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- Festival Arte Flamenco : Rafaela Carrasco
Créé en 1989 par le Département des Landes, Arte Flamenco est le plus grand festival de flamenco hors des frontières espagnoles. Une 32è édition exceptionnelle à ciel ouvert, dans les Arènes du Plumaçon à Mont-de-Marsan, du 29 juin au 3 juillet 2021 Rafaela Carrasco. Ariadna, al hilo del mito Rafaela Carrasco est la digne héritière de la grande Matilde Corral. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Dans son nouveau spectacle montré ici pour la première fois hors d’Espagne, l’ex-directrice artistique du Ballet flamenco d’Andalousie se frotte au mythe d’Ariane, seule avec dix hommes sur scène. Un voyage flamenco sur fond de tragédie grecque. Solitude, amour, rêve de liberté et tournesols Sur une immense scène au centre de l’arène du Plumaçon, après un petit retard de 30 minutes à cause des averses, nous avons pu découvrir un spectacle plein de grâce, de poésie et d’énergie positive. L’école traditionnelle de l’art andalou, la perfection et l’excellence Entourée par 10 hommes racés et élégants, Rafaella Carrasco surprend par son audace et sa modernité alliés à beaucoup de tradition. Expressive et délicate Elle parvient à nous surprendre et nous enivrer de bonheur avec ce spectacle de Flamenco très chaleureux aux chorégraphies impeccables. Rafaela Carrasco. Ariadna, al hilo del mito Danse Rafaela Carrasco, Rafael Ramírez, Gabriel Matías, Ricardo Moro, Felipe Clivio Chant Antonio Campos, Miguel Ortega Guitare Jesús Torres, Juan Antonio Suárez « Cano » Rafaela Carrasco, Pedro Ricardo Mino, Manuela Carrasco, El Pele et Jesús Méndez, Rocío Molina et Rafael Riqueni Danse : Rafaela Carrasco, Rafael Ramírez, Gabriel Matías, Ricardo Moro, Felipe Clivio Chant : Antonio Campos, Miguel Ortega Guitare : Jesús Torres, Juan Antonio Suárez « Cano » ARTE FLAMENCO 23 rue Victor Hugo 40025 Mont-de-Marsan Tel 05 58 46 54 55 Le festival Arte Flamenco a été créé par le Département des Landes. La direction artistique est assurée par Sandrine Rabassa. Informations pratiques
- Festival Arte Flamenco
Une édition exceptionnelle à ciel ouvert, dans les Arènes du Plumaçon à Mont-de-Marsan, du 29 juin au 3 juillet 2021 Créé en 1989 par le Département des Landes, Arte Flamenco est le plus grand festival de flamenco hors des frontières espagnoles. Le festival Arte Flamenco se veut fidèle à la tradition du flamenco puro tout en explorant les voies de la modernité. Soirée exceptionnelles avec les soirées des Arènes. Spectacle Bodega, stages, lectures, exposition, cinéma Une scène de 18 mètres sera montée dans le ruedo au centre de l'arène et un parterre créera l'intimité dans cet environnement dramaturgique Lionel Niedzwiecki, directeur de la communication du festival, De grands noms pour un festival d'exception ! Rafaela Carrasco, Pedro Ricardo Mino, Manuela Carrasco, El Pele et Jesús Méndez, Rocío Molina et Rafael Riqueni Danse : Rafaela Carrasco, Rafael Ramírez, Gabriel Matías, Ricardo Moro, Felipe Clivio Chant : Antonio Campos, Miguel Ortega Guitare : Jesús Torres, Juan Antonio Suárez « Cano » Programme Les Arènes du Plumaçon Spectacles à 21h30 Mardi 29 juin Rafaela Carrasco Ariadna, al hilo del mito Baile Mercredi 30 juin Pedro Ricardo Miño Artistes invités : Anabel Valencia et El Choro Universo jondo Piano, cante et baile Jeudi 1er juillet Manuela Carrasco, Esperanza Fernández, La Tana et Zamara Carrasco Aires de mujer Baile et cante Vendredi 2 juillet El Pele et Jesús Méndez Voces Artiste invité : Farruquito Cante et baile Samedi 3 juillet Rocío Molina et Rafael Riqueni Inicio (Uno) Baile et guitare Exposition « Danse avec la lune » Musée Despiau Wlérick Cette exposition évoque une relation sensible entre la danse et les mouvements de l’univers. Les pas de danse, le tracé des mains dans l’air, les lignes suivies par les corps, sous le ciel, en écho au tournoiement des astres, au scintillement des étoiles, dans l’ivresse cosmique. Musée Despiau-Wlérick 30 juin au 4 juillet de 10h à 19h 7 juillet au 29 août de 10h à 12h et de 14h à 18h Du mercredi au dimanche inclus. IMPULSO Un film d’Emilio Belmonte – Espagne, 2017, 1h32, VOSTFR Impulso nous raconte l’un des défis les plus captivants de l’histoire du flamenco moderne : la création du nouveau spectacle de la danseuse et chorégraphe espagnole Rocío Molina pour le Théâtre National de Chaillot à Paris. Cinéma Le Grand Club À MONT-DE-MARSAN Le 2 et 3 juillet à 16h Cinéma Le Rex À HOSSEGOR Dimanche 27 juin Cinéma Atlantic À SOUSTONS Lé 28 juin Cinéma Ciné Loisirs À MORCENX Lé 28 juin Cinéma Salle Média 7 À SAINT-SEVER Le 29 juin Cinéma Le Parnasse À MIMIZAN Le 1er juillet Cinéma Cinélit À LIT-ET-MIXE Le 2 juillet Cinéma Le Grand Club À DAX Le 1er juillet à 16 h, le 4 juillet à 11 h, le 5 juillet à 19 h 15. ARTE FLAMENCO 23 rue Victor Hugo 40025 Mont-de-Marsan Tel 05 58 46 54 55 Le festival Arte Flamenco a été créé par le Département des Landes. La direction artistique est assurée par Sandrine Rabassa. Informations pratiques
- Solar
Un voyage poétique au pays du masque Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Dans la rue d’un village portuaire, les talons claquent comme autant de gifles à la vie. Parmi les femmes qui revêtent le costume clinquant de la nuit, Solar la putain rayonne sous le clair de lune. Sous les plaisirs coupables cachés derrière les réverbères a fleuri en effet la vie. Et Solar berce l’enfant de la honte sous les étoiles, en attendant celui qui saura un jour lui redonner foi en ses rêves, en l’humanité. La troisième création d’UTOPIK FAMILY emmène le public dans le monde du masque Confectionnés par les membres de la compagnie, ils apportent énormément de poésie à cette pièce aux multiples personnages et une sensation originale étonnante, proche de l’univers de la bande dessinée. La vie, la mort, l’abandon Solar alterne rire et émotion brillamment. Avec une très belle musique, la pièce nous entraîne, à la fois, dans un moment de pur bonheur à l’énergie débordante, mais aussi dans une sorte de fable loufoque, un peu nostalgique à la Jacques Tati. Un spectacle très corporel et onirique Pour donner vie à ces masques avec assez peu d’expressions, les comédiens font un vrai travail de mime, de clown et de posture. Un travail très corporel et onirique associé à une très belle écriture qui fait passer un message fort et universel. SOLAR Metteur en scène : Stefan Lochau Interprète(s) : Florine Némitz, Coline Fassbind, Matteo Fantoni, Fabrice Bessire Directeur technique : Gaspard Matile Lumières : Colin Roquier Sons : Alexandre Brissonnaud Scénographie : Jean-Marie Liengme, Valère Girardin Costumes : Janique Nardin Crédits : Pascal KRATTINGER Festival OFF Avignon Théâtre du Girasole 24 bis, rue Guillaume Puy. Avignon Du 7 au 31 juillet à 20h20
- Les Floréales. Le théâtre en émergence
Dans la Rome antique, les jeux floraux, également appelés Floralies ou Floralia en latin, étaient célébrés en l’honneur de Flore, déesse des fleurs, des jardins et du printemps. Ces festivités organisées par les romains célébraient la floraison et le renouveau de la nature grâce à des spectacles. Lors de ces fêtes annuelles, le public était appelé à voter à la fin de chaque représentation... Théâtre contemporain Quelques siècles plus tard, Laura Libouton et sa complice Julie Migozzi, eurent l’idée de créer Les Floréales, un festival de théâtre émergent, contemporain et participatif. au printemps 2014. Comme un retour de printemps en fin d’été Cette année, crise sanitaire oblige, les Floréales auront lieu mi septembre. « Portons nos idées haut ! » Oser défier l’existant par les idées et les mots. Lever la main plutôt que le poing. Que dis-tu lorsque personne ne t’entend ? Il est temps de sortir de l’ombre. C’est l’heure de la révolution des Idées. Il est temps de vivre, de vivre grand. On s’inquiétera plus tard de savoir si on a eu raison. On peut voir une pièce de théâtre intelligente qui nous fait grandir, qui nous fait réfléchir, qui nous émeut et on peut en même temps avoir envie d'une méga bonne bière en terrasse. Laura Libouton Une dizaine de compagnies ont été sélectionnées sur plus de 400 candidatures. À l’issue de chaque représentation, un jury de professionnels et le public sont appelés à voter pour établir un palmarès : Grand Prix, Prix du Jury, Prix du Public, Prix de Mise en Scène, Prix d'Interprétations (dans un rôle principal, dans un second rôle)... UN JURY PROFESSIONNEL Parmi les jurés, cette année, Grégori Baquet (Molière de la révélation masculine), Ronan Ynard (Théâtre du Nord - direction artistique David Bobbée), Hugo Jasienski (comédien et metteur en scène, Théâtre de la Ville), Monique de Montrémy (édition Les Cygnes, maison d'édition historique d'Alexis Michalik), Michael Hirsch (comédien et chroniqueur notamment à Europe 1) ainsi qu'un corpus de journalistes parmi lesquels Marie-Catherine Mardi, Madeleine Gautier, Thierry Voisin, etc. LES FLORÉALES - ÉTHIQUE ET PHILOSOPHIE Chaque compagnie bénéficie d'un accompagnement personnalisé en fonction de leur(s) besoin(s) : résidence d’écriture ou de jeu, coaching sur la thématique juridique, accompagnement sur les questions de production et de diffusion, création lumière, édition d’un texte original... Autour de Laura Libouton, une équipe de jeunes passionnés, dynamiques et engagés entourent et accompagnent les compagnies de théâtres. LES FLORÉALES « PORTONS NOS IDEES HAUT ! » LAURA LIBOUTON, directrice générale et artistique RAPHAEL BERTOMEU, directeur technique & régisseur général REMI POUREYRON, chargé de projet AGATHE ZEZULA, assistante de direction et de production Crédit photo Michel Voletti TRABENDO - LA VILLETTE 211, Avenue Jean Jaurès 75019 PARIS Les Vendredi 10, Samedi 11 et Dimanche 12 Septembre 2021 INTERVIEW DE LAURA LIBOUTON Au détour d’un bosquet, au coeur du Parc de la Villette, par une super belle journée, j’ai eu la chance de rencontrer tout l’équipe des Floréales Théâtrales en plein préparatifs, au TRABENDO. Un des rares lieux culturels de Paris que je ne connaissais pas. Un grand kiosque rouge, bourré de charme, avec une magnifique terrasse. Laura Libouton m´y a reçu avec beaucoup de gentillesse et une super énergie. Bonjour. Pourquoi avoir choisi ce lieu ? On a choisi le Trabendo, parce que c'est un endroit qui est plutôt dédié à la musique et on avait hyper envie de faire quelque chose qui se rapproche un peu des INOUIS du Printemps de Bourges et des INROCKS LAB. Du théâtre avec ce côté très festif qu'on a en festival de musique. Un rapport hyper décomplexé et populaire avec des spectacles intelligents, mais pas « intello ». « On peut voir une pièce de théâtre intelligente qui nous fait grandir, qui nous fait réfléchir, qui nous émeut et on peut en même temps avoir envie d'une méga bonne bière en terrasse. » On a beaucoup de performances, des spectacles musicaux et du théâtre, bien sûr. Dans ce lieu, est-ce qu'il y a plusieurs espaces ou bien il y a une scène unique ? On va avoir une terrasse avec des chaises, des guirlandes, le bar, l'accueil et, à l'intérieur, il y aura la salle qui va être vraiment modulable, puisque, par exemple, on a une pièce qui est une déambulation avec les comédiens qui vont bouger et le public aussi. On a une scène qui va être en tri-frontal avec du public des trois côtés de la scène, on a des spectacles qui vont jouer sur la scène surélevée et d'autres qui vont être dans la fosse. La salle va bouger sans cesse et, le samedi soir, une pièce démarre sur un apéro, donc on va installer un bar intérieur. Un rythme infernal (Rire). Oui, un petit peu. On a une pièce toutes les deux heures. Parlez-moi de votre dispositif d’accompagnement. Déjà on propose une captation des spectacles à chaque compagnie qu'on leur donne à l'issue du spectacle. Elles sont libres de droits et elles peuvent les utiliser comme elles l'entendent. Une lettre de recommandation, où on détaille tout. On a un dispositif d'accompagnement personnalisé, avec une résidence en Créa-lumière et édition de texte. « Je ne suis une fan passionnée de théâtre, autant expérimental que classique. J'aime le théâtre dans sa diversité. » Le thème de cette année « Portons nos idées haut ! » La conjoncture était un peu particulière cette année, mais on n'avait pas envie de faire un truc sur l'enfermement, le confinement. On avait envie, au contraire, de prendre le contrepied de tout ça. On avait envie d'un truc ouvert, lumineux, jaillissant, un truc plein d'énergie. Un truc engagé quand même, parce que c'est la raison d'être du festival. Engagé, en quel sens ? Notre engagement, c’est de remettre le spectateur au centre de ce qu'on fait. on a essayé d'avoir ce mix de quelque chose de très engagé et quelque chose de très positif. On veut crier nos combats, mais avec bienveillance. Avec une proposition, une conviction, une énergie de faire et non pas une énergie de défaire. Le président du jury, c'est Grégori Baquet ? Exactement. On a plein de membres du jury. On a Grégori Baquet, on a Hugo Jasienski qui est metteur en scène au Théâtre de la Ville, on a deux journalistes de Télérama. On a beaucoup de chance d'avoir un jury très ouvert. On a un éditeur - une éditrice même - Monique de Montremy, qui est l'éditrice historique d'Alexis Michalik. On a plein de choses qui se mettent en place et c'est chouette d'avoir ce jury-là professionnel pour accompagner la jeune création et d'avoir des gens comme Grégori, qui incarnent cette jeune création et qui transmettent un message, une image, qui, je trouve, est extrêmement positive et encourageante pour l'émergence. C'est aussi un concours quelque part ? Tout à fait. Un concours pour les jeunes compagnies de théâtre. Il y a une dizaine de compagnies en compétition et une compagnie hors compétition qui est programmée le vendredi soir. On a le vote du public et le vote d'un jury qui s'additionnent, et ça détermine un palmarès. La pièce, qui sera plébiscitée, a-t’elle quelque chose de particulier ? Oui. On les accompagne pendant un an sur les questions de production et de diffusion. Tous les mois, il y a un rendez-vous qui va se mettre en place avec eux et on leur réserve un petit cadeau un peu spécial, mais, pour l'instant, je n'ai pas le droit d'en parler (Rire). En fait, c'est la fête en septembre. Exactement. C'est bien résumé, c'est exactement la fête. Je crois qu'il faut qu'on arrive à retrouver cette dynamique de fête au théâtre, cette dynamique très simple. Le vendredi soir, on a, en ouverture une pièce hors-concours, Sisyphes et on fait un speed dating théâtral. En gros, toutes les compagnies de théâtre vont prévoir deux minutes de spectacle qu'elles vont présenter et les gens vont pouvoir rentrer et sortir avec un verre à la main dans la salle, pour voir ce que c'est. J'ai pas besoin de dépenser de l'argent pour ça, j'ai pas besoin de me poser une heure et demie. j'ai pas besoin de me mettre dans la condition de voir un spectacle. Juste, je rentre, je vois ce qui se passe et si j'aime, je prends ma place derrière.
- Hamlet
[Reprise] au Théâtre de la Tempête Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Jamais trop de Shakespeare pour secouer nos âmes. Ici, c’est à un rendez-vous magnétique avec le fils du roi du Danemark qu’il faut se préparer, d’une autre époque, un peu sixties. Dans cette nouvelle traduction, il sera question, entre autres, de dénoncer le patriarcat, la violence des pères, leur amour enfermant. En faisant une nouvelle traduction d’Hamlet de Shakespeare, Gérard Watkins crée un spectacle atypique et ébouriffant, rock et poétique, drôle et émouvant Une adaptation qui n’en est pas vraiment une, tellement le texte et l’esprit originel sont respectés. Une façon de positionner ce très grand classique du théâtre dans une vision ultra-contemporaine et moderne. La traduction J’ai travaillé pendant un an à la traduction. En partant du texte original et sans appui d’autres traductions. Pour partir de zéro. J’ai pu y développer et y inscrire mes interrogations. Et remplacer le pentamètre par une forme de musicalité et d’invitation à la scansion… J’ai tenu à tirer les mots vers une interprétation suggestive des troubles que je crois y lire. Gérard Watkins Énergie, musiques, décors, costumes la troupe, complètement déjantée, emmenée brillamment par Anne Alvaro, se déchaîne sur scène, envahit l’espace et compose une partition où tout semble avoir été étudié au millimètre. Chaque intonation, chaque placement nous entraîne dans l’univers singulier de watkins. La sensation de découvrir un tout autre théâtre, puissant, décalé et fou. L’extension de la folie vers la poésie est, on le sait, chez Shakespeare, naturelle. Lunatics, lovers, and poets are of imagination all compact Cet Hamlet, aux accents 60/70 qui commence, un peu, comme un Soap Opera américain enchaîne les moments d’anthologie avec une très belle écriture magnifiquement vivante pour se terminer en apothéose dans une scène finale absolument sublime. Une scène qui donne la sensation de voir un tableau vivant de la renaissance italienne. Hamlet de Watkins. Un vibrant hommage à Shakespeare. Un spectacle universel et grandiose. HAMLET Mise en scène Gérard Watkins Avec Anne Alvaro, Solène Arbel, Salomé Ayache, Gaël Baron, Mama Bouras, Julie Denisse, Basile Duchmann, David Gouhier, Fabien Orcier, Gérard Watkins Crédit photo ©Alexandre Pupkins Durée 3h15 (avec entracte) Spectacle présenté au Théâtre de la Tempête Crédit photo ©Alexandre Pupkins Prochaine représentation Théâtre de la Tempête du 29 juin au 10 juillet puis en tournée : 19 & 20 janvier 2022 : CDN de Lorient 8 > 10 février 2022 : CDN de Besançon 5 > 8 avril 2022 : TnBA 4 > 6 mai 2022 : Comédie de Saint-Etienne
- Centre de la photographie, Mougins. Ouverture prochaine
Sous l'égide de François Cheval, directeur artistique, Le centre de la photographie de Mougins annonce son ouverture, le 3 juillet 2021 Le Centre de la photographie de Mougins se veut être une institution dédiée à l’image fixe et en mouvement chargée de promouvoir et d’exposer les multiples tendances de la photographie contemporaine. Exposition, édition, et accueil en résidence, un lieu dédié dans le village de Mougins La ville de Mougins procède à la réhabilitation complète d’un ancien presbytère, en vue de le transformer en Centre de la photographie. Sur environ 330 mètres carrés, ce bâtiment s'articule entre les espaces d’expositions et de rencontres. Le geste architectural se veut minimal et mesuré. C’est à la fois le ruban métallique de la façade principale et l’identité graphique du lieu qui questionneront le regard du visiteur au centre du village pour mieux le guider à la visite. Notre volonté est de respecter l’équilibre de pleins et de vides propre au geste architectural des anciens. Notre volonté est de créer un appel visuel en perspective depuis la déambulation piétonne au sein du village. le Centre souhaite se tourner vers les pratiques multiples du médium photographique, en en présentant ses possibilités et ses limites. En s’intéressant autant aux questions formelles (de l’argentique au numérique, techniques anciennes...), qu’aux évolutions de la diffusion (de la presse à l’internet), aux nombreuses contradictions du réel, bref, à l’ensemble des champs d’étude de l’image contemporaine. . La programmation du Centre de la photographie de Mougins La photographe espagnole Isabel Muñoz (née en 1951) Il s’agit de sa première exposition personnelle montrée dans une institution française depuis plus de vingt ans. À l’automne 2021, la photographie féminine en invitant Natasha Caruana (GB. Née en 1983) et Jenny Rova (Suède. Née en 1972) Elles nous proposent une photographie s’appuyant sur leur récit personnel, issu d’expériences familières. Début 2022, le Centre de la photographie questionnera l’actualité de la photographie asiatique en confrontant l’œuvre de Li Lang (RPC. Né en 1969) aux productions de Yuki Onodera (Japon. Née en 1962) Cette programmation s’appuie sur des cahiers publiés dont l’ambition est d’ouvrir, et même de dépasser la seule question de la photographie, tenterons de multiples échappées vers l’ethnologie et évoquerons les nécessaires conséquences politiques, sociologiques ou économiques des images. La photographie comme matière à penser, en dehors du simple espace d’exposition. À travers ces cahiers, la pratique photographique, dans son appréciation globale, se veut décloisonnée pour être livrée à la réflexion du spectateur. Isabel Muñoz EN SAVOIR PLUS... Mougins, une tradition de modernité Mougins, située entre les hauteurs de Cannes et la région de Grasse, est une commune du département des Alpes-Maritimes. La ville, historiquement rurale, dont la spécialité était la cueillette du jasmin, est aujourd’hui qualifiée de cité-jardin en raison de l’abondance de villas de style provençal et pour la densité de ses espaces verts boisés. Pittoresque, le village provençal de Mougins a construit sa réputation internationale grâce à la présence en son sein de nombreux artistes de l’art moderne et grâce à la renommée de sa gastronomie. C’est à Mougins que Pablo Picasso décide de passer les douze dernières de sa vie, s’installant au domaine Notre-Dame de Vie, surnommé «l’Antre du Minotaure» en raison de l’abondance d’œuvres recouvrant les murs. Francis Picabia fut le premier à s’établir dans la commune. À sa suite, à son invitation et à celle de Picasso, Paul Éluard, Jean Cocteau, Rosemonde Gérard, Man Ray, Fernand Léger, qui disposera un temps d’un atelier sur place, découvrent le site. La réputation du lieu attirera d’autres personnalités. La chapelle Notre-Dame de Vie a accueilli Winston Churchill ou encore Charlie Chaplin. De nombreuses autres célébrités y ont également séjourné: Édith Piaf, Yves Saint Laurent, Christian Dior, Catherine Deneuve, Paul Anka, Jacques Brel, Roland Petit ou encore Zizi Jeanmaire... Quelques chiffres et dates Ouverture au public le 3 juillet 2021 2 plateaux d’expositions de 100 m 23 cycles d’expositions par an 1 résidence d’artiste par an 1 espace de médiation 1 ligne éditoriale propre avec une revue trimestrielle Programme Exposition Isabel Muñoz 3.7.2021 – 3.10.2021 Natasha Caruana + Jenny Rova 28.10.2021 – 30.01.2022 Li Lang + Yuki Onodera 24.02.2022 – 22.05.2022 Fiche technique Centre de la photographie de Mougins 43 rue de l’Église 06250 Mougins 04 22 21 52 12 Directeur artistique François Cheval cpmougins.cominfo@cpmougins.com Crédit photo (c)Julien Demartini, ©Isabel Munoz
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Bonjour tout le monde, Je vous confirme votre invitation pour Quelque chose au côté gauche de Léon Tolstoï, librement adapté et interprété par Hervé Falloux et mis en scène par Séverine, au théâtre de la Huchette à 19h30 lundi 14 juin. Ce spectacle sera repris au Studio Hebertot du 28 octobre au 27 novembre 2021. Isabelle sera présente pour vous accueillir. Vous trouverez en pièce jointe le dossier et deux photos. Bonne soirée. Amitiés. Emily INVITATION CRÉATION QUELQUE CHOSE AU CÔTE GAUCHE d’après « La mort d’Ivan Ilitch » de Léon Tolstoï Adaptation libre et interprétation Hervé Falloux mise en scène Séverine Vincent Les lundis 7, 14, 21 et 28 juin à 19h30 Phénix festival Au théâtre de La Huchette 23, rue de la Huchette 75005 Paris Métro : Saint-MichelTournée Studio Hébertot du 28 octobre au 27 novembre 2021 - Réservations : 01 42 93 13 04 Dans la Russie tsariste, Ivan Ilitch préside le tribunal de St Pétersbourg avec compétence et froideur. Ayant brillamment gravi les échelons de la réussite sociale, rien ne l’intéresse plus que son prestige, l’apparat de sa vie mondaine et ses succès au whist. Sa vie est telle qu'il l'a toujours souhaitée : Facile, agréable, de bon ton. Une petite douleur au côté gauche, et sa vie bascule : Au bord du précipice, il commence un chemin initiatique qui va le mener vers la lumière. Durée : 1h10 Réservation : 01 43 26 38 99 Tarif unique : 15€ scénographie Jean-Michel Adam Costumes : Jean-Daniel Vuillermoz lumières Philippe Sazérat Création son Ladam Production L'Atelier de Mars, avec le soutien de l'ADAMI DECLENCHEUR et du Fonpeps Dossier et photo en pièce jointe Zef - agence de diffusion et relations presse contact@zef-bureau.fr | 01 43 73 08 88 Isabelle Muraour : 06 18 46 67 37 | Emily Jokiel : 06 78 78 80 93 http://www.zef-bureau.fr/ -- Zef : 01 43 73 08 88 Isabelle Muraour : 06 18 46 67 37 Emily Jokiel : 06 78 78 80 93 Mail : contact@zef-bureau.fr www.zef-bureau.fr QUELQUE CHOSE AU CÔTÉ GAUCHE d’après « La mort d’Ivan Ilitch » de Léon Tolstoï Adaptation libre et interprétation Hervé Falloux Mise en scène Séverine Vincent Ivan Ilitch a brillamment gravi les échelons de la réussite sociale, il règne en maitre sur ses diners mondains et ses parties de whist, l’existence pétrie de certitude. Un jour pourtant, une chute idiote, une petite douleur au côté gauche, et tout bascule... Scénographie : Jean-Michel Adam, Lumières : Philippe Sazerat, Costume : Jean-Daniel Vuillermoz, Création son : Ladam Production L’ATELIER DE MARS, avec le soutien de l’ADAMI DECLENCHEUR et du Fonpeps Au Théâtre de la Huchette Les lundis 7, 14, 21 et 28 juin à 19h30 Reprise au Studio Hébertot du 28 octobre au 27 novembre 2021 Réservations : 01 43 26 38 99 Durée : 1h10 Tarif unique : 15€ Théâtre de la Huchette,23, rue de la Huchette - 75005 Paris Service de presse : Zef Isabelle Muraour : 06 18 46 67 37 | Emily Jokiel : 06 78 78 80 93 contact@zef-bureau.fr | www.zef-bureau.fr L’histoire Dans la Russie tsariste, Ivan Ilitch préside le tribunal de St Pétersbourg avec compétence et froideur. Ayant brillamment gravi les échelons de la réussite sociale, rien ne l’intéresse plus que son prestige, l’apparat de sa vie mondaine et ses succès au whist. Sa vie est telle qu'il l'a toujours souhaitée : Facile, agréable, de bon ton. Une petite douleur au côté gauche, et sa vie bascule : Au bord du précipice, il commence un chemin initiatique qui va le mener vers la lumière. Propos L’histoire de notre protagoniste joue sur les paradoxes. Plus Ivan Ilitch gravit les échelons de la magistrature avec plaisir et brio, plus son humanité se dissout. Plus il est important et respecté plus il sa vie s’enfonce dans la vacuité. Plus il pense vivre « comme il faut », plus il s’égare. Plus son corps s’affaiblit plus sa vie spirituelle s’enrichit. Ce ne sont pas les riches aristocrates cultivés qui le mettent sur le chemin de la vérité, mais un simple moujik. C’est l’enfant qui montre la voie à l’imposant magistrat aux cheveux blancs. C’est à l’orée de la mort que le sens de la vie lui est révélé. La vie d’Ivan Ilitch est comme celle de Tolstoï, bourrée de contradictions, d’élans opposés, d’écartèlements. « J’ai un secret, comme la mort est l’ultime étape de notre vie, je me suis familiarisé depuis quelques années avec cette véritable amie de l’homme pour que son image non seulement n’ait plus rien d’effrayant, mais soit plutôt quelque chose de rassurant et de consolateur, alors tu vois, je remercie Dieu de m’avoir fait découvrir que c’est la clef de notre véritable bonheur. » Lettre de Mozart à Anton Stadler « Quelque chose au côté gauche », adaptation libre destinée à un seul en scène, propose de plonger les spectateurs dans le voyage introspectif de ce personnage à l’âme terriblement slave. 2 Note d’intention / Hervé Falloux, adaptation et jeu. Il y a trois ans, j’ai eu « des problèmes de santé », comme on dit pudiquement. Les médecins n’étaient pas très optimistes. Maintenant, je vais bien. Il est grand temps pour moi de revenir sur cette étape de ma vie. C’est une nécessité. Que me reste-t-il de cette expérience extrême ? Des moments de grâce inoubliables, de clairvoyance, des heures de totale sincérité avec moi- même et avec les autres, des instants d’humour avec les médecins. Tout cela mêlé d’angoisse, de peur, de faiblesse, de bravoure. J’étais « Au monde ». Ces souvenirs ont été mon fil rouge pour l’adaptation de la nouvelle de Tolstoï. Ce que j’ai essayé de traduire, c’est le cheminement vers la lumière de cet homme égoïste, avide de reconnaissance et de plaisir vain. La maladie n’est là que pour révéler l’humanité d’Ivan Ilitch et donner un sens à sa vie. C’est un électrochoc. La pièce est le combat d’un homme contre lui-même, pour sa rédemption. Aucune intention d’un voyeurisme malsain pour la mort mais relater un chemin difficile, parfois drôle vers la vérité et la grâce. Je suis bien placé pour savoir que dans les moments les plus dramatiques, l’humour n’est jamais bien loin. En tout cas, c’est un positionnement dont je ne veux pas me départir, ni dans la vie, ni sur scène. Rien n’appelle à la lourdeur, surtout pas la maladie et la mort. Universelle Si cette œuvre de la fin du XIXème nous captive toujours, c’est tout simplement parce qu’elle pose des questions éternelles : Quel est le sens de la vie ? Comment sortir de l’angoisse de la mort et de la finitude ? Ivan Ilitch est un homme de notre temps : Il rêve d’ascension sociale, de pouvoir, de luxe. Etre un « premier de cordée » ! Heureusement pour lui, un petit grain de sable, (Quelque chose au côté gauche) va gripper la machine et lui faire découvrir le meilleur de lui-même. Une humanité qui donne un sens à sa vie. C’est un lieu commun (mais parfois, ils sont vrais) de dire que notre XXIème siècle n’a plus de repère. La course échevelée à la richesse, au bien-être personnel, à la consommation, engendre individualisme, égoïsme, repli sur soi. La pensée de Tolstoï, jamais moralisatrice, pleinement incarnée dans cet Ivan Ilitch de chair et de sang, de larmes et de désir, nous montre un autre chemin, une lumière salvatrice. Une certaine continuité Non sans sourire et avec humour, je me dis que « Quelque chose au côté gauche » sera le dernier volet de « ma » trilogie. Il y a plus de 25 ans, j’ai adapté et joué « Mars » de Fritz Zorn pendant 3 saisons, il y a 5 ans j’ai adapté et mis en scène « Nuits Blanches » d’après Haruki Murakami, au Théâtre de l’œuvre, aujourd’hui je souhaite jouer cette libre adaptation de « La mort d’Ivan Ilitch ». Des écritures, des époques, des cultures, des lieux différents mais les mêmes thèmesdéveloppés : vies entravées, insignifiantes, ratées. Déflagration d’un évènement violent (songe terrifiant chez Murakami, cancer chez Fritz Zorn, chute accidentelle chez Tolstoï) qui vient mettre en lumière la morbidité des vies. Il s’en suit un combat pour la vérité et la singularité de chacun. 3 Note pour cette adaptation / Hervé Falloux Je suis un adaptateur extrêmement fidèle aux écritures et aux œuvres. Pour « Mars » de Fritz Zorn, pour « un privé à Babylone » de Richard Brautigan, pour « Nuits blanches » de Haruki Murakami, les critiques ont toutes souligné la fidélité et même l’hommage rendu aux écrivains à travers mes adaptations. Pour « la mort d’Ivan Ilitch » le travail a été plus ardu. J’ai utilisé comme méthode de travail, celle des monteurs de cinéma qui s’éloignent du scénario et du tournage pour mieux servir le propos du réalisateur. C’est donc une libre adaptation (une fois n’est pas coutume) que je propose. Sans perdre la précision du langage de Tolstoï, je me suis appliqué à être plus concis, moins descriptif (nous sommes au théâtre) et à commettre quelques ellipses. La tension dramatique reste ainsi aigüe du début à la fin. Le suspense a toute sa place dans cette adaptation, c’est une course contre la montre. Historique des adaptations de l’œuvre / Pourquoi un seul en scène ? Une dramatique télévisuelle a été réalisée dans les années 70 par Nat Lilenstein et un film fut tourné par Alexandre Kaidanowski en 1988, d’après la nouvelle de Tolstoï. Au théâtre, Simone Benmussa en 1981 a adapté « La mort d’Ivan Ilitch » en dialoguant le texte de Tolstoï. Elle faisait évoluer sur scène Ivan Ilitch, sa femme, sa fille, le fiancé de celle-ci, etc... Ce type d’adaptation est assez éloigné du propos qui m’intéresse : Ivan Ilitch, seul, face à sa conscience, à ses choix et à sa vie ne peut être, à mon sens, qu’un seul en scène. Pas un récit dialogué, pas un récit distancié, mais l’histoire d’une vie transmise à la première personne. Accompagnement au plateau / Séverine Vincent, mise en scène Je connais Hervé Falloux depuis 25 ans. Nous avons souvent travaillé ensemble, dans des contextes très divers, de multiples plateaux teintés d’approches théâtrales aux couleurs contrastées. Je peux donc dire que je connais très bien l’acteur, ses facettes, l’étendue de son registre, ses (grandes) qualités et ses (petits) défauts. Je connais aussi son travail intime, celui des projets qu’il porte, ce qu’il cherche, au fond. Sa quête d’artiste. Sa parole. On s’est toujours suivi de près, tous les deux, dans nos quêtes respectives. On s’est accompagnés, on s’est lus, conseillés ; pas mal de partage d’âme, en somme... Et ici, il est avant tout question de ça : d’âme. Il est question pendant une heure d’offrir en partage l’âme de ce pauvre Ivan Ilitch. Une âme toute déshabillée, totalement livrée au mystérieux voyage qui l’attend. Lorsqu’Hervé m’a annoncé qu’il souhaitait revenir à la scène avec un sujet aussi sensible que celui de « La mort d’Ivan Ilitch », je me suis dit que les épreuves par lesquelles il venait de passer avaient dû laisser quelques balafres dans son beau moral... Et puis, connaissant si bien mon zèbre, ça m’a très vite interpellé : qu’est-ce qu’il fabrique ? Alors je lui ai demandé de me lire son projet à haute voix. Grand bien m’en prit ! J’ai immédiatement décelé, lors de cette lecture, l’incroyable matière vivante qui se dégage de son projet : c’est une éblouissante ode à la vie. Elle a tout de théâtral, cette adaptation, elle en est l’essence-même. Un homme (ou plutôt une âme), posé dans l’immatérialité, parcourt son existence, juste en mots incarnés, là, devant nous, sans aucun artifice. 4 Parcours Biographie de Tolstoï Léon Tolstoï nait en 1828. Il perd ses parents avant ses 12 ans. Son père se nommait Nikolaï Ilitch Tolstoï. Avant de s’engager dans l’armée, où il participe à des missions dangereuses, il mène une vie dissolue de jeune bourgeois incapable de mener à bien ses études supérieures. En 1856, il commence à écrire et voyage en Europe. Il se marie en 1862, aura douze enfants et publiera entre 1862 et 1877 des nouvelles autobiographiques et de longs romans : « Guerre et paix » et « Anna Karénine ». Après une crise existentielle (dont l'acmé est nommée la nuit d'Arzamas), Tolstoï écrit des nouvelles plus philosophiques dont « La mort d’Ivan Ilitch » en 1886. Les nouvelles « le Diable » et « Sonate à Kreutzer » furent publiées 1889. Cette seconde période est marquée par de très nombreux essais "Qu'est-ce-que l'art ?", "Religion et morale", "Tu ne tueras point" (entre autres). Parallèlement à sa vie d’écrivain, il s’adonne à une vie spirituelle et à une pratique religieuse intense. Il devient végétarien, abstinent, attaque l’Eglise officielle et est finalement excommunié en 1901. Pendant les dernières années de sa vie, il publie des articles religieux et moraux, des pamphlets contre l’état, contre l’art, contre la peine capitale... Il meurt en 1910. Hervé Falloux Admis à l’ENSATT en 1981, Hervé Falloux a pour professeurs Marcel Bozonnet, Brigitte Jaques, Roland Monod... Parallèlement il joue dans la dernière mise en scène de Raymond Rouleau : Thérèse Raquin. Depuis il joue dans une cinquantaine de pièces : Peines d’amour perdues mise en scène Laurent Pelly au Théâtre National de l’Odéon et le Chant des chants mise en scène Patrick Haggiag dans le même théâtre, Ubu roi mise en scène Roland Topor au Théâtre National de Chaillot, B.C B.G de Jean Bois au TNM la Criée à Marseille et au Théâtre de la Madeleine. Il travaille sous la direction de Clotilde Ramondou dans Mars qu’il a adapté du roman éponyme de Fritz Zorn et dans Les Perdrix de Christophe Huysman, au Festival d’Avignon (Chartreuse de Villeneuve lez Avignon). Il joue dans Le Fils de Christian Rullier dans la mise en scène de François Rancillac. Marion Bierry fait appel à lui pour jouer dans Horace, Après la pluie et l’Aiglon. Il joue aussi dans Le Cœur n’est pas moderne de Martine Drai, dans Quel petit vélo à guidon chromé de Georges Perec mise en scène Gérard Abéla, dans Fleurs et affinités de Frédéric Rose, dans Débrayage de Rémy De Vos, mise en scène Gilles Guillot au Festival d’Avignon et dans Au nom du fils d’Alain Cauchi sous la direction d’Etienne Bierry au Théâtre de Poche et en tournée. Récemment, il joue à la MC 93 de Bobigny dans Boxing paradise mise en scène par Stéphane Olry, c’est le cinquième spectacle qu’il joue sous la direction de ce metteur en scène. Il rejoint aussi la troupe de la Huchette pour jouer Mr Martin dans la Cantatrice Chauve, mise en scène Nicolas Bataille. En 2008, Il reprend la mise en scène de la pièce Le cœur n’est pas moderne de Martine Drai. Le spectacle est joué au Théâtre de l’Atalante et en tournée. De 2011 à 2012, il collabore étroitement à la mise en scène de Clotilde Ramondou sur la pièce Clients de Grisélidis Réal, spectacle joué au festival « Haute Tension » à la Grande Halle de la 5 Villette à Paris, au Théâtre Paris-Villette et en tournée. Dans les mêmes années, Hervé Falloux est le collaborateur artistique de la Revue Eclair sur les Arpenteurs de Stéphane Olry, pièce jouée au Théâtre de l’Aquarium, puis en tournée et sur Hic Sunt Leones, spectacle joué également au Théâtre de l’Aquarium et repris au Festival d’Avignon 2012 (Chartreuse de Villeneuve lez Avignon). De 2013 à 2015 Il met en scène, au Festival d’Avignon (Théâtre La Luna), son adaptation d’Un privé à Babylone de Richard Brautigan. Nuits Blanches qu’il a adaptée de la nouvelle « Sommeil » d’Haruki Murakami est jouée 50 fois au Théâtre de l’OEuvre à Paris sous sa direction, Nathalie Richard en est l’interprète. Plus récemment il met en scène Cinq jours en mars de Toshiki Okada à l’Agora d’Evry et en tournée. Au Cinéma, il tourne avec Vincent Garenq, Eric Rochant, Raoul Ruiz, Benoît Jacquot, Florence Quentin, François Favrat, Jean-Paul Salomé, Roschdy Zem, Etienne Chatiliez... A la Télévision, il travaille sur plus de trente-cinq films avec Michel Mitrani, Serge Moati, Robert Enrico, Josée Dayan, Henri Helman, Pierre Boutron, Gilles Béhat, Jérôme Foulon, Pascal Chaumeil, Lucas Belvaux, Bertrand van Effenterre, Jean-Christophe Delpias... Séverine Vincent Issue d’une famille de musiciens, ses premières expériences artistiques passent par le chant (entre autres, elle prête sa voix à Emilie Jolie dans l’album de création en 1979). Puis elle se tourne vers le théâtre. Elle intègre de 1995 à 1998 la troupe permanente du Théâtre Montansier de Versailles (direction : Francis Perrin /création de spectacles à partir du répertoire de Molière -tournées et festivals internationaux, création du Mois Molière à Versailles...), avant de fonder la Compagnie L’égale à égaux avec certains membres de la troupe. Le collectif, soutenu par le Conseil Général des Yvelines, se spécialise dans le répertoire classique, et crée une dizaine de spectacles de 2000 à 2008 (Marivaux, Beaumarchais, Crébillon fils, Musset, Shakespeare...). Elle co-fonde en 2010 La compagnie des Insoumises, structure spécialisée dans les lectures- spectacles en lieu institutionnel (musées, médiathèques, grandes écoles). En parallèle, elle travaille en tant que comédienne, adaptatrice et metteur en scène pendant une dizaine d’années pour le Festival de la Correspondance de Grignan (2005-2015). En 2008, elle est remarquée pour son interprétation de Bette Davis dans Qu’est-il arrivé à Bette Davis et Joan Crawford ? (mise en scène : Didier Long / Théâtre des Bouffes Parisiens / Chêne Noir Avignon). Elle collabore à nouveau avec Didier Long en tant qu’assistante à la mise en scène et comédienne sur Simpatico de Sam Shépard (Théâtre Marigny / 2012), et sur Le plus heureux des trois d’Eugène Labiche (Théâtre Hébertot / 2013). On a pu la voir ces dernières années dans Les palmes de Monsieur Schutz (mise en scène de Patrick Zard’ / Théâtre Michel), Les fiancés de Loches (mise en scène Hervé Devolder / Théâtre de la Michodière / (Molière du Musical 2016)), et Abigail’s Party de Mike Leigh (mise en scène Thierry Harcourt / Théâtre de Poche Montparnasse). Elle tourne simultanément pour le cinéma et la télévision sous les directions de Guillaume Gallienne, Claude Berri, Sandrine Veysset, Jean Marboeuf, Claude Goretta, Paul Vecchiali, Pierre Granier-Deferre, Hervé Hadmar, entre autres... En tant que metteur en scène, elle monte La Mégère apprivoisée de Shakespeare (2007 /Tournée) ; L’Unique et le voyou (d’après les correspondances de Maïakovski et Lili Brik) – (2012/ Théâtre du Petit Chien - Avignon) ; Rue des Plâtrières (2015/spectacle musical) ; L’ange et l’enfant (spectacle musical jeune public) (2017-2018/Théâtre de L’Atelier/ Studio Théâtre de Stains et tournée). En 2012, elle rejoint L’Art éclair, - une compagnie atypique qui travaille dans les marges, aux côtés des publics fragiles et devient la collaboratrice d’Olivier Brunhes, son fondateur. Créations : Fracas (sur le handicap mental) 2013, Paroles du dedans (créé avec les détenus de la maison d’arrêt d’Osny) 2015, L’Ombre du Soleil, commande du Château de Versailles et du 6 SPIP 78 (créé avec les détenu(e)s des établissements pénitentiaires des Yvelines, et joué dans la Salle du Jeu de Paume à Versailles) 2018. Elle fonde en 2019 la Compagnie Pourpre, basée dans la Drôme (26), avec le projet de travailler sur les problèmes de déconnexion culturelle en milieu défavorisé, et collabore au projet d’envergure « La Ferme des Lumières » porté par THEATRE DE LUMIERE URBAIN (Luz Mando – Milosh Luczynski) ; 2 années d’implantation dans la cité des Noirettes (Vaulx-en-Velin (69)), en vue de réaliser une fresque de lumière pérenne en faisant participer les habitants (ateliers d’écriture, video, etc.). Elle développe son travail d’écriture : sa pièce L’ogre a reçu le soutien du collectif à Mots Découverts, et celui des E.T.C du CDN-Comédie Poitou-Charentes, a été remarqué par le comité de lecture des E.A.T en 2020 et Sélectionné pour le Writers’ Playroom du 12th Womens Playrights International Conference / Montreal 2022. Jean-Michel ADAM (scénographie) Musicien à la base, il est diplômé de la Villa Arson de Nice et reçoit en 1987 le Prix Mossa de peinture. Il signe notamment la scénographie sur plus d’une vingtaine de spectacles de Didier Long dont Modi, Un Homme à Distance, Eclipse Totale, Chère Eléna, Equus, La Parisienne, La Vie devant Soi, Le Gardien (nomination « meilleur décor » Molières 2008), Le Limier (nomination « meilleur décor » Molières 2003), Les Braises... Il travaille également pour divers metteurs en scène tels que Francis Perrin, Gérard Gélas, Jean-Luc Moreau Le journal de ma fille, L’Invité (direct France 2), Mariage et Châtiment, Le Journal de ma Fille, Anne Bourgeois Voyage en Ascenseur, Une famille modèle, Le plus Beau Jour (direct France 2) Représailles, Alors on s’aime, Jean-Luc Revol, José Paul C'est encore mieux l'après midi, J’ai envie de Toi, Patrick Haudecoeur Silence on tourne...., Panchika Velez, Anne Bouvier, Charlotte Rondelez... Il crée pour Opéra en Plein Air les scénographies de Rigoletto et Carmen. Pour Hervé Devolder Les fiancés de Loches, La Crème de Normandie. Adapte le décor américain de Avenue Q. Il a également conçu les décors de spectacles de variétés et de cinéma. Il a conçu le décor du salon de concert du Théâtre des Champs Elysées (1989). En tant que metteur en scène, il a monté La Ronde, Le Barbier de Séville, La Nuit et le Moment et Courteline !!!. Philippe Sazerat (lumière) Après une formation de comédien à la Classe Libre à l'école Florent, il joue au théâtre à partir de 1981, pour Jean-Luc Boutté, Patrice Kerbrat, Georges Lavelli, Jean Le Poulain, Roger Blin, Raymond Acquaviva, René Barré, Marie-Claire Valène, Bernard Avron, Gérard Malabat, Claudia Morin et au cinéma pour Edouard Molinaro, Pierre Vinour... Dans le même temps, il s’intéresse à la création lumière. Il rencontre Catherine Dasté qu'il suit dans l'aventure du Théâtre des Quartiers d'Ivry durant six ans comme créateur-lumière et directeur technique. Depuis 1985, au théâtre, il crée la lumière de plus de cent cinquante spectacles pour les metteurs en scène René Barré, Daniel Berlioux, Catherine Dasté, Josiane Balasko, François Kergourlay, Claude Merlin, Michel Lopez, Jean-Pierre Malignon, Hubert Saint-Macary, Gérard Malabat, Frédéric Smektala, Claudia Morin, Véronique Bellegarde, Nadia Vadori, Henri Gruvman, Lisa Wurmser, Ned Grujic, Hervé Falloux, Julie Timmerman, Philippe Lelièvre, Jean-Louis Heckel, Elise Noiraud, Raymond Acquaviva, Didier Long ... Il improvise, à chaque représentation, la lumière sur le spectacle Improvizafond. Il crée les lumières de Brigitte Fontaine, Graeme Allwright, Steve Waring, Orlika, Stéréodrome, Smek... Il met en scène notamment la Grammaire, d'Eugène Labiche, Mère Fontaine, de Laurent Roth, Orphelin dans les collines de Charles Coudray. 7 Ladam (création son) Ladam est un jeune créateur de MAO (musique assistée par ordinateur), en contrat avec le label French Light Records. Il signe les prods de divers rappeurs. Il a composé la BO des deux films de Noe Deza Dja : Entre nos yeux et Comme des adultes, et celle du film Zoomy Game de Christophe Monier. Jean-Daniel Vuillermoz (costume) Après des études à l’école du spectacle de la rue Blanche (E.N.S.A.T.T). Jean-Daniel Vuillermoz débute comme chef costumier sur les films, « L’Amant » de Jean-Jacques Annaud, « La Reine Margot » de Patrice Chereau, « Le Pacte des loups » de Christophe Gans, « Astérix & Obélix » de Claude Zidi, « Les Milles et une nuits » de Philippe de Broca ou encore « Les Misérables du XXe siècle » de Claude Lelouch. Puis il crée les costumes sur les films , « Saint-Cyr » de Patricia Mazuy, « Jacquou le Croquant » de Laurent Boutonnat, « Contre-Enquête » de Franck Mancuso, « La nouvelle guerre des boutons » de Christophe Barratier, « Rien à déclarer » de Dany Boon, « AO le dernier Neandertal » de Jacques Malaterre, « Oscar et la dame Rose » d’Eric-Emmanuel Schmitt, « Le passé » de Asghar Farhadi. En 2018 il crée les costumes pour le film « Let’s Dance» de Ladislas Chollat (sortie 2019). Éclectique, il aime la création de spectacles musicaux qui vont de l’opéra (« Hippolyte et Aricie », « Carmen » à l’Opéra de Paris) aux comédies musicales (« Les Choristes », « Jésus », « Les enfants du soleil », « Robin des bois », « Oliver Twist », « Résiste ») Il a dessiné les costumes de plus de cent pièces de théâtre. Entre autres il a créé les costumes dans les mises en scène de Ladislas Chollat (« Harold et Maude » avec Line Renaud, « Une heure de Tranquillité » avec Fabrice Luchini, « Le Père » avec Robert Hirsch, et « Le Fils »), Steve Suissa («A droite A gauche », « Ich bin Charlotte »), Daniel Colas (« Un certain Charles Spencer Chaplin »), Yves Beaunesne (« Roméo et Juliette » et « On ne badine pas avec l’amour », « Le Cid », « Le prince Travesti »). Jean-Daniel Vuillermoz reçoit en 2011 le Molière des meilleurs costumes pour la pièce « Henri IV » de Daniel Colas et en 2001 le César des meilleurs costumes pour le film « Saint-Cyr » De Patricia Mazuy, il est nommé aux Césars 2008 pour les costumes de « Jacquou le croquant » de Laurent Boutonnat. Mentions ©photo : Rosalie Adam Presse : ZEF Communication : Fous de Theatre Diffusion : Passage Production Programmation de la première édition du PHENIX FESTIVAL Avec le soutien de l’ADAMI DECLENCHEUR 8 DR 9
- Nos Années Parallèles
Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Une mère et son fils racontent leur parcours étonnant, tendre et chaotique. Deux regards posés sur le temps qui passe. deux vie qui se croisent, l’une qui commence, l’autre qui finit. Stéphane Corbin a écrit Nos années parallèles avec « un élan vital » et sa présence sur scène, au piano, est particulièrement émouvant. Ce très beau spectacle aussi tendre qu’une madeleine de Proust, rempli le cœur de douceur et parle à tous, intimement. Valérie Zaccomer et Alexandre Faitrouni composent un très beau duo fait de fluidité et d’immobilité. Avec une magnifique musique et une très belle mise en scène, Nos années parallèles est un spectacle indispensable du festival off d’Avignon. NOS ANNÉES PARALLÈLES Mise en scène Virginie Lemoine assistée de Laury André Avec Valérie Zaccomer et Alexandre Faitrouni Texte, adaptation, musique Stéphane Corbin Costumes Julia Allègre Lumières Denis Koransky Chorégraphies Wilfried Bernard Décor Grégoire Lemoine Régie Allan Hové Crédit photo Ginna Nonne Festival OFF AVIGNON Théâtre EpiScène DU 7 AU 31 JUILLET À 15H30 - Durée 1h30
- Au poings
Féminité et fulgurance Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Au départ, il y a deux comédiennes, Julie et Alix qui partagent la même passion pour la boxe thaï. Sur la scène devenue ring, les rituels du shadow et ram muay vont bientôt commencer. Aux côtés de l’arbitre, on assiste à l’entrainement de ces pratiquantes de muay thaï. Derrière cet affrontement singulier, ce sont les combats d’autres femmes qui se racontent. La vie d’une femme vu comme un sport de combat Je n’avais aucun désir de faire de grandes études, je crois même n’y avoir jamais pensé...À défaut de pouvoir utiliser les mots, que je n’avais pas, mon moyen d’expression, c’était la violence. Je détestais le monde qui m’entourait parce que j’en était exclue. Je ne parlais plus, j’aboyais. Et je me battais. Tout le temps. Et puis je suis entrée dans une salle de boxe... Et puis je suis entrée dans un théâtre... Extrait Marjolaine a-t-elle grandi à Saint-Raphaël comme Julie ? Ou à Bagnolet, comme Alix ? peu importe, mais comme une Madame Bovary des temps modernes, ce portrait de femme parle de toutes les femmes. Ces femmes « empêchées » par tous ses diktats sociétaux et moraux. Ces femmes engoncées, enfermées. T’as pris un peu? Faut manger t’es anorexique ou quoi? T’es enceinte? Tu vas le garder? Tu connais le père? Tu ferais mieux d’avorter. T’es trop coincée, lâche toi un peu. T’as l’air d’une pute. J’ai envie de toi, tout de suite. C’est les prostitués qui font ça au lit, pas les filles bien. T’as eu combien de mecs? Ah ouais quand même. T’es vierge? EXTRAIT La boxe comme libération, le plateau comme révélation Pour ces poétesses du kick, boxeuse ou comédienne, c’est le même combat. Il faut jouer des coudes, se battre avec la pression, garder un moral d’acier. Après tout, un ring c’est un théâtre qui est un ring qui se transforme en théâtre ! Elles vont troquer leurs strass et leurs talons immenses contre des gants et des shorts fluorescents. Les coups fleurissent et les mots claquent Grandiloquentes, extraverties, loufoques et d’une mauvaise foi évidente Julie et Alix, avec une énergie débordante, jettent leurs punchlines et l’arbitre danse. Aux poings est un spectacle uppercut et fabuleux, merveilleusement écrit, mis en scène et interpréter. Un spectacle coup de poings, à voir absolument Aux poings Texte et mise en scène Alix Andréani, Bruno Blairet, Julie Duval avec Alix Andréani, Julie Duval, Ary Gabison lumières Jean-Luc Chanonat musique Augustin Hurez chorégraphie Swann Blairet chorégraphie des combats Rodrigo Alamos Crédit photo David Fitt Théâtre La Tempête Cartoucherie Rte du Champ-de-Manœuvre 75012 Paris 2 > 20 JUIN 2021 Du mercredi au samedi à 20h30 / dimanche à 16h / Durée : 1h15
- Ce soir, je n’aurais pas sommeil
Audace et liberté Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Qu’est-ce que l’audace ? Qui sont les audacieux ? A-t-on besoin d’audace pour trouver la liberté ? Est-ce la liberté qui nous rend audacieux, ou l’audace qui nous rend libres ? Une maison sur la dune. Derrière les baies vitrées, la mer. Deux femmes et un homme se préparent. Les portes claquent, ils s’affairent, se croisent, se cherchent, s’aiment. Mais ils veulent coûte que coûte se baigner dans l’océan. Cette baignade à tous prix est le début de leur liberté, et pour ça ils ont de l’audace. Le projet est né de la lecture de Nonoche. Un texte de jeunesse d’Irène Némirovsky qui parle de deux jeunes-filles à la conquête de la vie…et des hommes. Ce texte que j’ai trouvé audacieux et plein de liberté a fondé le projet du spectacle. Sabrina Bus Ce n’est qu’après l’intervention d’Anne Carrard à la mise en scène que le travail à pris forme. Imaginaire et poésie Un travail fait d’imaginaire, de poésie, de cinéma, de chanson d’amour et de performance. Je souhaite que le spectacle respire la folie douce et l’insouciance. Il parlera d’humanité et de batailles, de sensations pétillantes, de joies fugaces, de rêves fous, de bulles de chagrin, et de désir. Il y sera question de légèreté et d’inconséquence. Anne Carrard Un jour, le son de l’océan s’est engouffré sur le plateau Et le spectacle à pris forme. Un spectacle fait de joie, d’humour, d’émotion et de fulgurence. Un spectacle où le son mêlé de bruit de vague devient personnage à part entière et nous emporte dans un tourbillon de liberté, de jours d’été à la Jacques Tati. Une écriture non narrative, mais très précise. Un décor épuré. Des comédiens qui se complètent et se coordonnent. Une créativité foisonnante qui laisse aux spectateurs une grande place à l’imaginaire. Un spectacle qui s’attachera à ce moment audacieux où la vie bouillonne, où l’on ose, où l’on tente le tout pour le tout, la liberté. CE SOIR, JE N’AURAI PAS SOMMEIL MISE EN SCÈNE Anne Carrard DISTRIBUTION Sabrina Bus, Benjamin Candotti-Besson et Loreleï Daize SCÉNOGRAPHIE Clémence Kazémi COSTUMES Sophie Carteron CRÉATION SONORE Yann Richard CRÉATION LUMIÈRES Denis Schlepp Festival OFF Avignon LA CHAPELLE DES ITALIENS Du 6 au 31 juillet à 14h30 EN SAVOIR PLUS… ACTION CULTURELLE : C’EST QUOI, L’AUDACE ? QU’EST-CE QU’OSER ? Pour accompagner le spectacle, la compagnie Véhicule propose des ateliers de philosophie, sur les thèmes de l’audace et de la liberté. Ces deux thèmes traversent le spectacle. Ces ateliers sont conçus pour le public des représentations, en amont aussi bien qu’en aval de ces dernières. Il s’agit d’un temps d’échange d’une heure trente, extrêmement structuré afin de créer le climat favorable à ce que la pensée des participant·e·s, trouve à se formuler, ose sortir des sentiers battus, se mette en mouvement en toute confiance et circule. L’atelier est animé par une philosophe formée à l’exercice.
- Rabudôru, poupée d'amour
Avis de Foudart 🅵🅵 Nora et Thierry sont fébriles. Ils se préparent à devenir parents tout en s’occupant du père de Thierry, atteint de la maladie d’Alzheimer, quand l’usine de jouets qui les emploie annonce sa fermeture. Un groupe industriel japonais rachète l’entreprise et lance la fabrication de « rabudôru » (ou poupées d’amour). Ces versions grandeur nature de la poupée Barbie, à destination des adultes, sont conçues dans un souci de réalisme parfait et troublent les sens… La mise en scène mais aussi l’écriture de la pièce se sont trouvées profondément bouleversées Par la crise sanitaire. Si la fable portait initialement sur le seul phénomène des love-dolls, elle s’est progressivement réorientée sur axe plus sociétal. Avec l’élaboration d’un nouveau format, à la croisée du théâtre et du cinéma. Rabudôru, poupée d’amour, est ainsi constitué de deux objets, deux versions de la même histoire : d’un côté, la pièce de théâtre au plateau, accompagnée par un dispositif vidéo immersif. De l’autre, le ciné live stream, pendant cinématographique de la pièce, filmée en direct et retransmise en simultané sur Internet. EN SALLE OU EN CINÉ LIVE STREAM RABUDÔRU, POUPÉE D’AMOUR Sur scène, les quatre comédiens et la poupée sont entourés, en continu, de deux à cinq caméras selon la version du spectacle. À tour de rôle, les acteurs et le régisseur plateau viennent filmer les regards, les sourires, les micro-expressions de chacun. Ces détails sont projetés sur deux écrans, en fond de scène, et créent une proximité avec les comédiens. Ces plans subjectifs enrichissent la lecture du récit en donnant des points de vue complémentaires ou des contre-points de l’action sur scène. Rabudôru, poupée d’amour n’est pas qu’une tragédie. La pièce utilise, aussi, le rire et la loufoquerie. En mettant en avant la lutte des employés de l’usine de jouets, la pièce s’inscrit dans une démarche presque documentaire, aux portes du réel. Mais en choisissant de suivre les prévisions économiques mirobolantes de Thierry, les scènes shakespeariennes passionnées de Louis, les élans rock’n’roll du médecin ou encore les interventions émouvantes de « Michel », tout autant de détails colorés et touchants, le drame se nuance et fait appel à la sensibilité de chacun… Ou pas. Par moments, le spectateur ne sait plus ou regarder et les images, très réussies, ont tendance à prendre le pas sur le théâtre. Ces styles de diffusion et les choix narratifs multiples racontant plusieurs histoires entremêlées finissent, en nous inondant d’informations, par nous perdre. Rabudôru est une pièce certainement pas facile à aborder pour les acteurs, mais à l’exception de Michel, étonnant, ils semblent un peu dépassés. Ce spectacle intrigue, étonne, peut enchanter ou déplaire. Mais ces remarques ne sont pas que défauts et peuvent être ressenties comme des qualités évidentes et Rabudôru a le mérite de ne ressembler à aucun autre spectacle. Tout n’est qu’une question de sensibilité. Serez-vous sensibles à Rabudôru ? Tomberez-vous sous le charme ? Serez-vous éblouis par tant de créativité ? Tout est possible avec ce spectacle unique et surprenant. RABUDÔRU, POUPÉE D’AMOUR Écriture et mise en scène Olivier Lopez Avec Alexandre Chatelin, Laura Deforge, Didier de Neck et David Jonquières Assistanat à la mise en scène et script stream Lisa-Marion McGlue Photographies plateau Virginie Meigné, Alban van Wassenhove Fabrication de la poupée 4WOODS Durée 1h35 À partir de 12 ans (14 ans en scolaire) Spectacle vu au Volcan - Scène Nationale du Havre 8 place Oscar Niemeyer 76600 Le Havre Festival OFF AVIGNON Théâtre des halles Du 7 au 30 juillet à 14h EN TOURNÉE... 8 avril - Théâtre des Halles / Scène d’Avignon (84) 14 avril - Halle ô Grains / Saison culturelle de la Ville de Bayeux (14) 16 avril - Saison culturelle de Merville Franceville (14) du 7 au 31 juillet - Festival OFF d'Avignon, Théâtre des Halles / Scène d'Avignon (84)
- Baie des anges
Par où commencer ? Question que pose l’auteur dans la pièce Avis de Foudart 🅵🅵🅵 La villa domine la baie des Anges, Nice, la mer et ses fantômes. Gérard boit et fume, whisky à gogo et volutes de cigare. Producteur, il réunit deux comédiens pour mettre en scène quelques fragments de la vie de son ami Dominique, retrouvé pendu dans sa chambre avec vue. Baie des anges est un théâtre-récit Un homme présente la naissance d’une création théâtrale. Il voudrait se livrer mais n’y arrive pas. Au travers des répétitions et des impros, on navigue entre anecdotes personnelles et fictives et l’histoire nous parvient peu à peu. Une histoire vraie Faramarz Khalaj a demandé à Serge Valletti de sortir de son cœur cette histoire vraie qui l’a bouleversé, et qui le bouleverse toujours. Il me l’a racontée. Je l’ai enregistré. Après, il fallait que je transforme ces mots en spectacle. Que le spectateur puisse s’approcher le plus possible de cet endroit violent et intime en comprenant peu à peu l’intrigue principale. Un polar Mélo et loufoque Comédien et metteur en scène, Hovnatan Avédikian dirige l’atmosphère étrange et poétique de ce trio sous tension. Cette Baie des Anges est un polar très noir et un peu désuet, à l’univers cinématographique très prononcé. Un spectacle où le comique de situation se mêle au Mélo dans un esprit Corsico - niçois, totalement burlesque. Armand. Alors tu verrais quoi comme début ? Gérard. Ma foi ? Un type qui pend, comme ça, on voit juste les pieds... Ou alors un bruit, tu sais, juste un petit bruit, tac, tac, tac... Comme ça, c’est une sorte de volet qui bat à cause d'un courant d’air, une chaussure qui pend et qui tape sur un volet. Le bruit on sait pas si c’est le volet qui tape contre la chaussure ou bien la chaussure qui tape contre le volet. EXTRAIT Baie des anges est un spectacle unique qui ne ressemble à aucun autre. Un spectacle d’atmosphère, à mi-chemin entre théâtre, cinéma et performance où la musique mixée en direct devient personnage à part entière. BAIE DES ANGES TEXTE SERGE VALLETTI MISE EN SCÈNE HOVNATAN AVÉDIKIAN AVEC HOVNATAN AVÉDIKIAN EN ALTERNANCE AVEC DAVID AYALA, JOSÉPHINE GARREAU, NICOLAS RAPPO Scénographie Marion Gervais Lumière Stéphane Garcin Création musicale et sonore Luc Martinez Direction technique et son Éric Pedini Régisseur général Thomas Hocquet Crédits photos Aminata Beye, Julien Benhamou Sur une idée originale de Faramarz Khalaj Théâtre du Rond-Point 2 bis avenue Franklin Roosevelt - Paris 8è 15 JUIN – 4 JUILLET 2021, 20H30 DIMANCHE, 15H30 — RELÂCHE LES LUNDIS











