google.com, pub-7957174430108462, DIRECT, f08c47fec0942fa0
top of page

Que recherchez vous sur FOUD'ART Blog...

Rechercher sur ce site

1982 résultats trouvés avec une recherche vide

  • SStockholm

    Le syndrome de Stockholm…la séquestration de Natacha Kampusch SStockholm parle de l’enfermement aussi bien physique que psychique. En s’inspirant de la séquestration de Natascha Kampusch, le fait divers des années 2000, Solenn Denis, l’autrice qui « aime les monstres », explore les méandres du syndrome de Stockholm. À propos du Syndrome de Stockholm Le terme Syndrome de Stockholm est apparu pour la première fois à Stockholm, en 1973. Cette année là, deux braqueurs prennent en otage quatre employés de banque lors d’un casse. Ce braquage qui a duré 6 jours a étonné tout le monde car ses otages ont fini par prendre gain de cause pour leurs ravisseurs. D’un point de vue psychiatrique, ce terme désigne aujourd’hui l’ambiguïté complexe et presque amoureuse qui se tisse entre un bourreau et une victime. Sordide, insoutenable, oppressant et envoûtant En nous faisant traverser la scène et en nous plaçant « au plus près », ce spectacle, en forme d’expérience immersive, se propose de nous faire vivre une heure aux côtés du cauchemar de la victime, Solveig. L’objectif de ce spectacle : montrer l’horreur sans jugement, ni moralisation Assistons-nous à la banalité des jours qui défilent et se répètent inexorablement ou aux souvenirs troublés par les émotions de Solveig ? Les avis divergent, les débats émergent, mais ce spectacle, avec une écriture à vif qui parle d’une réalité fantasmée ou non, déjoue tout manichéisme et toute morale. SStokholm est rythmé par les brusques changements d’humeur de Frantz qui alterne sans arrêt entre coups et caresses, qui réussit à nous déstabiliser, à nous faire ressentir le danger, l’angoisse. Il nous tient en haleine, le souffle coupé. Le monstre est monstre, la victime est victime Mais Franck n’est pas juste un tortionnaire sanguinaire et Solveig une victime suppliante. Ce serait trop simple ! Ce sont deux êtres humains aux failles béantes et aux rapports complexes. En dirigeant les comédiens comme des équilibristes qui jonglent entre violence et affection, toutes les ambiguïtés demeurent et la frontière entre le bien et le mal reste trouble. Violaine, mon amour violent. Je suis vieux pour toi. Pourrais être ton père. Mais je t’aime vieux, violent, Violaine... Et ça fonctionne ! Car on est très vite surpris de se sentir enfermé, étouffé par cette atmosphère si anxiogène que l’on a qu’une seule envie : partir en courant tout en restant absolument ! Le public est embarqué dans un train fantôme. Il sent le danger, traverse l’oppression, et la force, peut-être, de Solveig. Solenn Denis Mais ce n’est pas tout car l’effroi de ce spectacle n’est qu’une des couches de ce millefeuille émotionnel qui porte aussi des tonalités d’espoir et de résilience. Qui vaincra ? Qui restera debout ? Qui sera le ou la plus forte ? Faustine Tournan et Erwan Daouphars, ces deux merveilleux acteurs réalisent une performance incroyable, tout en nuance, force, fragilité et douceur. En surfant entre désespoir absolu et folie totale, il arrivent parfaitement à nous parler d’horreur et d’amour. Avec les comédiens, nous avons abordé un travail sur le silence, la terreur qui peut en résulter, et sur les respirations, les suspensions. Solenn Denis Quand le théâtre devient un passeur d’émotion ! SStockholm est très clairement un spectacle choc, presque épouvantable et insupportable. Ce qui n’enlève rien aux grandes qualités d’écritures, d’interprétations et de mise en scène. SStockholm doit se vivre, se ressentir comme un expérience initiatique, psychanalytique. C’est un spectacle d’une qualité immense, un grand coup de cœur à voir absolument. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 SStockholm Texte de Solenn Denis Mise en scène et création collective Le Denisyak et Faustine Tournan Avec Erwan Daouphars, Faustine Tournan et Solenn Denis Photo © Pierre Planchenault Théâtre de la Tempête Cartoucherie Route du champ de manoeuvre 75012 Paris Du 2 au 12 décembre 2021 Du mardi au samedi à 20h30, le dimanche à 16h30 durée du spectacle 1h Le texte est publié aux éditions Lansman. Il a reçu la bourse d’encouragement du CNT 2011 et le Prix Godot 2012

  • Au cœur du bois

    Dans le légendaire Bois de Boulogne, Samantha, Isidro, Geneviève et les autres font le plus vieux métier du monde… Entre confidences, humour et dignité, ils et elles nous emmènent au Coeur du Bois… Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Je me suis dit que le bois était une forêt, que la transsexualité induisait le thème de la métamorphose... Il y avait dans ce sujet beaucoup d’éléments de conte et que ces personnes méritaient d’être vues autrement. Claus Drexel Les images sont splendides et poétiques Avec Au coeur du bois, Claus Drexel nous montre la réalité, mais une réalité augmentée par un prisme onirique. Les personnages, les paroles sont vrais, et pourtant, ils et elles sont si bien filmés, avec tant de respect et d’élégance. « Je ne recherche pas la « vérité du comptable », mais une forme de « vérité extatique ». L’idée était de faire un vrai film de cinéma, avec des partis pris artistiques affirmés. Claus Drexel Au cœur du bois est, quand même, un film documentaire qui soulève de vraies questions. La loi de pénalisation du client, les difficultés de ce travail et de l’image de soi. Ces derniers temps, l’esthétisme est une tendance de plus en plus courante dans les films documentaires. Est-ce pour se démarquer des reportages télé ? Cette technique peut troubler la perception et peu déplaire, mais elle a le mérite de parler d’un sujet délicat avec poésie, et donc, empathie. Certains films adoptant une esthétique frugale peuvent être très beaux, mais affirmer qu’il serait normal ou obligatoire de filmer led gens pauvres de façon « crade », je dirais que c’est un point de vue qui n’est pas acceptable. Claus Drexel AU COEUR DU BOIS Documentaire UN FILM DE Claus Drexel AVEC Geneviève, Floria, Isidro, Judith, Juliette, Kimberley, Luciana, Mélina, Lydia, Mylène, Florence, Paola, Pirina, Prya, Raquel, Vicky, Yoanni, Samantha IMAGE Sylvain Leser SON Nicolas Basselin, Thierry Blandi MONTAGE Anne Souriau MUSIQUE ORIGINALE Valentin Hadjadj Sortie en salle 8 décembre 2021 Durée 90 minutes Récompenses : Grand Prix du documentaire national - FIPADOC 2021 Prix du Jury - CHAMPS-ELYSEES FILM FESTIVAL 2021 Prix du Public - INDIELISBOA 2021 Sélectionné au Festival Chéries Chéris 2021 Un film créé en partenariat avec des associations AUX CAPTIFS, LA LIBÉRATION, LE BUS DES FEMMES, Le PASST (Prévention Action Santé Travail pour les Transgenres)

  • Une femme du monde

    À Stras­bourg, Marie se pros­ti­tue depuis 20 ans. Elle a son bout de trot­toir, ses habi­tués, sa liber­té. Et un fils, Adrien, 17 ans. Pour assu­rer l’avenir de son fils, Marie veut lui payer des études. Il lui faut de l’argent, vite. C’est en lisant, il y a quelques années La vie quotidienne dans les maisons closes : 1830-1930 de Laure Adler que Cécile Ducrocq a eu l’envie de s’intéresser aux parcours des prostitués. Dans un Femme du Monde, il n’est pas question d’apologie ni de critiques, mais plutôt de l’histoire d’une femme libre, au métier atypique qui se bat avec ses armes. Une histoire simple, mais qui évite la plupart des clichés, le misérabilisme et le Mélo. Marie n’est pas une victime. Elle aime son métier. En tout cas, elle le défend. Cécile Ducrocq Laure Calamy endosse ce rôle avec un talent incroyable À la fois très à l’aise avec son corps et profondément émouvante, elle incarne cette femme, Marie, sans jamais sombrer dans la vulgarité. J’avais envie qu’elle soit belle, avec sa cascade de cheveux, sa robe rouge et ce fameux imper doré. Cécile Ducrocq Elle est entourée par une superbe équipe d’acteur et d’actrice, et surtout de Nissim Renard qui crève l’écran. Une histoire de femme est un premier film très réussi et même passionnant. Un très beau portrait de femme magnifiquement interprété. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Une femme du monde De Cécile Ducrocq Avec Laure Calamy, Nissim Renard, Béatrice Facquer, Maxence Tual, Romain Brau Photos ClaireNicol Sortie cinéma, le 8 DÉCEMBRE 2021 Durée 1h37 - France

  • Contre-temps

    Contre-temps est un biopic musical qui donne l’occasion de mettre en lumières et en chansons l’histoire de l’opérette et de la comédie musicale du 20e siècle. La vie épatante et fantasque de François Courdot appelé également Franck River Grâce au travail précis du biographe James McGraff et aux découvertes récentes de quelques rares partitions, découvrez la vie de François Courdot, un artiste français méconnu, exilé en Amérique qui rêvait de devenir une star de Broadway. Ce spectacle passionnant, avec des tonnes de rebondissements et des surprises à n’en plus finir est richement illustré par des airs du répertoire ainsi que par des extraits de l’œuvre singulière de cet artiste, de ce personnage hors-norme. Théâtre, jazz, opérette, histoire, comédie musicale, romance, biographie, voyage Il y a mille raisons d'aimer Contre-temps. Avec un talent hors pair et une énergie folle, Marion Rybaka et Marion Préïté, à la voix d’or, chantent, dansent et jouent la comédie. Et derrière la vie de François Courdot, s’ouvre aussi une réflexion sur la création et sur la place de l’artiste. Elles sont deux, mais elles pourraient être mille ? Disons le ! Éric Chantelauze et Samuel Sené sont fous. Raphaël Bancou est un compositeur de génie et le nouveau Jean-Francois Zygel de l’opérette. Marion Rybaka et Marion Préïté sont sublimes. Contre-temps est un immense coup de cœur Un spectacle enivrant, émouvant, surprenant et magique qui donne envie de chanter et de danser. Un spectacle éblouissant de folie qui laisse sans voix et plein d’étoiles de bonheur dans les yeux. Contre-Temps De Éric Chantelauze et Samuel Sené Mis en scène par Samuel Sené Avec Raphaël Bancou, Marion Préïté et Marion Rybaka Musiques François Courdot, Purcell, Offenbach, Lehar, Cole Porter, Duke Ellington et Bernstein Arrangements Raphaël Bancou Scénographie Isabelle Huchet Lumières Idalio Guerreiro STUDIO HÉBERTOT Du 11 novembre 2021 au 02 janvier 2022 Durée 1h20 Genre Théâtre Musical Jeudi, vendredi, samedi 21h00 Dimanche 14h30 Relâche : 11 décembre

  • Là où tu es

    Entendre parler de la mort autrement Depuis la disparition de mon fils, je ressentais un malaise lorsque j’allumais la radio. Ces infos, vomissant des chiffres de morts, des décès tous plus dramatiques les uns que les autres, finissaient par abimer le lien à la mort que je tentais de tisser. Le lien avec « mon » mort. Brigitte Barbier Camille vient de perdre son fils. Pour survivre elle écrit, se questionne et, avec l’audace du désespoir, découvre qu’il est possible d’ouvrir une brèche entre là où elle est et là où il est. En se servant du livre LÀ OÙ TU ES, JE NE SUIS PAS, paru en 2014 et de son film documentaire MEMENTO MORI (n’oublie pas que tu vas mourir), diffusé en 2015 où elle interroge les autres sur leur rapport à leurs morts, Brigitte Barbier a entrepris un long cheminement qui l’a amenée à la création de ce spectacle. Un spectacle qui pour objectif de contribuer à construire une nouvelle éducation à la mort comme un fil qui nous relie à la vie, qui nous allège du poids du doute et refuse farouchement les mots qui entretiennent la peur. Le dialogue intime et silencieux entre mon fils et moi est devenu le récit de l’indicible. Brigitte Barbier La voix exprime la pensée et la danse, l’absent Afin de prendre une forme de recul, Brigitte Barbier est passée par la voix de Coralie Emilion-Languille pour incarner ses mots, ses émotions et ses pensées. Les pas de danse de Bouziane Bouteldja ou, Naïs Haidar, en alternance, incarne le mort. « Laissons nos morts nous instruire » Vinciane Despret. Livre Au bonheur des morts Il y est ici, aussi, question de mémoire. Les gestes, la partition corporelle, évoquent la vie passée dans ce corps physique disparu. Dans ce que l’on imagine de ce disparu. Une ode à la vie à travers la mort La voix, la musique, la danse et les images se mêlent et nous emportent dans ce ballet profond et onirique où la pensée devient mémoire et la tristesse devient tendresse. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Là où tu es Texte et mise en scène Brigitte Barbier Avec Coralie Emilion-Languille Et alternance Bouziane Bouteldja , Naïs Haidar Musique Arnaud Vernet « Le Naun » Photo © Alain Miquau Théâtre de La Manufacture des Abbesses Du 5 janvier 2022 au 12 février 2022 Du mercredi au samedi, à 19h

  • Memento Mori

    Memento mori : «  Souviens-toi que tu vas mourir » 10 comédiens vous donnent rendez-vous dans un Hôtel Particulier de Meudon, en pleine période « années folles », pour une conférence sur le spiritisme. 1919. À la sortie de la grande guerre, alors qu’on retrouve foi dans le progrès, c’est le début des années rugissantes. Joseph Vitruve, crée Le Cercle Vitruve, un groupement d’intellectuels, artistes et scientifiques qui croient résolument à un avenir progressiste grâce à un renouveau culturel. 1932. Ce soir, vous êtes invités à une conférence du docteur Paul Sérusier, psychiatre spirite. L’objectif du médecin : démontrer la réalité scientifique du spiritisme et ses potentialités dans le domaine psychiatrique et médical. Mais rien ne va se passer comme prévu et la soirée va déraper lorsque le corps sans vie de Louis de Nerra est retrouvé. Un huis clos criminel commence avec les intrigues des 7 suspects qui se déroulent simultanément dans l’ensemble de la maison... Qui allez-vous suivre ? Pendant une après-midi ou une soirée riche en événements et rebondissements, vous serez surpris, amusés, intrigués et vous vous prendrez totalement au jeu avec cette enquête interactive. Déplacez-vous, soyez attentifs à chaque action, observez chaque détail, écoutez chaque conversation Vous pourrez interroger les suspects si vous le souhaitez et, en fin de soirée, donner vos conclusions et désigner le(la) ou les coupables. Parfaitement écrite par Jean Patrick Gauthier et Fréderic Texier, dans un décor magnifique et superbement interprétée, cette pièce policière immersive, respectant le style de ce genre littéraire, est passionnante. Quand le théâtre devient plus vrai que nature Memento Mori est un spectacle qui va ravir les spectateurs habitués et qui sera séduire tous les autres. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Memento Mori Théâtre immersif policier Texte Jean-Patrick Gauthier et Frédéric Texier Mise en scène Jean-Patrick Gauthier Scénographie Jean-Patrick Gauthier et Frédéric Texier Avec Romain Duquesne, Jean Patrick Gauthier, Claire Olier, Charlie Petit, Nathalie Remy, Anna Schmutz, Frédéric Texier, Nicolas Vial, Philippe Weissert et Eric Wolfer Durée 2h30 Les Erables 15 bis rue Marcel Allégot 92190 Meudon Du 18 décembre 2019 au 2 janvier 2020 Représentations à 17h et 20h30 Représentations à 15h et 20h

  • La Cerisaie

    Le théâtre de Clement Hervieu-Léger se distingue par un respect profond et opiniâtre au sens. Il n'a aucune fausse pudeur concernant le théâtre classique. Éric Ruf Un domaine au début du siècle ; l’aube d’un jour de mai : autour de la maison ancienne, une immense cerisaie en fleur. Après cinq ans d’absence, Lioubov Andreïevna rentre de France avec sa fille Ania. Les dettes se sont accumulées et une vente aux enchères aura lieu au mois d’août. Lopakhine, un fils de moujik devenu richissime, propose une solution : abattre la maison et les cerisiers, lotir le domaine et bâtir des datchas pour les louer à des estivants... La Cerisaie est une analyse merveilleuse de Clément Hervieu-Léger qui s’est servi de tout son travail effectué avec Molière, Goldoni et même Jean-Luc Lagarce, pour se reprocher le plus possible de la simplicité, du naturel et de l’essence du chef d’œuvre de Tchekhov. Il en faire une lecture profondément juste en voyant une pièce de groupe qui convient parfaitement à la troupe de la Comédie Française. À la recherche de la simplicité Gorki écrivait à Tchekhov en 1900 « Sur ce sentier-là personne ne peut aller plus loin que vous, personne ne peut écrire aussi simplement sur d’aussi simples choses. [...] Simple, c’est-à-dire vrai. » Clément Hervieu-Léger il m’apparaît nécessaire d’être simple, de respirer et de dire le texte de La Cerisaie sans en faire une langue rare, précieuse ni ampoulée et en prenant garde à ne pas tomber dans le naturalisme. Clément Hervieu-Léger À la croisée des mondes qui passent Ce spectacle est la conjonction des mondes. Le monde ancien qui passe inéluctablement au nouveau monde. Le temps qui passe du printemps à l’automne. L’humeur qui passe du badinage à la mélancolie. De la ballade française qui passe à la comédie russe. La Cerisaie, le personnage principal Contrairement aux autres pièces de Tchekhov, ici, le rôle principal est un lieu, La Cerisaie, un décor monumental et imposant en forme de gigantesque maison de poupée. Entre lumière et crépuscule Les couleurs changent passant du gris-vert au ocre et or. Une cloison s’ouvre. Une immense toile, nous transportant en pleine nature estivale, apparait, mais tout le spectacle tourne autour de la chambre d’enfant, le berceau de tous les souvenirs, de tous les secrets et de la nostalgie. « Toute la Russie est notre cerisaie » La Cerisaie nous oblige à faire avec nous-mêmes. Et je crois que cette Cerisaie est faite de beaucoup des miens et de tout ce que j'ai appris. Clément Hervieu-Léger Entre fluidité et profondeur, entre comédie et drame, entre tradition et modernité, de la musique au décor en passant par la lumière et les costumes, tous les talents de la « maison » française se sont réunis pour faire de La Cerisaie, un spectacle grandiose, éblouissant et merveilleusement interprété. La Cerisaie d’Anton Tchekhov traduction André Markowicz et Françoise Morvan mise en scène Clément Hervieu-Léger avec la troupe de la Comédie-Française Michel Favory, Véronique Vella, Éric Génovèse, Florence Viala, Julie Sicard, Loïc Corbery, Nicolas Lormeau, Adeline d'Hermy, Jérémy Lopez, Sébastien Pouderoux, Anna Cervinka, Rebecca Marder, Julien Frison et les comédiens de l’académie de la Comédie-Française Vianney Arcel, Robin Azéma, Jérémy Berthoud, Héloïse Cholley, Fanny Jouffroy, Emma Laristan COMÉDIE FRANÇAISE 13 NOV 21 > 6 FÉVR 22 Matinées à 14h, soirées à 20h30

  • J’ai toujours voulu faire bien

    Au cœur du fléau de la violence conjugale J’en suis revenue. J’en reviens. Je ne me serais pas tout à fait laissée mourir contre tes paumes. Extrait Une femme se réveille amnésique sur un lit d’hôpital. Elle reconnaît le visage de l´homme à son chevet. Elle l’aime, mais ne se souvient de rien d’autre. Démarre sa lutte acharnée pour comprendre, retrouver ses proches, regagner sa liberté. Après un long travail de recherches et de documentation, Claire Bosse-Platière a créée un spectacle entre documentaire et fiction, entre action immédiate et récit à trois personnages, tout en corps et émotion. Ce qui est central dans mon travail de mise en scène, est la tension créée et maintenue entre l’acteur et le spectateur. Claire Bosse-Platière Avec une scénographie particulièrement épurée, mais baignée de lumières passionnantes qui permettent un jeu d’apparitions et de disparitions proche de l’imaginaire ou du cauchemar et une musique de Victor Pavel, particulièrement envoûtante, J’ai toujours voulu faire bien est un spectacle choc qui parle d’horreur avec beaucoup de talent, de fougue et de créativité. Les espaces sont également dessinés par la lumière. Ainsi nous passons d’une chambre d’hôpital à une ambulance, puis à la rue en bas de l’appartement, avant d’y monter etc. Claire Bosse-Platière L’histoire est rude, le texte est rude, le jeu est rude et si ce spectacle laisse sans voix, chaos, il s´en dégage une grande beauté. Est ce la qualité inouïe de ce texte, l’interprétation habitée de ces trois jeunes comédiens ou l’intelligence générale de ce spectacle ? Je ne suis pas morte ce soir-là, où j’ai goûté à la saveur de l’asphalte givrée sous ton corps qui m’a recouverte. Extrait Elisa Habibi, une vraie découverte, effrayante de rage et de douleur et particulièrement bien entourée par Paul Delbreil, magnifique et horrible à la fois et Laurette Tessier. J’ai toujours voulu faire bien est une pièce particulièrement actuelle, forte, émouvante et troublante qui arrive à nous surprendre en nous donnant un immense coup de poing. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 J’ai toujours voulu faire bien Le texte est édité aux éditions l’Echappée belle Texte, mise en scène, lumières, costumes Claire Bosse-Platière Avec Paul Delbreil, Elisa Habibi, Laurette Tessier Musique Victor Pavel Théâtre des Déchargeurs Du 28 novembre au 21 décembre 2021 Du dimanche au mardi à 21h Durée 1h10

  • Les choses humaines

    Une famille parfaite Les Farel forment un couple étincelant : Jean est un célèbre jour­na­liste poli­tique fran­çais, et son épouse, Claire, est une essayiste connue pour ses enga­ge­ments fémi­nistes. Ensemble, ils ont un fils modèle, Alexandre, étu­diant dans une pres­ti­gieuse uni­ver­si­té amé­ri­caine. Lors d’un pas­sage à Paris, Alexandre ren­contre Mila, la fille du nou­veau com­pa­gnon de sa mère, avec qui il se rend à une soi­rée. Le len­de­main, Mila dépose plainte contre Alexandre pour viol. C’est le début de la chute des Farel et de l’emballement de la machine médiatico-judiciaire. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Au départ Les choses humaines est un livre à grand succès de Karine Tuil, récompensé par le Prix Interallié et le Goncourt des Lycéens. La façon dont elle s'empare des sujets est absolument passionnante. Elle a une façon de nous mettre sous les yeux ce que l'on ne veut pas regarder et de brasser l’esprit de notre époque. Jean-Claude Raspiengeas Un film choc d’Yvan Attal Les choses humaine n’est pas un simple reportage relatant d’un fait divers dans l’esprit #metoo. C’est un film au sujet poignant et actuel qui par une analyse très fine et subtile devient une étude sociétale. En parlant de la Zone Grise, cette zone très ambiguë située entre l’acceptation et le refus, ce film aborde les relations humaines et nous interroge dans notre rapport au féminisme, à la sexualité et au consentement. Dans son adaptation, Yvan Attal prend le temps de bien présenter ses personnages et respecte la construction du roman qui développe, alternativement, les points de vue des deux protagonistes de l’affaire, jusqu’au procès. Le casting est composé d’acteurs(trices) particulièrement investis et Ben Attal ainsi que Suzanne Jouannet sont de vrais révélations. Charlotte Gainsbourg est forcément émouvante et Pierre Arditi, éblouissant dans ces deux rôles particulièrement difficiles. Les choses humaines, en dépit de toutes ses qualités, est un peu long et la vie intime du père n’est pas si indispensable, mais les plaidoiries passionnantes menées brillamment par Benjamin Lavernhe et Judith Chemla emportent tout et ajoutent encore beaucoup d’émotions et de suspense à ce film passionnant. Les choses humaines Un film de Yvan Attal Avec Ben Attal, Suzanne Jouannet, Charlotte Gainsbourg, Mathieu Kassovitz, Pierre Arditi, Audrey Dana, Benjamin Lavernhe, Judith Chemla France - 2h18 Sortie cinéma, le 1er Décembre 2021

  • Céleste

    Le culte du corps et ses prouesses ainsi que son déclin et l’implacable vieillesse Céleste est une vieille circassienne. Elle appartient à cette vieille école du cirque traditionnel archaïque, dur, flirtant follement avec le danger, où l'on dressait les enfants comme les animaux… Geneviève de Kermabon, comédienne et circassienne, s’empare de l’univers du cirque, de l’histoire de Lilly Yokoi, l’une des plus grandes acrobates sur cycle de tous les temps et de son maître Fellini pour créer une fresque circassienne, fantastique, extravagante et poétique. Chevaux colorés, éléphant gigantesque, grands fauves rugissants, dresseur extravagant, acrobate poétique À la croisée du cirque traditionnel et du cirque contemporain, Céleste se démultiplie et nous emporte, avec cette autobiographie imaginaire, dans le tourbillon de ses souvenirs violent et sublimés. Une piste de cirque colorée, des petits chariots et un large rideau translucide et mouvant Marionnettes et pantins vont se côtoyer dans ce ballet fait de magie et d’illusion, d’humour, de tristesse et de tendresse. Céleste est un superbe spectacle, servi par une très belle musique originale organique et électro-acoustique, une voix magnifique de Patrick Vilet, chanteur lyrique et une scénographie de Laurence Forbin, magnétique. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Nous avons emprunté les couleurs acidulées, les fumées, les lumières, les paillettes...et nous avons imaginé un univers de cirque, de fête foraine, de music-hall. Laurence Forbin Céleste CONCEPTION MISE EN SCENE Geneviève de Kermabon SCENO - COSTUMES Laurence Forbin MUSIQUE ORIGINALE Stéphane Leach, Pierre Ragu DRESSEUR REDOUTABLE Joe Sheridan VIEILLE ECUYERE G de Kermabon JEUNE ACROBATE Simon Martin FILM CHANTEUR LYRIQUE Patrick Vilet Théâtre du Soleil Cartoucherie–Paris 12eme Du 20 novembre au 19 décembre 2021 Du jeudi au samedi à 20h et le dimanche à 16h

  • Un réveillon enchanté

    À l’occasion d’une fin d´année 2021, très particulière, la salle Pleyel vous a réservé deux très beaux spectacles enchanteurs et merveilleux. STAR TREK LIVE IN CONCERT Vendredi 31 Décembre 2021 À 16:15 AVEC DES EXTRAITS DE FILMS ET DES ACTEURS ORIGINAUX DE LA SÉRIE ORIGINALE STAR TREK Vous pourrez découvrir les réalisations musicales très populaires, jouées par un orchestre symphonique, ainsi que les séquences les plus emblématiques du film et de la série Star Trek, diffusées en haute définition, sur grand écran, Le phénomène culturel de la science-fiction Le concert se déroulera en présence de William Shatner, le capitaine Kirk d'origine. La partition orchestrale pleine d'action, écrite par le compositeur oscarisé Michel Giacchino et la mélodie emblématique de la série télévisée d'Alexander Courage seront reprises. Un événement live, parfait pour les mélomanes, les cinéphiles, les fans et ceux qui recherchent une expérience de concert unique. PINK FLOYD - THE WALL Vendredi 31 Décembre 2021 À 20:30 Célébration du 40e anniversaire de la légendaire tournée de Pink Floyd - THE WALL. The Wall est l'un des albums rock les plus emblématiques jamais enregistrés. Enveloppé par un jeu de lumière extravagant, ce spectacle, en présence des musiciens et des chanteurs des tournées originales, vous fera revivre le plus grand Opéra Rock THE WALL ainsi que d’autres morceaux emblématiques des Pink Floyd.

  • Hors de moi

    Chronique, nom féminin : récit d'événements réels ou imaginaires qui suit l'ordre du temps. Marie, atteinte d’une cystinose infantile, a été greffée d’un rein à 15 ans. Elle souffrait d’une insuffisance rénale dès l’âge de dix-huit mois. Astrid a des épines calcanéennes dans les pieds, un début d’arthrose dans les mains et des doigts en forme de bec de perroquet qui ne parviennent pas à retenir les couleurs de ces jours où elle voit tout en nuances de gris. Yamina a appris qu’elle avait la maladie de Crohn au moment où elle obtenait son diplôme d’infirmière, mais réussit mieux à soigner les autres qu’à se soigner elle-même. Oriane a reçu un nouveau foie la veille de ses 25 ans, et aussi, accessoirement, de Noël. Emma s’est longtemps demandé si elle était autiste, surtout depuis la naissance de son petit frère. Ces femmes ont entre 25 et 35 ans mais ont vieilli prématurément. Chronique, adjectif : se dit d’une maladie qui s’installe lentement mais, le plus souvent, définitivement. Les maladies chroniques, bien que tenaces, comme les maladies mentales sont souvent invisibles et silencieuses. Ordonnances sur papier autocopiant, notices de médicaments, radiographies : elles se surimpriment au quotidien à travers les documents et les symptômes comme autant d’images fantômes. Une série de photographies de Camille Reynaud, appelées Chroniques de nos jours invisibles sont exposées dans le hall du Théâtre Les Déchargeurs durant le temps de la programmation de la pièce Hors de moi. J’ai cherché à faire ressortir ce qui d’ordinaire ne se voit pas, surtout chez des personnes qui ne correspondent pas à l’idée que l’on peut se faire de la maladie. Camille Reynaud CHRONIQUE DE NOS JOURS INVISIBLES Qu’y a-t-il de plus extraordinaire (au sens premier du terme, c’est-à-dire exceptionnel, hors du quotidien) qu’une fête d'anniversaire ? Il y a, bien sur, l’anniversaire de la naissance ou de la mort d’une personne, mais il y a aussi tout plein d’autres anniversaires. L’anniversaire de sa première marche, de sa première dent, de son premier baiser, de l’annonce de sa maladie ou même celui d’une greffe et pourquoi pas, de sa guérison. De toutes ses dates d’anniversaire, lesquelles nous définissent véritablement ? Les greffés du cœur ont souvent pour habitude de fêter leur date de greffe. Entre émotion et émerveillement ! Camille Reynaud est partie de ce postulat pour créer cette série photographique qui montre la réalité des corps avec l’esprit d’un jour de fête, sans pathos, avec plein de couleur avec un côté pop. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 La maladie transforme le quotidien, elle inverse l’ordinaire et l’extraordinaire. Elle décale. Et même les jours de fête sont souvent invisibles. Camille Reynaud Exposition Chroniques de nos jours invisibles, de Camille Reynaud Hall du théâtre les Déchargeurs Du dimanche 28 novembre au 20 décembre Accès libre et gratuit HORS DE MOI COMMENT EXISTER AVEC UNE MALADIE QUI M’ACCOMPAGNERA TOUTE MA VIE ? COMMENT SE (RE)CONSTUIRE APRÈS UNE ÉPREUVE ? QUELLE PLACE DONNER À UNE SPÉCIFICITÉ, À UNE « ANORMALITÉ » DANS MON CORPS, DANS MON IDENTITÉ ? CE CORPS MALADE, MÉDICALISÉ, EST-IL ENCORE INTIME ? CE CORPS DIFFÉRENT EST-IL SEXUEL ? COMMENT TRANSMETTRE CETTE EXPÉRIENCE QUAND LE LANGAGE EST TROP PAUVRE ? NE SUIS-JE PAS EN TRAIN DE ME SERVIR DE MA MALADIE POUR QU’ON S’INTÉRESSE À MOI ? En 2008, la philosophe Claire Marin écrit Hors de moi, récit dans lequel elle rend compte de son expérience de la maladie auto-immune, sans complaisance ni faux-semblants. En 2014, la comédienne Marie Astier lit cet ouvrage. Elle a l’impression que quelqu’un a réussi à coucher sur le papier ce qu’elle a pu ressentir à différentes étapes de sa vie de personne atteinte d’une maladie chronique. Avec l’accord de l’autrice, elle décide de s’emparer de ce texte pour l’adapter pour le théâtre. Notre projet est esthétique et politique Avec Hors de moi nous voulons sortir du paradigme de la charité pour défendre une certaine fierté d’être malade, dans la lignée des Disability Studies. L’expérience intime de la maladie C’est faire vibrer un corps prétendument «hors norme»; c’est faire entendre la mélodie d’une vie brûlante, intense, urgente. Après m’avoir contacté pour m’annoncer ce spectacle, seule en scène, l’envie irrépressible met venue de foncer au théâtre pour rencontrer Marie Astier et pour découvrir les photographies de l’exposition, Les chroniques de nos jours invisibles de Camille Reynaud. l’occasion rêvée de poser quelques questions à cette jeune comédienne à l’œil pétillant et pleine de fougue. Interview de Marie Astier Dans son ouvrage Claire Marin relate les évènements majeurs et les anecdotes marquantes de son parcours de malade. Elle prend aussi de la distance par rapport à ce vécu. Elle replace l’expérience de la maladie dans la perspective plus globale d’une expérience de vie. Nous voulons faire résonner ce texte car sa puissance, son univers métaphorique et sa sincérité nous projettent dans nos existences de malades ou de non-malades. Il brille par sa singularité, évitant ce que nous considérons être les deux écueils majeurs de la représentation de la maladie : le pathos et l’humour facile. Marie Astier HORS DE MOI Danse, Théâtre Auteure Claire Marin Interprétation Marie Astier Mise en scène Simon Gagnage Chorégraphie Marcos Arriola Scénographie Luciana Bertotto Création musicale Julien Roussel Voix off Simon Gagnage LES DÉCHARGEURS Du 28 novembre au 21 décembre 2021 Les dimanches, lundis et mardis à 19h00 Lundi, Mardi, Dimanche à 19H00 Durée 1h10 AUTOUR DU SPECTACLE Exposition Chroniques de nos jours invisibles, de Camille Reynaud, du dimanche 28 novembre au 20 décembre Dimanche 5 décembre table ronde inter-associative intitulée « maladie chronique et expérience patient » De 16h30 à 18h30 Dimanche 19 décembre Une maquette de 30 minutes du spectacle Ma fille ne joue pas d’Emma Pasquer sera proposée juste avant la représentation Hors de moi. Les deux représentations seront suivies d’un échange avec les équipes. Lundi 20 décembre et mardi 21 décembre Atelier de pratique de danse – autour du spectacle Hors de moi Atelier gratuit, sur inscription De 16h-18h TOURNÉE Lundi 23 novembre 2021 - 19h00 Espace Palumbo, Saint Jean dans le cadre des rencontres « Villes et handicap »

bottom of page