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1982 résultats trouvés avec une recherche vide

  • D.I.V.A. Opus 2 : Extravaganza

    Le monde de l'opéra et du divertissement se rencontrent dans un spectacle excentrique et baroque : D.I.V.A. Opus 2. Les quatre divas, de véritables fées aux couleurs chatoyantes – rose poudrée, verte céleste, rose layette ou noire pimentée de rouge – font leur apparition derrière leur fenêtre dorée, étincelantes de strass, de plumes et de paillettes. C'est un sublime festival d'extravagance. Depuis longtemps, ces talentueuses chanteuses lyriques cherchaient un projet d'envergure pour unir leurs compétences. Elles ont réalisé qu'il était essentiel de relier l'art lyrique au théâtre, de marier le monde de la musique classique et du divertissement, l'ancien et le moderne, afin de toucher la sensibilité de chacun. C'est ainsi qu'est née l'idée de réduire drastiquement la durée des opéras à 10 minutes, avec une formation de quatre chanteuses lyriques et un quatuor à cordes, sans faire aucun compromis sur la qualité et l'exigence de la musique classique et du monde lyrique. En février 2017, le premier album de D.I.V.A. est sorti chez Universal Music, sous le prestigieux label Decca Classics. Après avoir conquis plus de 80 000 spectateurs, nos quatre divas libérées sont de retour et explorent les moindres recoins de leur folie et de leur fantaisie. Un nouveau spectacle comprenant cinq nouvelles réductions d'opéras : Les Noces de Figaro, Faust, Rigoletto, Lucia di Lammermoor et la Vie Parisienne. Revêtues de nouveaux costumes et de nouvelles perruques, ces quatre créatures fabuleuses partent à notre rencontre avec une qualité musicale irréprochable, un répertoire audacieux, moins conventionnel et grand public. Si vous avez aimé le premier spectacle, vous adorerez le deuxième ! Si vous ne les connaissez pas encore, vous allez succomber à leur charme ! Élodie Roudet, Marion Préité, Orélie Deschamps et Marie Menand, sont issues des meilleures écoles lyriques. Elles ont eu l'idée de créer D.I.V.A. avec leurs voix de soprano ou de mezzo-soprano. Les musiciens, un quatuor, rythment la représentation. Les magnifiques costumes de Michel Dussarat et la mise en scène intelligente, sensible et enlevée de Manon Savary ajoutent une dimension émouvante et drôle à ce spectacle. Les arrangements précis d'Olivier Rabet donnent une nouvelle vie à ces réductions d'opéras. Comme l'ont souligné certains critiques, il est vrai qu'il est nécessaire d'accepter cette version "raccourcie" et cette simplification des chefs-d'œuvre de l'art lyrique. Cependant, la beauté du chant prédomine et apporte une touche d'étrangeté à un spectacle débordant de vitalité, de joie de vivre et de chants sublimes. D.I.V.A. Opus 2 constitue une véritable expérience artistique à ne pas négliger. C'est une production excentrique et baroque, à la fois extravagante et sublime. Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 « D.I.V.A. Opus 2 » SPECTACLE MUSICAL Concept de Flore PHILLIS et Marie MENAND Mise en scène Manon Savary Chanteuses Flore Philis / Marie Menand / Alexandra Hewson / Marie-Laure Coenjaerts Quatuor à Cordes Albane Genat / Alice Bourlier / Andrei Malakhov / Mathilde Sternat Collaboratrice Artistique Anita Lombard Crédit photo @ Jonathan Icher FESTIVAL OFF AVIGNON THEATRE DES 3 SOLEILS Du 7 au 29 Juillet 2023 à 21h25 • Durée 1h30 •Tout public Nouvelle Eve, Paris Du 2 Novembre au 23 décembre En tournée en 2023/2024/2025 17 Août: Festival "Les Rayonanntes ", Perpignan (66) 2 Septembre: Festival OSE (Fontenay-le-Comte) 9 septembre: Festival "Accroche-Coeur",  Angers (49) 22 septembre: Sud-Est Théâtre, Villeneuve-Saint-Georges (94) 24 Janvier 2024: Opéra de Massy (92)

  • En cas de péril imminent : réflexions, rires et jeux vidéo dans notre société contemporaine

    Dans son spectacle intitulé "En cas de péril imminent", Jérôme Rouger nous entraîne dans une réflexion profonde sur la position de l'artiste au sein de la société et sur le rôle essentiel du rire dans les situations dramatiques. À travers cette performance, l'artiste explore les limites floues entre le réel et le virtuel, utilisant l'humour comme une arme tant revendicative qu'espiègle. Une des questions centrales soulevées par le spectacle est de savoir si les artistes peuvent réellement influencer les événements ou prévenir les conflits à venir. Par exemple, une chanson pour la paix a-t-elle déjà réussi à empêcher des belligérants de se lancer dans une guerre ? Dans un monde où le divertissement semble occuper une place de plus en plus prépondérante, les artistes sont-ils relégués au simple rôle de divertisseurs ? Jérôme Rouger nous pousse à réfléchir sur ces interrogations, en nous rappelant notamment l'étymologie du mot "divertir" qui signifie littéralement "détourner" de l'essentiel. Le rire, quant à lui, est abordé sous différentes perspectives. Peut-il véritablement remettre en question les visions dominantes ou se contente-t-il simplement de les entretenir ? Jérôme Rouger cherche à dépasser le rire superficiel du divertissement pour revendiquer un "rire de combat", un rire qui ne se moque pas des plus faibles, mais qui défie les pouvoirs établis. Il s'interroge sur la nature de ce rire et sur les moyens de le cultiver dans une société démocratique et libre. Le spectacle est également marqué par une contrainte artistique porteuse de sens : le jeu vidéo. En utilisant cette référence virtuelle, Jérôme Rouger explore la notion de péril imminent, les frontières floues entre le réel et le virtuel, ainsi que la catharsis. En collaboration avec l'artiste cinéaste Élisabeth Caravella, une fausse création vidéo a été conçue, mettant en scène un personnage qui doit accomplir des missions. Cependant, au lieu de développer réellement le jeu lui-même, ils ont choisi de raconter l'histoire de sa création, ajoutant ainsi une dimension réflexive à la performance. La musique et le son jouent également un rôle crucial dans le spectacle. Jérôme Rouger attache une grande importance à ces éléments et travaille en étroite collaboration avec le musicien Matthieu Metzger, spécialisé dans le jazz, les musiques traditionnelles et improvisées. Ensemble, ils explorent les sonorités des prises de parole et des bandes sonores. Jérôme Rouger, maître de l'humour absurde, des formes loufoques et des one-man shows inclassables, aborde dans sa nouvelle création la place de l'artiste et, par extension, celle du rire dans nos sociétés. « Au cours du spectacle, je développe conjointement trois axes qui, peu à peu, se télescopent, s’entrechoquent, s’enrichissent, se répondent : la place de l’artiste dans la société, le rire, le jeu vidéo », déclare Jérôme Rouger Jérôme Rouger, l'acteur inclassable, possède un talent oratoire étonnant et une capacité à enchaîner les mots avec une fluidité déconcertante. Il déverse un flot de paroles intelligentes, bien que parsemées de nombreuses digressions, ce qui peut parfois désorienter certains. Sa manière de susciter le rire est véritablement singulière, mêlant logique et impertinence dans ses démonstrations empreintes d'humour et de dérision. Les décalages malicieux et irrésistibles, poussés parfois jusqu'à l'absurde, font partie intégrante de sa performance. "En cas de péril imminent" est un spectacle-conférence en apparence léger, mais qui se révèle être bien plus profond. Avis Foudart 🅵🅵🅵 En cas de péril imminent Ecriture et jeu Jérôme Rouger Mise en scène Jérôme Rouger et Patrick Ingueneau FESTIVAL OFF AVIGNON Le 11 • Avignon Du vendredi 7 au mercredi 26 juillet à 15h10 relâche les jeudis 13 et 20 juillet • Durée 1h25 – à partir de 12 ans

  • Douchka : une tragédie ordinaire

    « De ses doigts pressés sur ma bouche et mon nez, il a pris mon souffle. Une pluie de lames a transpercé mon corps. Par douze fois » Extrait Douchka est bien plus qu'un simple drame basé sur un fait divers ; c'est une pièce qui soulève des questions sur notre société et notre humanité, explorant leur complexité profonde. Une histoire sombre et poétique qui nous transporte à travers les mots et la danse et nous invite à réfléchir. L'histoire de Douchka trouve son inspiration dans un fait divers tragique : le meurtre d'un jeune transgenre, retrouvé assassiné de douze coups de couteau dans un parc au cœur d'une grande ville. À partir de cette réalité, l'auteur et metteur en scène, Sébastien Amblard, a façonné cette histoire captivante. À travers douze tableaux symboliques, la talentueuse comédienne Marion Lambert incarne avec brio ce personnage tragique et captive notre attention grâce à son jeu subtil qui exploite l'aspect androgyne du rôle. Sa performance est empreinte d'une intensité mêlant violence, fragilité, force et sensualité, oscillant entre sauvagerie et séduction. Avec une subtilité remarquable, elle plonge dans le drame, nous entraînant sans que nous nous en rendions compte dans les méandres de cette histoire, révélant les intolérances et les violences de notre époque. Les multiples facettes qui ont marqué la trop courte existence de Douchka L'amour maternel, l'absence paternelle, les conflits familiaux, le coup de foudre pour une femme, ainsi que les rencontres clientèles qui jalonnent le parcours d'une jeune prostituée. Sur scène, la poésie de cette vie oubliée prend vie, révélant un destin marqué par les rêves de liberté et les désillusions d'un jeune homme transgenre, de son enfance à sa mort. Douchka est une représentation théâtrale riche en créativité, intense et émouvante. Mais Douchka va au-delà du simple spectacle théâtral : c'est une invitation à la réflexion, une exploration des différentes facettes de l'identité, de l'amour et des désillusions qui jalonnent nos vies. C'est une expérience artistique puissante qui résonne au plus profond de notre être. Avis Foudart 🅵🅵🅵 DOUCHKA Texte et mise en scène Sébastien AMBLARD Avec Marion LAMBERT Création lumière Philippe CATALANO Musique Olivier LAUTEM Crédit photo Emma Garzaro M@P Festival d'Avignon 2023 Théâtre du Train Bleu Du 7 au 25 juillet • les jours impairs à 17h05 • Durée 1h05 • À partir de 12 ans

  • An Oak Tree : un spectacle étrange, expérimental et bouleversant

    Au cœur du Cloître des Célestins, baigné par l'ombre rafraîchissante des platanes, retentissent les trompettes d'Avignon, annonçant l'événement tant attendu : la représentation d'An Oak Tree, un spectacle à la fois étrange, expérimental et bouleversant. Tim Crouch, artiste anglais, explore depuis deux décennies un théâtre centré sur le public et la puissance des mots. Sa deuxième pièce, An Oak Tree, écrite en 2005, a déjà été jouée plus de 360 fois à travers le monde, avec 360 interprètes différents. Et maintenant, pour la première fois, cette pièce surprenante est présentée en France. Tim Crouch, affirme que "l'essence la plus pure du théâtre réside dans sa nature conceptuelle". Il refuse les artifices tels que les décors, les costumes ou les accessoires matériels, car il estime que le théâtre prend vie dans l'esprit du public. En remettant en question l'art, le théâtre et le réalisme, il transcende les conventions établies pour offrir une expérience saisissante. Ainsi, chaque soir, à partir d'un texte minutieusement écrit, quelque chose d'unique se produit. Une transformation constante s'opère lorsque Tim Crouch invite un ou une interprète à incarner le rôle d'un père en pleine introspection. Sans connaissance préalable de la pièce ni de son intrigue, ce partenaire d'un soir découvre, devant nous, les tenants et aboutissants de l'histoire, réplique après réplique. "An Oak Tree est avant tout une histoire de confiance", souligne l'auteur. C'est aussi une rencontre entre l'interprète et Tim Crouch, même si leur préparation se résume à une heure passée ensemble avant le début du spectacle. Ainsi se forme un véritable duo, où l'interprète devient à la fois guidé, voire manipulé, et partenaire de jeu. Cette combinaison inattendue enrichit les différents niveaux de lecture, offrant une expérience déconcertante où l'humour "très  anglais" vient bouleverser le tout. An Oak Tree aborde avec délicatesse la question du deuil et la nécessité d'accepter d'être transformé pour faire son deuil Ce soir-là, un homme se rend au théâtre en quête de réponses. En tant que père ayant perdu sa fille, sa vie a été profondément bouleversée. Il ressent toujours la présence de son enfant, se tournant instinctivement vers un arbre... Au fil du spectacle, l'acteur ou l'actrice découvre, avec une puissance évocatrice, les mots qui lui sont propres. Face à la présence envahissante de Tim Crouch, on peut ressentir une certaine gêne. On peut aussi être captivé par la fragilité et la vulnérabilité de l'interprète qui se dévoile. Par moments, on peut être agacé ou ennuyé... Mais ce spectacle unique agit avant tout comme un acte thérapeutique, où le drame s'infiltre insidieusement et profondément en nous. Avis Foudart 🅵🅵🅵 An Oak Tree Texte Tim Crouch Mise en scène Tim Crouch, Karl James, Andy Smith  Musique Peter Gill Avec Teresa Coutinho ou Adama Diop ou David Geselson ou Natacha Koutchoumov ou Cynthia Loemij ou Vítor Roriz Crédit photo © Christophe Raynaud de Lage FESTIVAL D'AVIGNON Jusqu'au 11 juillet • DURÉE 1H15 • SPECTACLE EN ANGLAIS - Surtitré en français

  • Le Jardin des délices à Avignon : entre émerveillement et fantaisie

    Le Jardin des délices est une expérience théâtrale qui invite les spectateurs à plonger dans un monde d'émerveillement et de fantaisie. Créé il y a vingt ans par Philippe Quesne et sa troupe du Vivarium Studio, ce spectacle transporte les spectateurs dans un univers de rêverie et d'audace. Dès les premiers instants, on est transporté dans un lieu insaisissable qui semble n'appartenir à aucun espace connu. Sans aucun doute, un endroit qui défie les limites de la réalité, où l'imagination prend le dessus sur la raison. En tout cas, la lumière rougeoyante de cette fin de journée estivale contraste avec la blancheur énigmatique des rochers et nous offre un décor unique. C'est dans cet environnement envoûtant que la mini-communauté d'artistes a choisi de s'installer, créant un lieu à la fois éphémère et intemporel. Pendant longtemps, on se demande quel est le lien avec Le Jardin des délices de Bosch, célèbre tableau peint entre 1490 et 1500 ? Et c'est certainement à la toute fin du spectacle, après un long voyage ésotérique que ce lien se fait : les acteurs apparaissent vêtus de costumes évoquant la Renaissance, semblant provenir de l'époque où le peintre a donné vie à son chef-d'œuvre énigmatique. Certains d'entre eux parlent même en flamand, rappelant ainsi les origines de l'artiste. Le sens de la création artistique Le Jardin des délices évoque l'œuvre éponyme de Bosch, célèbre pour sa complexité et son symbolisme mystérieux. De la même manière, ce spectacle nous pousse à chercher des significations cachées, à interpréter les images et les symboles qui se présentent à nous. Comme les tableaux de Bosch, il suscite fascination et perplexité, nous invitant à remettre en question notre perception du monde et de nous-mêmes. Cet espace créé par le metteur en scène et plasticien Philippe Quesne est une véritable exploration de l'imaginaire. Il nous transporte au-delà des conventions et des limites de la réalité, nous plongeant dans un univers parallèle où règnent la fantaisie et l'étrangeté. C'est une expérience qui laisse place à l'interprétation personnelle, où chacun peut trouver sa propre signification et vivre sa propre odyssée. En nous emmenant dans ce Jardin des délices, Quesne nous invite à nous abandonner à la poésie du spectacle, à laisser nos sens et notre imagination s'éveiller. C'est un voyage sensoriel et émotionnel, où le spectateur devient acteur de son propre cheminement à travers les méandres de cet espace onirique. C'est une expérience qui nous pousse à remettre en question nos certitudes et à embrasser l'inconnu. Une expérience inoubliable à ne pas manquer ! Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 LE JARDIN DES DÉLICES Conception, mise en scène et scénographie Philippe Quesne • FESTIVAL D’AVIGNON • jusqu’au 18 juillet à 21h30 • DURÉE 2H • Crédit photo © Christophe Raynaud de Lage

  • Naïs : Un tourbillon de sentiments sur scène

    "Naïs" est une adaptation théâtrale captivante du drame d'Émile Zola, réalisée avec brio par Marcel Pagnol. Cette histoire poignante et pleine d'émotions nous plonge dans un monde où l'amour, l'honneur, la dignité, le désir et l'ascension sociale s'entremêlent avec une force brute. L'intrigue tourne autour de Toine, un homme bossu qui souffre de son handicap, mais qui est profondément amoureux de Naïs, la fille d'un paysan violent. Cependant, Naïs est éprise de Frédéric, un jeune homme issu d'une famille bourgeoise. Malgré leur condition sociale qui ne leur permet pas de vivre pleinement leur amour, les jeunes amoureux succombent aux plaisirs de l'été, ouvrant ainsi un monde de poésie et d'émotions devant nous. Marcel Pagnol, connu pour son charme et sa capacité à capturer la vérité des gens qui s'aiment, a adapté ce drame cinématographique à partir de la nouvelle de Zola intitulée "Naïs Micoulin". Il nous offre ici une expérience théâtrale mémorable où les personnages aux caractères bien trempés nous emportent dans un tourbillon de sentiments. Le metteur en scène, Thierry Harcourt, nous fait part de sa fascination pour cette œuvre classique empreinte d'une intemporalité saisissante. Il a choisi de situer l'action dans les années 70, une époque emblématique du désir de libération sexuelle, qui apporte une dimension supplémentaire à l'exploration de la sexualité des deux jeunes protagonistes et de la société répressive dans laquelle ils évoluent. Le défi réussi de cette mise en scène réside dans la préservation de la langue superbe de Pagnol, sans se laisser séduire par le folklore apparent qui pourrait l'accompagner. Le décor très minimaliste suggère davantage qu'il ne montre, laissant ainsi place à la belle lumière et à la musique pour créer l'ambiance nécessaire. Un véritable challenge artistique auquel Thierry Harcourt a fait face avec brio. Les critiques ne tarissent pas d'éloges envers cette production théâtrale et le public est conquis. "Naïs" est indéniablement une pièce à ne pas manquer. Elle vous transporte dans un univers où les émotions sont à fleur de peau, où l'amour se confronte aux barrières sociales, et où la poésie et la vitalité se mêlent à la cruauté de la réalité. Ne manquez pas cette expérience théâtrale envoûtante et géniale qui saura vous toucher en plein cœur. Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 NAÏS de MARCEL PAGNOL Adapté par Arthur Cachia Mise en scène de THIERRY HARCOURT Avec Arthur Cachia, Marie Wauquier, Étienne Ménard, Kévin Coquard, Lydie Tison, Clément Pellerin Costumes FRANÇOISE BERGER et YAMNA TISON Chorégraphie de BÉNÉDICTE CHARPIAT Musique de TAZIO CAPUTO Lumière de THIERRY HARCOURT Festival d’Avignon 2023 La Condition des Soies du 7 Juillet au 29 Juillet à 13H30 • Durée 1h15

  • Dolores : Sylvin Rubinstein, Le Travesti Résistant

    « Maria et moi, nous étions magnétiques. Quand nous dansions ensemble, nous n'étions plus qu'un pied ». Dans l'ombre des projecteurs, l'histoire extraordinaire de Sylvin Rubinstein, danseur de flamenco et résistant face à la barbarie nazie, est longtemps restée cachée. Sur scène, aux côtés de sa sœur jumelle, il incarnait Imperio y Dolores, un duo puissant symbolisant l'autorité et la souffrance. Ces deux termes étaient indélébilement inscrits dans la vie de Sylvin, et lorsque sa sœur jumelle fut perdue dans l'horreur du camp d'extermination de Treblinka, Sylvin n'a jamais cessé d'alimenter sa soif de vengeance, tissant une détermination inébranlable forgée à travers des épreuves douloureuses. Ce n'est qu'à la fin de sa vie que cet homme secret décida de révéler son destin extraordinaire, digne du scénario d’un film de Quentin Tarantino. Aujourd'hui, les auteurs Yann Guillon et Stéphane Laporte ont décidé de raconter cette histoire, tandis que la talentueuse et sensible Virginie Lemoine la met en scène : le portrait d'un homme extraordinaire qui se déguisa en femme pour combattre les nazis. À 87 ans, Sylvin Rubinstein fait un retour émouvant à l'Adria, le cabaret qui marqua le début de sa carrière aux côtés de sa sœur Maria en 1933. Alors que Joseph, le serveur, achève ses tâches nocturnes, Sylvin, submergé par la nostalgie, décide pour la première fois de dévoiler son destin extraordinaire : sa brillante carrière de danseur de flamenco brisée, son amour perdu pour Maria, ses blessures, ses traumatismes et sa fureur. Sa quête de justice atteignit son apogée à Berlin, où il tua des officiers allemands en plein jour, tout en dansant le flamenco sur les toits la nuit, sous les bombardements alliés. Sur scène, seuls deux tabourets et une haute table en bois sont présents, entourés de rideaux drapés. Selon l'éclairage, ces tentures deviendront transparentes ou opaques, servant également de support à des projections et évoquant ainsi différentes atmosphères. Ce sont les seuls éléments matériels du décor. La bande-son joue un rôle essentiel. Les explosions, le bruit des portes en métal, les pas militaires, les ordres en allemand. La musique, interprétée en direct par Cristo Cortes (chanteur et musicien) et Dani Barba(guitariste), accompagne les danses de flamenco et souligne les moments clés du récit. Les chorégraphies, véritables moments d'émotion et d'intensité, occupent une place prépondérante dans le spectacle. Les mouvements envoûtants du flamenco sont exécutés avec passion par Sharon Sultan et le magnétique et gracieux Ruben Molina. Grâce à leur talent et à leur maîtrise de l'art, ils donnent vie aux chorégraphies envoûtantes. Olivier Sitruk incarne Sylvin Rubinstein, dévoilant avec justesse les différentes facettes de ce personnage complexe. Sa voix rauque et ses gestes lents reflètent le poids des années, tandis que dans sa jeunesse, son rythme est vif et sa voix pleine d'assurance. Lorsqu'il se transforme en Dolores, son phrasé devient légèrement plus mélodieux et ses gestes plus gracieux. Il sublime l'histoire de Sylvin et donne vie à chaque scène, nous plongeant dans l'univers sombre de la résistance et de la danse. La Danse de la Vengeance Malgré quelques longueurs dues à une énumération détaillée de cette histoire foisonnante, faite de rencontres multiples dans de nombreux lieux, et malgré une transition entre homme et femme qui manque de réalisme et d'explication psychologique, nous faisant oublier que Sylvin était également un travesti assumé, le spectacle "Dolores" est avant tout un hommage poignant à cet homme extraordinaire. Avec une mise en scène sensible de Virginie Lemoine, le public est transporté dans l'univers intense de Sylvin Rubinstein, où danse et résistance s'entrelacent pour créer un récit captivant. Ce spectacle met en lumière l'importance de se souvenir de ces histoires méconnues, de ces héros ordinaires qui ont lutté contre l'oppression. L'histoire de Sylvin Rubinstein nous rappelle que la résistance peut prendre de nombreuses formes, et que même dans les moments les plus sombres, la danse peut être un moyen de défier l'injustice et de réaffirmer notre propre humanité. Avis Foudart 🅵🅵 Dolores Un texte écrit par Yann Guillon et Stéphane Laporte Mise en scène Virginie Lemoine Avec Olivier Sitruk, François Feroleto Joséphine Thoby, Sharon Sultan, Ruben Molina, Cristo Cortes, Dani Barba Chorégraphie Marjorie Ascione Crédit photo © Frédérique Toulet Festival off d’Avignon 2023 Théâtre Actuel - Avignon Du 7 au 29 juillet 2023 à 17h35

  • Nos histoires : « Liens toxiques et libération »

    Dans une ère marquée par le mouvement #MeToo et une prise de conscience collective quant à l'intégrité physique de chaque individu, il est primordial de briser le tabou entourant la manipulation. Ce phénomène touche toutes les nationalités, générations et classes sociales, qu'il s'agisse de relations amoureuses, familiales, professionnelles ou autres. Cependant, pourquoi avons-nous tendance à penser que cela n'arrive qu'aux autres ? Peut-être parce que cela se produit souvent lorsque nous nous y attendons le moins. C'est exactement ce qui est arrivé à Frédérique Auger, auteure et comédienne, et c'est cette expérience personnelle qui a inspiré sa pièce. Vicky, une Québécoise vivant à Paris, et Maxime se rencontrent sans se douter qu'ils sont tous deux pris au piège de relations toxiques. Vicky est sous l'emprise de son partenaire amoureux, tandis que Maxime est sous celle de sa mère, qui est également sa patronne. Ensemble, ils uniront leurs forces et s'épauleront mutuellement dans leur quête de liberté. « Nos histoires » ouvre une porte sur ces relations nocives et nous amène à nous interroger sur les rôles que nous adoptons et sur nos choix. Sommes-nous réellement libres ou sommes-nous prisonniers ? Comment pouvons-nous reprendre le contrôle de notre propre récit ? Cette création théâtrale nous rappelle que la manipulation demeure un sujet tabou. « Tout comme les relations d'emprise, le début est joyeux, puis tout bascule... » Malgré tout, Frédérique Auger garde une attitude positive « Tout comme Vicky et Maxime, nous pouvons nous en sortir. Comment ? Je ne le sais pas exactement. Pour moi, l'ultime chance réside dans la main tendue d'un.e ami.e. Mes proches étaient là pour moi. Grâce à eux, j'ai gardé l'espoir de trouver le bonheur. » Alors que Giorgia Sinicorni (la metteuse en scène) réfléchissait à sa propre vie après cinq années de relation passionnée, voire toxique, ces deux amies ont partagé leurs expériences respectives et ont fusionné leurs univers pour donner naissance à ces « histoires » en apparence individuelles, mais en réalité universelles. « J'ai ressenti le besoin de confier le point culminant du spectacle aux corps des comédiens plutôt qu'aux mots, car c'est dans le corps que la violence de l'emprise est ressentie. » C'est pourquoi la création sonore de Vivien Lenon joue un rôle si crucial dans cette représentation, donnant une dimension tridimensionnelle à cette dissonance cognitive que nos personnages ressentent en arrière-plan. Sur scène, les deux comédiens incarnent les quatre personnages constamment présents, chacun avec un élément qui le définit. Pauline Gallot a créé un décor qui est à la fois un radeau et une cage, dans lesquels Vicky, Max, Didier et Danielle sont contraints d'évoluer. « Nous avons privilégié les matières métalliques, car le métal cristallise au mieux les caractéristiques d'une relation. Il peut conduire au froid tout comme au chaud, et lorsqu'il se fusionne avec un autre métal, il donne naissance à un nouvel alliage qui peut être plus fort ou plus faible que les deux précédents ». « Nos histoires » offre une exploration franche et puissante des relations toxiques et de la libération. La pièce nous pousse à réfléchir à nos propres expériences et nous rappelle qu'il est possible de se libérer de l'emprise. Grâce à la vérité, au soutien de nos proches et à la recherche de notre propre bonheur, nous pouvons reprendre le contrôle de notre récit et trouver la liberté que nous méritons tous. Avis Foudart 🅵🅵🅵 Nos histoires Texte Frédérique Auger Mise en scène de Giorgia Sinicorni Avec Frédérique Auger et Jean-Charles Chagachbanian Scénographie Pauline Gallot Lumière Stéphane Balny Musique Vivien Lenon Crédit photo © Arny Berry FESTIVAL OFF AVIGNON Le Cabestan - 12 h 35 • Relâche les mercredis • À partir de 12 ans • Durée 1h05

  • Smile : L’histoire d’un joli pari, un peu fou… avec un beau succès à la clé… et deux Molières

    Comment Charlie est devenu Chaplin Découvrez l'histoire captivante du spectacle "Smile". Une pièce entièrement en noir et blanc, des décors aux costumes en passant par les maquillages, qui transporte le public dans l'univers cinématographique de Chaplin. Plongez dans une bulle de tendresse et de poésie grâce à l'utilisation de techniques de mise en scène telles que les ralentis, les accélérés, les flashbacks et les changements de points de vue. Après avoir rencontré un grand succès lors de sa première saison à la Nouvelle Eve, la pièce est de retour au théâtre de l'Œuvre à Paris depuis le 2 juin. Elle sera jouée jusqu'à la fin juillet à Avignon avant de partir en tournée la saison prochaine, et sera reprise dès septembre au théâtre de l'Œuvre. Interview d'Alexandre Faitrouni Frédéric: Je tiens à te dire à quel point tu es incroyable dans ton rôle. Tu m'as vraiment impressionné. Alexandre: Merci beaucoup, ton compliment me touche vraiment. J'ai été véritablement séduit par ce projet. Frédéric: Je voulais savoir comment vous avez relevé le défi du noir et blanc sur scène. Alexandre: C'était vraiment un défi. Nous avons utilisé un maquillage blanc sur nos mains, nos oreilles et même nos dents. Ce fut une expérience intéressante. Nous aurions pu aller jusqu'à utiliser un liquide pour rendre nos yeux gris ou manger de la réglisse pour que notre langue ne soit plus rose, mais nous avons déjà fait beaucoup d'efforts avec le maquillage et les costumes. Frédéric: Après avoir joué à la Nouvelle Ève, dans un esprit très cabaret avec des tables et des chaises, vous voilà maintenant dans un théâtre "plus classique". YEst-ce que le fait de jouer maintenant au Béliers à Avignon ou ici, au Théâtre de l'Œuvre, change quelque chose pour vous ? Alexandre: Oui, étrangement, je trouve que cela change l'atmosphère. J'aimais bien, à la Nouvelle Ève, le fait d'être dans cette salle, dans cette ambiance qui correspondait parfaitement au spectacle. Ici, au Théâtre de l'Œuvre, j'apprécie le fait d'être dans une boîte noire, un petit cocon extrêmement poétique pour ce spectacle. La salle est magnifique, l'équipe est incroyable. Frédéric: C'est intéressant que tu parles de poésie, car c'est précisément ce que j'ai ressenti en regardant la pièce. Il y a une certaine poésie qui se dégage de ton jeu et de l'ensemble de la pièce. Alexandre: La dimension poétique est essentielle dans notre approche de la pièce. Pour moi, la poésie est un moyen d'exprimer les émotions profondes et de créer une connexion avec le public. Dans nos performances, nous travaillons sur l'expressivité du corps, la gestuelle, les regards, les silences. Nous cherchons à trouver le bon équilibre entre comique et émotion, en créant des moments de grâce et de magie sur scène. La poésie réside dans les détails, les nuances. Nous mettons énormément d'efforts dans la précision de chaque geste, de chaque regard, car ils contribuent à créer une atmosphère poétique. Nous nous inspirons également de l'univers du cinéma muet, qui était lui-même empreint de poésie dans sa façon de raconter des histoires sans paroles. Frédéric: Et comment as-tu abordé l'interprétation du personnage emblématique de Charlie Chaplin dans cette pièce ? Comment as-tu développé ton jeu ? Alexandre: Interpréter Charlie Chaplin a été un véritable défi, car il s'agit d'un personnage mythique et emblématique. Nous avons effectué de nombreuses recherches sur sa vie, son parcours et son style de jeu. Nous avons visionné ses films, étudié ses mouvements, son langage corporel et son sens de l'humour unique. Notre objectif était de capturer l'essence de Chaplin tout en apportant notre propre interprétation et créer une performance authentique. Frédéric: Et comment réagit généralement le public à ton interprétation de "Smile" ? Quelles sont les réactions que tu observes ? Alexandre: En général, les réactions du public sont très positives. Nous avons la chance de voir les spectateurs rire, sourire et être émus par notre performance. Ils apprécient particulièrement l'originalité de la pièce et le mélange entre comédie et poésie. Beaucoup de personnes nous disent avoir passé un moment magique et inoubliable avec "Smile". C'est extrêmement gratifiant pour nous en tant qu'artistes de voir que notre travail touche les gens. Le théâtre est un art vivant, et le lien entre les acteurs et le public est essentiel. Nous ressentons l'énergie du public pendant nos représentations, et cela nourrit notre jeu et notre engagement sur scène. Certains spectateurs nous ont même confié que "Smile" leur rappelle des souvenirs et leur fait revivre des émotions intenses. C'est ce genre de réactions qui nous motive à continuer de créer et de partager notre passion avec le public. Frédéric: C'est vraiment merveilleux de voir comment votre pièce parvient à toucher les spectateurs de manière si profonde. Je suis convaincu que cela demande énormément de travail et de préparation en amont. Pourriez-vous nous parler un peu du processus de création de "Smile" ? Alexandre: Bien sûr ! Nous avons consacré beaucoup de temps aux répétitions et au perfectionnement de notre jeu. Chaque détail compte dans une performance poétique comme la nôtre, donc nous avons travaillé dur pour trouver le bon rythme, la bonne expression corporelle et la bonne synchronisation entre les acteurs. Nous avons également bénéficié du soutien d'une équipe technique talentueuse qui a contribué à créer l'ambiance visuelle et sonore de la pièce. Frédéric: C'est un travail vraiment minutieux et exigeant, mais le résultat est là. "Smile" est une expérience unique et captivante pour le public. Qu'espérez-vous que le public retienne de votre performance dans "Smile" ? Alexandre: Avant tout, j'espère que le public retiendra l'importance de garder espoir et de sourire, même face aux difficultés de la vie. "Smile" est une histoire qui parle de résilience, de persévérance et de la capacité de l'art à nous toucher profondément. J'espère que les spectateurs ressortiront du spectacle en se sentant inspirés et émus, avec une prise de conscience de la beauté et de la puissance de l'expression artistique. De plus, j'espère que le public appréciera notre interprétation de Charlie Chaplin et de son héritage. « Chaplin était un artiste extraordinaire qui a su mélanger l'humour et la poésie pour captiver les gens du monde entier. Nous voulons rendre hommage à son génie et partager son message intemporel avec le public ». SMILE Une pièce de Nicolas Nebot et Dan Mesnasche Mise en scène Nicolas NEBOT Avec Pauline Bression – Dan Menasche – Alexandre Faitrouni Photos (non retouchées et en couleurs) Jeremy Nebot FESTIVAL OFF AVIGNON Théâtre des Béliers AVIGNON Du 7 au 29 juillet à 20h50 • Relâches les DIMANCHES 9, 16, 23 • Durée 1h15 • À partir de 7 ans Nomination Molières 2023 : Création Visuelle – Révélation Masculine : Alexandre Faitrouni

  • Circus Baobab « Yé ! (l’eau) » : force et virtuosité

    « l’humain africain dans tout ce qu’il a de force sans occulter la violence qui frappe aussi ce continent » Yann Ecauvre, metteur en scène. Le spectacle Yé ! L'eau de la compagnie Circus Baobab est une épopée spectaculaire qui met en scène l'importance vitale de l'eau, une ressource de plus en plus rare et précieuse. Les 13 acrobates et danseurs, tous originaires de Conakry en Guinée, ont été formés aux arts de la scène par les meilleurs professionnels africains et français, et ont été les grands finalistes de l'émission La France a un incroyable talent en décembre dernier. Le spectacle mêle acrobaties, danses et composition musicale aux influences urbaines pour raconter une histoire forte. Les artistes excellent dans les disciplines ancestrales révisitées, telles que le main à main, les portés acrobatiques et les contorsions, et leur performance est rythmée et frénétique. La mise en piste de Yann Ecauvre, cofondateur du Cirque Inextremiste, casse les codes du cirque africain habituel. Le spectacle est un hommage énergique au collectif et à l'inclusion sociale, et une invitation à réfléchir sur les grands défis environnementaux de notre temps. Avec ce thème de l'eau omniprésent, les artistes s'unissent pour aller plus haut et offrir une épopée spectaculaire et poignante sur l'importance vitale de l'eau. Yé ! L'eau de Circus Baobab est un spectacle impressionnant et engagé qui ne laisse pas indifférent. Avis Foudart 🅵🅵🅵 YÉ ! (L’EAU) CIRCUS BAOBAB Directeur artistique Kerfalla Bakala Camara Metteur en cirque et compositeur Yann Ecauvre La troupe de 13 Acrobates – Danseurs Bangoura Hamidou, Bangoura Momo, Camara Amara Den Wock, Camara Bangaly, Camara Ibrahima Sory, Camara Moussa, Camara Sekou, Keita Aïcha, Sylla Bangaly, Sylla Fode Kaba, Sylla M’Mahawa, Youla Mamadouba, Camara Facinet Intervenant acrobatique Damien Drouin Compositeur Jeremy Manche Chorégraphe Nedjma Benchaïb Costumière Solène Capmas Création Lumière Clément Bonnin Crédit photo Metili.net Spectacle vu à la SCALA PARIS FESTIVAL OFF AVIGNON La Scala Provence DU 7 au 29 juillet • Durée 1h

  • Braconniers - Une histoire africaine

    Après les grands succès des pièces de théâtre "Les Cavaliers", qui a remporté le Molière du meilleur spectacle privé en 2018, et "Lawrence" l'année dernière, Eric Bouvron revient avec sa nouvelle création intitulée "Braconniers". Cette fois-ci, il nous emmène dans une aventure captivante à travers l'Afrique subsaharienne. "Braconniers" est une pièce théâtrale qui se présente comme un "road movie" scénique, abordant les thèmes de la vengeance, de la cohabitation entre différentes communautés et de la lutte contre les braconniers. Avec une touche d'humour et une esthétique épurée, Bouvron nous invite à découvrir son Afrique à travers une histoire personnelle et engagée. Un voyage théâtral en Afrique subsaharienne "Braconniers" nous entraîne sur les routes de terre rouge de l'Afrique subsaharienne, jusqu'à un lodge appartenant à la famille Wright. Le décor, presque dépouillé, se compose de quelques caisses vides de bouteilles de bière, d'un fusil et d'une machette. Avec l'aide de quatre comédiens et d'un musicien multi-instrumentiste, nous sommes transportés au-delà des continents, immergés dans l'atmosphère de l'Afrique. L'histoire tourne autour de Paul Wright, un homme qui adopte un rhinocéros nommé Humba et le place dans sa réserve privée. Lorsque deux braconniers tuent Humba, la lutte contre le braconnage devient pour Paul une affaire personnelle. La pièce explore les conséquences tragiques de cet événement, mettant en scène deux pères, Paul et James, issus de cultures différentes, confrontés l'un à l'autre après la perte. La vengeance pourra-t-elle apporter un soulagement ? La culpabilité et la complexité des relations interculturelles Eric Bouvron, auteur et metteur en scène, exprime son désir de creuser la contradiction qui l'habite. Ayant grandi en Afrique du Sud, entouré principalement de blancs et éloigné des communautés noires, il ressent aujourd'hui une certaine culpabilité face à cette réalité. À travers "Braconniers", il souhaite nous inviter à découvrir son Afrique afin de nous pousser à réfléchir et à nous amener à prendre position sur le sujet. Car les blessures ne guérissent pas facilement Alors que pour l'ancienne génération africaine, la soumission reste présente, "sous la peau", la nouvelle génération, quant à elle, est animée par une colère à "fleur de peau". Cette nouvelle génération revendique ses droits et ses terres, parfois avec violence. Un théâtre à l'africaine Eric Bouvron puise son inspiration dans sa formation éclectique et ses voyages pour créer des œuvres théâtrales qui transportent le spectateur dans des univers différents. Dans "Braconniers", il privilégie une esthétique épurée, laissant une grande place à l'imaginaire du public. Le jeu des acteurs est à la fois réaliste et stylisé, correspondant au travail choral effectué. Mis à part le personnage de Paul, interprété de manière merveilleuse par Yannis Baraban, l'histoire est portée par l'ensemble des trois autres artistes (Jean-Erns Marie-Louise, Francis Bolela en alternance avec Mexianu Medenou, Aurelia Poirier) qui incarnent plusieurs rôles, parfois même des animaux de la brousse. Ils dansent, chantent, combattent, miment… et donnent vie à « un véritable "théâtre physique" tel qu'on le voit habituellement en Afrique. Brut par nature, mais néanmoins précis comme un ballet » comme le souligne Éric Bouvron. Les costumes sont simples et polyvalents, permettant aux acteurs de changer de rôle facilement. La musique originale, composée par Romain Trouillet, ainsi que les effets sonores, créent une atmosphère immersive qui renforce l'expérience théâtrale. Le message engagé de la pièce "Braconniers" soulève des questions complexes liées à la cohabitation entre l'homme et la nature, ainsi qu'aux inégalités sociales qui poussent certains individus à commettre des actes de braconnage pour survivre. Eric Bouvron met en lumière le fait que les braconniers ne sont pas nécessairement les "grands méchants", mais plutôt des victimes d'un système social défavorable. La pièce invite le spectateur à réfléchir à ces problématiques et à remettre en question ses propres valeurs. "Braconniers" est une pièce de théâtre captivante qui plonge au cœur de l'Afrique subsaharienne, explorant des thèmes tels que la vengeance, la cohabitation interculturelle et la lutte contre le braconnage. À travers une histoire tragique, mais avec une pointe d'humour, la pièce nous invite à remettre en question nos propres valeurs et à prendre conscience des enjeux liés à la préservation de la nature et à une coexistence harmonieuse entre les communautés. Elle nous pousse à réfléchir à notre rôle dans la construction d'un avenir meilleur pour l'Afrique et le monde entier. "Braconniers" est un spectacle qui, à travers l'art théâtral, cherche à sensibiliser et à provoquer une réflexion profonde sur les défis auxquels nous sommes confrontés en tant que société mondiale. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 BRACONNIERS - UNE HISTOIRE AFRICAINE Texte Eric Bouvron Ci -écriture Benjamin Penamaria Mise en scène, scénographie Eric Bouvron Avec Yannis Baraban, Mexianu Medenou en alternance avec Francis Bolela, Jean-Erns Marie-Louise, Aurélia Poirier musique en scène Marie-Anne Favreau, Raphaël Maillet lumière Romain Titinsnaider création musique et effets sonores Romain Trouillet costumes Nadège Bulfay Photographie © Olivier Padre FESTIVAL Off Avignon Théâtre des Halles, Avignon 7 au 26 juillet 2023 • À 21H30 • Relâches les jeudis 13 et 20 juillet • À partir de 10 ans • Durée 1h30 Spectacle vu lors de la première soirée du Mois Molière à Versailles. Éric Bouvron à été nominé aux Molière 2022 du théâtre privé pour Lawrence d’Arabie

  • La truite

    La Là La La La La Là…La La… La La La La La ! La Truite de Schubert est l’une des œuvres les plus célèbres de la musique classique et, contrairement à ce que nous pourrions penser, cette partition très raffinée est d’une grande complexité. Mais saviez-vous que ce jeune compositeur, futur maître de musique, était également un amoureux des poissons, et en particulier des truites ? Dans un petit ruisseau à l'eau claire, Passait, vive et joyeuse, la truite Plus rapide qu'une flèche. J'étais sur le rivage Et contemplais, serein, Les ébats du poisson agile Au sein du limpide ruisseau. Un pêcheur avec sa ligne Se tenait au bord de l'eau, Observant sans mot dire Le manège joyeux… C’est durant l’été 1819 que Schubert compose La Truite à partir d’un lieder ( Chanson ) écrit quelques temps auparavant à partir d’un poème de Schubart. La Truite est un récit de pêche à la ligne à la manière de jean de la Fontaine mettant en garde le poisson - peut-être les filles - contre les ruses du pêcheur. Les 5 musiciens du groupe Accordzéâm (violon, guitare ou hautbois, batterie, accordéon et contrebasse) qui se produit depuis 20 ans dans de nombreux pays accordent cette Truite à toutes les sauces. En mode Crooner, Celtique, Polyphonique, Jazz, musette, disco… Le quintette enchaîne plus de 60 variations, avec plein de talent, d’humour et d’énergie mêlant le conte, la comédie, la chanson, la danse et nous montrent avec ce spectacle que la vie d’une Truite est décidément bien passionnante. Eric Bouvron, le fabuleux créateur des Cavaliers d'après le roman de Joseph Kessel ( et actuellement de LAWRENCE D'ARABIE…) qui a été ébloui par la virtuosité de ces musiciens atypiques, en chorégraphiant leur musique, fait de leur instrument, des partenaires merveilleux de jeu et de danse. La truite est un spectacle étonnant et charmant qui fait le pari fou, avec une seule mélodie, de nous de nous entraîner dans un voyage incroyable et loufoque au cœur de la musique. Avis Foudart 🅵🅵🅵 La Truite De Raphaël Maillet, Jonathan Malnoury, Nathanaël Malnoury Mise en scène Eric Bouvron Avec Franck Chenal - Batterie / Percussion, Julien Gonzales - Accordéon, Raphaël Maillet Violon, Jonathan Malnoury - Hautbois / Guitare, Nathanaël Malnoury ou Sylvain Courteix - Contrebasse Arrangements musicaux Accordzéâm Textes Raphaël Maillet Création lumière Edwin Garnier Création costumes Sarah Colas Crédit © Tmt.photo, © Sabine Trensz FESTIVAL OFF AVIGNON PETIT LOUVRE (TEMPLIERS) DU 7 AU 29 JUILLET 19H30 RELACHE LES 12, 19 ET 26 JUILLET Durée du spectacle 1h Spectacle tout public à partir de 7 ans

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