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- Festival Vivants !
ARTS VIVANTS, SPECTACLES ET CONCERTS Danses, théâtre, musiques, performances, spectacles. La programmation arts vivants du Palais de la Porte Dorée est majestueuse, cette année ! Dans ce monument marqué par l’Histoire, l’approche vivante et contemporaine des artistes invités contribue à questionner des sujets de société qui agitent notre époque Depuis octobre, Place à VIVANTS ! Un nouveau temps fort imaginé comme une saison d’automne sur les thèmes de la diversité, de la migration, de l’histoire coloniale, de la transmission… VIVANTS ! C’est aussi de grandes pièces chorégraphiques qui investissent le Forum avec l’avant-première très attendue Oüm de Fouad Boussouf. Gouâl de Filipe Lourenço, An Immigrant’s Story de Wanjiru Kamuyu, mais aussi, Abel Selaocoe et Alexis Paul, tous seront réunis autour de spectacles et de concerts inédits. FESTIVAL VIVANTS ! Du 21 octobre au 10 décembre 2021 PALAIS DE LA PORTE DORÉE MUSÉE NATIONAL DE L’HISTOIRE DE L’IMMIGRATION AQUARIUM TROPICAL 293, avenue Daumesnil - 75012 Paris Site internet LA PROGRAMMATION DU FESTIVAL VIVANT ! Jeudi 21 et vendredi 22 octobre - 20h OÜM de Fouad Boussouf – Cie Massala I Danse Jeudi 11 novembre - 20h ORGUE-PAYSAGE d’Alexis Paul I Concert Vendredi 12 et samedi 13 novembre - 20h GOUÂL de Filipe Lourenço I Danse Vendredi 19 et samedi 20 novembre - 18h AN IMMIGRANT’S STORY de Wanjiru Kamuyu I Danse Samedi 20 novembre – 18h Dimanche 21 novembre – 16h LAURA de Gaëlle Bourges I Danse - théâtre Samedi 27 et dimanche 28 novembre - 16h NOUVEAUX VOISINS de Manuel Merlot I Docu-concert Jeudi 2 et vendredi 3 décembre - 20h LA VISITE CURIEUSE ET SECRÈTE de David Wahl I Théâtre Vendredi 10 décembre - 20h ABEL SELAOCOE - TRIO CHESABA I Concert DANSE SIGUIFIN | Cie Amala Dianor Jeudi 16 et vendredi 17 septembre – 20h Forum
- Ovni : Festival de l’inclassable
OVNI ou Objets Vivants Non Identifiés. - 1ère ÈDITION. MALAKOFF SCÈNE NATIONALE Après une première saison tronquée à cause d’une Pandémie, Armelle Vernier, directrice de Malakoff, scène nationale, relance du 12 au 28 novembre, son festival : OVNI Un festival qui met en lumière des personnalités artistiques singulières, des écritures plurielles et des créations à vivre comme autant d’expériences. Les propositions de ce festival en partenariat avec les théâtres de Châtillon et de Vanves sont une invitation à sortir des cases Le festival s'ouvre avec la création de la cie Pernette, la Mémoire de l'eau, un spectacle dansé dans une piscine, les 12 et 13 novembre au Stade Nautique de Châtillon-Malakoff. Mais OVNI, ce sont également des concerts, du cinéma, des performances et un repas Polar. OVNI : FESTIVAL DE L'INCLASSABLE - 1ère ÉDITION MALAKOFF SCÈNE NATIONALE En collaboration avec le THÉÂTRE DE VANVES et le THÉÂTRE DE CHÂTILLON VEN. 12 > DIM. 28 NOVEMBRE Site Internet MALAKOFF SCÈNE NATIONALE – THÉÂTRE 71 3 place du 11 novembre | MALAKOFF 01 55 48 91 00 FABRIQUE DES ARTS 21 ter boulevard de Stalingrad | MALAKOFF 01 55 48 91 00 THÉÂTRE DE CHÂTILLON 3 rue Sadi Carnot | CHÂTILLON 01 55 48 06 90 THÉÂTRE DE VANVES 12 Rue Sadi Carnot | VANVES 01 41 33 93 70 SALLE PANOPÉE 11 avenue Jacques Jezequel | VANVES 01 41 33 93 70 Programme du festival - DANSE - La Mémoire de l’eau [création] Compagnie Pernette → ve 12, sa 13 nov, 20h30 stade nautique de Châtillon-Malakoff - CONCERT SPECTACLE - Lucie Antunes « Sergeï » → ma 16 nov, 20h Théâtre 71 - PORTÉS ACROBATIQUES - ARTS DU MOUVEMENT - Cuir [création] Un loup pour l’homme + Instante Juan Ignacio Tula → me 17, je 18, ve 19 nov 20h Fabrique des arts - THÉÂTRE - Robins – Expérience Sherwood Compagnie Le Grand Cerf Bleu → je 18 nov, 20h30, ve 19 nov 21h Théâtre de Vanves - THÉÂTRE - Birgit Kabarett (Cabaret Europe) [création] Le Birgit Ensemble création → je 18 nov 20h30 Théâtre de Châtillon - PORTRAITS ET RÉCITS CROISÉS - Radio live - La relève [création] Aurélie Charon, Amélie Bonnin, Mila Turajlić → sa 20 nov 18h Théâtre 71 - REPAS-POLAR - Le dernier banquet Collectif OS’O → sa 20 nov 20h, di 21 nov 12h Théâtre de Châtillon - SPECTACLES IMMERSIFS / DANSE - Nébuleuse Marion Pellissier, compagnie La Raffinerie + Underground Jasmine Morand, compagnie Prototype Status → ma 23 nov, 19h ou 21h Théâtre de Châtillon - THEATRE / PERFORMANCE - Lettres non-écrites David Geselson - Compagnie Lieux-Dits → ma 23, me 24 nov, 20h Fabrique des arts - MUSIQUE - The Wheels Orchestra Nicolas Barrot + Pre‑Choreographed Koki Nakano → Ve 26 nov, 20h Salle Panopée à Vanves - THÉÂTRE IMMERSIF - Reconstitution : Le procès de Bobigny Émilie Rousset et Maya Boquet, compagnie John Corporation → sa 27 nov, 15h Théâtre de Châtillon - THÉÂTRE - Mazùt Baro d’evel → je 25 ve 26 nov 20h, sa 27 nov 18h Théâtre 71
- OVNI FESTIVAL DE L'INCLASSABLE
OVNI ou Objets Vivants Non Identifiés. - 1ère ÈDITION. MALAKOFF SCÈNE NATIONALE Armelle Vernier, directrice de Malakoff, scène nationale, a imaginé un nouveau festival qui met en lumière des personnalités artistiques singulières, des écritures plurielles et des créations à vivre comme autant d’expériences. Toutes différentes à leur manière, les propositions fomentées par Malakoff scène nationale avec les théâtres de Châtillon et de Vanves sont une invitation à sortir des cases. CONCERT - SPECTACLE - CIRQUE - CINÉMA - MUSIQUE - THÉÂTRE - REPAS-POLAR - PERFORMANCE - TEMOIGNAGES - ARTS DU MOUVEMENT - THÉÂTRE IMMERSIF - DISPOSITIF SONORE ET PLASTIQUE Tant de thème différents qui s'alternent et s'imbriquent les uns, les autres. VEN. 13 > SAM. 28 NOVEMBRE MALAKOFF SCÈNE NATIONALE - THÉÂTRE DE VANVES THÉÂTRE DE CHÂTILLON MALAKOFF SCÈNE NATIONALE THÈÂTRE 71 3 place du 11 Novembre, 92240 Malakoff THÉÂTRE DE CHÂTILLON 3 rue Sadi Carnot, 92320 Châtillon THÉÂTRE DE VANVES 12 Rue Sadi Carnot, 92170 Vanves PASS OVNI : 8 euros/place 3 spectacles à 24 euros SITE INTERNET Crédit photo © Stereoptik, © Pierre Andreotti PROGRAMME CONCERT/SPECTACLE Lucie Antunes « Sergeï » —› Ven. à 13 nov. à 19h Malakoff scène nationale - Théâtre 71 CONCERT/CIRQUE Derviche Bab Assalam (musique) + Sylvain Julien (danse, cerceau) —› Mar. 17 nov. à 19h Théâtre de Châtillon CINEMA Si c’était de l’amour Patrick Chiha - Gisèle Vienne —› Mer.18 nov. à 18h30 Malakoff scène nationale - Cinéma Marcel Pagnol MUSIQUE/THEATRE Stellaire STEREOPTIK —› Jeu. 19 et ven. 20 nov à 19h —› Ven. 20 nov. à 14h30 (Scolaire) —› Sam. 21 nov. à 18h —› Dim. 22 nov. à 16h Malakoff scène nationale - Théâtre 71 REPAS/POLAR Le Dernier banquet Collectif OS'O —› Sam. 21 nov. à 17h30 (Dîner-polar) —› Dim. 22 nov. à 12h (Polar-brunch) Théâtre de Châtillon CONCERT/PERFOMRANCE Coco Julien Desprez —› Mer. 25 nov. à 19h Théâtre de Vanves [CRÉATION] - THÉÂTRE / PAROLES RECOLTEES Jukebox ‘Malakoff’ Élise Simonet & Joris Lacoste Dans le cadre du Portrait Encyclopédie de la parole du Festival d’Automne à Paris —› Jeu. 26 & Ven. 27 nov. à 14h30 (Scolaires) —› Jeu. 26 & Ven. 27 nov. à 18h30 —› Sam. 28 nov. à 18h Malakoff scène nationale - Fabrique des arts ARTS DU MOUVEMENT Instante Juan Ignacio Tula & Cie 7bis —› Jeu. 26 et Ven. 27 nov. à 19h30 —› Sam. 28 nov. à 19h Malakoff scène nationale - Fabrique des arts THEATRE IMMERSIF Reconstitution : Le Procès de Bobigny Emilie Rousset & Maya Boquet —› Sam. 28 et dim. 29 nov. à 15h Théâtre de Châtillon DISPOSITIF SONORE ET PLASTIQUE Prendre corps Elsa Biston —› Sam. 28 nov. à 17h Théâtre de Vanves - Salle Panopée DISPOSITIF SONORE ET PLASTIQUE Horns Seb Brun —› Sam. 28 nov. à 18h Théâtre de Vanves - Salle Panopée LES TOURNÉES DES SPECTACLES OVNI « Sergeï » | Lucie Antunes Le 14 novembre 2020 – Musée des Beaux-Arts d’Angers (49) Le 25 novembre – Le Confort Moderne – Poitiers (86) Le 28 novembre – La Presqu’île – Annonay (07) Derviche | Bab Assalam invite Sylvain Julien Le 28 novembre 2020 – Théâtre Gérard Philipe – Champigny sur Marne (94) Le 10 décembre 2020 – Centre culturel – Oyonnax (01) Le 20 janvier 2021 – Trente trente – Bègles (33) Le 31 janvier 2021 – Scène Nationale de Quimper, Festival Circonova – Quimper (22) Stellaire, une histoire d’amour sur l’expansion de l’univers | STEREOPTIK Du 3 au 5 décembre 2020 au Théâtre de Saint-Quentin en Yvelines - scène nationale Du 9 au 18 décembre 2020 au Théâtre de La Croix-Rousse à Lyon Le 2 février 2021 au Théâtre de Chartres Du 4 au 5 février 2021 au CDN d’Orléans Le 6 février 2021 à l’Atelier à spectacle, scène conventionnée d’intérêt national art et création à Vernouillet Du 10 au 11 février 2021 à Montargis Le 12 février 2021 au Théâtre Epidaure de Bouloire Le 13 février 2021 à l’Hectare, scène conventionnée du Vendôme Le 18 février 2021 à Sainte-Maure de Touraine Le 19 février 2021 à Montlouis Du 4 au 5 mars 2021 au Parvis - scène nationale de Tarbes Du 19 au 20 mars 2021 à la Maison de la musique de Nanterre Du 23 au 26 mars 2021 à la Commune - CDN d’Aubervilliers Du 20 au 21 avril 2021 à Anthéa - Théâtre d’Antibes Du 11 au 12 mai 2021 à la Scène nationale de La Roche-sur-Yon Le 21 mai 2021 à la Scène Watteau à Nogent-sur-Marne Le 23 mai 2021 au Pavillon à Romainville Du 31 mai au 1er juin 2021 à la Scène nationale de Valence Le Dernier banquet | Collectif OS’O 16 décembre 2020 - Le Strapontin - Pont-Scorff (56) 16 et 17 avril 2021 - Quai des rêves - Lamballe (22) 20 et 21 avril 2021 - Théâtre du Champ au Roy - Guingamp (22) Coco | Julien Desprez 1er décembre 2020 - La Soufflerie - Rezé 26 janvier 2021 - Scène nationale d’Orléans - Orléans 28 janvier 2021 - Mac Orlan - Brest Reconstitution : Le procès de Bobigny | Émilie Rousset, Maya Boquet, John Corporation Les 5 et 6 décembre 2020 - Latitudes Contemporaines - Lille (59) Le 7 mars 2021 - Théâtre de Juvisy Le 9 mars 2021 - Théâtre de Cachan Le 20 mai 2021 - Théâtre de Pantin Le 21 mai 2021 - Théâtre de Fontenay en Scènes Prendre corps | Elsa Biston Août 2021 – Festival Futura – Crest (26
- K ou le paradoxe de l’arpenteur
K. ou Le Paradoxe de l’Arpenteur est une adaptation du Château , le dernier roman inachevé de Franz Kafka, écrit en 1922. Avis de Foudart 🅵🅵 L’histoire d’un étranger qui arrive dans un village de montagne après un pénible voyage pour y satisfaire à une promesse d’embauche au Château. Mais dans ce village reculé où l’hospitalité n’est pas de règle, on ne peut séjourner sans autorisation ; et pour les Messieurs en charge de l’administration du Château, une promesse d’embauche ne signifie pas nécessairement une embauche. À PROPOS DU CHÂTEAU À l’origine de l’écriture du Château, il y a semble-t-il un texte de Heinrich Von Kleist intitulé Michael Kohlhaas, connu pour être une des lectures favorites de Franz Kafka. Dans ce court roman inspiré d’une histoire réelle du XVIème siècle, un honnête marchand de chevaux - victime de l’abus de pouvoir d’un baron local et d’une justice qui lui refuse réparation - prend la tête d’une révolte et, détruisant villes et châteaux, instaure dans le pays une terreur qui déstabilisera le pouvoir en place. Kohlhaas sera finalement condamné à mort et exécuté pour ses méfaits, mais il contraindra aussi dans le même temps la justice à reconnaître son droit et à condamner le Baron pour ses exactions. K ou le paradoxe de l’arpenteur est un spectacle ambitieux et courageux au texte un peu désuet qui propose une lecture acide de la société et du pouvoir bureaucratique. C’est un récit tragique et comique à la fois avec une très belle atmosphère proche du conte, tout en ombre et lumière et de multiples tableaux. Il semble les personnages font face à un cruel dilemme : ou bien accepter la domination et vivre dans l’humiliation, ou bien la refuser et payer le terrible tribu du refus. C’est aussi une pièce étrange et poétique interprétée avec beaucoup de panache, d’humour et une certaine dérision. Un spectacle Kafkaïen Après un démarrage magnifique et passionnant et de très belles scènes enneigées, K ou le paradoxe de l’arpenteur est un bel hommage à l’œuvre de Kafka, mais c’est, quand même, un spectacle qui parait un peu long et finit par lasser un peu. K ou le paradoxe de l’arpenteur D’après Le Château de Franz Kafka Adaptation et mise en scène Régis Hébette Avec Pascal Bernier, François Chary, Ghislain Decléty, Antoine Formica, Julie Lesgages, Cécile Saint-Paul, June Van Der Esch Photos de répétitions ©Hervé Bellamy Théâtre de L'échangeur de Bagnolet 59 avenue Général de Gaulle 93170 BAGNOLET DU 13 AU 23 OCTOBRE Du lundi au samedi à 20h Le dimanche à 17h Relâche mardi 19 octobre Durée • 2h15 A partir de 14 ans
- Pleasure
Une jeune suédoise de 20 ans arrive à Los Angeles dans le but de faire carrière dans l’industrie du porno. Sa détermination et son ambition la propulsent au sommet d’un monde où le plaisir cède vite la place au risque, à la toxicité et la misogynie. Ninja Thyberg a dit lors de la présentation du film à Deauville qu’elle avait eu besoin de six ans pour monter son film dont cinq qui l’ont plongée dans le milieu du cinéma américain pour adulte. Cette longue préparation lui a donné l’occasion d’apprécier humainement ces acteurs et actrices peu ordinaires, au point de les faire tourner dans Pleasure. Tous les autres comédiens à l’exception de Sofia Kappel viennent du milieu du porno américain Sofia Kappel, dont c’est le premier rôle au cinéma interprète une Bella Cherry plus vraie que nature. Avec son regard inoubliable, elle est la grande révélation du film et nous offre une interprétation hors du commun. Rien ne nous ait épargné dans ce film aussi bien en terme de violence sexuelle que psychologique et poutant la caméra, très intelligente, reste finalement assez pudique. Pendant de longues minutes, on peut être gêné par le manque d’information concernant les motivations de cette fille, mais ensuite, ce film en devient fascinant et la dernière partie est particulièrement réussie. Un film choquant et génial Pleasure est un film choc et choquant. C’est aussi un film qui, en mettant en exergue l’esprit particulier et misogyne de ce milieu, ouvre la voie à la réflexion. Pleasure De : Ninja Thyberg Avec : Sofia Kappel, Revika Reustle, Evelyn Claire, Chris Cock, Dana DeArmond, Kendra Spade, Jason Toler États-Unis, Suède, Pays-Bas & France - 1h45 Un film interdit au moins de 16 ans Le film a été sélectionné à Cannes et à Sundance et présenté en compétition au Festival de Deauville. Sortie en salle, le 20 octobre 2021
- Danse Delhi
7 personnages pour 7 pièces et la mort Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Dans un décor, tout en fausse transparence et lumières, nous voyons un salon réservé aux familles dans un hôpital de quartier. Commence alors, un récit à 6 personnages et une musicienne : une infirmière, Andreï, sa femme Olga, sa maîtresse Catherine, la mère de cette dernière et une femme âgée. Ils vont s’interpeller, se heurter, se dévoiler et se livrer peu à peu, par touches impressionnistes. Variation sur un même thème Chaque lever de rideau annonce la mort de l’un d’entre eux et chaque scène se referme sur la signature de l’acte de décès. La mort dans tous les sens Danse Delhi est un spectacle inclassable. Une comédie mélodramatique pleine de cynisme et d’humanisme, entre réalité et illusion qui nous fait hésiter entre rires et émotions. L’écriture d’Ivan Viripaev, acerbe, poétique et loufoque se combine parfaitement avec cette symphonie magnifique et effroyable qui parle d’amour, de mort et de danse. Cette Danse « Delhi » est partout D´un côté, ces pièces abordent la souffrance, la rancoeur et la culpabilité, liés à la mort. De l’autre, elles offrent, chacune, leur propre définition de la danse de manière majestueuse et philosophique. Danse Delhi est une pièce étonnante et singulière qui réussit la prouesse de montrer une danse magnifique que l’on ne voit jamais, mais que l’on ressent tout le temps, de tout son être. Une chorégraphie de mots et de vies gravées dans le mouvement des corps. Ivan Viripaev Danse Delhi PIÈCE EN SEPT PIÈCES DE IVAN VIRIPAEV Mise en scène Gaëlle Hermant avec Christine Brücher, Manon Clavel, Jules Garreau, Marie Kauffmann, Kyra Krasniansky en alternance avec Lina Alsayed, Laurence Roy et la musicienne Viviane Hélary. Traduction Tania Moguilevskaia et Gilles Morel. Photo © Simon Gosselin, Det Kaitzen. Le texte de la pièce est publié aux Éditions les Solitaires intempestifs Théâtre Gérard Philipe de Saint Denis Samedi 16 octobre - 18h / Dimanche 17 octobre - 15h30 / Lundi 18 octobre - 20h / Mercredi 20 octobre - 20h / Jeudi 21 octobre - 20h / Vendredi 22 octobre - 20h Durée 2h La tournée 21 → 22 Du 17 au 20 janvier 2022, La Criée – Théâtre National de Marseille Les 28 et 29 janvier, Théâtre Eurydice, ESAT, Plaisir Les 14 et 15 juin, Théâtre de Saint-Quentin en Yvelines, scène nationale.
- Douce France
Que retiendra-t-on de la Vème République ? Avis de Foudart 🅵🅵🅵 À moins de 10 mois, de nos nouvelles élections présidentielles, si nous faisions le point ? Avec Douce France, par un tour de passe passe, depuis de Gaulle jusqu’à Macron, les mêmes conseillers spéciaux de nos présidents, Pierre-Marie-Joseph et Capucin, nous proposent de faire le point sur la vie politique française. « DOUCE FRANCE » nous embarque pour un voyage chaotique au cœur du pouvoir, de l’hallucinant au lamentable, de l’invraisemblable à l’inattendu, du mémorable au sidérant... Tout ce qui est dit ici... est vrai ! Douce France est une fantaisie satirique, un peu, dans la veine des chansonniers qui s’inspire de faits historiques. Les costumes évoluent, la technologie avance, mais la vie politique semble suivre son court inéluctable avec abus de pouvoir, jeux de langages et tout son lot de manipulations et malversations. Grâce à un florilège d’archives sonores et visuelles, il est vraiment étonnant et extrêmement drôle de voir défiler notre propre histoire et nos folles habitudes « Douce France » c’est aussi nos « madeleines » d’hommes et de femmes, de citoyens, autant que de téléspectateurs Stéphane Olivié-Bisson, l’inoubliable interprète des Cahiers de Camus, David Salles et Delphine Baril, avec dérisions, fantaisies et de très jolies chorégraphies, s´éclatent sur scène et nous réjouissent dans ce spectacle très drôle et un peu affolant. DOUCE FRANCE Ecrit et Mise en scène Stéphane Olivié-Bisson et David Salles Distribution Stéphane Olivié-Bisson, Delphine Baril, David Salles Décors Angelo Zamparutti Lumières Laurent Béal Costumes Marie Credou Accessoires Ludivine Léger Collaboration artistique :Pascal Castelletta Chorégraphie Sophie Tellier Durée du spectacle 55 ans Théâtre Tristan Bernard À PARTIR DU 7 OCTOBRE 2021 DU MARDI AU SAMEDI À 21H RELÂCHES LES 18 ET 19 NOVEMBRE
- Interview d’Adrien Grassard
Un vent nouveau souffle sur la culture à Paris Retenez bien ce nom : Adrien Grassard, le jeune auteur et comédien, reprend le théâtre Les Déchargeurs. J'ai eu la chance de le rencontrer. Il m'a parlé de sa passion, de ses envies, de ses désirs. Quels sont vos rêves par rapport à ce théâtre ? En tant que jeune comédien et jeune auteur, à ce moment précis de ma vie, je me disais : « Il y a un truc qui me dérange. » Notamment, l'histoire des minimums garantis. Les minimums garantis, c’est un minimum que prend la salle sur le nombre de places par soir. C'est-à-dire que sur 80 places, le théâtre pourrait dire : « Moi, j'en prends 30 pour être sûr d'être rentable quoi qu'il arrive. » Le problème, c'est que si la compagnie, un soir, ne fait que dix places, ça sera à elle de payer la différence, donc, les 20 places. Si on prend la chose basiquement, c'est impossible de monter une pièce. On change tous de boulot. Adrien Grassard Après des semaines de discussions et de réflexions avec les membres de l’ancienne équipe du théâtre et Rémi Prin, le programmateur des Déchargeurs, Adrien Grassard, fort d’un projet ambitieux, parvient à racheter le théâtre. Si ça n'avait pas été collectif, moi, je n'y serais pas allé, ça ne servait à rien. On aurait été dans le mur. Il aurait fallu se battre pour faire vivre un projet et l'imposer à quelqu'un. Un fil rouge de programmation qui laisse la place à la jeunesse, à la création, à la créativité Nous avons envie de donner place aux jeunes. Il y a un vrai problème dans l'émergence aujourd'hui. Le problème du milieu de l'émergence, c'est qu'on reste entre nous, mais ce n'est pas parce qu'on le veut, c'est malgré nous. On veut crever un peu le plafond ! Je crois vraiment au passage de flambeau entre une génération et une autre. Je trouve que dans le théâtre, ça existe, mais de moins en moins. Je veux créer un lieu qui permette la rencontre entre les jeunes qui débutent et les artistes plus confirmés. Quand Pierre Notte va voir la pièce d'un jeune et qui lui dit : « Ah, j'ai bien aimé ton écriture, mais il y a ça... » C'est vachement bien. Je veux créer un lieu très convivial qui facilite l’échange des publics et les discussions. Et la poésie ? La poésie, ça m'intéresse ! c'est un univers qui me parle. c’est aussi l’héritage de ce théâtre qui avait été créé par Vicky Messica, un grand diseur de poésie, mais la poésie, c’est aussi, celle des jeunes. C’est la musique, la littérature…il y aura de la poésie partout au Déchargeurs, dans la programmation, les spectacle et le lieu.
- Moi Malvolio
Précieux et ridicule Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Moi, Malvolio fait partie du recueil Moi, Shakespeare, 5 monologues écrits par Tim Crouch et traduits par Catherine Hargreaves et Adèle Gascuel. Qui est Malvolio ? Malvolio est un personnage de La Nuit des rois de Shakespeare. Intendant au service d’Olivia, l’un des personnages principaux, c’est un puritain qui méprise aussi bien la débauche que ses contemporains. Ceux-ci le lui rendront bien en lui tendant de nombreux pièges et en se moquant de lui tout au long de la pièce. Malvolio est un des grands rôles comiques du répertoire shakespearien. Je me vengerai de vous et de toute votre meute ! Malvolio. La Nuit des rois de Shakespeare Malvolio, le personnage haut en couleur de Shakespeare, complètement aigre et au bout de sa vie, sort du cadre, prend la parole et a beaucoup de choses à nous dire. Un peu clown triste à tête de pintade défraîchie. Un peu poète énervé ou précieuse ridicule des temps modernes, Malvolio nous évite rien et détruit tout sur son passage. Viens, ô mort et qu’on me couche sur le triste cyprès. Malvolio. La Nuit des rois de Shakespeare Dans Moi Malvolio, la pièce a une partition pour un seul acteur, ce personnage célèbre revient pour nous donner sa version des faits, celle du harcelé, la vision du looser. Mais il est obligé d’utiliser le théâtre, un art qu’il déteste plus que tout, pour se venger. Pour que le combat de Malvolio contre le théâtre soit équitable, nous lui offrons le meilleur adversaire qui soit : le jeu, le jeu avec le public et avec les codes du théâtre, le jeu avec la langue de shakespeare et la langue actuelle. Note de mise en scène François Herpeux, s’en donne à cœur joie et à gorge déployée Avec une audace folle, il prend Shakespeare au mot et mêle le burlesque au ridicule. On peut le trouver épouvantable, on peut le trouver très drôle. En tout cas, il ose tout, nous évite rien et nous fait rire un peu jaune. Moi Malvolio est une pièce qui ne ressemble à aucune autre. Un exercice de style intelligent et burlesque qui parle de nous et de shakespeare ou de shakespeare et de nous. Car ceux que Malvolio déteste, ce sont les fêtards de La Nuit des rois, mais c’est surtout nous, public de théâtre. Note de mise en scène MOI, MALVOLIO Mise en scène Catherine Hargreaves Texte Tim Crouch Jeu François Herpeux Traduction Catherine Hargreaves & Adèle Gascuel Costumes Coline Galeazzi Lumière Sandrine Sitter Crédit photo Antonin Boyrhev Durée 1h05 Spectacle tout public, à partir de 13 ans Théâtre 14 Du 12 au 23 octobre 2021 Mardi, mercredi, vendredi à 20h Jeudi à 19h, Samedi à 16h
- Interview Ariane Ascaride
"Ce qui m'intéressait, c'était qu'on reprenne contact avec vous après toute cette interruption, mais qu'on ne reprenne pas contact d'une manière violente, plutôt d'une manière consciente". Ariane Ascaride Je vous propose un truc. Vous venez à la maison, j'achète du champagne, on cherche des textes, on se bourre la gueule jusqu'à 17h30 de l'après-midi car à 18h, il faut que vous soyez chez vous. À l’occasion du très beau spectacle Paris retrouvée à la Scala Paris, actuellement, mais aussi de la sortie en salle, le 20 octobre, du film magnifique Les Héroïques de Maxime Roy. Ariane Ascaride m’a parlé de son amour pour Paris et pour le cinéma. Frederic Bonfils - Lors d'un certain confinement, alors que nous étions tous tétanisés, vous, vous écrivez un poème - hommage, sur Paris. Ariane Ascaride - Moi aussi, j’étais tétanisée ! En fait, c'est la colère. Lors du premier confinement, j'ai écrit un livre sans même le savoir. Suite à la demande d’Augustin Trapenard, d’écrire Une lettre d'intérieur pour France Inter, j’y ai pris goût car ça me permettait de respirer. J'ai donc décidé de continuer. J’ai écrit des lettres à mon père qui est mort depuis très longtemps. Les gens du Seuil qui avaient entendu ma lettre sur France Inter, m'ont appelée. Ils m'ont demandé si j'écrivais autre chose « Oui, j'écris des lettres à mon père » Ils m'ont dit « Vous écrirez jusqu'à quand ? » « jusqu'à ce qu'on sorte !» Il ne faut plus jamais arrêter d'écrire, c'est absolument magnifique. (Rire) Le Seuil a sorti ce livre, en janvier, qui s'appelle « Bonjour Pa' ». En février, j'avais un rendez-vous Avenue Wagram et j'étais en avance. Il faisait un temps pourri, il faisait froid. Je pouvais pas aller dans un café, les magasins étaient fermés et il y avait très peu de gens qui marchaient dans la rue. Et je trouvais ça d'une tristesse absolument, épouvantable. Donc, ça m'a mis encore une fois en colère. (Rire) - J'ai été de très nombreuses fois en colère pendant toute cette histoire - Je suis rentrée chez moi et j'ai écrit. J'ai appelé mes copines avec qui je devais jouer « Le dernier jour du jeûne » de Simon Abkarian - qui avait été arrêté au premier confinement, au premier couvre-feu et au deuxième. Je leur ai dit : « Écoutez, je vous propose un truc. Vous venez à la maison, j'achète du champagne. on cherche des textes, on se bourre la gueule jusqu'à 17h30 de l'après-midi car à 18h, il faut que vous soyez chez vous. Et voilà ! Ça s'est fait comme ça. Alors vous, quand vous êtes en colère, vous écrivez des poèmes ? Des textes sensibles et délicats ? Je ne sais pas (rire), C'est vraiment venu comme ça, spontanément ! Il fallait que ça sorte. Il y a des moments où je suis tellement en colère ou émue que je ne peux plus parler. il faut que j’écrive. Que ça passe par mon stylo. Pas par un ordinateur, mon stylo. Vous avez écrit « Un matin, j'étais sur ce trottoir aux brasseries barricadées. Que faire ? » Oui, c'est vrai, c'est ça. Je me suis dit : « Qu'est-ce que je fais ? Je vais prendre le métro ? » mais ce n’est peut-être pas si sûr, j'en sais rien. » Je m'étais achetée un scooter, mais quand il pleut, j'ai peur de glisser. Donc, j'étais perdue et très énervée. (Rire) J’ai été surpris quand ce spectacle a été annoncé parce que, bêtement, j’identifiais votre nom plutôt à Marseille. Non mais c'est vrai. Je suis née à Marseille. On a fait beaucoup de films avec Robert Guédiguian à Marseille. J'ai un lien très fort à cette ville, mais ça fait 40 ans que je vis à Paris. C'est une ville qui a accompagné mes rêves d’enfant, je voulais y venir, y vivre. Et puis c’est une ville que j’ai vu bouger, se transformer. Vous voyez, aujourd'hui, j'étais à France Inter et j'ai décidé de venir ici en marchant. j'aime beaucoup marcher dans Paris et voir la vie de partout. Vous n'occultez rien de Paris dans Paris Retrouvée. Vous parlez du pont de l'Alma, du Père-Lachaise. Mais aussi des manifestations, des gilets jaunes. Des manifs, du Bataclan, toutes ces choses-là qui sont quand même très importantes. Paris, c'est tout ça et c'est ça la force de cette ville. Je ne connais pas beaucoup de villes au monde qui soit aussi romantiques avec des manifs, des nuits debout sur la place de la République, des sans-papiers…J'aime cette ville. J'aime beaucoup la notion de troupe dans ce spectacle. Je trouve que vous êtes vraiment comme des saltimbanques. C’est tout à fait ça ! (Rire) Sauf que nous étions très malheureuses. Quand je leur ai fait cette proposition, je ne savais pas du tout comment elles allaient réagir et elles m'ont toutes dit : « Mais j'arrive, j'arrive, oui, oui, j'arrive. » C'est une histoire d'amitié, de passion. Vous savez, on est toutes dans la même loge. On pourrait en avoir deux, mais on est toutes ensembles. On a un côté roulotte en fait. Cinq femmes et un musicien, un accordéoniste extraordinaire. Tout le démarrage quand vous dites ce texte, ce poème splendide sur Paris, cet hommage merveilleux, il vous suit vraiment au cordeau. Formidable, absolument magnifique. Je pense que la présence de David est absolument indispensable. Le spectacle ne serait pas du tout le même s’il n'était pas là. J'aurais bien aimé être là pendant la création de ce spectacle. Ça s'est fait avec beaucoup de douceur. Les filles sont arrivées avec plein de textes et on a travaillé beaucoup, beaucoup, avec plein de rigueur. Et vous êtes toutes très différentes. A vous cinq, vous faites une femme parisienne en fait. (Rire) Je vous avoue qu’on ne l'a pas fait exprès. Ce que vous dites, d'autres nous l'ont dit aussi. « Ah ben, oui tiens ! » Il y a la petite, c'est moi. Il y a les deux grandes gringues d'un côté, il y a aussi, Annick, la chanteuse, Pauline... C'est toutes des filles qui ont un point de vue sur leur métier, sur Paris, sur ce spectacle. Lorsque vous commencez le spectacle, vous êtes très douce, avec une gentille chanson parisienne et je me suis dit… « Oh, mon dieu ! » Non, pas du tout, mais je me suis dit que ça allait être un spectacle avec de gentilles chansons françaises, mais pas du tout. Vous dites des textes absolument incroyables, parfois méconnus, subversifs. Il y a des textes sur la Commune, des textes de Victor Hugo, Simone de Beauvoir, Louis Aragon, Elsa Triolet, Pablo Neruda, Marina Tsvetaïeva, Prévert, Louise Michel, Jean-Roger Caussimon...et des chansons. Ce qui m'intéressait, c'était qu'on reprenne contact vous, après toute cette interruption, mais qu'on ne reprenne pas contact d'une manière violente, plutôt d'une manière consciente. Vous chantez, vous êtes sexy, vous parlez, évidemment, vous faites même un peu enfantine à un moment. Vous savez tout faire ? Si vous me parliez de « du Bon, du Beau, Dubonnet » ? C'est génial ça. c'est assez rigolo car les gens qui sont en dessous d'un certain âge me disent « Mais qu'est-ce que c'est cette histoire Dubo, Dubon, Dubonnet ? » Je me rappelle quand je suis arrivée à Paris, je ne connaissais pas cet apéritif Dubonnet. Donc, je prenais le métro, je voyais ce truc. La première fois, je me rappelle, je me suis dit : « C'est quoi ? c'était dans pratiquement tous les couloirs du métro. c’était partout ! Pendant tout le spectacle. On passe par plein d'émotions. On est parfois étonné, surpris, ému, et on n'arrête pas, sans arrêt, d'ouvrir la bouche derrière son masque et de sourire. Mais c'est dommage parce qu'on ne vous voit pas. Oui, mais on bouge la tête aussi. Oui, ça on voit et on entend que vous chantez avec nous, D'abord, je pense que pour que vous ayez du plaisir, il faut que nous nous en ayons. Sinon, c'est pas possible ! Je crois que nous avons une capacité de générosité pour vous faire passer le plaisir que nous avons. (Rire) C'est la joie de se retrouver dans des théâtres. Et c'est difficile encore parce qu'il y a beaucoup de gens qui n'osent pas encore aller dans les théâtres, dans les cinémas, Dites a tous le monde, à vos voisins de ne pas mettre leurs chaussons, de garder leurs chaussures et de sortir le soir au spectacle. Alors, en parlant de cinéma, justement. Le 20 octobre, va sortir un film absolument magnifique qui s'appelle « Les Héroïques » de Maxime Roy avec François Créton. Oui, ce film est époustouflant. Je me suis vraiment posé une question pendant ce film, une question presque existentielle. Je me suis dit, parce que François Créton est absolument incroyable de vérité « finalement, quand on joue avec quelqu'un qui interprète aussi justement un rôle, est-ce que ce n’est pas plus compliqué de jouer, face de lui ? » Ah non, moi je dirais plutôt que c'est plus facile ! Non, regardez Clotilde Courau et ces scènes avec François Créton. Moi, j'adore Clotilde dans ces scènes-là. C'est, je trouve, une des plus belles choses qu'elle n’ait jamais fait. Quand vous avez un garçon comme ça, face à vous, vous ne pouvez pas vous servir de vos ficelles. Il faut y aller. C'est comme ça et c'est très excitant. C'est un peu mon saut à l'élastique à moi. Je dis toujours « il y a des gens qui vont se jeter des ponts pour avoir des émotions, nous, nos émotions vont surgir quand on entend "moteur" et ça doit être le plus sincère et authentique possible. Votre personnage a une place extrêmement importante dans le film car vous faites le pont entre le passé et le présent, vous êtes celle qui comprenait. Alors que cette femme était folle amoureuse de son homme, elle dit : « Je crois que je vais rentrer chez moi. » Parce qu'il y a un truc avec lequel elle n’est pas d'accord. Là c’était trop, ce n’était plus possible. C'est une fille qui a une espèce de colonne vertébrale bien établie, c'est une petite coiffeuse, une femme toute simple. Il faut savoir que c'est Maxime qui cadre. C'est lui qui a la caméra à l'épaule tout le temps. Donc c'était assez formidable de tourner avec lui. Il était notre premier spectateur. C'est un film très intime, très doux et bouleversant. Oui, et en même temps, j'aime beaucoup la vision de la banlieue qu'il donne. Ce n'est pas du tout une vision spectaculaire, comme on peut le voir souvent. La banlieue, c’est aussi des gens qui essaient juste de s'en sortir. Pour moi, Maxime est l'héritier de Duvivier, il a quelque chose comme ça, dans son regard empreint d'une humanité absolument formidable. Et Richard Bohringer Il est génial. Il était tellement heureux de faire ce film, Richard. Tellement, tellement, tellement heureux. Il y a une espèce d'ange qui s'est penché sur ce film Oui, il y a eu, un petit peu, un état de grâce sur ce plateau. Ça, c'est sûr ! C’était un bonheur de se retrouver avec cette équipe, avec ce jeune réalisateur, de 30 ans, qui tient son tournage avec beaucoup de douceur. Tout était très respectueux, très attentif ? Maxime Roy adore les acteurs - il est lui-même acteur - et c'est très agréable. Vous êtes en confiance. Il y a toujours beaucoup de douceurs et de poésies, et des vérités crues aussi. Oui, par exemple, toutes les séquences chez les Alcooliques anonymes... Extraordinaire ce moment-là. Le début est fou, c'est dingue ! Et ça a été reconstitué, c'est bien ça ? On pourrait croire que c'est vraiment pris sur le vif. Oui ça a été reconstitué, mais avec un gros travail d’investigation et des acteurs, non professionnels, jouaient avec nous. Merci beaucoup Ariane Mais Je vous en prie. Lire la critique du spectacle Paris retrouvée Lire la critique du film Les Héroïques
- L’Homme de la cave
À Paris, Simon et Hélène décident de vendre une cave dans l’immeuble où ils habitent. Un homme, au passé trouble, l’achète et s’y installe sans prévenir. Peu à peu, sa présence va bouleverser la vie du couple. Avis de Foudart 🅵 À partir d’une histoire vraie, dans la veine du Prénom, Philippe Le Guay, le réalisateur des très jolis et lumineux, Femmes du 6ème étages et Alceste à bicyclette, explore à nouveau l’univers d’un immeuble d’habitation, mais plonge, cette fois-ci, dans les tréfonds des sous-sols et des caves. Je pense que la haine antisémite nous concerne tous, que l’on soit juif ou pas. Philippe Le Guay L’homme de la cave, au démarrage assez passionnant, est un film à l’atmosphère noir qui a le mérite d’avoir une très bonne et actuelle idée de départ (le complotisme et l’antisémitisme). La réalisation de Philippe Le Guay ne manque ni de qualité ni de suspense et le trio formé par Bérénice Bejo et Jérémie Renier, François Cluzet est très harmonieux. François Cluzet, en plein contre emploi, est particulièrement étonnant dans ce rôle trouble et inquiétant. Mais avec une musique trop appuyée, des seconds rôles qui manque vraiment de nuances et un scénario qui part un peu dans tous les sens. À force de vouloir forcer le trait et ajouter de la rugosité, L’homme de la cave sombre, s’effondre peu à peu et nous laisse un petit goût de déception dans la bouche. L’HOMME DE LA CAVE Un film de Philippe Le Guay Scénario Philippe LE GUAY, Gilles TAURAND, Marc WEITZMANN Avec François CLUZET, Jérémie RENIER, Bérénice BEJO, Jonathan ZACCAI, Victoria EBER, Denise CHALEM France. 1H54 AU CINÉMA, LE 13 OCTOBRE 2021
- Héritiers
Nasser Djemaï, le nouveau directeur du Théâtre des Quartiers d’Ivry, présente un conte fantastique sur la famille et sur le déni de réalité. Une pièce qu´il avait créé en novembre 2019 au MCB de Grenoble puis au théâtre de la Colline. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 L’histoire se déroule dans un espace singulier, une grande maison bourgeoise comme si les personnages vivaient sur une île déserte, coupés du monde, en essayant de gagner encore quelques instants avant l’effondrement total… Nasser Djemaï reprend un thème qui lui est cher, la famille et la transmission. Mais ce n’est qu’un point de départ car l’objectif, est ici, de confronter nos sentiments et nos émotions en nous mettant face à face de situations où vrai-faux, fiction et réalité, se mêlent et s’entremêlent. Les champs et les contrechamps, le visible et l’invisible, le réel et l’imaginaire Les mondes vont s’entrechoquer. La maison, au magnifique décor en trompe l’œil, personnage central et véritable colonne vertébrale de cette famille, va se détruire et de nouvelles réalités étonnantes vont être dévoilées. Jimmy, l’artiste, le poète, le fou du roi, l’éternel enfant déplace notre regard, questionne le sens de notre vie et nous renvoie à nos propres contradictions. Nasser Djemaï Héritiers est une pièce en pleine démolition au sens propre comme au figuré, mais aussi, une exploration artistique. Une pièce qui met en parallèle le réel, la famille, et le théâtre, le cinéma. Une pièce passionnnante et merveilleusement écrite. Un magnifique hommage à la mère incarnée par Coco Felgeirolles, et au théâtre, au cinéma par Anthony Audoux qui réalise une prestation incroyablement poétique. HÉRITIERS Texte et mise en scène Nasser Djemaï Avec Anthony Audoux, Peter Bonke, Coco Felgeirolles, François Lequesne, David Migeot, Sophie Rodrigues, Chantal Trichet Photo (c) Pascale Cholette Théâtre des Quartiers d'Ivry Centre dramatique national du Val-de-Marne Manufacture des OEillets DU 24 SEPTEMBRE AU 14 OCTOBRE Mer 13 oct 20h30 Jeu 14 oct 20h30 Durée • 1h50 Tournée - Théâtre des Quartiers d’Ivry - CDN du Val-de-Marne : du 24 septembre au 14 octobre 2021 - Comédie de Colmar - Centre dramatique national Grand Est Alsace : 8 et 9 novembre 2021 - Théâtre des Salins, Scène nationale de Martigues : 18 novembre 2021 - MC2: Grenoble, Scène nationale : du 14 au 17 décembre 2021 - Théâtre Molière - Sète, Scène nationale archipel de Thau : 7 janvier 2022 - Centre dramatique national de Tours - Théâtre Olympia : du 12 au 14 janvier 2022 - Le Volcan, Scène nationale du Havre : 21 et 22 janvier 2022 - Comédie de Béthune - Centre dramatique national : du 26 au 28 janvier 2022












