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- L’ours et La demande en mariage
Et si nous partions à la (re)découverte de deux pièces courtes de Tchékhov, L’ours et La demande en mariage ? Deux pièces interprétées et réinterprétées à de multiples reprises, mais qui nous donnent, très souvent, de purs moments de bonheur ! Des femmes affirmées. Des hommes bornés Que se soit dans La Demande en Mariage où un homme qui vient faire sa demande se retrouve à se débattre pour la propriété d’un champs ou dans L’Ours un créancier et une veuve épleurée se battent pour le remboursement des dettes contractées par le défunt mari. Ces deux retentissantes comédies entre quiproquos, règlements de comptes et excès en tout genre, parlent d’émancipation des femmes en prenant deux moments particuliers : le mariage et le deuil. Le décor est réduit au stricte nécessaire mais les paroles fusent Dans ces deux histoires en apparence banales, par manque d’écoute et de compréhension, les situations deviennent incontrôlables et donc, hilarantes sous la plume de Tchekhov. Il faut beaucoup de nuances Jouer la colère est un exercice particulièrement délicat au théâtre. Il faut que les cris soient justes, forts mais aussi au bord, à la limite pour que ça reste audible et drôle. Tout est là dans ces deux pièces et surtout dans ce spectacle follement féroce. Si on peut comprendre mais n’être pas complètement en accord avec le choix de transformer les rôles masculins (secondaires) du valet dans L’Ours et du père dans La demande en mariage, si le choix originel de « mettre en étau » une femme dans une situation patriarcale forte était quand même une très bonne idée, les trois jeunes comédiens, avec en tête Manon Nobili, renversante, Marie Colucci et Adrien Wadih avec leur belle entente et leur joli sens du rythme font mouches. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 L’ours et La demande en mariage Mise en scène Paul Lourdeaux Avec Marie Colucci, Manon Nobili, Adrien Wadih Comédie Nation Samedi 12 novembre à 19h • Durée 70 min
- Dealer
Une rédemption impossible Jeroen Perceval, scénariste et comédien, pour son premier film en tant que réalisateur a choisi un sujet particulièrement intime et personnel « l'histoire d’un jeune qui cherchent une vie meilleure dans la rue et qui a besoin de modèles » et nous montre tout son talent de direction d’acteur, son sens du rythme et de l’émotion. Johnny 14 ans, deale pour Luca, caïd intraitable. Il rêve d'une vie meilleure, loin de la drogue et des institutions pour mineurs. Il trouve espoir auprès d'un de ses clients, Antony, acteur de renommée internationale, qui devient comme un père de substitution... « On ne naît pas escroc » « On ne choisit pas le crime. Je voulais montrer l'importance des personnes qui vous entourent pour grandir, mais aussi que l'absence de modèles forts et inspirants peut conduire à se perdre ». tiraillé entre deux mondes, deux êtres égocentriques, l’un venu de l’art et l’autre du deal, Johnny (le jeune merveilleux et intense Sverre Rous) se débat comme il peut pour sortir sa tête de l’eau. Si le scénario assez simpliste regorge de rebondissement plutôt prévisible, la puissance du jeu des comédiens et l’atmosphère, en général, nous permettent d’adhérer à ce film qui aurait pu, facilement, n’être qu’un Mélo de plus, assez indigeste. Mais Dealer, avec son rythme très juste, sa puissance émotionnelle et sa fin particulièrement réussie, est en fait un film fascinant et bouleversant. Avis Foudart 🅵🅵 DEALER Un film de Jeroen Perceval Avec Veerle Baetens, Sverre Rous, Ben Segers et Bart Hollanders Lire l'interview de Jeroen Perceval Au cinéma, le 9 novembre Drame |104 min | Belgique
- Dealer sort au cinéma. interview de Jeroen Perceval
« Le cinéma belge : une certaine vision, un certain caractère, un humour particulier, un humour noir, un peu absurde » Jeroen Perceval, scénariste et comédien, pour son premier film en tant que réalisateur a choisit un sujet particulièrement intime et personnel « l'histoire d’un jeune qui cherchent une vie meilleure dans la rue et qui a besoin de modèles » et nous montre tout son talent de direction d’acteur, son sens du rythme et de l’émotion. L’occasion d’une belle rencontre ! « J’ai, moi-même, connu des moments difficiles. J'ai eu des problèmes d'addiction jusqu'à l'âge de 25 ans » FRÉDÉRIC BONFILS - Dealer est un film intense, puissant qui semble être aussi très intime, presque autobiographique ? JEROEN PERCEVAL - C'est avant tout une fiction, mais à Anvers où je suis né et j'ai grandi, je connais des gamins qui bossent pour des dealers plus âgés. J’ai, moi-même, connu des moments difficiles. J'ai eu des problèmes d'addiction jusqu'à l'âge de 25 ans. Et puis je connais aussi ce sentiment de vide qui est celui d'Anthony. Les gens qui ont une certaine célébrité, notoriété peuvent aussi se sentir très seuls et isolés. FB - J'ai trouvé que Johnny était un peu comme un ange dans le film, entouré par deux adultes pas forcément malveillants mais quand même très négatifs pour lui JP - Les deux adultes sont extrêmement différents mais ils ne sont pas récupérables, ni l'un ni l'autre. Pour Johnny, le problème est qu’il n’y a pas d'adultes pour lui. D'une certaine manière, il cherche un socle, une base, mais en même temps, il a besoin d’amour et de reconnaissance : sa mère ne peut pas lui donner parce qu'elle souffre d'une maladie mentale, Anthony, parait le plus normal, mais il est bien trop égocentrique, trop dépendant de la drogue et Lucas est un gangster "type", drogué et très opportuniste. Je pense que la disponibilité d'un adulte pour un enfant, c'est quelque chose de très important en fait. « Les premières personnes qu’un gamin rencontre, ce sont les parents et ce sont eux qui vont leur donner la possibilité de grandir avec des bases solides » FB - Ils ne sont surtout pas assez solides ? JP - La tragédie de Johnny, c'est qu'il vient d’un environnement vulnérable et ne fait pas les bonnes rencontres. Il y a beaucoup de gamins comme ça qui finalement ne sont entourés que par des gens qui sont des exemples négatifs et vont les orienter dans la mauvaise direction. FB - Sverre Rous - Johnny est de tous les plans. C’est vraiment une révélation incroyable ? Le film repose en grande partie sur lui. Comment l'avez trouvé, comment s'est passé le tournage ? « Il est incroyable ce garçon. Je le trouve à la fois très enfantin et très mature » JP - Nous avons rencontrer des centaines d’enfants pendant plusieurs mois, mais finalement, c’est lui qui est sorti du lot par la rencontre avec des associations. FB - Et si me vous parliez un peu de Ben Segers qui est très connu pour ses rôles comiques et que j’ai adoré dans le film en tant que star de théâtre aux multiples défauts ? JP - J'ai vraiment été troublé de le voir dans ce rôle si particulier. Il fait une composition très dense et très profonde et j’ai adoré le voir fonctionner sur le plateau avec Sverre Rous. FB - Je suis un grand admiration du cinéma belge que je trouve vraiment intéressant. Pourquoi finalement ce cinéma est-il si différent, si intéressant, à la fois décalé et si réel ? « La manière dont la Belgique est administrée est assez absurde, finalement » JP - (Rire) Déjà il y a quatre gouvernements en Belgique. Donc du coup, ça veut dire que la manière dont le pays est administré peut devenir absurde, finalement. En plus, en Flandre, on a été très longtemps occupé par les Espagnols, les Français, les Anglais, les Néerlandais, mais à l’école, la scolarité était en français, uniquement. Donc ça à toujours créer un certain décalage et je pense que tout ceci donne une certaine vision, un certain caractère, un humour particulier, un humour noir un peu absurde. Et puis, en Flandre, on a, aussi, une très forte tradition picturale avec des gens comme Rubens, Monet. Une certaine vision du monde qu’on peut retrouver dans les films d’aujourd’hui. DEALER Critique de Dealer Un film de Jeroen Perceval Avec Veerle Baetens, Sverre Rous, Ben Segers et Bart Hollanders Au cinéma, le 9 novembre • Drame |104 min | Belgique
- Celle qui regarde le monde
« Le manifeste d’une génération » Les plateaux sauvages présente le nouveau travail d’Alexandra Badea. Une expérience créative et originale, créée dès le départ en deux formes distinctes et certainement complémentaires : une version scénique à découvrir au théâtre et une version plus légère en bi-frontal sans décor, lumière ou son, diffusée « en itinérance » hors les murs, dans les collèges et les lycées du 20e arrondissement. Au départ de cette aventure, ce fût, une commande Il y a quelques années, dans le cadre du programme Education et proximité et dans le contexte socio-politique de l'époque marqué par l'apparition des camps de réfugiés et la situation des mineurs isolés, on a demandé à Alexandra Badea d'écrire un texte destiné aux lycéens. En faisant des recherches, elle a été particulièrement interpellée par la nature des bénévoles, la plupart étant lycéens ou jeunes étudiants. « J'avais devant moi une nouvelle génération qui avait honte de ce qui se passait autour d'eux et qui avait envie d'agir avec un élan impressionnant ». Alexandra Badea a alors eu l’idée d’écrire une histoire qui pourrait leur donner l'espoir et l'envie de chercher leur propre endroit d'action. Lors d’une fête, Déa, une adolescente rencontre Enis, un mineur isolé. Les deux adolescents échangent, se dévoilent, chacun évoquant un bout de son histoire, de ses rêves et de ses peurs. Au fil du temps, cette rencontre va changer complètement la vie de l’adolescente et déclencher chez-elle une remise en question radicale. « Plus que jamais, j’ai éprouvé l’envie de créer un spectacle destiné premièrement au jeune public, où leur parole puisse être entendue, et leurs rêves, doutes et craintes partagés ». Un spectacle qui, avec son côté très didactique est, bien sûr, calibrer pour la jeunesse, mais qui est aussi passionnant à découvrir en tant qu’adulte. Une sorte de récit d’apprentissage doublé par un autre fil narratif, l’enquête policière que Déa subit. Constamment sur scène, les acteurs Alexis Tieno - qu’on a récemment adoré dans Tropique de la Violence d'Alexandre Zeff et Lula Paris, une vraie révélation qui absorbe littéralement la lumière et dégage une grande présence, sont pris en étau entre ces deux temporalités. Les très belles images présentées en continu fusionnant avec l’action sur le plateau et venant compléter et se répondre comme un contre-point apportent un sentiment à la fois très réel, très fluide mais aussi vraiment poétique. « La réalité dure étant traversée par la poésie ainsi que la joie et l’envie de jouir de la vie et de leurs corps » Car ce spectacle est aussi un vrai travail charnel et corporel avec, notamment, une très belle scène de lutte qui fait ressurgir toute la violence contenue dans leur être émotionnel. Celle qui regarde le monde est un spectacle tout de même un peu bavard qui aurait pu laisser un peu plus de place aux non-dits et au silence. Un moment fulgurant, intense et particulièrement instructif qui s’inscrit complètement dans l’air du temps. Avis de Foudart 🅵🅵 CELLE QUI REGARDE LE MONDE Texte, mise en scène et scénographie Alexandra Badea Avec Lula Paris, Alexis Tieno et à l’écran Stéphane Facco Crédit ©Pauline Le Goff, Pascal Gély LES PLATEAUX SAUVAGES DU 7 AU 12 NOVEMBRELUNDI-VENDREDI À 20H / SAMEDI À 17H30 • À PARTIR DE 12 ANS – DURÉE ESTIMÉE 50 MIN HORS LES MURSDU 14 AU 19 NOVEMBRE
- Gotainer ramène sa phrase
La truculence des mots « Elle est mambo la maladie. Elle est mambo la manie. Mambo mambo le décalco. Mambo mambo la décalco-manie » Gotainer, le chanteur-auteur fantaisiste, décalé et rigolo, star des années 80 et ancien publicitaire spécialisé dans les jingles et les bandes-sons inoubliables (Vittel - Buvez, éliminez, Infinitif - Primitif, Banga - Y'a des fruits, y'a de l'eau, ou Danette - On se lève tous pour Danette !…), revient après quelques temps d’absences, là où ne l’attendait pas du tout…sur la scène du théâtre le Lucernaire. II y dit, interprète, revisite une vingtaine de ses textes de chansons… SANS LES CHANTER ! Flop ou top ? C’est en mars 2018, lors d’une remise de prix que l’idée a fait tilt ! Ça aurait pu être un flop, mais son idée de remercier, au débotté, les personnes présentes en récitant sa chanson Saperlipopette a été parfaite. Et l’accueil fût tel que l’envie de retenter le coup a ressurgit pendant le stop du COVID. Au total, plus de trois millions de vues sur Youtube, FaceBook,... l’idée se construit et Gotainer devient le premier auteur-chanteur à dire ses TOP ! Une vraie friandise ! Très bien accompagné par le multi-talentueux Brice Delage aussi tendre que drôle, aussi malicieux qu’énervé, avec sa guitare éclectique, l’amoureux des Beatles, de Laurel et Hardy et de Gotlib, avec gourmandise, truculence et finesse outrancière, donne la parole à ses textes. Ce non-musicien mais roi de la sonorité et de la rythmique des mots nous propose de re-découvrir sur un jour nouveau son œuvre avec ce spectacle poétique et loufoque, minutieusement préparé : Le Béquillard des bois, Le Moustique, Rupture de stock, Quéquette blues, L’Automodébile, Hallelujah, Femmes à Lunettes, Le Youki, Les Quatre saisons, ainsi qu’un extrait de la pièce de théâtre La Goutte au pépère, une comédie co-écrite avec Éric Kristy et Le texte Le pâté de faon… Une gourmandise rafraîchissante, joyeuse et excitante Le chanteur « à l’âme d’enfant » et le mucicos se transforment en conteurs - bruiteurs malicieux et nous offrent un moment réjouissant plein de charme. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 GOTAINER RAMÈNE SA PHRASE De et avec Richard Gotainer Avec la complicité de Brice Delage Son Maxime Richelme Lumière Jacques Rouveyrollis Crédit © Léo Gotainer LUCERNAIRE JUSQU’AU 31 DÉCEMBRE 2022 LES VENDREDIS ET SAMEDIS À 21H30, DIMANCHES À 19H • Durée 1h15 • À partir de 12 ans À l’occasion de ce spectacle, Le Chant des mots, un recueil de l’intégralité des 135 textes des chansons enregistrés par Gotainer et préfacé par l’écrivain, prix Goncourt 2020, Hervé LETELLIER vient d’être édité aux éditions Gatkess.
- Les couleurs de l’air
Au plus profond de l’intimité Le 7 mai 2017, Ilia, réalisateur, recoit un appel lui annonçant la mort de son père, artiste peintre mythomane, reconnu dans le monde entier. Deux ans après, Ilia, s’engage dans la réalisation d’un film sur sa vie. Au fil du tournage, hanté par ses fantômes et ses angoisses, Ilia perd le contrôle… Pour écrire cette histoire je me suis donné plusieurs mois pour mener une enquête sur l’homme qu’était mon père mais surtout sur le regard de mes 5 frères et soeurs sur sa personne ( j’ai perdu ma sœur aîné d’un cancer il y a cinq ans ). Igor Mendjisky Cette pièce se propose d’explorer les points de vue, les visions différentes que nous pouvons avoir d’un même homme, d’une même histoire. Par nos âges, nos différences, nous n’avons pas connu le même homme, nous n’avons pas eu le même père. Igor Mendjisky C’est aussi une façon de faire le deuil, de se libérer du chagrin qui s’accroche, qui ne veut pas partir. Il est clair que cet homme n’était pas un personnage banal Né d’un père artiste peintre, il a grandi aux côtés de Modigliani, de Soutine et de tant d’autres. Il a connu la guerre à l’âge de quatorze ans, a vu sa mère se faire emprisonnée, son frère de dix-huit ans se faire fusiller par les Allemands. Il a été résistant, s’est fait arrêter et torturer par Les Nazis. Mais, toute la violence, la tristesse qu’il a connue, lui a permis de devenir cet homme, cet artiste peintre, exposé dans le monde entier, dans des galeries prestigieuses. Ce père qui a côtoyé le beau monde, l’a pour la plupart du temps escroqué. Son escroquerie la plus courante était de faire croire à ses plus gros clients qu’il avait des relations susceptibles de lui permettre d’acheter avec eux des toiles de maître à des prix extrêmement bas. Ces tableaux n’avarient jamais existé et, à sa mort, plusieurs créanciers ont réclamé des toiles de Picasso, de Monet, de Modigliani, de Signac soi-disant enfermées dans des coffres à l’étranger. Aujourd’hui, je crois pouvoir affirmer que mon père a toujours menti à tout le monde : sa famille, ses amis, ses clients, il a même menti à la justice. Igor Mendjisky Écrire pour tenter de dire des secrets indicibles Face à ce personnage atypique, face aux mensonges, face à l’incompréhension et à la perte du père, Igor Mendjisky a eu le véritable besoin d’écrire ce spectacle, de transformer en spectacle cette explosion de sentiments et de sensations, de dire à voix haute son monde, sa fatigue, sa terreur après sa souffrance, de décrire le désordre de son histoire familiale. C’est de cela qu’il s’agit. Je crois que si j’avais été peintre cela aurait peut-être été plus facile. Peut-être que les couleurs auraient suffi pour dire la perte, le mensonge, l’incompréhension et la mort. Igor Mendjisky Ce spectacle puissant et fort soulève beaucoup de questions : Est-ce que les souvenirs de la mémoire émotionnelle est un atout pour la création artistique ? Avons-nous suffisamment de recul pour ne pas nous laisser emporter par nos propres émotions, en les rendant illisibles, imperméables au monde ? Notre histoire personnelle est-elle assez intéressante pour devenir « porteur de messages » ? Les couleurs de l’air est un spectacle éblouissant de créativité, d’humour et d’émotion. Un spectacle qui prend aux tripes et qui se suit comme une grande saga familiale. Un spectacle passionnant, aux nombreuses qualités mais aussi éreintant, qui a du mal à nous tenir en haleine et finit par nous plonger dans un certain ennui. Avis de Foudart 🅵🅵 LES COULEURS DE L’AIR Écriture et mise en scène Igor Mendjisky Avec Raphaèle Bouchard (en alternance avec Alexandrine Serre les 11, 12 et 13 novembre), Pierre Hiessler, Igor Mendjisky, Hortense Monsaingeon, Thibault Perrenoud, Juliette Poissonier, Esther Van de Driessche, Jean-Paul Wenzel, Yuriy Zavalnyouk Crédit © Lionel Nakache Ce texte est lauréat de l’Aide à la création de textes dramatiques – ARTCENA THÉÂTRE DES BOUFFES DU NORD Du 3 au 19 novembre 2022 Du mardi au samedi à 20h Matinées les dimanches à 15h Spectacle vu à L’Azimut /Théâtre La Piscine Durée 3h (avec entracte)
- Klaire fait Grr : le temps des sardines
« J'écris des trucs. Parfois je monte sur scène. Le reste du temps je mange des coquillettes ». Depuis plus de 10 ans, Klaire fait GRRRRRR… tout en écriture : chroniques, podcast, TV, radio… Une façon d’ouvrir sa bouche et de montrer ses dents avec toujours une forme d’humour dedans. Entre le pas-concert et le pas-seule-en-scène Après 3 ans de tournée non stop, comme interprète, avec le spectacle Chattologie de Louise Mey, son monologue sur le tabou des règles des femmes « Je me suis approprié le texte, mais je me faisais un peu violence car ça ne venait pas de moi ». Après une longue réflexion et beaucoup de préparation (5 ans de cours de chant intensifs), son spectacle de chanson Le Temps des Sardines est né… Et puis, les théâtres ont fermé, tout s’est arrêté, et le projet a évolué pour devenir un presque spectacle musical de chansons pas-chantées, un show comico-poético-musical avec un micro à la main et une Odile Huleux au piano. Des rimes, des refrains, des répétitions et des formes courtes, parlées sur de la musique Passé l’étonnement, la singularité et la beauté du spectacle prend tout son sens. Avec sa voix veloutée et parfaitement posée, un peu comme Renaud ou Anne Sylvestre, Klaire dit de grandes et belles choses, mais avec des petits mots tous simples « Je trouve ça plus parlant de faire de la poésie avec des mots du quotidien qui ne se la racontent pas ». Entre rire et larme « Le format de la chanson est bien car ça te contraint à faire quelque chose court, d’aller droit au but... parce que ça n’est pas du stand-up et qu’on est pas obligé à faire des punchline à tout prix » Klaire fait Grr jongle avec l’humour, la colère et d’autres émotions plus douces ou plus tristes encore. Dans ce spectacle poétique, féministe, engagé et parfois drôle qui ne ressemble à aucun autre, en quatorze pas-chansons, elle lève le poing, pousse ses coups de gueule, rend hommage aux 343, parle d’amour qui se termine, de patriarcat et de confiture. Et ça fonctionne ! Le petit théâtre La Comédie des 3 Bornes est bourré à craquer et le public en délire boit les petits mots de Klaire et les mélodies d’Odile avec ce spectacle très touchant, bouleversant, magnifiquement écrit et incroyablement bien interprété. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Le temps des sardines Un spectacle "à peu près musical" de Klaire fait Grr avec Klaire fait Grr et Odile Huleux (piano) mise en scène Karim Tougui Comédie des 3 Bornes Jusqu’au 26 janvier 3023 • Durée 1h15
- Élisabeth Buffet : « Mes histoires de coeur »
« Et si je vous parlais de mes aventures amoureuses et sexuelles ? » Depuis 15 ans et, après sa révélation au Festival Juste pour rire de Montréal, Élisabeth Buffet ne cesse de nous faire rire. Elle est de retour avec son 4e spectacle et ne mâche pas ses mots. Quand on dit que les femmes de 50 ans sont complètement libérées ! Élisabeth nous ouvre son « Zobié », une sorte de journal intime de ses histoires de c** … de cœur « Enfin, de mes ratages… sinon ce n’est pas drôle ». Dans un langage fleuri et cru-ellement efficace cette femme libre qui aura attendu le début de la quarantaine pour se lancer dans la comédie, nous offre une heure de pure énergie et de franches rigolades autour de ses aventures amoureuses et sexuelles. Tout y passe. L'humoriste toulonnaise se confie et nous parle avec une verve fracassante de ses expériences : un restaurant dans le noir, un camping et des soirées échangistes… « Des libertinages lexicaux » Dirigé par l’œil particulièrement efficace de Nicolas Vital, ce one-woman show abouti, merveilleusement écrit et très drôle est cru, coquin et parfois au ras des pâquerettes, mais la salle « pleine à craquer » est pliée en deux, dans un immense éclat de rire. « Mes histoires de coeur ». Avec ce spectacle sans aucun tabou et sans complexe, mais aussi très tendre et émouvant, Élisabeth Buffet nous entraîne dans un tourbillon de joie et de bonheur. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 ELISABETH BUFFET « MES HISTOIRES DE CŒUR » Mise en scène Nicolas Vital Avec Elisabeth Buffet Crédit © Photo Lambert Davis LE GRAND POINT VIRGULE Du 27 septembre au 29 décembre Les mardis et jeudis à 19H30
- Drôle de Jam
Swing malicieux « Le jazz durera aussi longtemps que des gens écouteront cette musique avec leurs pieds au lieu de l’entendre avec les oreilles » John Philip Sousa Depuis plus de 100 ans et ses débuts à New Orleans, le jazz, l’une des musiques les plus populaires au monde fait swinguer la planète. Drôle de jazz ! Bruno Buijtenhuijs (créateur du Barbet Shop Quartet) a convoqué Django Reinhardt, Lester Young, Miles Davis, Duke Ellington, Charlie Parker…), de grandes figures connues pour leur talent mélodique et leurs sublimes improvisations, a ajouté des paroles… en français et nous offre un spectacle plein d’humour et de musique… à la rencontre du Jazz et du swing ! Voici un spectacle délicieux ! Loin de son image élitiste et savante, Agnès Boury et son regard malicieux, les trois musiciens talentueux et les deux chanteuses géniales nous entraînent dans 1h20 de pur bonheur avec un spectacle plein de joie, un drôle de jazz, espiègle, festif et vivant. Avec des textes savoureux, des solos fascinants et une justesse de chant imparable Ce spectacle millimétré permet de découvrir ou redécouvrir des standards de jazz, des morceaux mythiques et de les rendre parfaitement accessibles au plus grand nombre. Les pieds tapent, la tête dodeline et le cœur s'emballe On est surpris, étonnés et finalement enchantés par l'énergie folle qui se dégage de ce spectacle particulièrement attendrissant. Un talent inouï au service de l'humour, du Jazz et du swing ! Avis de Foudart 🅵🅵🅵 DRÔLE DE JAM Auteur Bruno Buijtenhuijs Collaboration artistique d'Agnes Boury Avec Rachel Pignot (chant), Julie Costanza (chant), Bruno Buijtenhuijs (Guitare), Franck Richard (Contrebasse), Geoffroy Boizard (Guitare) THÉÂTRE ESSAÏON Du 26 septembre 2022 au 30 Janvier 2023 Les Lundis à 21H00
- Amnesty film Festival
Un festival de cinéma humain et engagé « Nous nous sommes lancé un pari : sensibiliser aux grands combats d’aujourd’hui grâce au septième art ». À l’occasion de sa 13e édition, le Festival Cinéma et Droits humains change de nom et devient l’Amnesty Film Festival. Les Films peuvent crever l’écran par leur esthétisme ou leurs qualités artistiques, mais aussi par le message poignant qu’ils véhiculent « ses images nous marquent , nous bousculent, nous habitent parfois. Bref, elles nous font réagir ». C’est ainsi qu’est né l’Amnesty Film Festival. Un festival de films pour cinéphiles engagés. Compétition de courts-métrage, projections de longs-métrages, débats et rencontres Pendant trois jours, des fictions et documentaires venant de différents pays seront présentés en et hors compétition pour aborder les préoccupations majeures d’Amnesty International : défendre la liberté d’expression et de manifestation, mettre en avant les droits sexuels et reproductifs, lutter contre les discriminations, protéger la population civile lors des conflits armés. Des débats et des rencontres seront organisés avec des invités prestigieux et éclairés au cœur du quartier latin de la jeunesse et du savoir. AMNESTY FILM FESTIVAL Le festival de cinéma humain et engagé DU 4 AU 6 NOVEMBRE 2022 cinéma Reflet Médicis PROGRAMME COMPLET Les films présentés Le 4 novembre FILM D'OUVERTURE KLONDIKE de Maryna Er Gorbach 1h40 - fiction - Turquie, Ukraine - 2022 Le 5 novembre THE JANES de Tia Lessin et Emma Pildes 1h41 - documentaire - États-Unis - 2022 Le 6 novembre LES HARKIS de Philippe Faucon 1h22 min - fiction - France / Belgique - 2022 RIPOSTE FÉMINISTE de Marie Perennes et Simon Depardon 1h27 - documentaire - France - 2022 MON PAYS IMAGINAIRE de Patricio Guzmán 1h23 min - documentaire - Chili / France - 2022 FILM DE CLÔTURE LE CHANT DES VIVANTS de Cécile Allegra 1h22 - documentaire - France - 2022
- Mauvaise petite fille blonde
Le Journal intime d’une petite fille méchante Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Une bêtise qu’elle n’a pas fait exprès. On l’accuse quand même. La situation d’injustice où elle se noie, la culpabilité où on la plonge, la honte où elle se morfond, vont faire d’elle une méchante fille. Ça va germer, dégénérer en elle. Elle va décider de venger la France toute entière. Je n’ai pas fait exprès. J’aurais fait exprès, je le dirais. Je le dirais que j’ai fait exprès mais là, je n’ai pas fait exprès. Non, je n’ai pas fait exprès je ne suis pas une méchante fille…EXTRAIT Comment peut-on être si innocente et si mauvaise ? Entre deux chorégraphies aussi extravagantes qu’émouvantes, Pierre Notte explore l’enfance. Une enfance pleine d’innocence, une enfance pleine de noirceur. En nous plongeant dans la tête de cette petite fille « pas sage », de façon toujours aussi juste, farfelue et réaliste, troublante et émouvante, Pierre Notte parle et laisse parler l’enfance en nous montrant toute la complexité de l’innocence. J’ai compté jusqu’à trois pour qu’à trois ils meurent étouffés par la pizza. Surtout elle, elle riait tellement fort. Papa ne s’était jamais moqué de moi avant ça. Et puis il y a eu un long silence alors je me suis dit « Ça y est, ils sont morts. » EXTRAIT Antonio Interlandi est acteur, chanteur et danseur. Et, il faut bien qu’il soit tout ça pour interpréter les pensées de cette petite fille aux gestes si gracieux et aux postures si visuelles. Un ballet chorégraphié au millimètre Antonio Interlandi joue avec sa voix et avec son corps de façon si géniale qu’un monde entier et imaginaire s’ouvre devant nos yeux. Que l’on soit garçon ou fille Cette petite fille-là est obligée de nous rappeler notre propre enfance et nos pensées les plus sombres, les plus secrètes. Mauvaise petite fille blonde, avec ses superbes lumières est un seul en scène éblouissant. Un conte malicieux, gracieux et effroyable. Mauvaise petite fille blonde Texte et mise en scène Pierre Notte Avec Antonio Interlandi Costume Alain Blanchot Lumière Antonio de Carvhalo Photo @MarieCharbonnier Spectacle vu au Théâtre la Flèche STUDIO HEBERTOT Du 17 novembre 2022 au 08 avril 2023 Les jeudi, vendredi et samedis à 19h • Durée 1h10
- Concert Torrents d'amour
Un rêve déraisonnable En solidarité avec les femmes iraniennes, le vendredi 25 novembre 2022, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, se tiendra à l’Hôtel Beaujon, une soirée unique et exceptionnelle avec Anousha Nazari (chant) et Jeyran Ghiaee (piano). Au loin, quand il ne se voit point de demeure, la caravane continue sans cesse son chemin. Elle ne s’arrêtera enfin qu’au détour d’étranges contrées inconnues, loin de toute route et de toute trace, lorsqu’il s’endort le bruit des dernières brises des champs et du souffle feint des étoiles. « Le temps de rêver est bien court » Disent les voyageurs. Un rêve déraisonnable sans connaître le bout du chemin qui nous arrache au temps et nous amène vers un non-lieu où le parfum des orangers de perse se mêlent aux champs de lavande de Provence. La voix de femme libre s’enflamme alors, s’insurge et s’émeut de mots que seules savent atteindre les illusions sans fin du désert et les tourmentes du nid d’un rien. Concert Torrents d'amour Avec Anousha Nazari (chant lyrique), Jeyran Ghiaee (piano) Direction artistique Sina Abédi. Crédit Photo © Sara Masoumzadeh Hôtel Beaujon 208 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris Vendredi 25 novembre 2022 à 19h BILLETTERIE












