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  • Le bonheur des uns…Sortie en DVD, le 13 janvier 2021

    Avis de Foudart 🅵🅵 Léa, Marc, Karine et Francis sont deux couples d’amis de longue date. Le mari macho, la copine un peu grande-gueule, chacun occupe sa place dans le groupe. Mais l’harmonie vole en éclat le jour où Léa, la plus discrète d’entre eux, leur apprend qu’elle écrit un roman, qui devient un best-seller. Loin de se réjouir, petites jalousies et grandes vacheries commencent à fuser. Humain, trop humain ! C'est face au succès que l'on reconnaît ses vrais amis… Le bonheur des uns ferait-il donc le malheur des autres ? Le Bonheur des uns... était, en premier lieu, une pièce de théâtre, librement adapté et réalisé par Daniel Cohen qui reconnaît s'être inspiré de l'esprit de la pièce Le Prénom d'Alexandre de la Pateliere et Matthieu Delaporte. « Je voudrais faire quelque chose dans cet esprit » ! J’ai toujours été intéressé par ce phénomène très humain du groupe où chacun croit être à sa place puis quelqu’un change et ça bouleverse tout le monde! J'ai aussi pensé à l'écriture de Yasmina Reza, elle-même inspirée par Tchekhov que j’apprécie énormément lui aussi... Daniel Cohen, avec une structure dramaturgique proche du théâtre, décrit particulièrement bien l'équilibre précaire entre plusieurs personnes d'un même groupe et la difficulté de faire perdurer l'amitié avec le temps qui passe et les différentes évolutions de vie. Je crois que c’est quelque chose que nous avons tous vécu. À partir du moment où vous entreprenez un projet, cela provoque dans votre entourage un phénomène assez étrange : vous découvrez que certains rêvaient de faire la même chose, d’autres vous admirent, d'autres vous jalousent, vous découragent ou vous disent « oh ça, j’aurais pu le faire moi aussi »... Entreprendre et avoir une certaine réussite, ne laissent personne indifférent. C’est valable pour tous les métiers, mais dans l’art particulièrement ! Tout le monde a voulu écrire un livre, un scénario ou tourner un film. Et quand vous côtoyez des gens connus, vous vous rendez compte que certains de leurs proches diffusent l’idée qu’elles ou ils ont changé depuis le succès, alors que c’est parfois très faux ! C'est parfois l'entourage qui change ! Cela nous questionne sur la pureté de nos sentiments : est-ce que nos réactions ne sont pas en fait dictées par nos égoïsmes, par l’envie, la jalousie ou l’aigreur ? Le bonheur des uns... un film, une histoire qui navigue entre plusieurs tons. Ce qui aurait pu n’être qu’une comédie ou un vaudeville devient, progressivement, de plus en plus acide et cruel. Si le film n'évite pas l'écueil de quelques clichés, il réserve, également, de très beaux moments. La scène d'ouverture, par exemple, très réussie, donne le ton à ce film choral au casting cinq étoiles. En ces temps de fermeture des lieux de spectacle, Le bonheur des uns... est un très joli choix pour une soirée cocooning devant son écran qui saura réjouir les fans incontestés de Florence Foresti et Vincent Cassel et séduira les autres grâce au charme de Bérénice Béjo et au talent immense de Francois Damiens. LE BONHEUR DES UNS... de Daniel Cohen Avec Vincent Cassel, Bérénice Bejo, Florence Foresti, François Damiens Éditeur : M6 VIDÉO Sortie en DVD le 13 JANVIER et VOD le 9 JANVIER

  • Meilleurs vœux, ou presque…

    Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Un suicide à l’apéro, une drôle de tenue de soirée en entrée, et une incroyable révélation en plat principal… Tels sont les ingrédients réunis pour cette soirée de réveillon, inattendue, et pleine d’humour… Pour Sandrine et Antoine, reste à prévoir la digestion des rebondissements, sans oublier le dessert, de cette comédie romantique (ou presque) … En écrivant sa nouvelle pièce, Carole Greep, l'autrice de J’AIME BEAUCOUP CE QUE VOUS FAITES confirme son talent et son goût pour les comédies romantiques… déjantées. MEILLEURS VŒUX est la rencontre de deux êtres dont les mondes sont aussi vides l’un que l’autre. Cette rencontre est celle de leurs solitudes, provoquée par la malice de la vie. Meilleurs vœux, ou presque est une jolie comédie au charme certain. Drôle et émouvantes, les répliques s'enchainent avec une belle énergie et on se sent, peu à peu, en totale empathie avec ces deux personnages malmenée par la vie. Entre humour absurde décalé et très jolis moments d'émotions, Meilleurs vœux ou presque… est une pièce particulièrement attachante et divertissante à souhait. Meilleurs vœux, ou presque... Une comédie de Carole Greep Mis en scène Olivier Douau Avec Nathalie Comtat, Olivier Douau

  • Le Théâtre 14 bouge et développe son nouveau média !

    La crise que nous traversons a invité les théâtres à réfléchir sur leurs rôles et leurs missions de service public. Ne pouvant plus exercer leur mission fondamentale de diffusion, le Théâtre 14 a réinventé son action et mis son plus beau costume de crise devenant cette fabrique de la pensée, en développant son université populaire du Théâtre, et aussi une fabrique de théâtre tournée vers les professionnels. Depuis sa réouverture, nous avons voulu que le théâtre 14 soit un lieu de partage du Théâtre. Ainsi autour des spectacles, nous avons développé des supports de transmission et d’échanges avec les publics : conférences, ateliers, rencontres avec les auteurs et penseurs de notre monde, podcasts et cinéphilos. Dès le 15 février 2021, Le Théâtre 14 développe son nouveau média ! Vous pourrez découvrir l’ensemble des contenus de l’Université Populaire du Théâtre 14 : conférences, rencontres, podcasts, cinéphilos sur www.universite-populaire.theatre14.fr Vous pourrez également y retrouver les programmes de tous nos ateliers physiques et bientôt l’accès à de nouvelles ressources. CINÉPHILOS Chaque mois, les cinéphilos animés par Ollivier Pourriol, chercheur associé à la Chaire de philosophie à l’Hôpital et ancien chroniqueur du « Grand Journal » sur Canal plus présentent et expliquent des concepts philosophiques à partir d’extraits de films. Prochains rendez-vous le 3 mars 2021, le 10 avril 2021, le 29 mai 2021 et le 12 juin 2021. ATELIERS EN MILIEU SCOLAIRE Le Théâtre 14 continue de proposer des ateliers aux plus jeunes dans les milieux scolaires. Nous intervenons au sein du collège Jean Renoir de Boulogne-Billancourt dans le cadre d’un PACTE (Projet Artistique et Culturel en Territoire Éducatif). Louise Bouchez, intervenante au Théâtre 14, travaille 10 heures par mois avec deux classes de 4e, dont une classe Segpa. Dans cette période de crise difficile pour les plus jeunes, nous avons mis en place une offre pendant les vacances scolaires de février dans le 14e arrondissement. Des ateliers vidéo réalisés par Aurore Déon dans le cadre de la création de son spectacle Baskets Rouges seront initiés avec des adolescents, en partenariat avec le centre de loisirs François Villon. Une restitution des ces ateliers sera présentée sur scène lors des représentations de Baskets Rouges dont la création est prévue en mai 2021 au Théâtre 14. Un stage de théâtre à destination des enfants de 12 à 15 ans se déroulera du 22 au 26 février 2021, en partenariat avec le Centre Paris Anim’ Marc Sangnier. SOUTIEN AUX PROFESSIONNELS En parallèle du développement de sa fabrique de la pensée par l'Université Populaire, le Théâtre 14 soutient les professionnels du spectacle vivant en devenant une fabrique de Théâtre à huis clos. En février, s’ouvre « L’Atelier des Gammes » sous la houlette de Marc Ernotte, un training hebdomadaire à destination des professionnels. Ces ateliers viennent en réponse à cette période d'inactivité et de grandes difficultés pour les comédiens d'exercer leur pratique par nature collective, de se rencontrer, de ne pas perdre les sensations du plateau. Cet atelier professionnel est proposé tous les jeudis, sans engagement, jusqu’à la fin de la saison. Laurent Cazanave, et sa compagnie associée au Théâtre 14, entre en répétition tout au long du mois de février, en immersion au lycée professionnel Guillaume Tirel puis au Théâtre 14 pour des répétitions sur le plateau, avant d’organiser des présentations professionnelles. Ces répétitions en immersion permettent de sensibiliser toutes les personnes du lycée au travail de la compagnie La passée en partenariat avec la Fondation Casino, le Rectorat de Paris et la DRAC. Ouverture du nouveau site internet l’Université Populaire du Théâtre 14 À partir du 15 février 2021

  • Nicolas de Staël. La fureur de peindre au Lucernaire

    Avis de Foudart 🅵🅵 À l’écoute des lettres de Nicolas de Staël, on est saisi de stupeur et d’émotion. Éblouis, on pénètre comme par effraction dans son atelier, au cœur de la création, dans son monde de ciels et d’eau, de matières incandescentes … mais aussi dans l’intimité de sa vie, de ses amitiés, dont celle du grand René Char, de ses passions amoureuses. Lorsque Bruno Abraham-Kremer et Corine Juresco ont découvert la correspondance prolifique de Nicolas de Staël, ils ont eu un véritable choc. Un journal où se tissent l’œuvre, les méandres de la création et la vie du peintre, depuis ses années de formation jusqu’à son « envol volontaire » du haut de son atelier à Antibes, un soir de mars 1955. « On ne peint jamais ce qu’on voit ou croit voir, on peint à mille vibration le coup reçu, à recevoir. » Un sentiment à la fois passionné et gêné nous envahit à l’écoute de ces lettres intimes écrites au fil de la vie par Nicolas de Staël et ayant pour thème ses amitiés et passions amoureuses. Fallait-il dévoiler ce trésor intime ? Ce spectacle peut-il être vu comme une master-class sur la création ? « Cher René, le « cassé-bleu » c’est absolument merveilleux, au bout d’un moment la mer est rouge, le ciel jaune et les sables violets… » Il est vrai que peu d'artistes ont décrit si concrètement, si honnêtement, et non sans un certain humour, la réalité de leur travail, entre joies et difficultés matérielles, mais on peut le comprendre. Si on part du postulat que l’art (et encore plus la peinture, hautement subjective) est projection et émotion. La pensée, l’intimité de l’artiste ne doit-elle pas être protégée, à tout prix ? Encore plus en sachant que Nicolas de Staël cherchait à restituer le choc de l’impression qu’il avait reçu d’un paysage, d’un objet, de la lumière, et de la transfigurer par sa vision propre. En tout état de cause, ce spectacle ne laisse pas indifférent et permet de se replonger dans l’œuvre magnifique de cet immense peintre, de cet homme en quête de liberté qui refusait de se laisser enfermer dans une école ou un style. Un peintre qui se réinventait sans cesse et qui, d’une toile à l’autre réussira ce miracle. Dépasser le clivage entre l’art abstrait et l’art figuratif. Bruno Abraham-Kremer et Corine Juresco, nous disent: « Le spectacle est une tentative de transmettre ce cadeau à tous : par la performance d’un trio d’acteur et de musiciens, faire renaitre la vibration intérieure de l’artiste, sa poésie, la fulgurance de sa parole et l’intensité de sa frappe sur la toile blanche. ». La musique et les sonorités déstructurées sont très réussies et la découverte de ces témoignages intimes est surprenante, déstabilisante et atypique, mais, par son originalité, La fureur de peindre est un spectacle intéressant et émouvant, à découvrir au Théâtre Lucernaire. Nicolas de Staël. La fureur de peindre D’après les lettres de Nicolas de Staël & René Char Adaptation, mise en scène Bruno Abraham-Kremer Corine Juresco Avec Bruno Abraham-Kremer, Hubertus Biermann (Jeu & contrebasse), Jean-Baptiste Favory (électroacoustique) Scénographie Lumière et vidéos Arno Veyrat Costumes Charlotte Villermet Durée 1h15 Crédit / Copyright : © Pascal Gel LUCERNAIRE DU 30 SEPTEMBRE AU 15 NOVEMBRE 2020 DU MARDI AU SAMEDI A 19H00 ET LE DIMANCHE A 16H00

  • Dj set (sur) écoute. Génial au théâtre 14

    Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 "Je suis convaincu que si à la fin de notre vie, il nous était permis de dire quelque chose, et si nous étions vraiment sincères, nous chanterions une chansonnette, en tant que résumé de toute une existence. Je m’en aperçois avec ces quatre ou cinq motifs qui m’agressent toujours avec la même nostalgie, la même émotion, le même regret." Federico Fellini, entretien avec le chanteur italien Lucio Dalla L’ART DU SAVOIR-ÉCOUTER. Il va sans dire que l’interprétation du musicien, sensible et personnelle, est déjà et toujours une tentative de donner à entendre son écoute. Dans l’histoire de la musique, les arrangeurs ont même tenté d’écrire leur écoute d’une œuvre, s’autorisant à l’investir et à la transformer. Mais comment dire ou partager son écoute quand on n’est pas musicien ? En jouant des mots pour expliquer ? Du tourne-disque pour répéter, reprendre, réécouter encore et encore ? Du volume pour accentuer ou étouffer telle ou telle partie d’un morceau ? Une figure s’impose aujourd’hui comme l’archétype du bon auditeur partageant son écoute : le DJ. Je partirai de cette figure pour penser ce concert sur l’écoute. Le DJ est l’auditeur par excellence, car il est, d’une certaine manière, l’auditeur se produisant en concert. Son art repose davantage sur un savoir-écouter que sur le savoir-jouer du musicien. Nouveau théâtre de Montreuil - centre dramatique national UN RENDEZ-VOUS MERVEILLEUX, sur la scène du THÉÂTRE 14 Sur le plateau, trois musiciens (Sylvain Cartigny, Mathieu Bauer et la chanteuse lyrique Pauline Sikirdji) et deux comédiens (Kate Strong et Matthias Girbig) mixent en direct et nous convivent le temps d’une soirée à un concert-spectacle autour de nos oreilles. Un cabaret par sa construction en numéros, sa diversité de genres et sa légèreté et une conférence par les réflexions qu’il soulève et les textes qu’il donne à entendre. Un concert sur l’écoute pour s’essayer en live à dresser l’oreille ensemble. Matthias Girbig, en chef d’orchestre, DJ, chanteur complètement déjanté et Kate Strône en conteuse extravagante sortie tout droit d’un cabaret underground berlinois, mettent le feu sur scène, dans un théâtre 14 au bord de l’implosion. Performance, théâtre, musique. Quel spectacle sublime, incroyable, fabuleux. Mathieu Bauer, serait-il Fou ou Génie ? peut-être les deux, tout simplement. Entre la nostalgie ressentie grâce aux tubes très connus et l'audace apportée par des morceaux de musique beaucoup plus pointus, DJ Set, un concert-conférence sur l'écoute, est un véritable cours de musique, mais aussi de son divers venu du réel ou intégrant plusieurs genres musicaux comme des B.O de films, des extraits de dialogues, ou encore des voix off. Ces sons, mis en musique pour la plupart, proposent aux spectateurs-auditeurs, par l’expérience du concert et à travers elle, de s’interroger pleinement sur ce qu’écouter veut dire. Quels bruits, quels sons, quelles musiques font vibrer nos tympans ? Quelle mémoire et quelle histoire abritent les plis de nos oreilles ? Quelle serait la bande-son de nos vies ? Quel rapport au monde nos oreilles engagent-elles ? Les moments de bravoure s’enchaînent tous, plus merveilleux, les uns que les autres et, parmi eux, la dissertation intellectuelle et philosophique de la chanson Parole, Parole de Dalida et Alain Delon est un bijou absolu qui nous laisse sans voix. Pauline Sikirdji est tout simplement époustouflante. Avec une voix incroyable, elle se démultiplie. Chanteuse lyrique, chanteuse Rock ou même bruiteuse extravagante. Ces cinq brillants musicos, trublions de génie, nous offrent un pur moment de grâce qui nous prend aux tripes et nous réchauffe le cœur. Quels bruits, quels sons, quelles musiques font vibrer nos tympans ? Quelle mémoire et quelle histoire abritent les plis de nos oreilles ? Quelle serait la bande-son de nos vies ? Quel rapport au monde nos oreilles engagent-elles ? Mixer est un terme que j’affectionne profondément. Il renvoie d’abord à la notion de fragments et de montages, deux piliers de mon travail de metteur en scène, mais aussi au travail spécifique qu’opèrent en permanence nos oreilles. Ouvertes à 360 degrés, dénuées de paupières, exposées à tous les sons, nos oreilles mixent à longueur de journée : elles trient, sélectionnent, hiérarchisent les informations qui leur parviennent. Mathieu Bauer On ne peut s’empêcher de trépigner de bonheur sur notre fauteuil avec cette soirée sous le signe délicieux de "l’Entertainment". Une soirée incroyable qui nous entraîne ailleurs et ouvre nos horizons. DJ Set (sur) écoute UNE HISTOIRE DE NOS OREILLES Conception et mise en scène Mathieu Bauer Avec Mathieu Bauer, Sylvain Cartigny, Matthias Girbig, Pauline Sikirdji et Georgia Stahl Son Dominique Bataille Scénographie et costumes Chantal de La Coste Avec les textes de Peter Szendy, Raymond Murray Schafer, Friedrich Nietzsche, Theodor Adorno, Luigi Russolo, Vladimir Jankélévitch, Roland Barthes… Avec les musiques de Gustav Mahler, Nino Rota, Mozart, Kate Bush, Henry Purcell, Captain Beefheart, Mathieu Bauer, Sylvain Cartigny, John Cage, Béla Bartók… Crédit Photo Jean-Louis Fernandez THÉÂTRE 14 20 Avenue Marc Sangnier 75014 Paris Du 06/10 au 18/10/2020 Deux dernières représentations, le 16 octobre à 20h et le 18 octobre à 16h Durée 1h25 Extraits non-exhaustifs de la bande-son. Cette playlist sera construite à la fois de titres originaux et de reprises. On pourra y trouver : Ich bin der Welt, Mahler Johnny and Mary, Robert Palmer Barthes music band, Mathieu Bauer et Sylvain Cartigny La dolce vita dei nobili, Nino Rota (B.O. du film de Fellini) The Plaint, Purcell Paroles paroles, Dalida et Alain Delon Les Philosophes, Sylvain Cartigny I can hear, Mathieu Bauer et Sylvain Cartigny Imaginary landscape n°5, John Cage ainsi que: - des dialogues de films - des paysages sonores : forêt, orage, ville... Retrouvez des extraits sonores du spectacle

  • Monos. Prix spécial du jury Festival de Sundance

    Dans ce qui ressemble à un camp de vacances isolé au sommet des montagnes colombiennes, des adolescents, tous armés, sont en réalité chargés de veiller à ce que Doctora, une otage américaine, reste en vie. Mais quand ils tuent accidentellement la vache prêtée par les paysans du coin, et que l'armée régulière se rapproche, l'heure n'est plus au jeu, mais à la fuite dans la jungle... Le festival de Sundance est une pure merveille. La sélection et, encore plus, le palmarès est, quoi qu’il arrive, indispensable pour tout amoureux du cinéma. Avec Monos, prix spécial du jury, une fois de plus, Sundance a frappé fort dans tous les sens du terme. On va entendre lors de la sortie en salles, film de genre, film d’horreur ou film de guerre. MONOS est, avant tout, un film inclassable d’une beauté ahurissante. Un conte onirique et aérien ancré dans la boue. L’immense idée d’Alejandro Landes, auteur et réalisateur est d’avoir créé deux entités à part entière. Un scénario noir, abject, rude, âpre, d’une violence inouïe et un traitement cinématographique aux images d’une beauté et d’une pureté folle. Monos aborde, sans détour, le thème de l’enfance guerrière, meurtrie, manipulée où les jouets sont des armes et les jeux, des combats. Ses enfants qui auraient pu être dépeints totalement déshumanisés sont, au contraire, très beaux et même gracieux. Il est impossible de les haïr. Le propos devient, alors abject et horrible. Julianne Nicholson est magistrale dans ce film. Elle compose un personnage double. À la fois, figure maternelle et otage effrayée, désespérée avec la peur, l’effroi dans ses yeux, dans son corps face à l’innocence bestiale de ces jeunes. Monos est un film magnifique aux paysages splendides, tout en nuances et ambivalence. Noir et lumineux. Violent et poétique. Tendre et brutal. Politique et poétique. MONOS UN FILM d'Alejandro Landes Scénario : Alejandro Landes, Alexis Dos Santos 103 min – Colombie, Argentine, Pays-Bas, Allemagne, Suède, Uruguay – 2019 Sortie cinéma, le 4 mars 2020 Avec : Julianne Nicholson, Moisés Arias, Sofia Buenaventura, Julián Giraldo, Karen Quintero, Laura Castrillón, Paul Cubides, Deiby Rueda, Sneider Castro, Wilson Salazar, Jorge Román Distribution : Le pacte

  • Kadoc. Une folie au Théâtre du Rond-Point

    Culturebox, le 8 février à 21h Kadoc, qu'est-ce que c’est ? Il va falloir attendre à peu près les 2/3 de la pièce pour le savoir. Alors ne comptez pas sur moi pour vous le dire. En effet, Kadoc est une pièce qui réserve bien des surprises. Conçu au départ, comme une série de saynètes ayant pour thème la vie quotidienne au bureau, le très beau décor se module parfaitement et le tout, très fluide, paraît parfaitement ordonné. Les pièces du puzzle s’emboîtent, alors, et la trame dramaturgique apparaît, de plus en plus évidente. Dès l’arrivée de la femme du patron, on sent bien que quelque chose va dérailler. C’est le début d’une grande folie qui va s’abattre sur le plateau. Que va-t-il se passer ? Où va-t-on ? Tout le mystère et le génie de ce spectacle repose sur le suspense. Avec Kadoc de Rémi de Vos, Jean-Michel Ribes a trouvé une pièce parfaite, à la hauteur de son inventivité et de sa loufoquerie magistrale. Les comédiens s’éclatent sur scène, comme des petits fous, dans ce château de cartes en péril et nous entraînent en riant dans le monde farfelu de l'absurde où tout peut arriver. KADOC Texte : Rémi de Vos mise en scène : Jean-Michel Ribes avec : Caroline Arrouas, Jacques Bonnaffé, Marie-Armelle Deguy, Gilles Gaston-Dreyfus, Anne-Lise Heimburger, Yannik Landrein

  • Bachelot, les lieux culturels, la phrase choc !

    « aucune étude ne montre un problème de contamination dans les lieux culturels. » Ce vendredi Anne-Élisabeth Lemoine recevait Roselyne Bachelot, ministre de la culture dans son émission C dans l'air sur France 5. Au cours de ce long interview, Madame la Ministre a tenu a défendre la politique du gouvernement, mais aussi son attitude quelle dit "à l’écoute", du monde de la culture. Elle a souhaité, également, répondre, encore une fois, à Pierre Niney Pierre Niney, pour lequel d'ailleurs, j'ai beaucoup d'admiration. Je lui ai dit cordialement que dans son interpellation, il avait simplement omis de dire que si nous prenons ces décisions qui sont extrêmement lourdes sur tous les plans, nous le faisons pour protéger la santé des Français et que effectivement, c'est vraiment pas de gaieté de cœur que nous prenons ces décisions... et se dit prête à discuter avec Benjamin Biolay Benjamin Biolay m'a interpellée. Ce soir, lors des Victoires de la musique, je le verrai s'il le souhaite... Au cours de cette interview, Roselyne Bachelot parle, sans donner de date, des réouvertures des musées et monuments nationaux. Nous mettons, tout en ordre de bataille, pour que ce soit possible, sauf à une flambée épidémique absolument incroyable. Nous faisons en sorte que cela soit possible pour l'ensemble des musées et des monuments historiques parce que cela marche ensemble. Avec des jauges restreintes de 10 mètres carrés par personne, des horaires d'ouverture qui ne viennent pas doubler les mouvements de circulation des gens qui travaillent et s'assurer qu'on peut être reçu sur rendez vous afin que les gens ne stationnent pas dans des files d'attente, à l'entrée des monuments. ...Et ce félicite que la culture continue de vivre dans notre pays. D'abord, je veux dire que la culture existe ! La culture existe par les livres, par les spectacles. Il n'y a pas de culture dans notre pays ? mais si, bien sûr. Quand je vois, par exemple, que sur le site de l'Opéra de Paris, 10.000 personnes ont regardé la Bayadère, je m'en réjouis... Anne-Élisabeth Lemoine l'interpelle "les études qui justifient la fermeture des lieux de culture, on ne les a jamais vues. Le secteur ne les a jamais vus. En revanche, des infectiologues, le disent "c'est dans le milieu familial que les contaminations arrivent pas dans les lieux de culture." Et, Madame la ministre répond, très directement et pour la première fois... Pour l'instant, nous n'avons pas d'étude, ni dans un sens ou dans l'autre et c'est ce qu'a dit Arnaud Fontanet sur les lieux de culture. "on n'a pas relevé de contamination sur les premières souches de virus". Sur les nouvelles souches de variants, on a rien. D'ailleurs, elles ne sont apparues il y a vraiment que quelques semaines. Comment pourrait on bâtir des études conclusive aussi rapidement? Madame Roselyne Bachelot vous a-t-elle convaincue ? Les lieux culturels doivent-ils rester encore fermés. Vous pouvez regarder le replay de l'émissions, ici. Source Émission du 12 février, C dans l'air. France 5 En savoir plus... Tweet de Pierre Niney, du 7 février 2020 Réponse de Madame Roselyne Bachelot J'entends la frustration des artistes", a assuré Roselyne Bachelot, avant de poursuivre: "Il y a peut-être un chiffre qui manque dans l'interpellation que me fait Pierre Niney : 80.000 morts par le coronavirus, des centaines de milliers de personnes avec des séquelles extrêmement dures, ces personnes qui ne retrouveront jamais une vie normale (...) C'est ce qui est difficile à gérer: tenir compte des contraintes sanitaires et faire en sorte que les activités culturelles continuent de la meilleure façon.

  • Saint valentin

    Peut-on être sexy et féministe ? À l’occasion de la Saint Valentin, la plateforme géolocalisée de diffusion de films et évènements culturels, la Vingt-Cinquième Heure vous propose deux soirées exceptionnelles sexy et féministes. Le Before de la Saint Valentin Samedi 13 et dimanche 14 février SALLE VIRTUELLE DE L’ENTREPÔT PARIS** **accessible aux spectateurs de Paris et villes limitrophes 20H30 : séance autour du film Respiro de Emanuele Crialese en partenariat avec Le goût du cinéma, cycle de projections de films organisé à L’Entrepôt (Paris) suivies de repas concoctés par des chefs de renom. La séance peut donc s’organiser avec un menu unique, livré à domicile & à déguster chez soi ! Lampedusa est une île perdue au sud de la Sicile, belle et aride, avec sa mer d’un bleu parfait, sa communauté de pêcheurs, ses bandes d’enfants bagarreurs, ses familles solidaires mais jalouses. La vie y est immuable : aussi rassurante qu’étouffante, aussi charmante que cruelle. Grazia est la jeune mère de deux adolescents et d’un jeune garçon. Fantasque, affectueuse et éprise de liberté, sa personnalité s’accommode mal des conventions villageoises… MENU UNIQUE - Respiro en petits plats par la cheffe du restaurant Fulgurances, Manon Fleury Forfait film + menu : 50 euros -Poule en escabèche à la colatura & olives violettes -Linguine froides à la tomate -Salade de pommes de terre aux langues d’oursin, citron et huile d’olive -Sardines à la sicilienne, câpres, persil & raisins de Corinthe -Ragoût de poulpe et calamars Dessert -Cannolo comme « un bûcher », crème fouettée à la fleur d’oranger et sel fumé -Nage d’agrumes de Sicile "Le Goût du Cinéma". Une façon de créer un dialogue entre cuisine et cinéma. Le principe est simple : un ou une chef(fe) choisit un film qu'il aime particulièrement et interprète un menu autour. Pour cette quatrième version du Goût du cinéma à la maison, c'est la cheffe Manon Fleury qui se prête au jeu. L'important pour moi, c'est qu'un plat raconte une histoire. Manon Fleury Le Goût du Cinéma #4 le samedi 13 et le dimanche 14 février Cheffe Manon Fleury Film Respiro Pick up chez Fulgurances à l'Entrepôt entre 16h et 18h 7 Rue Francis de Pressensé, 75014 Paris En livraison entre 18h et 20h. Réservez ici ou là Pourquoi Le goût du cinéma? La cuisine nourrit, mais elle raconte aussi le monde dans lequel on vit, elle bouscule, elle tire des larmes parfois. La cuisine qu'on aime divertit autant qu'elle fait réfléchir, elle explore des souvenirs, ceux qui parlent à tous mais aussi les plus intimes. C'est ainsi qu'on aime la rapprocher du cinéma. La Saint-Valentin Soirée du dimanche 14 février **accessible dans toute la France 20h30 court métrage érotique surprise 20h40 le long-métrage Mon Nom est clitoris (sortie DVD le 2 mars, sortie VOD 2 avril) de Lisa Billuart Monet et Daphné Leblond suivi d'un débat avec les réalisatrices en partenariat avec Les Paralysés de France. Des jeunes femmes dialoguent autour du thème de la sexualité féminine. Avec une liberté, un courage et un humour communicatifs, elles partagent leur expérience et leurs histoires, dans la volonté de changer le monde autour d'elles et de faire valoir le droit des femmes à une éducation sexuelle informée, délivrée des contraintes et des tabous. 23h00 court métrage érotique surprise 23h10 long-métrage Une dernière fois d'Olympe de G. présenté par l'équipe du film. Salomé a décidé de mettre fin à ses jours. La date est fixée : ce sera dans six mois. D’ici là, ce qui lui importe par dessus tout, c’est d’organiser sa dernière fois, la dernière fois qu’elle fera l’amour. Elle veut accorder à ce moment plus d’importance encore qu’elle avait donné à sa première fois. La vivre comme un véritable bouquet final. Réservez, ici La Vingt-Cinquième Heure est une plateforme de diffusion géolocalisée et à horaires fixes de films et événements culturels, proposant un partage de recettes aux lieux de diffusion partenaires. Ce service a été créé en mars 2020 en réaction à la fermeture des salles de cinéma françaises en raison de la pandémie de COVID 19. La Vingt-Cinquième Heure en quelques chiffres, c'est 5000 séances, 200 000 spectateurs et 600 invités dont Olivier Assayas, Raymond Depardon, Claudine Nougaret ou encore Miguel Gomès. Ce service innovant est lauréat du Prix de l'innovation Culture & Management 2020.

  • COVID-19. Les annonces de Roselyne Bachelot

    Les organisateurs des festivals de musique ont eu rendez-vous avec Roselyne Bachelot, ce jeudi après midi Bachelot, en Visio. J'ai fixé un certain nombre de conditions de reprise. D'abord, limiter les jauges à 5000 spectateurs par représentation. C'est un chiffre qui a été élaboré avec la profession. On ne peut pas descendre en dessous de 5 000 pour la viabilité financière de ces structures. J'ai aussi annoncé un fonds de soutien au festival de 30 millions d'euros qui est une première salve pour permettre soit les difficultés liées à l'annulation totale, soit l'adaptation. Bien sûr, ce fonds sera réalimentés s'il en est besoin. Roselyne Bachelot "On en sait un peu plus pour le cadre général, mais il reste des zones de flou, ce qui est sûr c'est que la saison des festivals 2021 ne sera pas comme les autres", a indiqué à l'AFP Aurélie Hannedouche du Sma. « Un événement assis de 5 000 personnes, ça ne s’appelle pas un festival mais un concert. En plus si on nous enlève le bar et la restauration, on nous supprime 30 % de nos rentrées financières. C’est difficile d’imaginer un modèle économique viable dans ces conditions », dit Yann Le Baraillec, le directeur du festival metal Motocultor « Nous attendions essentiellement deux choses : des réponses sur la jauge autorisée et le format, ce que nous avons obtenu. Ce dont nous avions peur, c’était qu’aucune autorisation ne soit accordée pour nos évènements. Roselyne Bachelot nous a promis qu’un point d’évaluation serait fait chaque mois d’ici l’été, et que des mesures d’accompagnement seraient mises en place pour les festivals qui s’engagent à s’adapter, ce que nous sommes disposés à faire. La ministre a aussi ajouté qu’en cas de dégradation sanitaire, l’État indemniserait les festivals ». Jérôme Tréhorel, le directeur du Festival des Vieilles Charrues. Source BFMTV, Le Télégramme.fr

  • Annonces de Roselyne Bachelot

    La réaction des festivals Les organisateurs des festivals de musique ont eu rendez-vous avec Roselyne Bachelot, ce jeudi après midi Bachelot, en Visio. J'ai fixé un certain nombre de conditions de reprise. D'abord, limiter les jauges à 5000 spectateurs par représentation. C'est un chiffre qui a été élaboré avec la profession. On ne peut pas descendre en dessous de 5 000 pour la viabilité financière de ces structures. J'ai aussi annoncé un fonds de soutien au festival de 30 millions d'euros qui est une première salve pour permettre soit les difficultés liées à l'annulation totale, soit l'adaptation. Bien sûr, ce fonds sera réalimentés s'il en est besoin. Roselyne Bachelot Après les annonces de Roselyne Bachelot, jeudi 18 février 2021, le directeur du Hellfest, Ben Barbaud, a décidé d'annuler l'édition 2021. Pour moi, ce sera une nouvelle année blanche. Même si les restrictions sanitaires sont moins fortes dans quelques mois, la marche est trop haute avant qu’on arrive à une autorisation de jauge de 60 000 personnes par jour, collées les unes aux autres. L'incertitude et les inquiétudes demeurent et plusieurs festivals s'interrogent. Faut-il maintenir les festivals, cet été ? Direction du Festival Beauregard Pour l’instant, le festival beauregard ne rentre pas dans ce modèle. Pour un festival surmonter les obstacles, se renouveler, se remettre en question font partie de son ADN. S’adapter est-il possible pour beauregard aujourd’hui, telle est la question, nous mettrons tout en œuvre pour y répondre favorablement tant nous voulons vous retrouver en 2021, vous : public, prestataires, artistes, partenaires, équipes. Toutefois, il ne faut pas perdre en chemin l’identité même d’un festival : la convivialité, le partage, la liberté et la fête. Or, à l’heure actuelle, de nombreuses inconnues persistent et nous avons besoin de précisions sur les protocoles qui nous seront imposés pour décider de l’avenir de Beauregard en 2021. Madame La Ministre nous a promis ces informations fondamentales d’ici quelques jours. Nous mettrons ce temps à profit pour explorer toutes les options et réfléchir au meilleur moyen de vous retrouver. Nous ferons également valoir notre voix et défendrons les valeurs intrinsèques aux festivals de Musiques Actuelles car l’enjeu est de réussir à trouver un équilibre entre la sécurité sanitaire et notre désir de nous réunir autour de concerts live. Le maître mot qui guidera nos réflexions et nos échanges avec les autorités sera de tout faire pour proposer un festival adapté mais pas défiguré ou privé de tout ce qui en fait une parenthèse enchantée. John et les équipes du festival Beauregard continuent à travailler pour imaginer et rendre possible ce jour tant attendu où nous vous ouvrirons les portes et où les premières notes empliront l’espace, raisonneront dans nos cœurs et nous submergeront d’émotions.

  • Room with a view de Rone et (La) Horde sur CultureBox

    Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 La captation de Room With A View de Rone et (LA)HORDE avec le Ballet national de Marseille (BNM) au théâtre du Châtelet disponible en exclusivité en ligne sur France TV. Une vision post-apocalyptique s’élève des planches du théâtre du Châtelet. Le chaos et l’effondrement sont palpables. Sur ce décor anéanti, les 20 danseur.se.s se meuvent et se débattent jusqu’à ne plus faire, portés par la musique live de Rone derrière ses machines. Room With a View est le spectacle fulgurant créé à l’occasion d’une carte blanche offerte par le théâtre du Châtelet à l’artiste de musiques électroniques Rone. Une création faite en collaboration avec le collectif (LA)HORDE et le Ballet National de Marseille. Fruit de ce travail, Rone a également signé un 5ème album du même nom. Composé en 9 mois, cet opus percutant est une aventure musicale entre musique club, beats minimalistes et mélodies addictives où sonne en creux l'urgence de recréer un “Nouveau Monde” face au chaos et une invitation à la prise de conscience de la catastrophe écologique en cours. LE LIEN EST ICI Room With A View Réalisé par Josselin Carré & Celidja Pornon Produit par La Blogothèque Durée 67min Création 2021 Childs – Carvalho – Ninja – Doherty À l’invitation du Théâtre de la Ville et du Théâtre du Châtelet, le BNM – direction (LA)HORDE présentera, en 2021, sa nouvelle création Childs – Carvalho – Ninja –Doherty. En collaboration avec la chorégraphe américaine Lucinda Childs, (LA)HORDE reprend un spectacle créé par celle-ci en 2009 pour le Ballet national de Marseille, Tempo vicino, et l’associe au regard et au style de trois autres chorégraphes actuel.le.s,venu.e.s d’univers différents de la danse : Tânia Carvalho connue pour son travail influencé par le cinéma et l’expressionnisme ; Lasseindra Ninja, icône queer, qui a introduit, au début des années 2000, sur la scène parisienne, le voguing ; et la danseuse et chorégraphe irlandaise Oona Doherty, travaillant pour chacune de ses pièces sur les violences urbaines à Belfast et sur les masculinités normatives afin de mieux les défaire. A voir à partir 31 mars au 2 avril 2021 à La Criée, Théâtre national de Marseille, puis au Théâtre du Châtelet, du 8 au 11 avril. BALLET NATIONAL DE MARSEILLE Centre Chorégraphique National www.ballet-de-marseille.com/fr 20, boulevard de Gabès 13417 Marseille cedex 08 Nommé à l’unanimité et conjointement par le ministère de la Culture et la Ville de Marseille, le collectif (LA)HORDE assure depuis le 2 septembre 2019 la direction artistique du Centre chorégraphique national-Ballet national de Marseille (CCN/BNM). Fondé en 2013 par le trio de chorégraphes et artistes visuels aujourd’hui trentenaires, Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel, le collectif (LA)HORDE développe depuis ses débuts atypiques des projets collaboratifs avec des communautés en ligne et des créations multimédiales, transdisciplinaires, transcommunautaires et transgénérationnelles, à partir de la danse et du corps, aux sources plurielles de la « fabrication d’un geste ». Le Ballet national de Marseille - direction (LA)HORDE Dans la continuité de la politique d’ouverture du ballet classique et contemporain aux autres arts initiée dès 1972 par son créateur, le chorégraphe Roland Petit, le Ballet national de Marseille (BNM), centre chorégraphique national (CCN) depuis 1984, évolue au fil de ses directions tel un outil de création décloisonné, disponible à toutes les écritures chorégraphiques, à toutes les formes de danse, ainsi qu’à toutes les collaborations artistiques entre danseurs, musiciens, plasticiens, poètes, cinéastes… Si (LA)HORDE questionne ce qu’est le ballet à l’ère numérique et des communautés en réseau, le collectif s’attache également à le redéfinir au cœur des questions politiques et écologiques de nos sociétés post-contemporaines et de l’urgence climatique, à le réinvestir comme lieu de refuge – ou comme « cabane », dans l’acception élargie décrite par Marielle Macé — d’une réinvention d’une politique des marges et du métissage, d’une visibilité ouverte des corps genrés à travers des pratiques individuelles ou collectives, et d’une mise en œuvre chorégraphique de nouvelles dynamiques de révoltes et de résistances, de représentations et de circulations des formes artistiques et de vie. Le Ballet national de Marseille compte actuellement, de façon quasi paritaire, 22 danseur.se.s racisé.e.s, originaires de quatorze nationalités différentes (Allemagne, Belgique, Canada, Espagne, États-Unis, France, Grèce, Israël, Italie, Japon, Lituanie, Pays-Bas, Pologne, Portugal). Pour sa première saison à la tête du Ballet national de Marseille, (LA)HORDE a répondu à l’invitation du musicien électro Rone et du Théâtre du Châtelet avec une création collective, Room With A View, qui, en mars dernier, avant l’entrée en vigueur de la période de confinement, a rencontré un succès critique et public retentissant. Inscrite au répertoire du BNM – direction (LA)HORDE, Room With A View sera présentée au printemps 2021 au Grand Théâtre de Provence (Aix-en-Provence) et à La Comédie de Clermont-Ferrand – Scène nationale.

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