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  • Le retour de Spamalot sur la scène du Théâtre de Paris

    Le Théâtre de Paris annonce le retour tant attendu de la comédie musicale Spamalot des Monty Python à partir du 28 septembre 2023. Cette production médiévale déjantée avait déjà connu un succès fulgurant en 2013 à Paris, et revient cette année avec une adaptation revisitée sous la direction de Pierre-François Martin-Laval (Pef). Créé par Eric Idle en 2005 à Broadway, la comédie musicale Spamalot est une parodie de la légende arthurienne, empreinte de l'humour si caractéristique des Monty Python. La pièce musicale a remporté un franc succès, récompensé par un Tony Award, un Grammy et de nombreux fans dans le monde entier. La distribution sera dirigée par Pef et réunira des acteurs, des chanteurs et des danseurs talentueux. Ils se produiront sur scène pour donner vie aux gags cultes de Sacré Graal, un film des Monty Python sorti en 1975. Les spectateurs pourront ainsi découvrir ou redécouvrir les lapins tueurs, les chevaliers courageux, les Français flatulents et autres personnages loufoques qui ont marqué l'histoire du cinéma et de l'humour. "En ces temps moroses, le retour de Spamalot sur scène est un vrai rayon de soleil pour les amoureux du théâtre et de l'humour. La production travaille à 1000% pour offrir un moment de divertissement et de rire à tous les spectateurs, petits et grands, qui viendront applaudir les performances des acteurs". PEF SPAMALOT Les billets pour les représentations seront disponibles à la vente à partir du 28 février 2023, et les spectateurs pourront vivre un moment inoubliable sur la scène du Théâtre de Paris dès la rentrée prochaine.

  • Déluge : la quête d’une femme et d’un homme pour sauver une planète pourtant condamnée

    L'espoir est-il une énergie renouvelable ? Face à une situation désespérée, peut-on encore trouver la force de continuer à se battre et de croire en l'avenir ? Déluge est une pièce de théâtre qui aborde la question écologique d'une manière originale. Elle explore les thèmes de l'espoir, de la survie et de la résilience dans un monde en crise à travers la dynamique complexe d'un couple isolé, confronté à l’anxiété écologique et à un avenir incertain. Ces deux là attendent que quelque chose se passe, mais de façon différentes : Elle veut s'engager, se mettre en mouvement et ne plus jamais s’arrêter pour respirer. Lui veut ralentir et se raccrocher à ce qu’il reste de vivant « et si on continuait à se faire du bien, sans se faire de mal ? ». Mais n’est-ce pas déjà trop tard ? Et peuvent-ils encore tout recommencer ? Avec ce huis clos sobre et épuré aux accents beckettiens, nous allons tenter de répondre à ces questions en nous plongeant dans la psychologie de ces deux personnages aux conflits exacerbés par le contexte apocalyptique dans lequel ils évoluent. Malgré les échanges entre les deux personnages qui ne sont pas linéaires (ce qui peut être un peu déconcertant), les comédiens, Amandine Pudlo et Julien Héteau, dispensent une belle prestation, faisant vivre ces personnages avec une intensité et une justesse émouvantes. À ne pas manquer ! Déluge est une pièce de théâtre qui réussit à aborder la question écologique de manière poignante et originale, en se concentrant sur l'humain plutôt que sur le politique ou le scientifique. Les performances des comédiens, la mise en scène sobre et épurée, ainsi que la réflexion profonde sur l'espoir, font de cette pièce assez universelle, un moment à ne pas manquer ! Avis de Foudart 🅵🅵 DELUGE Une pièce de Laure LOAËC Mise en scène Frédéric THIBAULT Avec Amandine PUDLO et Julien HETEAU Création sonore Stéphane Levy-Bencheton LE FUNAMBULE MONTMARTRE Actuellement • Du mercredi au samedi à 19h ou 21h • dimanche à 16h00 • Durée 1h

  • Ceux qui restent : une histoire d'amour, de mort et de choix

    La question de la fin de vie et du droit à mourir dans la dignité est un sujet délicat qui suscite des débats récurrents en France. Alors que plus de 80% de la population est favorable à cette idée, récemment, des personnalités publiques se sont exprimées en sa faveur, tandis que d'autres y sont farouchement opposées, relançant le débat. Le jeune auteur et metteur en scène Camille Prioul s'est emparé de ce thème pour en faire un spectacle intense et bouleversant, car il estime que « raconter cette histoire est nécessaire et urgent ». Alors qu’une bande de jeunes adultes sont pris dans le tourbillon de leurs amours, Annie, une femme atteinte d'une maladie incurable, demande à son fils Étienne de l'accompagner en Suisse pour un suicide assisté. Comment Étienne va-t-il prendre cette nouvelle ? Peut-il revenir seul de ce voyage particulier ? Quelles seront les conséquences sur le cours de sa propre vie, après cet événement ? En mêlant une comédie romantique avec une question sociétale, le spectacle offre deux interprétations possibles : D'une part, il parle d'amour, de tous les amours, mais aussi de la mort qui ne peut se contenter d'être un fardeau. D'autre part, il souligne l'importance de raconter ces histoires pour mettre en lumière l'urgence de cette question et son impact sur la vie des gens. Le texte de Camille Prioul est à la fois subtil, tendre, sensible et émouvant. Il entrelace habilement deux histoires distinctes pour mieux les mettre en regard. Mais, la manière dont le sujet principal est abordé de manière indirecte peut laisser penser que Camille Prioul a eu peur de son sujet et qu'il a ressenti le besoin de le diluer dans une histoire « romantique » pour éviter de l'affronter pleinement. Cependant, le résultat est tout de même réussi, car il invite à la réflexion sur les relations familiales, l'importance des choix à faire au cours de sa vie comme à l'orée de sa propre existence. Le spectacle est porté par une belle équipe de comédiens très justes et au diapason et une jolie bande musicale qui convoque la nostalgie et la maladie et renforce l'émotion du spectacle. Les décors sont minimalistes, avec seulement quelques accessoires nécessaires à chaque scène et d’une grande fluidité. En somme, Ceux qui restent est un spectacle qui parle d'amour, de mort et de choix, invitant le public à réfléchir, en douceur, sur ces sujets universels et importants. Il offre une expérience théâtrale émouvante et bien construite, qui saura toucher le plus grand nombre. Avis de Foudart 🅵🅵 CEUX QUI RESTENT Une pièce de Camille Prioul Assistante mise en scène Cécile Ghrenassia Avec Tatiana Djordjevic, Pablo Gallego, Anne de Peufeilhoux, Camille Prioul, Karine Ventalon Crédit David Bakhoum Théâtre Clavel Jusqu’au 23 février 2023 puis au Festival OFF d’Avignon 2023

  • Un président ne devrait pas dire ça…les jeux du pouvoir

    Viendra-t-il, ne viendra-t-il pas ? C’est la question que tout le monde se pose en venant à la représentation de la pièce Un président ne devrait pas dire ça…, présentée au Théâtre Libre de Jean Marc Dumontet. Bien que les acteurs n’aient jamais cité le nom de l’ancien président (si évident pourtant) et tenté de nous rassurer en affirmant que la pièce est une pure fiction…où les paroles sont vraies… au mot près… et que toute ressemblance avec la réalité ne serait peut-être pas fortuite. Rappelez-vous… suite à une soixante de rencontre, en tête à tête, pendant la présidence de François Hollande, sort le livre Un président ne devrait pas dire ça… publié chez Stock par les deux journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme « Du jamais-vu sous aucune république… il a même accepté de ne pas relire les verbatim ». Nous avons tous entendu parle de ce livre qui a fait beaucoup de bruit à l’époque et qui a été vendu à plus de 250 000 exemplaires. Un livre qui aurait même précité la décision du président de ne pas se représenter pour un second mandat (un fait unique !) « Un président ne devrait pas dire ça, je suis enregistré... ». Cette phrase, Hollande nous l'a lâchée, un jour où il s'emportait. Il n'aurait pas dû « dire ça » ? Nous, nous devions l'écrire. EXTRAIT DE LA PREFACE DU LIVRE Mais fallait-il vraiment monter cette pièce ? Oui. Parce que c’est notre histoire… récente. Parce que ce spectacle n’est pas une chronique du quinquennat de François Hollande, ne l'assassine pas ni le ridiculise. En s’inspirant du film Frost/Nixon de Ron Howard qui met en scène les regrets lors d’entretien avec le journaliste David Frost avec l'ancien président américain Richard Nixon, à propos du Watergate, les jeux journalistes d’investigations ont construit cette pièce comme un jeu dangereux. Un bras de fer, un marché de dupes entre un homme persuadé que ce livre assurera sa réélection à L’Élysée et ceux qui sont là pour révéler des secrets d’État en tentant de percer la face cache de cet animal politique… finalement assez mystérieux. « il y avait matière à rendre perceptible sur scène ce travail d'investigation en toute transparence, en montrant les coulisses du pouvoir ». Une pièce sur l’envers du décor (la scénographie de Charles Templon est très réussie). Une plongée au cœur du pouvoir, dans les coulisses du pouvoir. Un coup de projecteur drôle, émouvant et passionnant sur l’investigation et la fabrique de l’information « une pièce tragi-comique pour comprendre que la démocratie gagne à la transparence dans tous ses aspects ». Tout y passe ! Sa vie privée, sa politique économique, le statut des footballeurs de l’équipe de France qui « sont passés de gosses mal éduqués à vedettes richissimes, sans préparation », les magistrats « on se planque, on joue les vertueux... On n’aime pas le politique » mais aussi, les attentats ou les assassinats ciblés et son mépris pour son prédécesseur, son meilleur ennemi qui « ne fait pas le partage entre ce qui est possible et ce qui n'est pas possible, le légal et le non-légal, le décent et le non-décent ». Autour de Scali Delpeyrat qui Interprète l’homme, le président François Hollande ( il est impossible de ne pas le reconnaître tant les intonations et les postures du comédien sont justes), deux journalistes : un enquêteur bourru et chevronné (merveilleux Thibault de Montalembert, l’une des vedettes de la série Dix pour cent « C'est du Balzac, avec les splendeurs et misères de République. Quelque chose de formidable dans le registre de la comédie humaine ! ») et une jeune collègue de la génération millennium, Lison Daniel. Hélène Babu, très drôle dans le rôle d’une rédactrice en chef prise en étau entre la direction et le service politique du journal, complète l’équipe. Un président ne devrait pas dire ça… est un merveilleux spectacle ! Intelligent, drôle, bien construit et superbement interprété... Certainement controversé, Un président ne devrait pas dire ça… est un spectacle remarquable à bien des égards. La pièce est intelligemment conçue, drôle et admirablement interprétée, mais elle présente également un intérêt politique et historique considérable. Malgré le risque de rappeler des faits qui pourraient sembler presque anecdotiques des années plus tard, le spectacle explore habilement les relations de pouvoir, la nature de la politique et, en nous remémorant notre histoire récente, nous montre tout le chemin parcouru et tous les défis auxquels nous sommes encore confrontés. Ce spectacle montre, également, la solitude poignante et la pression écrasante qui pèsent sur ces individus normaux, confrontés à une fonction anormale. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Un président ne devrait pas dire ça… D’après le livre éponyme publié chez Stock en 2016 Adaptation et écriture Gérard Davet et Fabrice Lhomme Dialogue François Pérache Mis en scène, scénographie Charles Templon Avec Thibault de Montalembert, Hélène Babu, Scali Delpeyrat, Lison Daniel THÉÂTRE LIBRE Du 10 février au 22 avril 2023 • Du mercredi au samedi à 21h • Durée 1h30

  • Big mother : et si Big Brother devenait Big Mother ?

    Après les succès de ses deux précédents spectacles Les Crapauds Fous (nominés trois fois aux Molières en 2019) - une comédie d’aventure librement inspirée de l’histoire de deux médecins polonais ayant sauvé des milliers de vies pendant la Seconde Guerre mondiale et La Course des Géants (quatre nominations aux Molières du théâtre 2022) ou L’histoire d’un jeune Américain qui croise la grande histoire de la conquête spatiale, Mélody Mourey, la talentueuse autrice propose sa nouvelle création Big Mother, avec une mise en scène étourdissante. UN THRILLER POLITICO-MEDIATIQUE QUI EXPLORE LA MANIPULATION DE MASSE À L’HEURE DU BIG DATA Hong-Kong. De nos jours.Une chambre d’hôtel où se sont réfugiés trois journalistes.Le rédacteur en chef du New-York Investigation et deux de ses meilleurs éléments sont en effervescences et effrayés. Ils s’apprêtent à révéler au monde entier une gigantesque manipulation de masse, le plus gros scandale depuis l’affaire du Watergate quand… un long flash-back va nous relever toute l’histoire et nous allons être stupéfaits par son intelligence et ses rebondissements. Avez-vous déjà été surpris de recevoir des publicités pour des baskets après vous être inscrit dans une salle de sport ? C'est ce que l'on appelle la collecte de données, en échange de nous offrir du divertissement et du confort. Un phénomène qui ne cesse de s’amplifier avec notre accord tacite et qu’il est important de prendre en compte pour ses dangers potentiels, notamment la violation de la vie privée et la manipulation de nos comportements d'achat. Rappelez-vous, il y a quelques années, Big Brother qui abordait le danger de la propagande et du contrôle par les régimes totalitaires, nous avez effrayé. Et si, aujourd’hui, nous devions nous méfier de toutes ces entreprises qui collectent ces données ? Et si notre vie privée et notre liberté de choix étaient en danger ? Et si le péril était encore plus grand ? Et si Big Brother devenait Big Mother ? Avec de multiples inspirations cinématographiques (Les hommes du Président, Pentagone papers, Révélations, Spotlight ou encore le film Sur écoute), beaucoup de documentations, de précisions, de détails et de références collants à l’actualité brûlante, Mélody Mourey nous a concocté un spectacle immersif, assez génial, reprenant les codes des séries d’investigation actuelles. La démocratie est en péril. Leur vie aussi Cette fois-ci, ce ne sont pas des flics qui vont être mis sur la sellette mais une bande de journalistes tenaces. Mettant la déontologie de leur métier au dessus de tout, ils vont tenter coûte que coûte de résister à la désinformation, aux deepfakes, aux rumeurs et aux théories du complot… Une chambre d’hôtel à Hong Kong, des conférences de presse, Central Park, une agence de communication, un pub universitaire, un tribunal... tout ça sur un plateau de théâtre ! Des changements de lieux et d’époque ultra rapides, un rythme soutenu, une fluidité remarquable, plein de détails… Dans une magnifique scénographie d’Olivier Prost composée notamment  de plusieurs écrans vidéo qui projettent de multiples informations (à ne surtout pas louper !), les six acteurs qui donnent vie à une vingtaine de personnages, vont nous entraîner dans un tourbillon brillant, passionnant et très habile. Une épatante troupe composée de la formidable Karine Marimon (Une Rédac-chef adjointe, une mère juive, une ex-épouse espagnole… ), de Patrick Blandin (épatant rédacteur en chef bourru), Ariana Brousse, Pierre-Yves Bon, Marine Llado (la brillante fille du Rédac-chef ), Guillaume Ducreux. Des comédiens intenses et (presque toujours) justes mais qui font un exercice particulièrement difficile, des dialogues ciselés, de l’émotion… et beaucoup d’humour. Époustouflant ! Ce spectacle est une véritable prouesse artistique, avec un scénario haletant qui vous tient en haleine jusqu'à la dernière minute. Les acteurs sont tops et donnent vie à des personnages captivants, tandis que la mise en scène est tout simplement brillante. Mélody Mourey est incontestablement une artiste talentueuse, qui confirme une fois de plus son immense savoir-faire avec ce spectacle populaire, d'une grande qualité ! Avis de Foudart 🅵🅵🅵 BIG MOTHER Un spectacle de Mélody Mourey Avec Patrick Blandin, Pierre-Yves Bon, Ariane Brousse, Guillaume Ducreux, Marine Llado et Karina Marimon Vidéos Édouard Granero Musique Simon Meuret Lumières Arthur Gauvin Scénographie Olivier Prost Costumes Bérengère Roland Chorégraphies Reda Bendahou Crédit © Alejandro Guerrero Théâtre des Béliers Parisiens Du 7 février au 31 mars 2023 • Du mardi au samedi à 21h00 • Matinée le dimanche à 15h00 • Durée 1h30 environ EN SAVOIR PLUS... Qui sont-ils ? JULIA ROBINSON (Ariane Brousse) Passionnée, selon elle – insupportable, selon le reste du monde – Julia est surtout dévastée depuis la mort de son compagnon 4 ans auparavant. Elle cherche encore la différence entre « faire son métier » et « harceler les gens » et devrait la trouver prochainement... Ou se faire virer. OWEN GREEN (Patrick Blandin) Rédacteur en chef charismatique et misanthrope. Entièrement dédié au journal, il entretient des rapports conflictuels avec son ex-femme qu’il aime encore, et sa fille qui va, au cours de l’histoire, l’obliger à choisir entre ses principes et son amour pour elle. ALEX COOK (Pierre-Yves Bon) Idéaliste et attentionné, Alex est le fils du directeur de publication ce qui lui impose de faire deux fois plus ses preuves que les autres. En crise de légitimité permanente, il est aussi fou amoureux de Julia Robinson... Qui le méprise. KATE BLACKWELL (Karina Marimon) Blackwell a lu le rapport du GIEC. Elle aimerait en parler. Si quelqu’un veut bien l’écouter. Plutôt demain ? D’accord. Vouant une admiration sans borne à Owen Green, elle va peu à peu devoir s’affirmer pour éviter l’éclatement de l’équipe. ROSE GREEN (Marine Llado) Rose a vu son père reporter sacrifier leur vie de famille pour écrire des articles qui n’ont jamais rien changé à l’état du monde. Pour elle, seule la fiction peut encore avoir un impact. S’il faut mentir aux gens pour qu’ils changent leurs comportements ou votent pour la bonne personne, pourquoi s’en priver : on dispose des outils pour le faire. PETER GOULD (Guillaume Ducreux) Peter est jugé pour être entré par effraction chez un roi de la Silicone Valley. Quand Julia le voit sur le banc des accusés, elle hurle « Ethan » et perd connaissance. Peter ressemble comme deux gouttes d’eau à Ethan Brown, son compagnon mort 4 ans auparavant On croise aussi dans Big Mother un roi de la Silicon Valley capable de jouer du yoyo d’une main en broyant la démocratie de l’autre, une banquière aussi dynamique que le paresseux dans Zootopia, une recruteuse du FBI fan de jogging...

  • The one dollar story : la création n’a pas de limite

    L'histoire de la création de la pièce The One Dollar Story est pour le moins insolite ! En plein contexte de crise sanitaire liée au COVID, le metteur en scène Roland Auzet s'est retrouvé bloqué en France tandis que le reste de son équipe se trouvait au Canada. Mais, grâce aux outils numériques tels que Zoom, il a pu communiquer sa vision et ses indications à distance, permettant ainsi à la pièce de prendre forme. Si la représentation initialement prévue en janvier 2020 n’a pas eu lieu, les artistes ont persévéré pour, finalement, présenter leur création à Montréal. Cette expérience témoigne, alors, de la possibilité de collaborer efficacement dans le domaine du théâtre, à distance entre deux pays différents (la France et le Québec), sur deux continents. The One Dollar Story, déjà présentée à Montréal, vient d’arriver en France… aux Plateaux Sauvages. « La meilleure façon de parler de soi, c’est d’écrire un orage… » Sophie Desmarais citant l’auteur Fabrice Melquiot The One Dollar Story est un texte orageux, riche et dense Un « récit-théâtre intime et poétique » écrit pour une actrice, qui raconte l'épopée intime d’Emily Casterman, une femme écorchée par la vie, à la recherche de ses origines entre l'Oregon et le Colorado. Une quête existentielle et identitaire, un long road-trip déroutant, plein de mystères et de détours Un portrait fantasmé et désabusé de l’Amérique et de toute une génération à travers des références à des artistes iconiques tels que Leonard Cohen ou William Forsythe. Mais The One Dollar Story n’est pas uniquement un hommage à la littérature américaine. « C’est un voyage à l’intérieur d’une femme qui connaît l’Amérique mieux que moi ». Car, Fabrice Melquiot avoue qu’il ne connaît finalement pas grand chose à l’Amérique « New-York, San Francisco, Chicago, ce n’est pas grand-chose. Mais l’infini des fictions produites par ce pays irrigue les yeux et le cortex du commun des mortels ». Une expérience sauvage et poétique qui doit être habité à voix haute par un corps en mouvement « Une femme enfermée dans l’enquête qu’elle a choisi de mener sur elle-même, et qui pour la résoudre, décide de prendre l’espace… l’espace de soi et l’espace de l’autre ». Sophie Desmarais endosse ce texte dense avec une intensité captivante ! magnifiquement éclairée par Cédric Delorme-Bouchard, constamment en mouvement et sans aucun répit, la comédienne évolue et brille, seule sur scène, dans un décor minimaliste faits de murs blancs sur lesquels sont projetés des vidéos abstraites évoquant le voyage. Elle incarne avec justesse son personnage blessé et en colère et, avec une intensité captivante, arrive à passer par tous les états émotifs : le deuil, la trahison, la jouissance, la révolte et la souffrance. « Il est clair que Sophie est Jodie, le personnage de la pièce » dit Roland Auzet « Elle est presque sauvage, parfois rebelle et terriblement talentueuse » Trop de mots et une diction très musicale Mais, malgré sa performance remarquable, il est difficile de se sentir impliqué émotionnellement par ce spectacle et d'éprouver de l’empathie pour ce personnage, son univers très intime et littéraire (la scène assez psychédélique et incompréhensible avec l'extraterrestre n’arrange rien). Cependant, la fin réussit enfin à expliquer le mystère du billet de 1 Dollars, mentionné tout au long de la pièce et la mise en scène particulière, un peu dans l'esprit de David Linch, de Roland Auzet reste intéressante et assez captivante. Avis de Foudart 🅵🅵 THE ONE DOLLAR STORY Texte Fabrice Melquiot Mise en scène Roland Auzet Avec Sophie Desmarais Scénographie et lumières Cédric Delorme-Bouchard Vidéo Pierre Laniel Crédit ©Maxime Robert-Lachaigne LES PLATEAUX SAUVAGES DU 9 AU 17 FÉVRIER 2023 Du lundi au vendredi à 19h • le samedi à 16h30 • Durée du spectacle environ 1h15

  • Joyeuses Pâques

    Le théâtre revient à Marigny ! Le théâtre fait son grand retour à Marigny en 2023 ! Et ce n'est pas pour n'importe quelle pièce, mais la version de Joyeuses Pâques par Nicolas Briançon (Le Canard à l'orange et N'écoutez pas Mesdames…). Il s'agit d'une adaptation de la comédie de Jean Poiret avec Maria Pacôme (inoubliable), créée en 1982 et devenue au fil des ans, grâce à son écriture fine et sa drôlerie caustique, un véritable classique du boulevard. C’est la veille du week-end de Pâques. Stéphane (joué par Nicolas Briançon), un homme marié, invite Julie (interprétée par Alice Dufour) chez lui alors que sa femme Sophie (incarnée par Gwendoline Hamon) est censée avoir pris l’avion. Mais, elle revient sans prévenir et les surprend. Pour éviter un scandale, Stéphane convainc sa femme que Julie est sa fille d'un mariage précédent. Empêtré dans le mensonge, Stéphane, va enchaîner les mensonges jusqu’à ce qu’il perde peu à peu le contrôle de la situation et se prenne les pieds dans le tapis. « Vous savez, je ne suis pas fan de la poule ». Sophie, parlant du menu du dîner avec un clin d'œil évident aux conquêtes de son mari Joyeuses Pâques est une comédie brillante, qui puise son inspiration dans les farces de Feydeau. Elle propose un déluge de rires grâce à la mise en scène habile de Nicolas Briançon et à ses répliques cultes. « Il faut la prévenir pour qu'elle vienne récupérer sa fille ». « Impossible », répond son mari, « elle n'a pas de téléphone ». « Alors, prévenons les voisins ». « Elle n'a pas de voisins », dit le mari. « Comment ? Pas de voisins ? », s'étonne la femme. Le mari, coincé, répond avec aplomb : « Non, elle n'a pas de voisins. Elle n'en a pas les moyens ». Dialogue entre Stéphane et Sophie, le mari et la femme, a proposé de la mère de Julie « Et si on adoptait un petit monégasque ? C’est si rare ! … c'est injuste ». Dans la première partie, si Nicolas Briançon (peut-être le seul comédien actuel qui peut jouer avec les nuances et le phrasé unique de jean Poiret) déploie, avec une mauvaise foi incroyable, une énergie folle, tout semble un peu sage… jusqu’à l’arrivée de la bonne interprétée par une Dominique Frot complètement loufoque. Puis, plus tard, lorsque la mère de Julie, incarnée par Claire Nadeau, déboule, la pièce prend alors des allures de farce complètement déjantée et hilarante avec des situations rocambolesques. Dans cette pièce finalement qui n’est si évidente à monter où tous les comédiens (même les petits rôles) sont importants, avec son rythme effréné, et ses dialogues vifs et drôles, le public est captivé par ce spectacle, par ce moment de théâtre jubilatoire. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 JOYEUSES PÂQUES Une pièce de Jean Poiret Mise en scène Nicolas Briançon Avec Gwendoline Hamon, Nicolas Briançon, Claire Nadeau, Alice Dufour, Muriel Combeau, Pascal Elso, Dominique Frot, Raphaël Duléry Décorateur Jean Haas Costumes Michel Dussarrat Lumières Jean-Pascal Pracht Musique Gérard Daguerre Maquillage et coiffure Michelle Bernet Crédit © Pauline Maillet THÉÂTRE MARIGNY Du 9 février au 30 avril 2023 • Du mercredi au samedi à 20h. Le samedi et dimanche à 15h• Durée 2h + entracte EN SAVOIR PLUS…. Quelques dates au théâtre 1982 Stéphane : Jean Poiret Julie : Nicole Calfan Sophie : Maria Pacôme 2000 Stéphane : Pierre Arditi Julie : Barbara Schulz Sophie : Caroline Sihol 2014 Stéphane : Roland Giraud Julie : Marilyne Fontaine Sophie : Maaike Jansen

  • Marie des poules

    Lorsqu’à onze ans, Marie Caillaud entre à Nohant au service de George Sand, elle ne sait pas encore qu’on l’appellera Marie des Poules, la servante qui va chercher les œufs au poulailler. Elle ne sait pas non plus qu’elle y apprendra à lire, à écrire, à jouer la comédie et à interpréter 35 pièces écrites par George Sand. Elle sait encore moins qu’elle éprouvera les souffrances d’un amour qui va la marquer à vie... Quel sera le destin incroyable de Marie des Poules ? Gerard Savoisien, l’auteur majestueux de « Mademoiselle Molière » a écrit, avec Marie des Poules, une pièce absolument magnifique. Ce fut mon grand coup de cœur d’Avignon et c’est mon grand coup de foudre à Paris. J’ai même trouvé que le duo Béatrice Agenin - Arnaud Denis fonctionnait encore mieux (c’est dans ma tête). Une émotion très particulière s’est dégagée de cette première Parisienne et j’en suis sorti les larmes aux yeux. J’aime tout dans cette pièce. L’histoire est incroyable. Douce, amère, tendre, caustique, drôle. Le décor en forme de toile de peintre et maison de poupée est magnifique. La mise en scène d’Arnaud Denis est parfaite, fluide, efficace. Les entrées - sorties et les changements de personnages, de lieu, d’époque sont tous très bien étudiés. Je ne peux utiliser que des superlatifs tant j'aime cette pièce. C'est tout simplement la pièce parfaite. Béatrice Agenin est une immense comédienne, mais ici, elle envahit totalement la scène. Je suis ébloui par autant de dextérité, de grâce, de génie. Madame, je vous fais une confidence qui, je l’espère, ne vous mettra pas mal à l’aise. Je vous aime tellement. Votre regard, votre voix. Vous m’avais troublé à un point incroyable. Quelle interprétation. Vous êtes immense et absolument géniale. Le rôle que vous défendez est formidable, mais ce que vous en faites est, pour nous spectateur, le plus beau de tous les cadeaux. À la fin de la pièce. La salle est en effervescence et moi aussi. Chapeau bas pour Marie des Poules ! Une pièce aussi drôle qu’émouvante et absolument immanquable. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 MARIE DES POULES GOUVERNANTE CHEZ GEORGE SAND De GERARD SAVOISIEN Mise en scène ARNAUD DENIS avec BEATRICE AGENIN et ARNAUD DENIS ou ARTHUR CACHIA Crédit photo Fabienne Rappeneau Spectacle vu au Festival d'Avignon STUDIO DES CHAMPS ELYSÉES À partir du 9 février 2023 Molière 2020 de la meilleure comédienne pour un théâtre privé pour Béatrice Agenin

  • En attendant Godot

    Pour l’amour du verbe « En attendant Godot » est une pièce de théâtre célèbre écrite par Samuel Beckett en 1948. Elle met en scène deux personnages, Vladimir et Estragon, qui attendent sans fin l'arrivée de Godot tout en discutant, se distrayant et cherchant un sens à leur existence. Considérée comme un exemple important du théâtre de l'absurde, cette pièce est un classique de la littérature moderne qui a captivé les metteurs en scène et les acteurs. Aujourd'hui, c’est au tour du génial Alain Françon de s'intéresser à cette œuvre qui aborde la fragilité, la solitude et la perte de repères. Tout en finesse et délicatesse, il nous propose un magnifique spectacle dépouillé, poétique, burlesque, tragique et comique, où l'amour du verbe est tout aussi important que le jeu des comédiens. Des questions philosophique sur la condition humaine… et la recherche constante de sens dans un monde qui en semble totalement dénué. Si la pièce nous laisse dans un certain sentiment de confusion, elle est également un témoignage émouvant de la nature intrinsèque de l’homme : aussi dépendant l’un de l'autre, qu’impuissant, perdu et incapable de comprendre ce qui l'entoure. Et Françon nous propose d’observer les êtres humains… sans arrogance ni dérision, mais avec empathie, à leur niveau, à travers l'errance figée de nos deux clowns magnifiques. La scénographie de Jacques Gabel est sublime avec une immense toile de fond qui semble être dessinée au fusain, créant un mystérieux paysage sombre, magnifique et insondable. Au premier acte, l'arbre, qui pourrait faire penser à une sculpture humanoïde avec deux branches comme des bras et un long tronc mince, est mort. Au deuxième acte, ce fameux arbre qui nous rappelle la présence de Godot montre une renaissance avec quelques feuilles qui ont repoussé. Le chemin marqué au sol semblant venir vers nous, une immensité sombre et mortifère. Tout comme la pièce, la distribution est passionnante : le couple Estragon-Vladimir formant un duo clownesque est joué à la perfection par André Marcon et Gilles Privat. Le premier, solide et déclamatoire, tandis que le second est un grand échalas, tendre, poétique et burlesque. Philippe Duquesne est parfait dans le rôle de Pozzo, et Éric Berger, en utilisant son corps comme instrument, est un Lucky incroyable. Antoine Heuillet, avec une émotion troublante, surprend encore, en entrant sur scène. Un fleuron du théâtre de l’ absurde aussi poétique que philosophique Rarement, ce texte étrange aura été donné avec autant de finesse que délicatesse. Avec autant d’humour que de légèreté, subtilité et profondeur. Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 EN ATTENDANT GODOT de Samuel Beckett (Texte publié en 1948 aux Éditions de Minuit) Mise en scène Alain Françon Texte Samuel Beckett Avec Gilles Privat, André Marcon, Philippe Duquesne, Éric Berger, Antoine Heuillet Dramaturgie Nicolas Doutey Assistante à la mise en scène Franziska Baur Décor Jacques Gabel Lumières Joël Hourbeigt Costumes Marie La Rocca Collaboration chorégraphique Caroline Marcadé Maquillage, coiffures Cécile Kretschmar Crédit photos ©Jean-Louis Fernandez, (c) Thomas O'Brien LA SCALA PARIS Du 3 février au 8 avril 2023 • Les mardis et samedis à 21h et le dimanche à 17h • Représentations supplémentaires le 11 mars et le 8 avril à 15h • Relâche le 26 mars • Durée1h30 TOURNÉE En avril 2023 au Domaine d’O, MontpellierEn mai 2023 au CDN de Nice

  • Anne Depetrini

    La quête du bonheur Anne Depetrini, talentueuse comédienne, réalisatrice, chroniqueuse et autrice, brille depuis des années à la télévision et au cinéma. Elle a été sociétaire au « Burger Quiz » et apparaît chaque vendredi dans l'émission « Quotidien » de Yann Barthes sur TMC. Depuis quelques jours, elle vient tout juste de se jeter dans le vide, en se lançant dans son premier seul(e) en scène adapté de son livre « La Quête ou éventuellement un titre bien meilleur » publié chez Flammarion. Un spectacle reflète sa personnalité avec un style drôle, authentique, simple et élégant. Anne Depetrini a compris très tôt qu'elle voulait être heureuse dans la vie… enfin pas malheureuse quoi. mais ce n'est pas une tâche si facile « une tache hyper compliqué en vrai ». « Après tout, quand qu'on se casse la jambe, on va voir un jambier. Quand on se casse la gueule, on va consulter le docteur de la tête ». Après un premier rendez-vous manqué chez le psy où elle a été suivie pendant 7 ans « Les méthodes pour aller mieux, c'est comme la drogue, on en essai une puis, on veut toutes les connaître », la boîte de Pandore était grande ouverte et elle n’a  jamais plus cessé de chercher. Pour trouver le bonheur et elle a tout essayé. Il y a eu l'astrologie ? « parce que ça me semblait un peu scientifique mais le problème, c’est Mercure car il rétrograde toujours ». la Voyance « un shoot de bien être, une descente de plusieurs Jours », Pierre le magnétiseur qui rote « parce qu'il fait sortir le mal qui est en nous », le yoga - entourée de gens trop calme et BHL - l’exorciste à distance. « En amour, je suis aussi démunie qu’un chat sans poils dans une forêt en Sibérie ». Finalement, avec le regard bienveillant et affûté d'Alex Lutz, Anne Depetrini partage avec nous son parcours personnel et très intime, pour trouver le bonheur « en terre très très (très) ésotérique ». Histoire nous faire voyager, en partageant les anecdotes drôles et poétiques de sa vie, son enfance, son adolescente et de sa famille… et, peut-être, de nous faire gagner un peu de temps au passage. Ce spectacle très drôle et pétillant, bien écrit et interprété qui devrait plaire à la fois aux Ados en quête de sens, qu’aux adultes qui se cherchent, est une expérience agréable (un peu trop long peut-être) et touchante. Anne Depetrini nous parle avec élégance, malice et poésie de sujets qui devraient tous nous concerner. Venez découvrir les recettes du bonheur d'Anne Depetrini à La Scala en cette nouvelle année. Avis Foudart 🅵🅵 ANNE DEPETRINI De et avec Anne Depetrini Mise en scène Alex Lutz La Scala de Paris Du 27 janvier au 2 avril • Les vendredis et samedis à 21h15, les dimanches à 16h30 • La Piccola Scala • Durée 1h25

  • Respire

    Entendre ton cri Lorsque la metteuse en scène Panchika Velez a découvert ce très beau texte de Sophie Maurer, elle a tout de suite pensé à Romane Bohringer... et son intuition fut la bonne, car la comédienne porte merveilleusement ce rôle qui semble avoir été écrit pour elle. Une nuit durant, dans le couloir d’une maternité... Une mère face à son nouveau-né qui vient tout juste d'arriver, qui n'a pas encore de prénom, qui ne sait pas respirer... une mère en bataille, espère, désespère et, derrière la vitre qui les sépare, parle à sa fille, lui raconte l'amour, la musique et le monde pour lui insuffler la vie, le désir de vivre. « Tes poumons, tu les ouvres maintenant. Respire ! après tu feras ce que tu voudras » Écrit quand la violence et l’obscurantisme semblaient menacer de tous côtés, l'autrice dit que ce texte s’adresse à tous ceux qui, face au tremblement du monde et à l’incertitude, hésitent entre joie et révolte, entre liberté et amour et espère, en cherchant la joie qui se loge dans les replis des choses, entraîner un enfant vers la vie... et nous aussi. « J’ai ressenti comme une évidence la nécessité d’un accompagnement musical, un personnage dialoguant par instants avec cette femme éperdue d’amour » Panchika Velez, la metteuse en scène qui sait si bien retranscrire les émotions, avec beaucoup de nuances et de subtilités, nous entraînent dans un monde entre la vie et la mort qui nous semble si proche, si familier. Dans un décor au couleur froide, bleutée, parsemé de paravents en plastique transparent, accompagnée de la musique Jazz-électro de Bruno Ralle, Romane Borhinger est à la fois tendre et combative, drôle et émouvante, poétique et guerrière. L'histoire d'une femme qui combat comme une tigresse... et qui, avec détermination va tenter d’amener son enfant à accepter sa naissance. Un spectacle troublant, profondément émouvant. Un coup de poing en plein cœur ! Avis Foudart 🅵🅵🅵 RESPIRE De Sophie Maurer (texte paru aux Editions Koïnè) Mis en scène Panchika Velez Avec Romane Bohringer et Bruno Ralle Crédit (c) Lou Sarda LA SCALA PARIS Du 3 février  au 1 avril 2023 • LA PICCOLA SCALA • À 19H30

  • Quai Des Orfèvres, Légitime Défense

    Quai des Orfèvres est considéré comme un chef-d'œuvre d'Henri-Georges Clouzot, sorti peu de temps après la seconde guerre mondiale. Le film est marqué par son duo mémorable formé par Louis Jouvet, un policier tendrement acariâtre, et Bernard Blier, le mari jaloux au bord de la crise de nerfs. Cependant, Quai des Orfèvres est également un roman noir intitulé Légitime défense de Stanislas-André Steeman. Dans la mise en scène de Raphaëlle Lémann, l'atmosphère du music-hall est abandonnée (c’est bien dommage !), ainsi que celle de la PJ du Quai des Orfèvres. L'intrigue se déroule à la fin des années 1940, dans un atelier d’artiste du dernier étage d'un immeuble parisien, qui appartient à Noël Martin, un peintre jaloux. Après l'annonce de l'assassinat de Paul Weylberg, l'un des courtisans de Belle, son épouse, le commissaire Maria, comme un joueur expérimenté qui mènerait le jeu avec plusieurs coups d’avance, mène l'enquête avec talent. Le décor et les costumes en camaïeu de noir et de blanc, avec quelques objets colorés, ainsi que la lumière « en clair obscur » de Denis Koransky, ajoutent une atmosphère sombre et inquiétante à la pièce. Malvina MORISSEAU incarne avec justesse une jolie poupée des années 1940 et Philippe PERRUSSEL est convaincant dans le rôle du commissaire, mais le spectacle manque de subtilité et tension psychologique et fait penser à un bateau en mer, pris en pleine tempête sans son capitaine. Dès lors, on a du mal à être transporté ou même transcendé. Le fait de transposer un film noir célèbre sur scène était un pari audacieux mais excitant. Cependant, le résultat manque de puissance et laisse un peu sur sa faim. Le spectacle n'est pas ennuyeux, mais il ne suscite pas de réelle émotion. On s'attendait à plus de cette œuvre policière. Il manque une alchimie, une cohérence et un suspense à la pièce pour qu'elle soit véritablement captivante. Avis Foudart 🅵 QUAI DES ORFÈVRES - Légitime défense De Stanislas-André STEEMAN Mise en scène Raphaëlle LÉMANN Avec François NAMBOT, Bertrand MOUNIER, Malvina MORISSEAU, Raphaëlle LÉMANN  et Philippe PERRUSSEL Décor Camille VALLAT Costumes Virginie H Lumières Denis KORANSKY Création musicale Sébastien DUCHANGE Création sonore Thomas FOUREL Crédit photo @Cédric Vasnier Théâtre du Petit Montparnasse Depuis le 26 janvier 2023 • Mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi 19h • Dimanche à 17h • Durée 1h25

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