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1982 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Impeccable

    Comment ça s’organise une classe, ici ? Qu’est-ce qu’on y apprend ?... Dans un français à la fois très précis et très singulier, où chaque mot compte, chaque mot a un poids, Viktor s’invite dans l’espace de la salle de classe. J'occupe un peu de votre classe pour un moment, je me coupe une petite part de votre pièce d'école. Est-ce que ça va? (...) Je m’appelle Viktor. Je suis né comme un ruisseau dans un pays où rien ne bouge, ce n'est pas de chance, ce n'est pas impeccable, je suis né dans un pays où préférer aller voir de l'autre côté de l'horizon c'est comme insulter ce que les gens ont dans la tête. EXTRAIT Bien sûr, il avait tout pour être heureux « là-bas ». Mais il étouffait dans son pays refermé sur lui-même, et il imagine sa vie non avec des racines mais avec des ailes aux pieds. Grandir, pour lui, c’est passer des frontières, rencontrer d’autres visages, d’autres gens de son âge - quitte à aller jusque dans leur classe pour leur parler de son voyage... Que veut dire «chez soi» dans un monde en plein mouvement, en pleine métamorphose ? À l’origine, Impeccable a été écrit pour un public d’adolescents pour interroger leur rapport au voyage, à l’étranger et aux déplacés géographiques. Pour Viktor, le «chez soi» est partout. Il est un «citoyen du monde» et vient chatouiller chez ses auditeurs les notions d’identité et d’appartenance. Créer dans une salle de classe aurait pu sembler une punition. Mais, quand j’ai découvert Impeccable de Mariette Navarro, j’ai eu l’envie immédiate d’inventer. François Rancillac Avec ce très beau texte, avec de la surprise et de la magie, François Rancillac parvient, dans cet espace brut, à nous entraîner dans le monde attachant et poétique de Viktor. Eliott Lerner, avec un naturel confondant et beaucoup de charme, nous parle, nous répond et nous enivre de bonheur. Les jeunes présents se sentent concernés. Ils réagissent, l’interpellent et, par leur vivacité, deviennent une pièce maîtresse du spectacle. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 IMPECCABLE Un monologue à jouer dans les classes de collèges, de la 5ème à la 3ème de Mariette Navarro Mise en scène François Rancillac assisté de Léo Reynaud Avec Eliott Lerner Effets magie Benoit Dattez FESTIVAL Avignon Off La Cour du Spectateur Du 11 au 21 juillet 2022 à 17h

  • Ceci n’est pas une framboise frivole

    après Paris, Peter Hens et Bart Van Caenegem, le duo La Framboise Frivole, va s’installer à la Scala Provence avec son nouveau spectacle musical, pour le festival d’Avignon. Leur nouvel objectif : explorer toujours plus de partitions bizarres mais nous les restituer cette fois, exactement comme elles ont été écrites...selon eux. Certains le disent génie musical, d’autres le disent chanteur virtuose Peter Hens et son noeud papillon rouge, un virtuose dans une allure de clown. Violoncelliste, chanteur lyrique, showman déjanté, il égaille la scène humoristico-musicale, partout en Europe, depuis 1978, avec sa Framboise Frivole. Aujourd’hui il revient avec son compère Bart Van Caenegem, avec un nouveau spectacle qui mélange allègrement tous les style de musiques, du classique au jazz, de la variété à la pop musique. 30 ans de folies, de musique et d’humour Ceci n’est pas Une Framboise Frivole est un joli spectacle, élégant et farfelu, un peu old school, mais toujours délicieux. Une véritable union artistique entre le réel et l’imaginaire, la créativité et l’irrationnel… car être frivole est tout un art ! Avis de Foudart 🅵🅵 CECI N'EST PAS UNE FRAMBOISE FRIVOLE Conçu et joué par Peter Hens et Bart Van Caenegem Avec la collaboration artistique de Jean-Louis Rassinfosse Crédit Johan Jacobs La Scala Paris Jusqu’au 24 JUIN Festival Off d’Avignon La Scala Provence du 7 au 30 juillet - Relâches : 11, 18, 25 juillet à 19h15 Durée 1h05

  • Jean-Louis Trintignant est mort

    « Le public ne m’aimait pas » disait Jean-Louis Trintignant. Et pourtant ! Cet homme si discret et éternellement timide, en plus de 60 ans de carrière et plus de 100 films, a complètement illuminé, ébloui, le cinéma français. Chabadabada...une musique pour toujours dans nos têtes Qu’il soit amant passionné, tueur, militant ou retraité, ce comédien si charismatique qui a charmé des dizaines de réalisateurs de france (Vadim, Cavalier, Kieślowski, Rohmer, Audiard…) ou d’Italie (Risi, Corbucci ou Bertolucci) et des générations entières, était le maître de l'ambiguïté. Jean-Louis Trintignant est décédé à l'âge 91 ans « paisiblement, de vieillesse, ce matin, chez lui, dans le Gard, entouré de ses proches », a dit son épouse à l'AFP le 17 juin. LaCinetek, la VOD des réalisateur souhaite rendre hommage 11 FILMS SONT DISPONIBLES SUR LACINETEK : Et Dieu...créa la femme de Roger Vadim (1956) Le Combat dans l'île de Alain Cavalier (1961) Le Fanfaron de Dino Risi (1962) Le Grand silence de Sergio Corbucci (1968) Le Conformiste de Bernardo Bertolucci (1969) Ma nuit chez Maud de Eric Rohmer (1969) Le Désert des Tartares de Valerio Zurlini (1976) Vivement dimanche ! de François Truffaut (1983) Rendez-vous de André Téchiné (1985) Trois couleurs : Rouge de Krzysztof Kieślowski (1994) Un héros très discret de Jacques Audiard (1996) LIEN JEAN LOUIS TRINTIGNANT EN QUELQUES RECOMPENSES 1968 : Ours d'argent du meilleur acteur au Festival de Berlin pour L'Homme qui ment 1969 : prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes pour Z 2012 : Palme d'or au Festival de Cannes pour Amour de Michael Haneke Prix du cinéma européen 2012 : Meilleur acteur européen pour Amour 18e cérémonie des Lumières en 2013 : Meilleur acteur pour Amour 14e édition des Étoiles d'or du cinéma françaisen 2013 : Meilleur acteur pour Amour Césars 2013 : Meilleur acteur pour Amour de Michael Haneke.

  • Les petites filles modèles

    Avec ce spectacle, on s’intéresse à l’exploration de l’un des textes les plus emblématiques de la Comtesse de Ségur : Les Petites Filles modèles. La belle-mère de Sophie, Mme Fichini, décide de se débarrasser d'elle en la laissant à la garde de la douce Mme de Fleurville et de ses deux amies, Camille et Madeleine. Sophie deviendra-t-elle une petite fille modèle ? Avis de Foudart 🅵🅵 Avec beaucoup de bêtises, une pincée d’écologie, des zestes d’éducation, d’abandon et de famille recomposée, plein d’aventure et une dose d’humanité, le texte, assez exigeant et très actuel, part un peu dans tous les sens. Mais avec de très beaux costumes, une superbe musique en live au violon et d’excellents comédiens, ce spectacle est une magnifique occasion pour les petits de voir une vraie pièce de théâtre dans un esprit de vaudeville, très drôle et éducatif. LES PETITES FILLES MODÈLES D'APRÈS LA COMTESSE DE SÉGUR THÉÂTRE JEUNE PUBLIC, À PARTIR DE 5 ANS TEXTE RÉBECCA STELLA ET DANIELLE BARTHÉLEMY MISE EN SCÈNE RÉBECCA STELLA AVEC AMÉLIE SAIMPONT OU CHARLOTTE POPON, SARAH FUENTES, CLAIRE-MARIE BRONX ET RAPHAÈL POLI CRÉDIT © Pauline Bourgogne FESTIVAL OFF AVIGNON THEATRE AU COIN DE LA LUNE 24 RUE BUFFON DU 07 AU 30 JUILLET • 10H00 DUREE 1H

  • Flagrant Déni

    Un spectacle lumineux Imaginez Mesdames et Messieurs ! C'est par ces mots que commence flagrant déni. À partir de là vont défiler devant nos yeux à la barre du tribunal, une multitude de personnages, hommes et femmes, hauts en couleur, ciselés par la plume de Maupassant. « Qui suis-je pour me railler de cette femme, moi qui n'ai jamais aimé ? ». Fait-il dire au jeune juge Saval, ce même juge qui sera fauché par l'amour au crépuscule de sa vie. Au tribunal du Flagrant déni tout le monde se nie, se renie, se méfie Dans la robe du juge Saval, Maupassant s'amuse à faire comparaître à la barre une galerie de personnages tous plus fous, les uns que les autres. Pourquoi Maupassant plait-il toujours autant au théâtre ? Peut-être parce que "Maupassant aime la truculence, les drames loufoques et les amours perdues, les parties de pêche rugueuses et les beuveries de campagne qui tournent au drame." Comme le dit très bien Franck Desmedt, directeur du théâtre de la Huchette. Peut-être parce que Maupassant est drôle, caustique et qu’à nul autre pareil, il a su dépeindre le genre humain avec une description si juste, presque extravagante. Nous y allons en riant, avant de nous apercevoir que c’est nous que l’on juge. Peut-être, tout simplement, parce que Maupassant est profondément humain. Maupassant fut un tel « foisonneur » de talent Faire un seul en scène, à partir de ses multiples nouvelles est un véritable défi. Pourquoi Flagrant déni ? Comment trouver le lien ? Le premier travail d’Alain Payen a été de relire toutes les nouvelles de Maupassant et de sélectionner celles qui lui paraissaient les plus théâtrales, par la forme. Le déclic s'est produit quand il a lu Le Trou, un monologue très enlevé où un pêcheur à la ligne, accusé d'homicide, clame son innocence devant un président de cour d’assises. Par sa théâtralité, la salle de tribunal lui a paru alors le cadre idéal pour bâtir son spectacle. Il en a alors retenu trois autres : Tribunaux rustiques, Le Cas de Madame Luneau, Une vente, un paysan normand qui, pris d'un excès de boisson, veut vendre sa femme au mètre cube au sacristain quincailler qui réclame son dû pour avoir engrossé une bourgeoise, en mal d'enfant. Aussi drôles soient-elles, je ne voulais pas pour autant réduire mon spectacle à une succession de séances de tribunal. Le juge étant le dénominateur commun à ces quatre nouvelles, je décidai d'étoffer le personnage en en faisant le protagoniste de deux autres nouvelles qui m'avaient particulièrement plu. Dans la première (Lettre retrouvée sur un noyé), un jeune homme arrogant raconte sa mésaventure avec la jeune femme qui lui a fait perdre foi en l'amour. Dans la deuxième (Regret), un vieux garçon de 62 ans, secrètement amoureux depuis toujours de la femme de son meilleur ami, se précipite chez elle pour lui déclarer enfin son amour. En impliquant ce personnage de juge à différents moments de son existence, personnage cynique et désabusé dans sa jeunesse, seul et désespéré à la fin de sa vie, mon objectif était de donner une profondeur et une gravité à l'ensemble. Entre ces paysans et artisans qui s'affrontent et ce juge qui se confie, c'est toute l'humanité de Maupassant que j'ai voulu donner à entendre. Alain Payen Alain Payen réussit, magnifiquement ce défi Avec une immense intelligence, il réussit à lier ces différentes nouvelles et croquer tout un panel de personnages avec truculence et un réalisme évident. Il fait naître toutes les notes grotesques de la comédie humaine, sans tricher... J’allais dire assez bêtement, mais je tiens à ne pas m’en excuser, “sans distance et sans masque“. Franck Desmedt. Par un dispositif extrêmement simple (une chaise fera office de barre des témoins et de siège pour le juge. Un costume), Alain Payen et Catherine Benhamou sont allés au coeur de l'interprétation afin de trouver l'endroit juste de l'incarnation. Avec Flagrant Déni, très juste et généreux, nous partons à la découverte d'un univers riche et lumineux en passant du rire à l'émotion. Folie et démesure Un travail d'acteur extrêmement précis et intérieur, sans aucun artifice, extérieur. Catherine Benhamou. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Flagrant Déni D’après les nouvelles de Guy de Maupassant Tribunaux rustiques, Lettre retrouvée sur un noyé, Le Cas de madame Luneau, Une vente, Le Trou, Regret. Adaptation et jeu Alain Payen Mise en scène Catherine Benhamou Photo Gonzague Phélip, Philippe Escalier et Fabienne Rappeneau Théâtre de la Huchette 23 rue de la Huchette 75005 Paris Jusqu'au 25 juin Du mercredi au samedi à 21h00 Festival Off Avignon THÉÂTRE DES CORPS SAINTS Du 7 au 30 juillet 2022 10h10 • RELÂCHE LE LUNDI

  • L’école des femmes

    Un manifeste au féminin L’École des femmes, l’une des pièces les plus connues de Molière, mêlant habilement tragique et comédie, a fait grand bruit lors de sa création, en 1662. Cette pièce peut avoir plusieurs lectures : une satire du mariage et de la jalousie, une critique de la mondanité ou encore un texte sur les inconvénients de la solitude. Arnolphe, qui se fait appeler de façon plus aristocratique « M. de La Souche », est un homme d’âge mûr qui aimerait jouir du bonheur conjugal ; mais il est hanté par la crainte d’être trompé par une femme. Aussi a-t-il décidé d’épouser sa pupille Agnès, élevée dans l’ignorance et recluse dans un couvent... Tout se passe pour le mieux jusqu’à ce qu’horace, un beau jeune homme, tombe amoureux d’Agnès au premier regard… Anthony Magnier, le metteur en scène qui pense que la meilleure façon pour se questionner, est le rire et la farce, voit principalement dans cette œuvre, un manifeste sur la relation homme-femme. Dans l’esprit du théâtre de tréteaux et de la commedia dell'arte, il nous propose une relecture originale et singulière de ce grand texte du répertoire et le rend particulièrement moderne et accessible au plus grand nombre. Dans un très joli décor de Brock en forme de roulotte de foire, à l’exception de quelques dérapage québécois sympathiques mais quelques peu anachroniques, ce spectacle très enlevé et très drôle est une vraie réussite. Une réjouissance pleine d’énergie, de délicatesse et de profondeur, laissant une magnifique place aux trois comédiens survoltés. Cette École des femmes menée de main de maître par la compagnie VIVA d’Anthony Magnier, est une friandise délicieuse, à déguster sans modération. Avis Foudart 🅵🅵🅵 L’ÉCOLE DES FEMMES MISE EN SCÈNE, ADAPTATION ET SCÉNOGRAPHIE ANTHONY MAGNIER AVEC EVA DUMONT, VICTORIEN ROBERT, MIKAEL FASULO. AGATHE BOUDRIÈRES ET MATTHIEU HORNUSS CRÉATION MUSICALE MATHIAS CASTAGNÉ CRÉATION COSTUMES MÉLISANDE DE SERRES CRÉATION LUMIÈRES CHARLY HOVÉ DÉCOR BROCK VISUEL ©Anthony Magnier, ©Compagnie Viva FESTIVAL OFF AVIGNON THÉÂTRE DES LUCIOLES Du 7 au 30 juillet - Relâches : 13, 20, 27 juillet à 17h05

  • Beyrouth Hotel

    Un voyage émouvant C’est la rencontre, drôle et subtile, rythmée par un complice musical malicieux, entre l’Orient et l’Occident… Un auteur de théâtre échoue dans un modeste hôtel de Beyrouth. Ses interrogations existentielles et futiles d’intello parisien se heurtent à la spontanéité et au goût de la vie de la réceptionniste qui connaît pourtant l’état de guerre depuis toujours… Rémi De Vos a écrit une pièce incisive et attachante Une comédie pleine de drôlerie et de subtilité qui raconte la rencontre de deux mondes et de leurs cultures, en même temps que celle d’une femme et d’un homme... Nathalie COMTAT et Olivier DOUAU forment un duo ravissant. Avec beaucoup d'élégance et d'humour, ils incarnent leur rôle avec beaucoup de justesse et nous livrent une belle prestation émouvante au charme certain. Beyrouth hotel est un spectacle sexy, remplis de belles ondes Un voyage passionnant et touchant qui bouscule nos certitudes, montre parfaitement les différences culturelles entre deux mondes que tout oppose et les difficultés de se comprendre. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 BEYROUTH HOTEL Mise en scène Olivier DOUAU Avec Nathalie COMTAT, Olivier DOUAU Festival Off Avignon Théâtre de L'Adresse Du 7 au 30 juillet à 18h35 (relâches les mardis) EN SAVOIR PLUS... La COMPAGNIE DU NOUVEAU MONDE est née, en 2015, à Avignon, dans le berceau du théâtre. A l'occasion de de la mise en production de notre première création, des artistes professionnels chevronnés se sont rassemblés dans ce projet, soutenus par des personnes investies, de leur côté, dans la gestion de notre structure associative. La COMPAGNIE DU NOUVEAU MONDE se veut ouverte vers les autres, guidée par le bien-être et le plaisir des spectateurs, et ceux des artistes rassemblés dans des projets partagés. Cet état d’esprit oriente le choix de nos créations, à partir de textes d’auteurs contemporains dont l’écriture s’adresse au public le plus large. Dans des registres différents, elles abordent toutes l’approfondissement de la connaissance de soi, par l’effet miroir né de la rencontre avec l’autre...

  • Arletty. Comme un oeuf dansant au milieu des galets

    Qu’elle merveille ! De nos jours, une loge de théâtre ...Alors qu’une comédienne se prépare à rentrer en scène pour interpréter Arletty...elle plonge dans un rituel de la mémoire, par superstition... Je m’appelle Arletty, née Léonie Maria Julia Bathiat et je suis le baiser de la vierge et de la putain, une femme dangereuse donc. Extrait Un voyage cérébral au cœur du cinéma des années 40 Avec une écriture sensuelle et complexe de Koffi Kwahulé et une magnifique scénographie de Kristian Frédric, au fur et à mesure que le spectacle se déroule, on suit ces deux femmes à deux époques bien distinctes. Le personnage prend possession de l’actrice et l’actrice du personnage dans un ballet enivrant et riche au bord de la schizophrénie. Cette position de l’acteur est un axe passionnant pour traiter de l’ambiguïté de cette femme dans le monde qu’elle a traversé. Kristian Frédric Deux femmes libres, sauvages, dangereuses qui veulent vivre leurs passions Arletty est punk. Diamant brut, elle fait ses choix au gré fidèle de ceux qui l’émeuvent et sans souci de plaire ou de déplaire. Quel que soit le prix à payer, elle ne se dédie pas, l’Amour en étendard. La star immense et idolâtrée vacille pour son amour fougueux avec l’occupant, mais elle se défend, crie, vibre de tout son cœur. La comédienne tente le tout pour le tout pour exister dans ce monde et rester libre dans son corps, dans ses choix, dans ses goûts. Mon cœur est français, mais mon cul est international. Arletty Des extraits de films, des photos, des chansons et cet accent inimitable Julia Leblanc-Lacoste n’est plus dans l’interprétation, mais l’incarnation. Une prestation si incroyable et intense qu’elle en devient inquiétante. Je vois une femme vibrante, entière, dressée, telle une sculpture de Giacometti. Kristian Frédric Arletty, mêlant jeu, son et musique est un spectacle bouleversant et passionnant. ce spectacle contient tant d’inventivités et de références qu’il faut plusieurs minutes pour en sortir et se dire « Qu’elle merveille ! » Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 ARLETTY De Koffi Kwahulé Avec Julia Leblanc-Lacoste Mise en scène / scénographie Kristian Frédric Assistante écriture et mise en scène Marie Lecocq Stagiaire mise en scène Cassandra Le Riguer Conception vidéo / Univers Transmédia Soo Lee et Youri Fernandez Photo © Cassandra Le Riguer © Candice Nechitch © Chantal Bilodeau FESTIVAL OFF AVIGNON Théâtre Le Petit Chien Du 7 au 30 juillet (relâches les 11, 18 et 25) 17h30. Durée 1h15. Tout public dès 14 ans TOURNÉE 16 nov - La Merise / TRAPPES 18 - 21 nov - Théâtre Du Pont Tournant BORDEAUX 23 - 26 nov - Théâtre Toursky / MARSEILLE 30 nov - 4 déc - Théâtre Quintaou / ANGlET 18 - 19 jan - Ville de Mourenx / MOURENX FESTIVAL AVIGNON OFF / JUILLET 2022 Le Petit Chien Théâtre / AVIGNON

  • ШAMAH - (CHAMAN)

    Et si la science et l'art ne faisaient qu'un ? Début du XXème siècle : un énigmatique personnage se terre dans un village de Pologne. Guérisseur célèbre, il n’a jamais su d’où lui venait son don. S’adressant tour à tour au médecin qui le cherche, et aux deux femmes de sa vie, il nous fait revivre la fréquentation du mystère, et l’écartèlement entre science et religion. Soudain, du flux des souvenirs émerge cette rencontre cruciale avec le jeune homme qui se rêvait disciple pour, lui aussi, sauver des vies. Mais un talent peut-il se partager ? Que peut-on transmettre de soi-même ? Qu’est-ce que soigner ? Un art ? Une science ? Avec De la matière dont les rêves son faits, Élisabeth Bouchaud, entre artiste et scientifique, nous propose de disséquer la notion du « soin ». Une discussion à la fois poétique et philosophique sur l'art de soigner et la place de l'empathie. Pour soigner, le personnage de ma pièce ne fait plus qu’un avec ses malades, dont il comprend profondément le mal : « Moi, les gens qui allaient crever, ça me donnait envie de les prendre dans mes bras, de leur donner de la chaleur, de leur donner mon corps et ma vie, si vous voulez tout savoir. Je me fichais de leur odeur, de leur sang, de leur couleur de presque cadavres. Ce n’est pas ça qui compte, justement. Ce qui compte : un, je faisais un avec eux. » Élisabeth Bouchaud. Le paradoxe du guérisseur. Le texte, en faisant le lien entre l'art et la science, parle également des difficultés émotionnelles engendrées par le don, l’inspiration en posant des questions obsédantes au personnage. Des questions essentielles, existentielles que pourraient se poser aussi un artiste, ou un scientifique, dont la créativité repose en grande partie sur l’intuition. Quel poète, quel savant n’ont pas tremblé à l’idée de les perdre ? Ça me rassurait, et ça m’effrayait en même temps... Parce que j’y tenais, à ce don qui m’était pour ainsi dire arrivé comme une révélation ». Il en va ainsi de ce personnage énigmatique, qui longtemps s’est pris tour à tour pour Dieu et pour la lie de l’humanité, avant de retrouver, enfin, sa juste place, à ses propres yeux et parmi ses semblables. La scénographie, très belle, tout en ombre et lumière permet à Grigori Manoukov de partager avec nous toutes les subtilités de ce texte difficile. Un texte écrit comme un long poème enivrant et exaltant. Un voyage intime et bouleversant dans la pensée et les doutes d'un homme qui cherche sa route, son chemin. Avis Foudart 🅵🅵🅵 ШAMAH - (CHAMAN) De la matière dont les rêves sont faits Texte Élisabeth Bouchaud Mise en scène Élisabeth Bouchaud et Grigori Manoukov Avec Grigori Manoukov Photo Élisabeth Bouchaud FESTIVAL OFF AVIGNON Théâtre AVIGNON - Reine Blanche Du 7 au 25 juillet - Relâches : 12, 19 juillet à 18h05 (1h20) - à partir de 12 ans

  • Fragments

    Une invitation à l'aventure joyeuse de la pensée Sur scène, une table, des chaises, des mannequins de papiers, du public, les notes d’un piano et des livres, beaucoup de livres. Bérengère Warluzel et Charles Berling nous invitent, à travers les mots d’Hannah Arendt, à aimer cette faculté inhérente à la nature humaine : penser. Il fallait faire entendre la pensée d’Hannah Arendt sans la tronquer mais sans, non plus, que l’on s’y perde. Ce qui me passionnait, c’était l’intensité, au présent, de ces textes. J’avais l’impression qu’ils étaient écrits pour nous, pour aujourd’hui, pour notre temps. Charles Berling Ce spectacle n’est pas un biopic ou une biographie, mais plutôt, un parcours ludique, une traversée partagée qui ouvre l’accès à la liberté de penser par soi-même et pour soi-même. Hannah Arendt précise bien, dans La Crise de la culture, qu’elle refuse qu’on réduise les œuvres – ; mais qu’on aille puiser des fragments et que l’on s’en serve pour notre usage, pour nous éclairer, nous faire rêver ou réfléchir, ça oui ! Bérengère Warluzel Poésie, philosophie et politique Bérengère Warluzel a choisit des Fragments de l’œuvre aussi variée et sublime d’Hannah Arendt. Écrire, dessiner, danser et même dire en portant une immense pile de livres À la virgule près et sans aucun ajout, les textes nous sont livrés de façon si simple, si mélodieuse et même magique par Bérengère Warluzel qui semble savoir tout faire. La pensée [...], conçue comme un besoin naturel de la vie [...] n’est pas la prérogative d’une minorité, mais une faculté constamment présente en chacun de nous. La lumière, le son, La scénographie Avec une fluidité incroyable, les mots s’enchaînent et font de ce spectacle magnifique, une invitation à la déambulation de l’esprit et au voyage philosophique. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Fragments Textes Hannah Arendt Adaptation Bérengère Warluzel Mise en scène Charles Berling Avec Bérengère Warluzel Avec la participation pour certaines représentations de Romane Oren, Ysaure Oren, Guilad Oren et Ariel Oren Crédit (c) Vincent Beranger, Nicolas Martinez, Fred Stein FESTIVAL OFF AVIGNON Théâtre du Chêne Noir DU 7 AU 28 JUILLET À partir de 15 ans - 19 > 30 juillet - relâche lun 25 • 21h15 Durée 1h20

  • POURQUOI JESSICA A-T-ELLE QUITTÉ BRANDON ?

    Dans un café Starbucks quelconque, Jessica prononce cette phrase terrible : "Brandon, ou bien tu me parles, ou bien je te quitte". Brandon va parler, elle va le quitter. Ce drame, d’apparence aussi insignifiant qu’universel, est le démarrage d’une enquête théâtrale qui nous emmène sur les traces bien réelles de Brandon Bryant, jeune pilote de drone américain devenu « lanceur d’alerte » suite à ses révélations médiatiques sur le programme d’assassinats ciblés auquel il participait. Ce spectacle, à la scénographie magnifique, est une forme théâtrale qui mélange différents styles, entre conférence gesticulée, improvisation et installation multimédia. Une enquête théâtrale menée tambour battant, qui navigue sur le fil entre la réalité et le virtuel, entre l’humour, la dérision et le drame. Les deux metteurs en scène et acteurs Pierre Solot et Emmanuel De Candido recomposent le puzzle biographique d'un ancien passionné de jeux vidéo, chaque pièce éclairant au passage les complexités et les ambiguïtés de notre monde ultra-connecté. Deux mondes qui se complètent plus qu’ils ne s’opposent. Ce procédé permet de fournir aux spectateurs des informations didactiques, de créer des moments de distanciation, de poésie et d’humour, de susciter des réflexions politiques et philosophiques qui enrichissent le récit dramatique. Les spectateurs sont plongés dans une expérience ludique et interactive qui glisse peu à peu vers une tragédie théâtrale. Pourquoi Jessica a-t-elle quitté Brandon ? est un spectacle particulièrement bien écrit et construit. notre spectacle questionnera notre capacité à la prise de conscience individuelle et à la résistance collective. Ce qui ressemble à un soap Opera, au début, se transforme peu à peu en pièce politique et même sociétale. Pierre Solot et Emmanuel De Candido mènent l'enquête, décortiquent pendant 1626 minutes les comportements humains et nous mettent face à nos faiblesses et contradictions. 1626 minutes, la durée du spectacle, ou l'on passe du rire aux larmes, avec émerveillement et stupéfaction. Avis de Foud’art 🅵🅵🅵 POURQUOI JESSICA A-T-ELLE QUITTÉ BRANDON ? Concepteurs et interprètes Pierre Solot et Emmanuel De Candido Co-mise en scène Olivier Lenel Créateur lumières et directeur technique Clément Papin Scénographe Marie-Christine Meunier Conseillers artistiques Zoumana Meïté Création et dramaturgie sonore Milena Kipfmüller Conseils vidéo Lou Galopa Costumes Perrine Langlais Crédit photo (c) Lionel Devuyst FESTIVAL OFF AVIGNON La Manufacture 7 > 26 juillet - 17h35 (1h27) - à partir de 12 ans

  • Qui va là ?

    Tout d’abord présenté en appartement, ce spectacle qui a connu tout de suite un très joli succès est aujourd’hui présenté au théâtre. Sur une scène vide, entourés de quelques accessoires empruntés, un inconnu sans domicile fixe, débarque sur scène, un sac plastique à la main. Il invente un lieu, se l’approprie et veut juste nous parler de sa solitude, de son errance, restaurer le lien, exister… Du théâtre dans le théâtre En créant un lien très fort avec Emmanuel Darley, l’auteur disparu de ce magnifique texte, le comédien Thierry de Pina, par son jeu sensible, sincère et dénué de tout artifice, s’éclipse totalement derrière son personnage et nous livre un spectacle particulièrement tendre, intime et surprenant. Où s’arrête la réalité ? Où commence la fiction ? Qui va là ? est un spectacle surprenant et différent. Une rencontre entre folie et poésie, la confession étrange d’un homme troublé. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 QUI VA LÀ ? Texte Emmanuel Darley Adaptation, jeu Thierry de Pina Mise en scène Thierry de Pina & Collectif Ah le Zèbre ! Lumières Julien Musquin Crédit / photos du spectacle Luca Pascotto / ©AF&C – Jean-Baptiste Loiseau FESTIVAL OFF AVIGNON THÉÂTRE LE VIEUX SAGE Du 12 au 17 juillet à 15h30 Durée 1h À partir de 14 ans

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