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1956 résultats trouvés avec une recherche vide

  • NASSER. Ecce homo. A la folie théâtre

    Nasser Coron est un jeune comédien au charme et à l’énergie débordante. Son spectacle a un tout petit budget et son spectacle manque cruellement de moyen. Tout seul, derrière un rideau tendu. Ses changements multiples de costumes deviennent assez pesants. Pourtant Nasser meuble, parle derrière son rideau et se donne à nous avec beaucoup de générosité. Le spectacle est assez inégal et manque de rythme à cause des noirs trop nombreux et trop longs mais il y a de plusieurs très jolis moments. Je n’ai pas vu le plus beau ou le plus aboutis spectacle de paris, mais j’ai passé, tout de même, un bon moment en compagnie de Nasser, parce que ce garçon est très prometteur, que son d’humour est bien aiguisé et que les sujets dont il parle me touchent. Il est toujours bon de voir un jeune homosexuel parle librement et avec humour de son parcours et quand ce jeune a quelques origines (arabes. Peut-être ?) c’est encore meilleur. Par les temps qui courent, même si, pour ma part, je ne saisis pas le problème, Il y en a un pourtant et la volonté de Nasser devient (malheureusement un acte courageux). J’espère de tout cœur que pour son prochain spectacle, Nasser aura le courage de se faire confiance et osera encore plus se livrer, car j’ai eu la chance de boire un verre avec lui à la sortie du théâtre et mon intuition pendant le spectacle s’est révélée exacte. Je l’ai trouvé encore bien plus drôle et lumineux que sur scène. Vous pouvez aller voir Ecce homo pour encourager ce jeune comédien et parce que je vous parie qu´on va encore entendre parler de ce garçon.

  • Comment épouser un milliardaire. La nouvelle seine

    J’ai un vrai coup de foudre pour cette jeune comédienne humoriste à la carrière déjà passionnante. Giorgia Sinicorni est née à Milan. Fille d’une mère féministe et syndicaliste, elle baigne depuis toute petite dans une ambiance familiale « engagée », sans pourtant renoncer au plaisir d’une féminité affirmée et joyeuse. Elle s’est formée comme comédienne en Italie entre Bologna et Rome. En 2017, Giorgia assiste au spectacle « Comment épouser un milliardaire » de et avec Audrey Vernon au festival d’Avignon. Elle y retrouve le mélange parfait entre les valeurs de son éducation et le goût pour la légèreté et l’autodérision. Une année plus tard, elle l’interprète dans le prestigieux théâtre Franco Parenti de Milan remportant un grand succès auprès du public et de la critique et aujourd'hui elle se retrouve au théâtre la nouvelle scène à Paris et en tournée. Le texte d’Audrey Vernon est édité en 6 langues aux Editions Fayard. Le spectacle a été adapté en Italie par Giorgia, une comédienne anglaise travaille sur la pièce à Londres et une Québécoise s’intéresse également au texte. Audrey Vernon a joué plus de 500 fois son "Milliardaire". Mikael Chirinian, acteur, metteur en scène et chorégraphe qui a collaboré avec Audrey Vernon sur la mise en scène de "Comment épouser un milliardaire", poursuit et approfondit son travail avec Giorgia Sinicorni pour présenter une nouvelle version du Milliardaire. Ce seul en scène est brillant et parfaitement documenté et Giorgia Sinicorni est vraiment drôle et lumineuse. J’adore son petit accent italien qui ajoute du charme à ce spectacle très moderne, intelligent et actuel. Voilà un bon spectacle d’humour, frais, joyeux, instructif. Un peu effrayant mais passionnant. C’est vraiment une très belle surprise, pour moi, qui ne m'attendais pas du tout à autant d'intelligence. A voir de toute urgence

  • Groenland. La Scala Paris

    Tout d’abord, un texte splendide de Pauline Sales. Une mère part, une nuit, avec sa petite fille, pour le Groenland. Elle a quitté sa maison, son mari, elle veut l’emmener vers les étendues, la neige, l’infini. Elle lui raconte des histoires, elle nous raconte son histoire. Elle veut que sa petite fille lui lâche la main… Ce n’est pas une fuite, c’est un exil. Pauline Sales compose l’être femme, son sexe, sa place, son rapport à la maternité, à l’abandon, au suicide, elle tisse une partition du départ, du dénuement, du froid. Quelque chose mue se défait, une peau sociale, comme un rite régressif : une mère et sa petite fille, une femme et une enfant, une femme-enfant. Sur le plateau, un piano demi-queue (électrique), comme un iceberg à la dérive, sur des compositions de Béla Bartók : un contrepoint ou une réponse de l’enfance, une fugue, une figure paternelle immobile. Et puis, une comédienne, actrice, auteure. Géraldine Danon. Un peu ici, beaucoup ailleurs sur un bateau. Géraldine, en compagnie de son mari, a passé trois fois le cap Horn et ce n’est pas rien. Si on voit la pièce telle qu’elle, on peut être désorienté mais quand on connaît un peu la vie de Géraldine Danon, la perception devient tout autre. Ce texte qui n’a pas du tout écrit pour elle, lui colle à la peau totalement et ça en devient troublant. Ce seul en scène prend alors tout son intérêt. Le visage est beau, l’allure élégante mais les mots sont rudes, âpres. Rien ne nous est épargné et je pense très sincèrement que cette pièce est plus adaptée à un public féminin. Je ne me sens pas être uniquement masculin, la question de genre dans la société d’aujourd’hui ne m’intéresse pas vraiment mais je me suis aperçu qu’il devait rester en moi, tout de même quelques rémanences d’homme de Cro-Magnon. Le rapport à la maternité, aux règles ou autres reste encore des sujets tabous qui me bousculent et me dérange (j’aime être bousculé, au théâtre). Je parle pour moi mais un peu, aussi, au nom des hommes, en général car en sortant, j’ai pu discuter avec plein de monde et le constat était assez identique. Cette pièce n’est pas évidente. J'y ai vu de la folie alors que l’on ne parle que d’un voyage (peut-être initiatique), finalement. Quand l’émotion personnelle se mêle de notre jugement. Il est très intéressant de voir comment cela peut troubler notre perception. C’est un constat très instructif et, finalement agréable. La force de cette pièce, d’après moi, c’est l’association de ce texte et de cette comédienne d'apparence si normale et bourgeoise et pourtant si différente et profonde. Le livre de Géraldine Danon qui vient de sortir est à lire également. En tout cas, cette pièce m'en a donné l'envie. Vous pourriez être étonné par les connexions et les liens tenus entre ses deux œuvres. Les deux n'ayant, pourtant rien à voir. Je conseillerais vivement de profiter de cette pièce associée au livre. Les femmes se sentiront certainement touchées et concernées et les hommes un peu dérangés. Mais c'est aussi ça, le théâtre !

  • Bertha’s Fantasia. MADCIRCUS. Le nouveau Casino

    Après une rencontre sous forme de coup de foudre cet été à Avignon où se produisait Miss Bertha (je préfère l’appelait ainsi) au génial théâtre des Brunes, il était impossible pour moi de louper la Berha’s Fantasia. Toute la crème du burlesque et de l’effeuillage se sont retrouvé ce soir au Nouveau Casino. Un soirée délicieusement excitante qui continue encore avec le génial set du DJ HYPHEN HYPHEN et le DJ résident Matth Van Mayrit

  • Samia. La scène libre. Le théâtre libre

    J’ai un véritable coup de cœur pour ce seul(e) en scène. Pour Samia et pour Malyka R.Johany. Malyka a une énergie et un charme fou. Que ce soit dans l'interprétation des différents personnages ou de celui de Samia, sa façon de jouer est vraiment subtile et toujours juste. Il suffit qu'elle s'entoure d'un tissu pour nous transmettre une sensation et une émotion nouvelle et sa performance est telle que j'ai cru, un instant, voir Samia sur scène. J’aime énormément le texte de Gilbert Ponté vraiment très documenté et réaliste. C’est la première fois que je vois une pièce qui aborde le sujet des migrants. Je dois en voir une autre très vite mais je trouve que SAMIA est le sujet parfait. Le message passe, l'émotion aussi mais le fait de parler d'une jeune sportive qui ne demande qu'à vivre sa passion en courant met encore plus en évidence le ridicule et la monstruosité de la situation. C’est une idée vraiment brillante et subtile d'auteur. Bravo Gilbert Ponté. Je suis fou de Steve Suissa, je l'ai déjà écrit. En plus d’être un grand metteur en scène et directeur d'acteur, c'est un vrai créateur d'atmosphère. Avec presque rien, Steve Suissa nous propose un voyage immense en Afrique en compagnie de SAMIA. J'ai presque ressenti les odeurs africaines, tellement je me suis laissé emporter dans cette histoire dure et belle à la fois. La connexion entre ses trois artistes est parfaite. Samia est une magnifique pièce instructive, émouvante, immanquable et un magnifique témoignage. Le théâtre sert aussi à ça. Rendre humaine l'actualité. Il faudrait prescrire des séances de théâtre à tous les obscurantistes ou les ignorants de la planète. Ne serait-il pas une bonne idée ? j’espère de tout cœur que cette pièce aura une belle carrière et sera vue par un maximum de jeune. Malyka est un porte-drapeau magnifique.

  • Midway. Actuellement au cinéma

    C’est très simple. Il y a eu AVATAR OU GRAVITY pour la 3D. Aujourd’hui, il y a MIDWAY pour la 4DX. Si vous avez envie de tenter l’expérience, c’est le moment ou jamais ! Après la débâcle de Pearl Harbor qui a laissé la flotte américaine dévastée, la marine impériale japonaise prépare une nouvelle attaque qui devrait éliminer définitivement les forces aéronavales restantes de son adversaire. La campagne du Pacifique va se jouer dans un petit atoll isolé du Pacifique nord : Midway. Midway est un film passionnant. On peut voir un film à grand spectacle fait pour plaire au plus grand nombre et s’en est un avec les qualités et les défauts que l’on connaît tous. Parmi les qualités, les images de ROLAND EMMERICH (Independence Day, 2012 ...) sont très belles et même époustouflantes de vérité. On sent presque l’huile des moteurs d’avions. Il y a, dans le scénario, le bon dosage de romance afin que l’on s’attache aux personnages et qu’on ressente suffisamment d’empathie. J’aime moins le côté toujours aussi manichéen des grands studios américains. Même si ce n’est pas la pire fois de l’histoire, ils n'ont pu s’empêcher de nous faire une belle caricature des Japonais. Par exemple, on suit la vie personnelle des Américains mais jamais celle des Japonais qui doivent, tous être célibataires, déshumanisés et profondément austères. Il n’y a que le chef suprême qui paraît plus pessimiste et donc plus humain que les autres. Mais bon, disons-le. Quand on va voir ce type de film, on sait tout parfaitement pourquoi on y va. Ce n’est, donc, pas la peine de tirer sur l’ambulance et les Japonais pendant cette période, ont été particulièrement féroces (ils l’ont payé très chers, ensuite). On parle d’un film de guerre. C’est un film de guerre. Ce n’est peut-être pas le plus grand chef d’œuvre de tous les temps et n’est pas Stanley Kubrick qui veut, mais j’ai passé un très bon moment sur mon fauteuil survolté. Comme je le dis toujours avec mon fils. C’est un film à Bonbons. Midway est un film à voir parce que cette bataille est bien moins connue que celle de Pearl Harbour et que l’issue aurait pu changer la face du monde. Parce que « l’intelligence service » est très bien dépeinte (avec un Turing anglais en pyjama et charentaise, tout de même) et que j’ai particulièrement les scènes de stratégie de guerre que je trouve passionnantes. MIDWAY. Partout en France et ailleurs. Surtout en 4DX et en VO. Réalisé par Roland Emmerich (INDEPENDENCE DAY ; 2012) MIDWAY est une fresque historique spectaculaire avec Ed Skrein, Patrick Wilson, Luke Evans, Aaron Eckhart, Nick Jonas, Etsushi Toyokawa, Tadanobu Asano, Luke Kleintank, Jun Kunimura, Darren Criss, Keean Johnson, Alexander Ludwig, avec Mandy Moore, Dennis Quaid et Woody Harrelson. METROPOLITAN FILM J’aurais pu vous montrer la bande-annonce qui est très réussie mais que vous pouvez voir partout. Je préfère vous montrer cet extrait magnifique et spectaculaire.

  • Smoke rings. Théâtre immersif au théâtre Michel

    Ce soir, j’ai tenté une nouvelle aventure. Le théâtre immersif, très connu à Londres et à New York, arrive à grands pas à Paris. J’aime beaucoup l’idée de visiter un théâtre de cette façon-là, même si je suis un peu gêné par monter sur scène (Je suis un garçon de la vieille école et la scène est sacrée pour moi). Cependant, il est bon de voir autant de jeunes au théâtre. Comme quoi, la mode a du bon. L’expérience est sympathique mais pas exceptionnelle. Le théâtre immersif n’a pas encore trouvé tous ses codes. C’est un peu comme le cinéma en 3D. Il faut qu’il y ait un vrai intérêt. Ici, tout est très bien rodé, mais le principal défaut serait les déplacements incessants qui auraient tendance à casser le rythme et cette pièce mériterait un traitement plus traditionnel, à mon gout. Quand est-ce que l’on verra ce type de théâtre à la Comédie Française, au Louvre ou à Versailles en mode monumental ? Ce serait fantastique. Par contre, ce que j’aime énormément, c’est que la compagnie du libre acteur est bouillonnante. J’ai beaucoup aimé ses comédiens très justes et le rire fantastique de Marine Dusehu a égaillé ma soirée. La mise en scène de Sébastien Bonnabel est également très intelligente et le sujet sur les rapports de couple est bien choisi. Il a de très bons moments, notamment le monologue de fin profondément émouvant et certainement difficile à jouer avec les spectateurs de part et d’autre du comédien, mais j’aurais bien aimé que les thèmes soient un peu plus creusés et qu’ils osent aller un peu plus loin, histoire de nous bousculer, un peu plus. Pour conclure. L'expérience réussie, malgré les quelques bémols. C’est une très bonne soirée du dimanche soir avec plein de petits trentenaires en quête de nouvelles aventures dans un très beau théâtre que je n’avais jamais vu de cette façon-là

  • Un jardin de silence. La Scala Paris et ailleurs

    Un jardin de silence est un très joli spectacle poétique. Un vibrant hommage sans concessions sur Barbara. J’aime beaucoup la mise en scène de Thomas Jolly. J’ai même un véritable coup de cœur pour la délicatesse de son travail et son jeu de comédien. BabX est un pianiste fantastique. Sa musique m'a fait chavirer et L est étonnante. Son interprétation, incarnation de Barbara est troublante. Enfin, le choix des chansons et des textes sont très intéressants. Grâce à ce jardin de silence, j’ai eu la chance de redécouvrir certains morceaux oubliés. Le long passage sur le combat de Barbara contre le sida est très beau et je ne savais pas à quel point elle s’était impliqué. Ce spectacle qui donne envie de se blottir contre son ou sa partenaire est terminé à la Scala mais vous pourrez certainement croiser sa route de-ci, de-là. A voir absolument pour son ambiance, son atmosphère lumineuse et les chansons de Barbara.

  • La cantatrice chauve et la leçon. Réouverture du Théâtre de la Huchette, le 17 juillet

    Après 4 mois de silence, le spectacle “vivant“ reprend “vie“... Enfin ! À partir du 17 juillet, le Théâtre de la Huchette rouvre ses portes en respectant toutes les précautions sanitaires requises, avec La Cantatrice chauve et La Leçon. Ionesco au théâtre de la Huchette, c'est depuis 1950, plus de 19.000 représentations et pourtant, la salle était comble et comblée. Le Théâtre de la Huchette est tout petit, mais le décor est magnifique et les comédiens sont très bons. Ionesco, le roi de l’absurde, a créé deux petits bijoux très différents, mais avoir la chance de les voir l’un après l’autre est un pur bonheur. La Cantatrice Chauve est une merveille. Il m’est venu une référence, peut-être idiote, mais qui trotte dans ma tête. J’ai pensé à Desproges en regardant cette pièce. Est-ce la mise en en scène, le jeu des comédiens ou tout simplement le texte ? Et si Desproges s'était inspiré de Ionesco. Ce serait génial. Non ? Il y a un peu du Jean-Michel Ribes, également dans le côté absurde et certaines scènes auraient pu être reprise dans Palace. La leçon est une pièce bien plus intimiste et posée mais tout aussi absurde. Le comédien qui joue le professeur est fantastique. On ne sait pas trop où l’on va mais on y va tout droit...à la catastrophe. Pour un début de soirée idéal au Quartier latin. Le théâtre de la Huchette, (s est vraiment immanquable.

  • Gauthier Fourcade. Le secret du temps plié. La manufacture des Abbesses

    L’intégrale de Gauthier Fourcade est une très bonne idée. Chaque mois, pendant 5 mois, Gauthier nous fait goûter l’un de ses seuls en scène amusants, instructifs et poétiques. J’avais bien aimé le premier « Le cœur sur la main », j’ai adoré le troisième « Le secret du temps plié ». Les blessures du temps d’un amour qu’on croyait immortel inspirent Gauthier Fourcade qui se lance dans une démonstration magistrale et (presque) scientifique en nous dévoilant l’univers, le temps et ses secrets. Une démonstration si juste, si fine avec des mots qui se mêlent, s’entremêlent et se démêlent comme par magie. En écoutant Gauthier fourcade, j’ai l’impression de voir un artiste de cirque. Il est un peu, pour moi, comme un clown marchant en équilibre sur un fil, tout en jonglant avec les mots. On a peur parfois que tout s’effondre, mais comme par magie, Gauthier Fourcade retombe toujours ses pieds et sa démonstration finit en apothéose de mots et d’amour. Car, finalement, le temps qui passe, n’a d’intérêt qu’avec l’amour. L’amour de la vie, d’aimer et d’être aimé. Ce véritable poète nous fait rire, sourire, nous émerveille et avec beaucoup de tendresse nous enveloppe avec ses mots. Le secret du temps plié Co-écrit avec Marc Gelas et mis en scène par François BOURCIER est un très joli spectacle, d’une intelligence infinie et d’une tendresse folle.

  • SOCRATES. Festival Chéries Chéris

    Après la mort de sa mère, Socrates, adolescent des favelas de São Paulo, se trouve obligé de se suffire à lui-même, entre la violence de son père et la profondeur de son chagrin. Quand il rencontre Maicon, un garçon plus âgé, sur un chantier, la violence de leur premier contact se change rapidement en attirance. Mais l’homophobie de la rue les rattrape bientôt... J’ai un véritable coup de foudre pour ce film d’Alexandre Moratto que j’ai eu la chance de voir en avant-première. Passé les cinq premières minutes qui m’ont un peu inquiété concernant le placement caméra, j’ai été, ensuite, totalement happé. Quand on sait, en plus, que ce film est co-écrit et interprété par des jeunes défavorisés issus des favelas, je suis encore plus ébloui par tant de grâce. Le film est dur et Socrates, un adolescent gay, brésilien vit un véritable calvaire, mais au même titre qu’une grande tragédie grecque, le traitement est presque onirique (surtout vers la fin) et le regard très particulier et la présence folle de Christian Malheiros ajoute encore à cette sensation qui m’a profondément bouleversé. Je me suis senti en totale empathie vis-à-vis de ce jeune et le texte de fin m’a touché au plus haut point. Ce film indispensable est un bijou - coup de poing extrêmement réaliste qui en dit long sur une certaine société brésilienne. Il faut voir ce film, absolument. Vendredi 22 nov. 18h05 ›› MK2 Beaubourg Lundi 25 nov. 17h45 ›› MK2 Beaubourg

  • 21 rue des sources. Théâtre du rond-point

    J’apprécie tout particulièrement Philippe Minyana, mais je n’ai totalement pas adhéré à sa proposition théâtrale et, pourtant l’idée de venir hanter cette maison de famille dans tous les recoins et de nous en livrer ces secrets me plait beaucoup. J’aime énormément le trio constitué par les deux comédiens très opposés Catherine Matisse et Laurent Charpentier. Catherine, tout en sobriété et émotion et Laurent, très léger avec sa voie très particulière et son déhanché assez sexy. Le pianiste, Nicolas Ducloux, quant à lui, est aussi majestueux dans son art que farfelu dans son jeu. Mon seul problème, finalement, est que le propos ne m’a pas vraiment touché (et j’en suis désolé). A part cela. L’œuvre et belle, très bien écrite et la pièce avec musique, malice et magie est très intéressante.

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