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1982 résultats trouvés avec une recherche vide

  • When you finish saving the world

    Après sa présentation, en mai, lors de la semaine de la critique à Cannes, le premier film de Jesse Eisenberg (The Social Network), en tant que réalisateur, est en avant-première à Deauville. Chacun à sa façon veut changer le monde et pourtant cette mère (Julianne Moore) et son fils (Finn Wolfhard) ne se comprennent pas. Elle, s’investit à plein dans une association pour aider les femmes battues, tandis que l’adolescent musicien donne des concerts depuis sa chambre sur les réseaux sociaux. Vont-ils apprendre à communiquer ? Le plus réussi dans When You Finish Saving The World est le duo assez improbable et pourtant irréprochable entre Julianne Moore et Finn Wolfhard (Stranger Things). Cependant, les clichés à outrance, les personnages ultra-manichéens et le happy-end complètement convenu font de cette chronique, un joli Mélo acceptable de plus qui n’a d’indépendant que le titre. Un film qui est loin, très loin d’être indispensable ! Avis Foudart 🅵 When you finish saving the world De Jesse Eisenberg Avec Julianne Moore, Finn Wolfhard, Alisha Boe, Jay O. Sanders, Billy Bryk, Eleonore Hendricks Sortie au cinéma : prochainement États-Unis • Durée 1h28

  • Dual

    Que se passe-t-il quand on propose aux gens qui vont mourrir la possibilité de se faire cloner ?Que faire quand la mort n’arrive pas et que son clone refuse d’être désactivé ? Voici le sujet du nouveau film SF de Riley Stearns après Faults et L'Art de l'autodéfense. Sarah qui apprend sa mort imminente, décide de lan­cer une pro­cé­dure de clo­nage révo­lu­tion­naire pour atté­nuer la souf­france de ses amis et de sa famille. Mais… La confrontation avec un clone chargé de devenir un équivalent de soi post-mortem est un sujet largement usité, mais propose des rebondissements narratifs toujours assez excitants. Entre film noir et comédie loufoque Dans Dual, après un démarrage glaçant et fascinant, une présentation très réussie du personnage principal et de son entourage et une scène… à mourir de rire… à l’hôpital, le film se perd un peu avec l’arrivée du clone et se met sérieusement à hésiter dans sa dernière partie. Karen Gillan, brillante, nous montre toute l’étendue de son talent et Riley Stearns parvient, brillamment, à mêler humour grinçant et malaise ambiant, mais à force de jouer avec les styles et d’avoir la volonté de nous perdre absolument… il finit par nous perdre, finalement. Dual est, tout de même, un film original avec des moments particulièrement réussis et même palpitants. Avis Foudart 🅵🅵 DUAL De Riley Stearns Avec Karen Gillan, Aaron Paul, Beulah Koale, Theo James, Maija Paunio SORTIE AU CINÉMA : prochainement Durée 1h34 • États-Unis

  • Sacha Guitry intime

    Égocentrique, égoiste, collabo ? Tout le monde connaît Sacha Guitry, l’homme qui a écrit, joué et mis en scène plus de 100 pièces et un trentaine de films. Tout le monde connaît cet homme amoureux de la vie et des femmes qui a toujours mêlé sa vie au théâtre et le théâtre à sa vie. Mais, nous sommes peu nombreux à connaître Fernande Choisel, la femme discrète, secrétaire et confidente qui, après plus de vingt ans de bons et loyaux services, fut congédiée brutalement. Anthea Sogno, éternellement passionnée et amoureuse de Guitry reprend les mémoires de Fernande et va tenter de percer le mystère en nous révélant son Sacha Guitry intime et en balayant les raccourcis et les folles rumeurs. « Je m’étais souvent demandée quelle était, des cinq Madame Guitry, la plus enviable. Charlotte, la pygmalionne ou la séductrice Yvonne, son plus grand amour ? La photogénique et adorable Jacqueline, Geneviève la fraîche Miss Cinémonde, ou la sculpturale Lana qui ferma ses yeux ? En découvrant l’existence de Fernande, j’ai su que c’est elle que j’aurais voulu être, moi qui aurait tout donné pour le rencontrer et vivre à ses côtés ». « Amoureux de la vie, de l’amour, et des femmes » « Un personnage merveilleux, parfait jusque dans ses défauts. Doté d’un irrésistible charme, il suffisait que le dramaturge, metteur en scène, acteur, entre dans une pièce pour qu’elle devienne un décor et que sa vie devienne un théâtre ». Un spectacle d’un romantisme absolu Dans un très joli décor feutré et rouge, Anthéa Sogno, nous a concocté un spectacle aussi tendre qu’émouvant, aussi drôle que touchant. « Tu me plais tellement que, quand il t'arrive de n'être pas jolie, je te trouve belle » Ponctué de projections élégantes et judicieuses, avec plein d’anecdotes et de « bons mots » du maître, Sacha Guitry Intime émerveille les fans et interroge les autres. Avis Foudart 🅵🅵 SACHA GUITRY INTIME DE ET AVEC ANTHÉA SOGNO COLLABORATION ARTISTIQUE MARIE SIMON ET JACQUES DÉCOMBE Théâtre Lucernaire Du 31 août au 16 octobre 2022 Du mardi au samedi à 21h et les dimanches à 17h30 • Durée 1H40

  • Houlgate Festival

    « Entre les concerts de musique classique, le Jazz sur la plage, les remarquables parcours de photos et les superbes cerfs-volants bigarrés, il ne manquait plus qu’un festival de théâtre » Après une première édition très réussie, les deux amies Virginie Lemoine et Jean-Michel Mingasson poursuive l’aventure du Houlgate Festival - Baie de Scène fait de spectacles qui mêlent humour et musique. Cette deuxième édition sera parrainée par l’acteur-humoriste Marc Jolivet sous les yeux bienveillants du producteur Dominique Besnehard et de la directrice du théâtre La Bruyère, Marguerite Gourgue. Houlgate Festival - Baie de Scène Du 1er au 4 SEPTEMBRE 2022 Fondé par Virginie Lemoine et Jean-Michel Mingasson PROGRAMME Le 1er septembre Ni Brel Ni Barbara • Les Monsieur Monsieur Le 02 septembre Un cadeau particulier Le 03 septembre Que la fête recommence ! Marc Jolivet Le 04 septembre 8 artistes sélectionnés par le jury concoureront pour obtenir le prix du jury et le prix du public. ÉVÉNEMENTS Le jeu de l'amour et du costard La célèbre costumière Pascale Bordet exposera ses œuvres à l'aquarelle au casino d'Houlgate, tout le mois de septembre. Les anciens du Bagdad Delann Bihoue Du 1er au 3 septembre, des déambulations musicales sont organisées dans la ville d'Houlgate par la troupe bretonne

  • Mademoiselle Else

    Entre insouciance et désespoir « Vous êtes altière ». Après les deux pièces à succès, Faisons un Rêve et Le Canard à l’orange, l’acteur et metteur en scène Nicolas Briançon retrouve Alice Dufour pour un rôle sur mesure, tout en subtilité et profondeur. « J’aimerais assez me marier en Amérique, mais pas avec un Américain. Ou alors je me marie avec un Américain, et nous vivrons en Europe. Villa sur la Riviera, escalier de marbre plongeant dans la mer. Moi, nue, étendue sur le marbre... » On est dans la bourgeoisie autrichienne de la fin du XIXème siècle. Une jolie blonde insouciante et un peu vaniteuse, déboule sur scène vêtue d’une jolie robe blanche. Elle croque dans une pomme et virevolte dans tous les sens. La demoiselle de 19 ans, en villégiature dans un palace italien, profite de son séjour jusqu’a ce qu’elle reçoive une lettre lui annonçant les malversations financières de son père, au bord du gouffre. Cette jeune femme, par amour pour son père sa famille va être obligée de faire un acte qui va bouleverser le cours de sa vie et mettre fin à son adolescence. « Il y a une Else en chacun de nous » Nicolas Briançon, s’est emparé de la magnifique nouvelle, écrite en 1924 par le célèbre auteur viennois Arthur Schnitzler, l’a resserrée, épurée et nous offre un seul en scène puissant dans lequel, avec un long monologue,  nous suivons l'histoire fascinante de Mademoiselle Else, ses réflexions, ses interrogations et ses pensées intimes. Avec de magnifiques costumes raffinés de Michel Dussarat, des vidéos très recherchées et un son magnifique et immersif d’Olivier Simola, Alice Dufour, habitée par ce rôle, prise en étau entre désirs inavouables et demande avilissante, utilise une palette d’émotions assez folle entre sidération, doutes, craintes, fantasmes et désespoir « Je voulais quelqu’un qui ne porte pas d’emblée sur elle la tragédie, qui ait une fraîcheur, une spontanéité, un appétit de la vie, pour que son affrontement au destin qui l’attend soit d’autant plus violent ». Un cri de souffrance fait de maux forts et d’errances désespérées Cette Mademoiselle Else est un conte intemporel, cruel et éblouissant, splendide et envoûtant. Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 MADEMOISELLE ELSE Adaptation et mise en scène Nicolas BRIANÇON Avec Alice DUFOUR Et les voix d’Anne CHARRIER, Michel BOMPOIL, François VINCENTELLI, Magali LANGE et Cecile FIŠERA Crédit photo (c) Pascal GÉLY Théâtre de Poche-Montparnasse Jusqu’au 3 janvier 2021 Du mardi au samedi à 19h, dimanche 15h • Durée 1h20

  • Bruno Putzulu : Les ritals

    L’hommage d’un fils à son père Au départ, Les Ritals, c’est un très beau livre de François Cavanna, publié en 1978. Un hommage, à travers son enfance, aux immigrés italiens pendant l’entre-deux-guerres et surtout… à son père. Bruno Putzulu, avec son charme et son charisme habituel, en a fait une adaptation théâtrale lumineuse et mélancolique. Bruno Putzulu joue avec son corps et avec les mots « Porter ce roman sur une scène de théâtre me semble important, nécessaire, cela fait sens ». Truculent, Bruno Putzulu donne l’impression de s’amuser comme un petit fou, il joue, chante, danse et compose un duo tendre et harmonieux avec son accordéoniste - Grégory Daltin, Aurélien Noël ou Sergio Tomassi, en alternance. « J’ai la conviction que les personnages de Cavanna ont la noblesse de ces « gens de peu ». Je sais que le talent de Cavanna n’a pas besoin de la scène mais j’ai la conviction que la scène a besoin de ses personnages, de leur humanité faites de petitesse et de grandeur, de cruauté et de tendresse, d’égoïsme et de générosité ». Son frère, Mario Putzulu a mis en scène ce spectacle avec tout son cœur, son amour, son admiration et son regard bienveillant pour son frère. Une histoire de famille Les ritals est une « pièce fraternelle » sur la famille. Une ode merveilleuse, drôle, tendre et émouvante au père. Un très beau duo entre un comédien investit et un accordéoniste de grand talent. Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 LES RITALS D’après le roman de FRANÇOIS CAVANNA Un spectacle de BRUNO PUTZULU Mise en scène MARIO PUTZULU Avec BRUNO PUTZULU, GRÉGORY DALTIN, AURÉLIEN NOËL OU SERGIO TOMASSI (MUSICIENS, EN ALTERNANCE) Crédit © RADICI LUCERNAIRE DU 31 AOÛT AU 30 OCTOBRE 2022 DU MARDI AU SAMEDI À 21H ET LE DIMANCHE À 18H • DURÉE 1H15

  • Une idée géniale

    Un sosie à la rescousse Après le succès immense de la pièce, J’ai envie de toi, les deux compères Sébastien Castro et José Paul reviennent avec leur nouvelle comédie virevoltante ! Marion et Arnaud sont en couple depuis 7 ans et ils ont décidé de déménager mais, lors de leur rencontre avec Cédric, agent immobilier, Arnaud à un doute : Marion aurez-t-elle eu un coup de cœur ? Que faire ? Et si Arnaud tombait, par hasard, sur le sosie de Cédric et qu’il lui demandait de décourager Marion ? Une idée géniale ! Peut-être… sauf si rien ne se passait comme prévu ? Ce n’est pas un ni deux, mais trois Sébastien Castro qui vont nous faire hurler de rire, dans la même soirée. Pour sa deuxième comédie dont il est l’auteur, Sébastien Castro, nous a concocté une pépite aussi déjantée que loufoque. Le comique de situation et les quiproquos vont bon train Avec la baguette magique de José Paul et Agnès Boury, Sébastien Castro, José Paul, Laurence Porteil, Agnès Boury, les quatre comédiens•nes s’en donnent « à cœur joie » et virevoltent dans tous les sens. Les portes claquent, les entrées-sorties sont millimétrées et les rires fusent dans toute la salle avec cette pièce géniale aux situations folles. Du pur boulevard, vraiment très réussi ! Sans aucun doute, cette Idée géniale est clairement la pièce la plus drôle de la rentrée théâtrale et un immense succès. Avis Foudart 🅵🅵🅵 Une idée géniale Une pièce de Sébastien Castro Mise en scène José Paul et Agnès Boury Avec Sébastien Castro, José Paul, Laurence Porteil, Agnès Boury Crédit © Emilie Brouchon THÉÂTRE MICHEL Du mardi au samedi à 21h00. Matinées le samedi et dimanche à 16h30 Durée 1h30

  • La Dégustation : Isabelle Carré et Bernard Campan Une rencontre à déguster… sans modération

    Une rencontre délicieuse avec Isabelle Carré, Bernard Campan et le réalisateur Ivan Calbérac, à l’occasion de la sortie en salle du film La Dégustation, le mercredi 31 août. Divorcé du genre bourru, Jacques tient seul une petite cave à vins, au bord de la faillite. Hortense, engagée dans l'associatif et déterminée à ne pas finir vieille fille, entre un jour dans sa boutique et décide de s'inscrire à un atelier dégustation... « Au départ, j’avais envie de faire une histoire d'amour sur des gens qui ont déjà vécu , qui ont eu des blessures et ont peur de souffrir à nouveau » Ce film, adapté de la pièce à succès du même nom, Molière de la meilleure comédie en 2019, est le nouvel opus du réalisateur de l’étudiante et Monsieur Henri et Venise n’est pas en Italie. Ce sont les comédiens Isabelle Carré et Bernard Campan qui ont suggéré à l’auteur de l’adapter pour le cinéma. Isabelle Carré C'est nous qui l'avons entrepris pour ça. On a déjeuné ensemble et on lui a demandé Bernard et moi, s’il n'avait pas en tête de nous mettre en scène au cinéma. Il a dit oui, mais je lui ai dit : « oui, mais dépêches-toi parce qu'il y a l'horloge biologique et je voudrais être crédible, quand même, avec mon histoire de PMA. Frédéric Bonfils Vous lui avez mis la pression, quoi ? Isabelle Carré Voilà, c’est tout à fait ça ! Ivan Calbérac Mais ils n’ont pas eu besoin de me la mettre trop, non plus. Leur envie a été communicative. Isabelle Carré Et c’était important pour nous aussi que tous les comédiens soient présents dans le film, Mounir Amamra, Éric Viellard et Olivier Claverie. Frédéric Bonfils J'ai vu la même histoire qu'au théâtre, mais j'ai l’impression aussi que vous avez développé la vie de chaque personnage. Ivan Calbérac Oui c’est ça, c’était l'idée. C’était de montrer tout le Hors champs qu'il y avait dans la pièce, mais qu'on voyait pas. Frédéric Bonfils J’ai trouvé ça vraiment délicieux. Isabelle Carré Et c’était délicieux pour nous aussi. Parce que c’est vrai que refaire la pièce pour la pièce, non... là, il y avait, encore, plus à manger. C’était bien d’avoir une intériorité supplémentaire qui est difficile à montrer au théâtre. Parce qu'au théâtre, il faut élargir beaucoup. Il faut de la puissance. « C'est un film sur comment recréer du lien quand il a été abîmé » Ivan Calbérac Et on voit que ce n'est pas toujours simple. C'est pas toujours facile, ça fait peur, ça coûte. Mais en même temps, c'est salvateur. Frédéric Bonfils Bernard, votre personnage a un côté un peu bourru. Bernard Campan Pour moi, dans le film, ce n’est pas complètement le même personnage. J'ai dit à Ivan : « J'aime bien regarder Jacques, l’amour le rend beau. Il commence à s’amuser, à vivre quoi. Oui, c’est aussi une reconstruction. C'est aussi un film sur une reconstruction. Frédéric Bonfils Isabelle, vous avez un petit côté « clown » dans le film. « J'aime bien sortir ça quand on m’en donne les moyens » Isabelle Carré Moi, je n'aime pas l'humour qui est trop amère qui fait mal, qui tape, qui est cynique. J'aime bien l'humour qui joue avec nos maladresses, mais avec tendresse. Je me sens toujours un peu décalée dans plein d'endroits, dans plein de domaines, comme par exemple dans le domaine social. Quand il y a beaucoup de monde, j'ai toujours tendance à me cacher derrière une porte et à attendre que ça se passe. J'ai cette timidité… mais je ne sais pas si c'est ça qui produit de l'humour et qui fait que je peux être comique. Je ne le pensais pas au départ, je pensais que j'allais plomber tous les films comiques dans lesquels j'allais jouer. Et c'est vraiment Zabou qui m'a donné confiance dans l’Hivers sous la table. Ivan Calbérac Moi, je savais qu’Isabelle avait le potentiel, mais, dès la pièce, franchement, ça a dépassé toutes mes attentes. Dès les premières répétitions, je me suis dit : « Mais qu’est ce qu’elle est drôle ! » Bernard, on sait qu'il peut être hilarant, on connaît tous son passé. On le sait moins, sans doute, pour Isabelle. Frédéric Bonfils Plusieurs fois, je me suis dit : Qu’est ce qu’ils ont l’air d’être bien ensemble. » Isabelle Carré Oui, c'est vrai… on était un peu frustrés de ne pas pouvoir se retrouver le soir parce qu'on était encore en coupe feu, à ce moment-là, mais du coup, on en profitait certainement, encore plus, pendant la journée. Bernard Campan Oui, certainement. Voir la critique du film LA DÉGUSTATION Un film d’Ivan Calbérac Avec Isabelle Carré, Bernard Campan, Mounir Amamra, Éric Viellard, Olivier Claverie, Geneviève Mnich Au cinéma le 31 août 2022 Comédie dramatique • Durée 1H22

  • La dégustation

    « Parce que le vin, c'est la France » « Parce que le vin, c'est l'amour aussi. C'est ce qui lie les gens, c'est qui crée le lien. Une bonne bouteille de vin raconte une histoire… tout comme un film. C'est sensuel et, en même temps, ça délit les langues. Il y a eu pas mal de films sur des grands domaines, mais jamais chez un caviste. Je trouvais que ça avait un côté un peu inédit, un peu romanesque ». « Au départ, j’avais envie de faire une histoire d'amour sur des gens qui ont déjà vécu , qui ont eu des blessures et ont peur de souffrir à nouveau ». Après avoir été un immense succès au théâtre, couronné par le Molière 2019 de la meilleure comédie, la pièce délicieuse d’Ivan Calbérac, le créateur de l’étudiante et Monsieur Henri et Venise n’est pas en Italie, arrive au cinéma. « C’est vrai qu’il y avait vraiment moyen de faire un film. Au théâtre, on va dire les choses. Au cinéma, on va les faires. On n'est jamais aussi proche des visages, des émotions et des regards. Alors, on s’est dit : ok, on va le faire, mais avec tout le monde et c’est devenu le point de départ ». Ivan Calbérac Divorcé du genre bourru, Jacques tient seul une petite cave à vins, au bord de la faillite. Hortense, engagée dans l'associatif et déterminée à ne pas finir vieille fille, entre un jour dans sa boutique et décide de s'inscrire à un atelier dégustation... « C'est nous, Bernard Campan et moi qui lui avons soufflé l’idée, lors d’un déjeuner. Mais je lui ait dit : dépêches-toi parce qu'il y a l'horloge biologique et je voudrais être crédible avec mon histoire de PMA ». 20 ans après Se souvenir des belles choses, le très émouvant film de Zabou Breitman, Isabelle Carré et Bernard Campan se retrouvent au cinéma et comme du bon vin… ils ont pris de la profondeur et de subtiles nuances. Isabelle Carré, férue de théâtre contemporain, et habituée des comédies romantiques, nous rappelle, à quel point, elle peut être drôle, attachante et décalée avec ce rôle de catho-tradi, un peu délurée « Je me suis toujours sentie un peu décalée dans plein d'endroits, dans plein de domaines et je pensais, au départ, que j'allais plomber tous les films comiques dans lesquels j'allais jouer. C'est vraiment Zabou (Breitman, NLDR ) qui m'a donnée confiance dans « L’hivers sous la table » et, aujourd’hui, j’aime bien sortir le clown qui est en moi quand on m’en donne les moyens. Je n'aime pas l'humour qui est trop amer, qui fait mal, qui tape, qui est cynique. J'aime l'humour qui joue avec nos maladresses, mais avec tendresse ». Bernard Campan a un talent fou. Son jeu, tout en finesse, de bourru dépressif et son sens de la répartie, à nul autre pareil, font qu'il est capable de dire des phrases incroyablement drôles… par surprise, en gardant un sérieux sans faille « Il est peut-être rude dans le film, mais il est aussi touchant et charmant. Il a quelque chose de très viril et en même temps de très doux ». Mais il ne faut surtout oublier Mounir Amamra qui fut éblouissant au théâtre et qui confirme au cinéma, tout son charme « Il apporte un vent de fraîcheur dans cette histoire, avec cette tchatche, son bagout et son sens de l'humour ». Tous les trois… et les autres, chacun venant d’un univers si différent, se rencontrent à la vie comme à la scène puis à l’écran et nous offrent une belle dégustation ! La Dégustation est un film d’une grande tendresse avec beaucoup d’humour. Une très jolie comédie romantique, un peu dans la veine d’Amélie Poulain qui se déguste sans modération et nous remplit le cœur d’une belle humanité. Avis Foudart 🅵🅵🅵 LA DÉGUSTATION Un film d’Ivan Calbérac Avec Isabelle Carré, Bernard Campan, Mounir Amamra, Éric Viellard, Olivier Claverie, Geneviève Mnich Au cinéma le 31 août 2022 Comédie dramatique • Durée 1H22

  • Les entretiens croisés : Hommage au cinéma rwandais

    Madame Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’Etat en charge du Développement, de la Francophonie et des Partenariats Internationaux auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, sera ce vendredi au festival du film francophone d’Angoulême, dans le cadre de l’hommage au Rwanda. Catherine Ruelle, journaliste politique et critique cinéma et Léo Kalinda, journaliste, cinéaste et réalisateur du très beau documentaire Mère courage. CATHERINE RUELLE « Ce qui est très intéressant avec cette rétrospective, c'est que cela nous permet d'apprécier non seulement l'histoire d'un pays qu'on connaît mal, mais aussi, celle de son cinéma. Après que Marie-France Brière et Dominique Besnehard, invités par le réalisateur Gaël Faye, soient partis à Kigali pour faire un vrai travail d’exploration, avec l’aide de l’ambassade de France et de jeunes cinéastes, nous avons essayé de créer un programme cohérent sur un jeune cinéma qui a émergé juste après 1994. Un survol du cinéma, mais aussi un survol de la situation politique et économique de toute une région Dans notre rétrospective, on a des films qui vont de 2004 jusqu'à 2022. C'est assez impressionnant de voir qu'en quelques films, longs et courts métrages, on arrive à mieux appréhender l'histoire complexe de ce pays. Au départ il y a eu des centaines de documentaires consacrés au génocide mais très peu de films rwandais. Ce n’est qu’après la création du Rwanda Cinema Center en 2001 par Eric kabera et son festival de cinéma de Kigali que se sont mis en place tout un tas de structures pour produire et accueillir des tournages de cinéma. Le film 100 Days réalisé par Nick Hughes, britannico-rwandais date seulement de 2001 À cause de ce conflit terrifiant, les Rwandais ont émigré de façon forcée en Ouganda, au Burundi, au Zaïre, au Congo, et même, beaucoup plus loin encore, en Allemagne, en Angleterre, aux États-Unis, au Canada… Donc, il y a une grosse diaspora, une communauté éparpillée un peu à travers le monde. Cette rétrospective est aussi une façon de voir les films faits par des rwandais venant de l'extérieur du pays. Les jeunes cinéastes « de l’intérieur » ont souvent d’autres visions, d’autres énergies. Comme ils n'ont pas de références dans le domaine cinématographique, ils sont complètement libres en terme de traitement et d’esthétique et créent des formes totalement éblouissantes, sans aucune barrière, sans aucune contrainte. Leur propre vision du monde d'aujourd'hui, du Rwanda d'aujourd'hui, de la société actuelle. Avec, notamment, des films tout à fait étonnants, comme L'Indomptable feu du printemps, le premier film de Lemohan Jeremiah Mosese ou Rafiki de la Réalisatrice Wanuri Kahiu, un film sur la jeunesse moderne africaine et ses tensions, j’ai même envie de dire qu’ils forment un mouvement important dans toute l'Afrique de l'Est ». Léo Kalinda s’est retrouvé, en 1973, apatride de son propre pays. Il n’a jamais eu de passeport rwandais et a perdu, durant le génocide, plus de 30 personnes de sa famille dont sa mère et ses trois frères. Installé ensuite au Québec, il est l'un des premiers journalistes d'origine africaine à avoir travaillé pour de grandes stations de radio et son travail journalistique, durant le génocide rwandais, l'a propulsé sous les feux de la rampe. LÉO KALINDA « ce n’était pas un conflit traditionnel, mais plutôt l'exemple typique d'un massacre de masse, un génocide. Les tueurs et les victimes sont les mêmes, sans distinction de race, de classe, de géographie ou de sexe. En seulement trois mois, 1 million de Tutsis ont été massacrés par leurs compatriotes. Mais les causes de ce génocide remontent très loin. Elles prennent leur source très clairement à la période coloniale. Hutus et Tutsis n’étaient pas des peuples différents, ils avaient la même religion, le même Dieu, la même culture et la même langue. C’est la colonisation belge qui s’est appuyée, à un moment donné, sur la caste des Tutsis et c'est à partir de ce moment là qu'a lieu le premier massacre puis les premiers exils ».

  • Hommage au cinéma rwandais

    « Une véritable liberté de ton » Cette année le Festival du film francophone d’Angoulême propose un hommage au cinéma rwandais. Un jeune cinéma méconnu, riche et particulièrement inventif. Le génocide des Tutsi au Rwanda fit plus de 800.000 morts en seulement 4 mois, d’avril à juillet 1994 (le plus fulgurant génocide de l’histoire de l’humanité). Mais de tout malheur, de l’impensable, surgit toujours, quelque chose de positif. Les femmes rwandaises, jusque-là invisibles ont pris un véritable pouvoir dans ce pays meurtri, comme le montre particulièrement bien le film documentaire Mère Courage du réalisateur Léo Kalinda : 60 % des parlementaires sont des femmes et de multiples associations féminines ont secouru des centaines de jeunes orphelins… Le cinéma rwandais est très récent. Depuis la crise du génocide, de nombreux documentaires y ont été tournés puis de jeunes cinéastes ont émergés, avec une belle énergie, une grande créativité et sans barrière esthétique. Catherine Ruelle Aujourd’hui, Marie-France Brière et Dominique Besnehard accompagnés de Catherine Ruelle, journaliste politique et critique cinéma mettent en lumière cette production artistique « un survol du cinéma rwandais, mais aussi un survol de la situation politique et économique de toute une région impactée par le génocide ». Et parmi les moments forts du festival, il faudra certainement compter sur Rwanda, du chaos au miracle de Sonia Rolland, l’ancienne Miss France devenue actrice et réalisatrice.

  • La dégustation

    Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 La comédie romantique à consommer sans modération par l’auteur de L’étudiante et Monsieur Henri et Venise n’est pas en Italie. Divorcé du genre bourru, et célibataire depuis trop longtemps, Jacques tient seul une petite cave à vins. Hortense, engagée dans l’associatif, tout proche de finir vieille fille, débarque un jour dans sa boutique et décide de s’inscrire à un atelier dégustation. Mais pour que deux âmes perdues se reconnaissent, il faut parfois un petit miracle. Ce miracle s’appellera Steve, un jeune en liberté conditionnelle, qui contre toute attente, va les rapprocher. Et quand trois personnes issues d’univers si différents se rencontrent, c’est parfois un grand bonheur… Ou un chaos total. Chacun à leur manière, ils vont sérieusement déguster ! La dégustation, un immense succès de l’année 2019, revient sur les planches pour notre plus grand bonheur. Une écriture raffinée, percutante et élégante, de magnifiques comédiens et un très beau décor, voilà un programme réjouissant ! Isabelle Carré, férue de théâtre contemporain, et habituée des comédies romantiques montre à cette occasion qu’elle excelle en ce domaine. Le charme qu'elle dégage n’a d’égale que sa coquinerie et son humour. En plus d’être très drôle, elle se glisse à l'intérieur de ce personnage attachant et catho, avec délices et plaisir. Bernard Campan a un talent fou. Son jeu, tout en finesse, de bourru dépressif et son sens de la répartie, à nul autre pareil, font qu'il est capable de sortir des phrases incroyablement drôles, par surprise, en gardant un sérieux sans faille. Le reste de la distribution fonctionne à merveilles avec en tête Mounir Amamra qui est l'une des révélations théâtrales de la saison. La dégustation est un immense coup de cœur. C’est une pièce romantique, drôle et émouvante. La scène de la dégustation étant une parfaite réussite et un bijou théâtral. La pièce idéale, en ces temps compliqués, pour se détendre, lâcher prise et redonner au public l’envie d’aller au théâtre...en toute sécurité sanitaire. LA DÉGUSTATION Molière 2019 “MEILLEURE COMÉDIE” Une pièce de et mise en scène par Ivan Calbérac Avec Isabelle Carré, Bernard Campan, Mounir Amamra, Éric Viellard, Olivier Claverie Scénographie Édouard Laug Lumières Laurent Béal Costumes Cécile Magnan Assistante mise en scène Kelly Gowry Crédit photo Charlotte Spillemaecker THEATRE DE LA RENAISSANCE 20, Bd Saint-Martin 75010 Paris REPRISE LE 22 SEPTEMBRE 2020 Du mardi au samedi à 21h Samedi à 16h30 et dimanche à 15h

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