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- Drôle de genre : une comédie hilarante !
Assistez à la comédie hilarante Drôle de genre au Théâtre Antoine jusqu'au 13 mai 2023, mettant en vedette la populaire Victoria Abril en France et en Espagne. Cette pièce aborde de manière intelligente et subtile un sujet actuel et douloureux : 30 ans d'amour et un secret. La nouvelle de son cancer de la prostate crée un véritable tsunami au sein du couple de Carla et François, un homme politique, et de leur famille unie. De révélations en révélations, les vraies personnalités se dévoilent et les croyances sont bousculées. La pièce Drôle de genre est une comédie écrite par Jade-Rose Parker qui relève le défi de divertir tout en abordant un thème complexe sans porter de jugement. Victoria Abril est hilarante et touchante dans ce rôle taillé sur mesure. Peut-être la seule comédienne capable de parler crûment de vaginoplastie sans jamais être vulgaire ! Avec une énergie effervescente et de grands moments de comédie, avec le talent de Jérémie Lippmann à la mise en scène, le beau décor et les lumières réussies, ce spectacle truculent fonctionne parfaitement. Drôle de genre est une comédie très drôle qui va faire exploser vos idées reçues ! Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 DRÔLE DE GENRE Une pièce de Jade-Rose Parker Mise en scène Jérémie Lippmann Avec Victoria Abril et Lionnel Astier, Axel Huet et Jade-Rose Parker Scénographe Alissia Blanchard Lumières Jean Pascal Pracht assisté de Yannich Anche Costumes Laurent « Lola » Mercier Chorégraphe Tamara Fernando Théâtre Antoine Actuellement • du Mardi au Samedi à 21h Sauf les 7 Mars et 4 - 11 - 18 Avril 2023
- Mauvaises Filles ! Une expérience théâtrale étrange et captivante
Sandrine Lanno, qui avait précédemment enflammé le public et la critique avec Le Cours classique d'Yves Ravey au Rond-Point en 2019, revient avec sa nouvelle pièce Mauvaises Filles ! Une mosaïque de portraits de femmes authentiques, à soixante-dix ans d’écart, révoltées des années cinquante ou rebelles d’aujourd’hui. Pour cette création, Sandrine Lanno a travaillé en collaboration avec la sociologue Natacha Chetcuti-Osorovitz et les élèves de l'ENS, ainsi qu'avec sept jeunes filles d'un centre éducatif fermé, sur le thème des mineures délinquantes placées dans des institutions d'enfermement dans les années 1950 et aujourd'hui. Les résultats de cette résidence de recherche et de création de deux ans ont été confiés à l'autrice Sonia Chiambretto, qui a créé une pièce en forme de petits tableaux fragmentaires, explorant la vie de ces jeunes femmes. « Je souhaitais m’éloigner d’un théâtre documentaire où les rôles pourraient être répartis avec une certaine logique » Et pour cela, Sandrine Lanno propose une pièce qui ne suit pas une structure narrative traditionnelle ni chronologique, mais plutôt une structure thématique explorant l'expérience d'adolescentes enfermées contre leur volonté qui rêvent toujours de liberté. À travers un langage puissant, musical, théâtral et poétique, les comédiennes Evelyne Didi, Lola Blanchard et Paola Valentin donnent vie aux adolescentes rebelles mais ne vont pas les incarner totalement. Elle vont même prendre une certaine distance avec elles, pour mettre en valeur le sujet : l'adolescence de ces Mauvaises filles. « Ce spectacle ne cherche pas à être didactique, mais plutôt à émouvoir, questionner, rendre visible, bouger les lignes et déranger » Malheureusement, malgré son sujet fort, son traitement audacieux et la qualité des performances, le manque de cohérence narrative et les multiples changements d’époques, parfois difficiles à saisir, nous laissent un peu désorienté, à la surface du sujet. On a du mal alors à ce sentir concerné, à avoir de l’empathie, du trouble ou de l’émotion. Avis de Foudart 🅵🅵 MAUVAISES FILLES ! Texte Sonia Chiambretto Conception, adaptation et mise en scène Sandrine Lanno - artiste associée au théâtre de Chelles Avec Lola Blanchard, Evelyne Didi, Paola Valentin Musique Bénédicte Villain Scénographie Camille Rosa Création lumières Dominique Bruguière Création costumes Nathalie Pallandre Crédit photos Romain Kosellek - Gaston Paris / Roger-Viollet THÉÂTRE DU ROND-POINT 7 MARS — 2 AVRIL 2023, 21H • Durée 1h20
- Grammaire des mammifères
La pièce Grammaire des mammifères de William Pellier, mise en scène par Jacques Vincey, est une expérience théâtrale hors du commun. Dépourvue d'intrigue et de personnages, elle défie toutes les conventions théâtrales pour proposer une réflexion brute sur notre perception du monde. Le texte dense et poétique de Pellier est servi par une mise en scène inventive et engagée. Fragmenté en une série d'histoires individuelles, le texte crée une structure chorale qui met à nu la nature humaine de ses personnages. Les huit jeunes comédiens de l'Ensemble artistique du T° incarnent avec maîtrise ces personnages en proie à des principes qui les dépassent. La pièce est un exorcisme verbal, un manifeste théâtral sans visée morale. La mise en scène de Vincey dirige les comédiens hors de leurs rôles, créant une jungle de mots qui interroge la notion de théâtralité. La langue de Pellier, faite d'abréviations, de répétitions, de bouleversements syntaxiques et de néologismes, offre une dimension humoristique, truculente et "dionysiaque". Malgré cette désarticulation, la pièce est transgressive et pleine de vie. Cette œuvre brillante et singulière mérite d'être vue pour son originalité et sa pertinence. Bien que peu connu, William Pellier livre une pièce artistique réussie qui interroge notre rapport au monde. Grammaire des mammifères est une expérience théâtrale à part entière, qui bouscule les codes et offre une réflexion profonde sur la nature humaine. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 GRAMMAIRE DES MAMMIFÈRES texte William Pellier (Éditions Espaces 34) mise en scène Jacques Vincey avec la complicité de Vanasay Khamphommala, dramaturge et chanteuseet Thomas Lebrun, chorégraphe avec les comédien·ne·s de l’ensemble artistique du T°Alexandra Blajovici, Garance Degos, Marie Depoorter, Cécile Feuillet, Romain Gy, Hugo Kuchel, Tamara Lipszyc, Nans Mérieux scénographie Mathieu Lorry-Dupuy création lumières Diane Guérin création sonore Alexandre Meyer création costumes Céline Perrigon crédit photo Christophe Raynaud de Lage LE MONFORT THÉÂTRE 8 > 18 mars 2023 • Durée 2h30
- Du bonheur de donner
« Il m’accompagne depuis toujours » Le temps d’un spectacle, comme un cadeau immense, Ariane Ascaride nous entraîne dans le sillon de l’un de ses auteurs favoris, le dramaturge et poète allemand Bertolt Brecht. « Combien il est difficile d’être bon dans un monde qui ne l’est pas, d’être juste dans un monde injuste ». Bertolt Brecht En France, Bertolt Brecht est généralement considéré comme l’un des auteurs classiques du théâtre, et surtout, l’un de ses grands théoriciens « on le réduit souvent au concept de distanciation, qui vise à réduire l’identification du spectateur avec les personnages pour favoriser son esprit critique ». mais on sait moins « qu’il a parlé d’amour et de bonté comme personne » et que c’était « un magnifique poète ». On ne sait pas également qu’il n’a cessé d’étudier et d’écrire sur le bonheur. Parfois de façon cynique ou acerbe mais toujours avec une immense « bienveillance, un humour et un sens du spectacle inégalable ». Des extraits de pièces de théâtre, des poèmes et des chansons Pour préparer ce spectacle, Ariane Ascaride a lu et relu beaucoup de poésies de Brecht et a choisi de mettre en lumière, avant tout, l'humanisme et la bonté de cet écrivain « J’ai voulu faire à nouveau entendre ses mots si encourageants ». Une grande partie des textes sera chantée, accompagnée en live et à l’accordéon par David Venitucci et ses musiques originales. Un artiste singulier. Un accordéoniste unique qui semble être capable de faire sortir de son instrument des sonorités, jamais, jusque-là entendues. Dans ce spectacle, ce seul en scène très accompagné, nous auront droit à une liste non exhaustive, sur le « Bonheurs » : « Le premier regard par la fenêtre le matin / Le vieux livre retrouvé / Des visages enthousiastes / De la neige, le retour des saisons / Le journal / Le chien / La dialectique / Prendre une douche, nager / De la musique ancienne / Des chaussures confortables / Comprendre / De la musique nouvelle / Écrire, planter /Voyager / Chanter / Être amical » De l’humour : « l’homme est bon, mais le veau est meilleur » Des « Leçons d’amour » : « J’aime la vertu quand elle a un derrière / et j’aime qu’un derrière ait un peu de vertu » Ou de théâtre : « L’affaire du théâtre a toujours été de divertir les hommes, il n’y a aucune contradiction entre divertir et instruire, car il y a plaisir d’apprendre. Un théâtre dont on ne rit pas est un théâtre dont on doit rire » Ce spectacle est une pure merveille. Un moment de grâce suspendu qui réchauffe les âmes et réveille les cœurs. Une antidote unique à la morosité ambiante pleine d’humanité et de bonheur. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 DU BONHEUR DE DONNER De Bertolt Brecht Avec Ariane Ascaride Musique originale David Venitucci Théâtre le Lucernaire Du 11 janvier au 5 mars 2023 Du mardi au samedi à 19h. Le dimanche à 16h • Durée 1h10
- Les parents terribles : « une parfaite tragédie en forme de comédie »
L’histoire d’un immense succès En 1938, Jean Cocteau, après l'échec de ses précédentes pièces, était isolé, drogué et solitaire. Espérant retrouver le succès perdu, il décide d'écrire une pièce de boulevard répondant aux attentes populaires. Ainsi naît Les parents terribles, qui reprend tous les codes du vaudeville : une situation, un rythme, une mécanique et des dialogues d'une énergie comique redoutable. La pièce est restée à l'affiche pendant plus d'un an et a attiré plus d'un million de spectateurs. Des années plus tard, Christophe Perton, ayant découvert le manuscrit d'origine supposé disparu, réalise une adaptation et une mise en scène de cette pièce devenue culte. Le résultat est une pièce détonante, oscillant entre vaudeville et tragédie, avec des passages sombres qui avaient été supprimés lors de la création originale pour ne pas choquer le public de l'époque. Au milieu d'une vaste pièce sombre, dépourvue de fenêtre et évoquant l'atmosphère des films d'Hitchcock, un lit immense trône sur scène. Durant plus de deux heures, entre cris et silence, amour et jalousie, ordre et désordre, une tragique comédie va s’y jouer. Nous suivons l’histoire d’une famille française peu ordinaire, une sorte de « roulotte familiale dysfonctionnelle » où Yvonne et son mari Georges sont entretenus par la sœur d'Yvonne, Léo. Yvonne voue une admiration sans borne pour son fils Michel, au point de ne jamais le laisser partir et, allant même jusqu'à en oublier son mari. Quand, Michel confesse son amour pour Madeleine, une jeune femme, à sa mère… Léo va alors essayer d'orchestrer cette comédie de la vie. Mais la pièce est bien plus qu'une simple comédie. Christophe Perton dit : « Cocteau puise dans les sources de la mythologie grecque et de l'amour maternel pour le fils pour dresser le terrible portrait des ravages causés par le sentiment universel de l'amour. Sans concession, sans compromis, il dissèque ces corps gangrénés, atrophiés par cette maladie ». « Un écrivain qui se cache derrière la forme pour mieux apparaître dans le fond est l'une des plus belles et émouvantes choses que l'on puisse entrevoir ». Christophe Perton L'amour impossible d'Yvonne pour Michel se reflète dans l'amour de Cocteau pour Jean Marais, l'interprète historique du personnage de Michel et, en se glissant dans le rôle d'Yvonne, Jean Cocteau substitue l'insuline dont le personnage est esclave par l'opium qu'il fume sans relâche pour échapper à sa solitude. Les Parents terribles illustrent brillamment que la comédie et la tragédie sont des genres étroitement liés Si la comédie peut masquer une tragédie, la tragédie peut donner à la comédie une profondeur et une force insoupçonnées…toutefois, pour que cela fonctionne, la distribution doit être exceptionnelle et c'est vraiment le cas dans cette pièce. Le trio composé de Muriel Mayette-Holtz, Maria de Medeiros et Charles Berling mène la danse tambour battant : Muriel Mayette-Holtz, l'ancienne administratrice de la Comédie-Française et directrice du TNN, incarne de manière impressionnante le rôle de cette mère libre et bohème, excessive et jalouse, déchirée d’amour pour son fils et poussée dans la folie par sa famille. Elle est, à la fois, tonitruante et émouvante et se fond admirablement dans ce tourbillon incessant. Charles Berling, rempli de contradictions et de faiblesses, interprète remarquablement ce mari étouffé et délaissé par sa femme. Son jeu tout en retenue et en silences est impressionnant. Maria de Medeiros apporte de la lumière à son personnage de Léo, une soeur complexe et une amoureuse de l'ombre qui n'a pas de vie. Sa présence, sa palette de jeu et d'émotions sont tout simplement époustouflantes. Les jeunes Emile Berling et Lola Creton ont une barre haute à atteindre, mais ils se montrent à la hauteur des attentes. Les Parents terribles est un petit bijou de cynisme et de drôlerie, et un magnifique exemple de théâtre La mécanique, le rythme et les dialogues de ce drame ironique sont empreints d'une énergie comique redoutable. La mise en scène de Christophe Perton ne nous laisse aucun répit. Il nous offre une pièce cruelle, d'une modernité rare. Un grand moment de théâtre ! Les Parents Terribles est un spectacle indéniablement génial. Un chef-d'œuvre honoré et exalté. « J'ai voulu essayer ici un drame qui soit une comédie et dont le centre même serait un nœud de vaudeville si la marche des scènes et le mécanisme des personnages n'étaient dramatiques » Jean Cocteau En somme, cette pièce qui montre à quel point la comédie et la tragédie ne sont pas des genres si éloignés l'un de l'autre, continue de captiver les spectateurs plus de 80 ans après sa création. Ne manquez surtout pas cette pièce brillante et tout simplement époustouflante qui ne manquera pas de vous éblouir. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 LES PARENTS TERRIBLES De Jean COCTEAU Adaptation et Mise en scène Christophe PERTON Avec Muriel MAYETTE-HOLTZ, Charles BERLING, Maria DE MEDEIROS, Emile BERLING, Lola Creton Scénographie Christophe PERTON Avec la collaboration de Barbara CREUTZ Création sonore et musiques Emmanuel JESSUA Création lumières Éric SOYER Création costumes Agnes FALQUE Crédit © Vincent Berenger Théâtre Herbertot Actuellement • Du mardi au samedi à 21h00 • Le dimanche à 15h30 • Durée 2h05
- Thomas VDB s’acclimate : deux dernières dates sont annoncées à Paris
Pour son cinquième et nouveau spectacle, Thomas VDB s'acclimate J'ai grandi dans les années 80, une époque où on pensait encore que le pire était derrière nous. Je regardais Annie Cordy à la télé avec mes parents et je me disais "On est sains et saufs ! Si elle chante Tata Yoyo, y a pas de problème grave ! On risque pas de mourir tout de suite !" Aujourd'hui, je regarde les infos et...Thomas VDB Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Ancient journaliste musical et rédacteur en chef du magazine Rock Sound. Thomas VDB, amoureux de galéjade pratique le théâtre de rue pendant 16 ans et présente plus de 600 son spectacle Freddy Coudboul avec Rodolphe Couthouis. Aujourd’hui entre France Inter, la télé, les podcasts, le cinéma et la scène, Thomas VDB, ce faux nonchalant et ce vrai poète, ultra cool et désopilant, ne chôme pas. Entre deux - trois chansons et son retour à la campagne, Thomas VDB nous livre, en une heure, un spectacle ultra fou sur ses visions et ses impressions d’un monde post-Covid. Thomas VDB fait le point et nous propose, avec vannes et anecdotes, un melting pot de solutions Il parle de l’application Kidygo, de naturisme, d’écologie « Je veux juste avoir moins chaud », de politique « Si ça se trouve, Zemmour est un mec bien, il n’a peut être, juste pas, le bon dico » et d’empreinte carbone « Avant j’avais peur de prendre l’avion, maintenant j’ai peur d’être vu en avion ». Thomas VDB partage avec nous sa bonne humeur, son humour renversant et joyeux et nous fait mourrir de rire. THOMAS VDB S’ACCLIMATE Mis en scène Navo En tournée dans la toute la France Spectacle vu à l’Europeen Paris du 13.01 au 26.02 à L'Européen Exceptionnel ! Théâtre du Châtelet Les 3 et 5 février 2024
- Ave César : « Nous rions et sommes émus »
Ave César est une adaptation française de la pièce Sexy Laundry de l'auteure canadienne Michele Riml. Cette comédie romantique, à la fois hilarante et touchante, aborde des sujets universels tels que l'amour et la longévité des couples. Didier (joué par Frédéric Bouraly) et Corinne (jouée par Christelle Reboul), un couple marié depuis 25 ans, décident de raviver leur flamme lors d'un week-end dans un hôtel chic, branché... et coquin. Armée de guides, Corinne espère reconquérir son mari, tandis que Didier préfère garder les choses telles qu'elles sont. Quelle sera l'issue de ce week-end pas comme les autres ? L'amour peut-il résister au temps ? Les doutes et les questionnements inhérents à la vie de couple Cette pièce, un immense succès à travers le monde, est présentée pour la première fois en France. Avec un regard lucide et tendre, Ave César décrit le quotidien sans tomber dans la banalité, et se révèle être une véritable thérapie pour les couples. C'est une œuvre ciselée qui parle de deux personnages, mais qui, en fin de compte, parle de nous, de nos vies. « Pour incarner Corinne et Didier, j'ai tout de suite pensé, comme une évidence, à Christelle Reboul et Frédéric Bouraly, car il faut un très grand talent, beaucoup de simplicité et une immense dose d'humanité pour pouvoir jouer le quotidien », explique Éric Laugérias, qui a réalisé une mise en scène subtile et intelligente pour mettre en valeur la richesse infinie des sentiments exprimés par des personnages qui nous ressemblent et auxquels on peut facilement s'identifier. Un mélange rare d'humour et d'émotion En une heure et demie, cette pièce qui explore la vulnérabilité et la peur viscérale de ne plus s'aimer, passe par tous les sentiments et fait ressentir toutes les émotions. Ave César est une pièce de théâtre à ne pas manquer qui plaira à tous les publics. C'est un excellent moment de théâtre, teinté d'émotion, de légèreté, d'humour et de profondeur et aborde un sujet universel avec une grande tendresse. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 AVÉ CÉSAR Auteur Michele Riml • Traduction Alexia Périmony Adaptation Éric Laugerias, Raphaël Pottier Mise en scène Éric Laugerias Avec Frédéric Bouraly, Christelle Reboul Crédit photos Fabienne Rappeneau THÉÂTRE RIVE GAUCHE Actuellement • Du mardi au samedi à 21hLes dimanches à 15h
- Femmes en colère : la face cachée de la justice
Cette pièce de théâtre adaptée du roman éponyme de Mathieu Menegaux, mise en scène par Stéphane Hillel et écrite en collaboration avec Pierre-Alain Leleu, plonge le spectateur dans une chambre de délibéré d'un procès d'assises où neuf jurés populaires doivent décider du sort de Mathilde Collignon (Lisa Martino), une médecin gynécologue accusée d'un crime. La pièce aborde avec sobriété et efficacité le fonctionnement de la justice en France et pose la question de notre capacité à défendre les femmes victimes de violence dans un contexte post #MeToo. Fidèle à la construction du roman, Femmes en colère alterne le récit de l’accusée et les prises de parole des jurés et magistrats. Femmes en colère expose les réflexions, débats et votes de chacun dans la salle des délibérations et nous fait découvrir l'histoire sombre de Mathilde. Le texte, bouleversant de vérité avec quelques pointes d'humour bien dosées, tient en haleine du début à la fin Les comédiens sont parfaitement à leur place et les violences faites aux femmes, la légitime défense, le statut des agresseurs non poursuivis, le rôle des médias et des réseaux sociaux ainsi que l'intime conviction des jurés sont abordés avec sérieux et didactisme. Alors que le président et ses deux assesseurs penchent en faveur de la culpabilité, les femmes en colère prennent la parole pour exprimer leur point de vue. Cette pièce invite à la réflexion et au débat autour de la moralité et de la légitimité du fonctionnement de la justice en France. Le message fort prononcé par Le président de la cour d'assise (Gilles Kneusé) résonne encore dans les esprits longtemps après la fin de la pièce : « Continuez à bafouer le droit, laissez l'opinion juger à l'emporte-pièce, et vous récolterez à coup sûr le chaos et la dictature ». Femmes en colère est une pièce de théâtre passionnante et essentielle qui invite à la réflexion et au débat, met en balance la justice et nous rappelle l'importance de la défense des femmes victimes de violence. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 FEMMES EN COLERE De Mathieu Menegaux et Pierre-Alain Leleu Mise en scène Stéphane Hillel Assistante mise en scène Elena Terenteva Avec Lisa Martino, Gilles Kneusé, Hugo Lebreton, Nathalie Boutefeu, Fabrice de la Villehervé, Sophie Artur, Clément Koch, Magali Lange , Aude Thirion et Béatrice Michel Scénographie : Edouard Laug La Pépinière Théâtre Jusqu'au 1er avril • Du mardi au samedi à 21h • Matinée samedi 16h • Durée 1h30 • Crédit photo Francois Fonty
- Suite Royale : « une farce des temps modernes »
Suite Royale est une pièce de théâtre qui vous fera passer un joli moment de rire et de divertissement. « Chérie, j’ai une grande nouvelle à t’annoncer ! » La pièce raconte l'histoire d'Antoine (Élie Semoun) un écrivain méconnu qui réserve la suite royale du Vendôme Palace. C’est une folie pour leurs modestes moyens, mais Antoine est persuadé que l'annonce qu’il va faire à sa femme Pauline (Julie de Bona), va bouleverser pour toujours leur paisible existence. Dans un décor somptueux et royal qui nous transporte dans un monde de luxe et de glamour, Élie Semoun et Julie de Bona, sont excellents : Lui, en écrivain cynique, en plein pétage de plomb. Elle, en épouse aimante et dévouée qui découvre le vrai visage de son mari… après 15 ans de mariage. Leurs répliques font mouche, déclenchent des cascades de rires et leurs attitudes, leurs mimiques sont drôlissimes. Bien que la trame de l'histoire soit un peu convenu, le texte de Judith Elmaleh et Hadrien Raccah (L’Invitation, Les Grandes Ambitions…) est truffé de répliques pleines d'humour et de surprises et, grâce à une mise en scène de Bernard Murat, pétillante et dynamique, la pièce atteint son objectif : offrir au public un moment de pur divertissement ! « De coups de théâtre en coups de théâtre, les deux personnages passent avec une belle virtuosité du rire aux larmes » Bernard Murat Si vous aimez le théâtre de boulevard…sans porte qui claque… Si vous avez envie de rire franchement sans prise de tête… Si vous appréciez les rebondissements et les retournements de situations hilarants… Alors n'hésitez pas et aller découvrir, en très bonne compagnie, cette pièce de théâtre qui vous fera passer un moment assez génial ! Avis de Foudart 🅵🅵🅵 SUITE ROYALE Auteurs Judith Elmaleh et Hadrien Raccah Metteur en scène Bernard Murat Distribution Elie Semoun et Julie de Bona THÉÂTRE DE LA MADELEINE Actuellement • Du mercredi au samedi à 19h • Les samedis et dimanches à 15h • Durée 1h20 • Photo © David Koskas • Copyright Pixeline
- L'Usage du monde : Une invitation à l'émerveillement et à la découverte de soi et des autres
Le comédien Samuel LABARTHE, arrive du fond de la scène et s'assoit au milieu du plateau. Il n'est pas sonorisé, ce qui est devenu rare au théâtre, et parle d'une voix douce, presque monocorde, si bien qu'il faut tendre l'oreille pour l'entendre. Avec ce récit de voyage, il nous raconte cet usage du monde comme un conte dit « au coin du feu ». « On croit faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait » Il faut quelques minutes pour s'habituer à cette simplicité, mais peu à peu, le spectacle prend vie sous nos yeux, captivant nos âmes d'une façon presque magique et thérapeutique, nous plongeant dans une séance d'hypnose collective, de rêve éveillé. En adaptant pour le théâtre L'Usage du monde de Nicolas Bouvier, Samuel Labarthe nous emmène dans un voyage initiatique « vers l’Est » à travers les Balkans, la Turquie, l'Iran et l'Afghanistan, sur les traces de l'auteur et de son ami, le peintre Thierry Vernet. Les récits de Bouvier témoignent de sa curiosité, de sa bienveillance et de sa capacité à se mettre à la place des autres. Ce voyage leur a permis de découvrir l'autre, mais aussi de mieux se connaître eux-mêmes. Pendant plus d'un an, les deux amis ont parcouru ces pays reculés avec une vieille Fiat Topolino comme moyen de transport, un magnétophone pour enregistrer les chants serbes, tsiganes ou perses, une machine à écrire pour mettre en forme les souvenirs, et quelques pinceaux et toiles pour les capturer. « Ce texte est une invitation à l'émerveillement, à l'ouverture d'esprit et à la découverte de soi et des autres ». Le merveilleux comédien Samuel Labarthe se fait le passeur de ce voyage dans lequel les mots de l'auteur sont magnifiés par sa présence nuancée. Le public est transporté grâce à ces récits remplis de poésie et d'émotion « C'est un voyage à travers le monde, un voyage intérieur, un voyage initiatique, où chacun est invité à l'émerveillement, au lâcher-prise pour goûter à l'état de plénitude ». Pour accompagner ce spectacle, l'acteur a réuni une belle matière, constituée de photos, d'enregistrements et d'illustrations que Thierry Vernet avait réalisés durant le périple. Tout ceci accompagne subtilement la narration dans une mise en scène particulièrement réussie. Les projections en arrière-plan ajoutant de la profondeur et de l'authenticité à l'histoire. Samuel Labarthe, avec son tact et sa sobriété, réussit à incarner l'auteur sans jamais s'imposer. Il disparaît presque pour laisser place aux récits de Bouvier et à l'imagination des spectateurs. « Notre intention est de proposer une sorte de livre-monde où l’on aurait les images et les sons pour matérialiser ce périple. Avec Catherine Schaub. On est très attentif, l’un et l’autre, à garder le plus possible la poésie du récit, sans trop attirer l’œil ailleurs » Samuel LABARTHE Avec cette voix si agréable et sa façon si juste de dire les mots, Samuel Labarthe, nous transporte avec L'Usage du monde. Une pièce de théâtre à voir absolument ! Une pièce qui nous rappelle l'importance du voyage, de la découverte de l'autre et de l'ouverture d'esprit. Une pièce qui nous invite à nous décentrer, à être disponibles, ouverts au monde. Un véritable hommage à la fraternité et à la poésie ! Avis de Foudart 🅵🅵🅵 L’USAGE DU MONDE De Nicolas BOUVIER Adaptation Anne ROTENBERG, Gérald STEHR et Samuel LABARTHE Mise en scène Catherine SCHAUB Avec Samuel LABARTHE Voix de Thierry Vernet Alexandre LABARTHE Scénographie Delphine BROUARD Création lumière Thierry MORIN Création vidéo Mathias DELFAU THÉÂTRE DE POCHE-MONTPARNASSE Actuellement • Du mardi au samedi 19h, dimanche 17h30 • Durée 1h10 EN SAVOIR PLUS… L’histoire d’un livre magnifique ! L'Usage du monde, illustré par Thierry Vernet, a été refusé par différents éditeurs en 1961 (pour des raisons formelles ou politiques) et finalement publié à compte d'auteur près de dix ans après les faits, en 1963, dans un quasi-anonymat. Le livre a circulé sous le manteau, a connu quelques illustres défenseurs comme Michel Le Bris, mais a mis une trentaine d'années avant de franchir les frontières suisses. Réédité chez Payot en 1992, il est enfin devenu un best-seller. Le titre s'est imposé surtout comme un récit de voyage culte, qui sera maintes fois réédité. Si la reconnaissance ne fut pas immédiate (le genre n'était pas aussi considéré qu'à notre époque), L'Usage du monde a inscrit Nicolas Bouvier au panthéon de la nouvelle génération des écrivains dits "voyageurs". Il a écrit d'autres livres, dont Chronique japonaise (1975) sur sa saison au Japon où il est retourné plusieurs fois et Le Poisson-Scorpion (1982) sur son séjour à Ceylan. Nicolas Bouvier, le journaliste, l'iconographe, l'écrivain-voyageur, n'a jamais cessé d'écrire et de parcourir le monde, en famille. Distingué à plusieurs reprises, il a notamment reçu le Prix Ramuz pour l'ensemble de son œuvre en 1995.
- Christophe... définitivement… et éternellement !
Vous souvenez-vous de la première fois où vous avez croisé une chanson de Christophe ou entendu parler de lui ? Peut-être pas, et pourtant nous connaissons tous ces chansons qui ont jalonné nos vies. Le documentaire Christophe... définitivement est avant tout un film poétique, une exploration de la vie et de l'œuvre du célèbre chanteur français Christophe. Réalisé par la réalisatrice Dominique Gonzalez-Foerster et l'artiste contemporain Ange Leccia, le documentaire suit la vie quotidienne de Christophe à un moment clé de son existence : En 2001, son album Comm' si la Terre penchait... avait été salué par des critiques enthousiastes. En 2002, il se préparait alors à véritablement ressurgir sous les projecteurs après des années d'absence. Le film capte des instants pris sur le vif, sans commentaire pompeux ou explicatif. Les réalisateurs se sont glissés dans l'intimité des coulisses pour montrer des moments simples et passionnants. Construit comme un concert idéal, le film défait la chronologie et transporte le spectateur des scènes de l'Olympia à Versailles, des coulisses à l'appartement home-studio de Christophe, où se mêlent ses passions, ses fétiches et ses trésors accumulés au fil du temps, et où naissent ses chansons. "Christophe était un artiste expérimental avec énormément d'idées et des éruptions de la pensée", expliquent les réalisateurs. Ils ont choisi de ne pas faire un documentaire avec un spécialiste qui aurait expliqué Christophe, mais plutôt de se concentrer sur des images d'archives personnelles et des plans de profil très proches pour éviter une distance artificielle entre le spectateur et le chanteur. En effet, Christophe était une personnalité qui se suffisait à elle-même, qui contenait déjà une bonne part de lumière et de mystère "On est plongé dans des fragments de vie, tout simplement". Christophe... définitivement est un documentaire émouvant et touchant, "comme un mouvement qui va du temps des répétitions jusqu'aux concerts". Il permet d'approcher, par petites touches, cette immense figure musicale et passionnera autant les connaisseurs que les curieux. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Christophe… définitivement DOCUMENTAIRE • Écrit et Réalisé par Ange Leccia, Dominique Gonzalez-Foerster • France • 2022 • 86 minutes • Visuel © New Story AU CINÉMA, LE 8 MARS
- Je m’appelle Bashir Lazhar : l’histoire extraordinaire d’un homme ordinaire
Je m’appelle Bashir Lazhar ou l'histoire extraordinaire d'un homme ordinaire. Il s'agit d'une pièce de théâtre sous forme de mosaïque qui aborde plusieurs thèmes entremêlés tels que la guerre, l'amour, l'enfance, la migration, la justice, l'enseignement, la cour de récréation et la transmission. Bashir Lazhar est un professeur remplaçant embauché au pied levé dans une école primaire après un événement tragique. Au fur et à mesure qu'ils apprennent à se connaître, les élèves et le maître s'apprivoisent et leur attachement devient de plus en plus réciproque. Peux à peux, derrière son sourire, Monsieur Lazhar va dévoiler, par petites touches, son passé complexe et douloureux. Tout au long de la pièce, l'acteur dialogue avec nous et face à des « espaces très peuplés d'êtres invisibles » L’autrice Evelyne de la Chenelière, souhaitait susciter une interaction particulière avec le public en convoquant un seul interprète. Épaulée par la mise en scène de Thomas Coste, cette proximité qui nous place en position de celui qui regarde… et qui juge par moment, nous permet de nous sentir particulièrement impliqués dans ce récit et apporte beaucoup de densité au spectacle. « Dès la première lecture, c’est l’humanité, la densité du personnage qui porte ce solo qui frappe. Une écriture juste et évidente, qui laisse transpirer les conflits d’un personnage peu à sa place dans son époque et là où il se trouve », déclare Thomas Coste, le metteur en scène de cette pièce québécoise, traduite en plusieurs langues, puis adaptée au cinéma par Philippe Falardeau sous le titre de Monsieur Lazhar (un film nommé à la cérémonie des Oscars en 2012). Thomas Drelon dans le rôle de Monsieur Lazhar réalise une performance passionnante et précise, remplie d'humanité et de densité. Tout au long de la pièce, le comédien est remarquable. Avec sa personnalité chaleureuse, il incarne son rôle avec une constance impeccable et arrive à transmettre la sensibilité, la douceur et les failles du personnage avec brio. Je m’appelle Bashir Lazhar est une pièce très tendre et profonde. Avec sa scénographie intelligente et sa lumière magnifique, cette pièce est une ode à l'humain qui incite à aller vers l'autre malgré les différences culturelles. Une pièce qui est d'autant plus nécessaire qu'elle nous rappelle le courage qu'il faut pour vivre dans ce que la société réserve aux enfants. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 JE M’APPELLE BASHIR LAZHAR Texte D’Evelyne De La Chenelière Mise en scène Thomas Coste Avec Thomas Drelon LUCERNAIRE Du 22 février au 9 avril 2023 • Du mardi au samedi à 19H00 • Dimanche à 15H30 • Durée 1h10 • Crédit © Les Béliers












