installer au Portugal pour profiter de la vie ». Cataclysme C'est un désastre ! Une bombe nucléaire vient d’être lâché et la fête se transforme en pur cauchemar. « Et toi, tu crois que ça n’a pas été volent de te donner naissance ? » « On trouve que vous étes cons et, en plus, vous nous avez ramené des plus cons que vous. » C’est le point de départ idéal pour tenter de comprendre ce que représente cette société intime, étrange et violente à la fois. Jean-Christophe Meurisse Entre rires et larmes, entre passé et présent Tout y passe et rien ne nous est épargné, l’éducation, la rancune, la jalousie. Les braises se ravivent et explosent dans un feu de joie hillarant, horrible et psychanalytique. Voilà un spectacle fou, irrévérencieux, parfaitement écrit et merveilleusement improvisé Placés en bi-frontal, les spectateurs en prennent pleins les yeux et plein la tête. On est halluciné et, peut-être, choqué, mais on se tord de rire. La vulgarité rejoint la tragédie, le chaos rejoint la poésie. Avec une magnifique scénographie, de très bonnes idées de mise en scène et une musique géniale, les chiens de Navarre nous envoient une bouffée d’air fraîche ou presque. Ils nous réveillent d’un coup et nous font sortir brutalement, en pleine pandémie, de notre torpeur passagère. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Tout le monde ne peut pas être orphelin mise en scène Jean-Christophe Meurisse avec Lorella Cravotta, Charlotte Laemmel, Vincent Lécuyer, Hector Manuel en alternance avec Cyprien Colombo, Olivier Saladin, Lucrèce Sassella et Alexandre Steiger, en alternance avec Anthony Paliotti Crédit photo © Ph. Lebruman Durée 1h30 Tournée 9 au 10 nov 2021 - La Comète, scène nationale de Châlons-en-Champagne 26 au 27 nov 2021 - La Ferme du Buisson 8 au 22 déc 2021 - Théâtre National de Bretagne, Rennes 4 au 5 mars 2022 - Le Channel, scène nationale de Calais 10 au 12 mars 2022 - Halle aux Grains, Blois 17 au 19 mars 2022 - Théâtre des Salins, scène nationale de Martigues 23 au 26 mars 2022 - Malraux, scène nationale Chambéry Savoie 30 mars au 9 avril 2022 - La Comédie de Clermont- Ferrand
- Je suis encore en vie
Un spectacle de sensations Un spectacle, très librement inspiré de la vie de Nadia Anjuman, poétesse afghane battue à mort par son mari, et de "Syngué Sabour" d'Atiq Rahimi (prix Goncourt) Un spectacle que j’ai voulu muet afin d’exacerber le silence des êtres, exacerber la sensation de l’enfermement, afin que chacun soit renvoyé à l’écoute de soi-même, à l’écoute de son propre souffle aussi bien que du battement de son propre coeur, de son sang dans ses veines. Jacques Allaire Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Il était une fois un monde de guerre, un monde organisé par les hommes. Il était une fois une femme. Il était une fois une femme dont l’existence serait toute entière rythmée par des lois, des règles, des impératifs, des dispositifs de soumission... Pas de mots, pas de paroles pour ce « spectacle muet qui n’est pas un spectacle silencieux ». Pas de mots plutôt une sensation moite de douleur contenue Jacques allaire s’est inspiré, non seulement de Nadia Anjumam, mais aussi d’autres destins de femmes fuyant guerres, régimes, religions, polices, familles: Duong Thu Huong, Esther Mujawayo, Taslima Nasreen, Souâd Belhaddad. Un hommage à ces poétesses, afin qu'il n’y ait jamais renoncement, ouvrir par la poésie le champ infini de l’espoir Jacques Allaire, a créé un spectacle unique qui ne ressemble à aucun autre. Un théâtre de geste, poétique et philosophique au service de l’émotion. Des gestes millimétrés, chorégraphiés d’une très grande beauté au service d’une souffrance glaciale. Il faudra palper, humer, sentir la terreur qui régit les moindres gestes de cette femme contrainte par l’autorité mâle et les règles d’outre-temps. Un spectacle «organique», sensible et sensuel, ou les mots et les sons deviennent des personnages à part entières. Des mots pensés. Des mots rêvés. Des paroles muettes, celles que chacun pourrait chuchoter à soi même dans le secret de son âme. Stéphane Monteiro, créateur, musicien, performer électro a créé un habillage sonore fait de lecture, de musiques et de sons qui apporte au spectacle tellement de douceur, de profondeur et d’émotion. Fiche technique. Je suis encore en vie Un spectacle de Jacques Allaire Avec Jacques Allaire et Anissa Daoud Credit photo (c) DR, (c) Eric Legrand Durée 57min Théâtre des quartiers d'Ivry 1 place Pierre Gosnat 94200 Ivry-sur-Seine Programmation. Je suis encore en vie 27 > 30 MAI Jeudi et vendredi à 19h, samedi à 18h, dimanche à 16h Découvrez d’autres critiques de théâtre sur Foudart Cette critique de Je suis encore en vie vous a plu ? Foudart vous propose de nombreuses autres critiques de théâtre à retrouver. Suivez le blog pour vous tenir au courant de l’actualité de la culture à Paris ! Critiques, coups de coeur, pièce à voir… Foudart vous parlera des pièces à ne pas manquer !
- Mâle de coeur. Laurent Cussinet
Autant le dire tout de suite. Je ne suis pas fan des one man show. J'adore Blanche Gardin ou d’autres, mais, autrement, je suis très souvent déçu. Laurent Cussinet, pour le coup, j’ai bien aimé. J’ai souri. Voilà, pas plus non plus. J’ai trouvé son sujet sur la place des hommes dans la société déjà démodée et pas franchement drôle. En revanche, je trouve que Laurent Cussinet a beaucoup de charme. De dérision et qu’il bouge dans l’espace de façon étonnante. J’ai eu l’impression de voir un comique de Montréal faire son show avec des mots crus (J’aime bien là-bas). J’aimerais vraiment le voir dans quelque chose de plus abouti. Je pense que je n’était pas du tout la cible. C’est certainement plus pour les trentenaires ou des bandes de copines en goguette. Moi. Je passe mon tour sur ce coup-là.
- Festival de Deauville
A partir du 7 septembre. Fou de theatre devient Fou de Deauville et de sa merveilleuse présidente Catherine Deneuve. Nous allons tout vous raconter












