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  • Festival Rencontre des Jonglages

    Toujours un défi, souvent une performance Le jonglage, c’est un doux mélange de maîtrise des secondes de suspension et d’habileté des gestes pour rattraper et relancer les objets. Gilles Poux, Maire de La Courneuve Comme le printemps, symbole du renouveau, grâce à l’investissement de tous ceux qui n’ont jamais renoncé, les balles continuent de virevolter et ce merveilleux festival réapparaît. 15 ans d'un festival original, international et à destination de tous ! Plus de 3 semaines de représentations. 14 lieux à Paris et en Ile-de-France. Des compagnies venues du Japon, de la Polynésie, des États-Unis, du Royaume-Uni, d’Espagne, de Belgique, d’Autriche ou encore d’Allemagne. Des débats, des conférences, des ateliers, du cirque, du jonglage, de la danse. Une journée professionnelle, les Jeux Olympiques du jonglage, des Cartes Blanches, des structures gonflables géantes, du cirque d’objets et des esprits surnaturels. Ce festival a pour vocation de nous transporter… Entre tradition et modernité, ce festival plein de fêtes et d’échanges chaleureux fait de plaisirs simples et pourtant si riches va vous donner des ailes pour appréhender l’avenir et découvrir le monde. 15è Festival Rencontre des Jonglages Du 1er au 25 avril 2022 Ce festival est porté par La Maison des Jonglages et Houdremont, Centre culturel et 13 lieux partenaires. À chaque lieu complice sa billetterie ! La Maison des Jonglages Houdremont Centre culturel 11 avenue du Général Leclerc, 93120 La Courneuve Direction Vincent Berhault Plus d’info Programme complet Vendredi 1er avril 20h - L’Atelier du Plateau, Paris Expérimentations Arts et Sciences Madame Laïcité 20h30 - Espace Germinal, Fosses Sawdust Symphony Michael Zandl, Kolja Huneck, David Eisele Samedi 2 avril 20h - L’Atelier du Plateau, Paris Expérimentations Arts et Sciences Madame Laïcité Habiter le trouble avec Dimanche 3 avril 15h - Le Carreau du Temple, Paris Scènes étranges dans la mine d’or Studio Phantôm Du lundi 4 au vendredi 8 avril Résidence action - Espace Lino Ventura, Garges-lès-Gonesse Allô jonglage ! Cie Première Intention Mardi 5 avril 20h - Scène nationale de l’Essonne, Place de l’Agora - Évry-Courcouronnes Sawdust Symphony Michael Zandl, Kolja Huneck, David Eisele Mardi 5 et mercredi 6 avril De 16h à 22h - École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris Monstration de la masterclass avec Julian Vogel Étudiant·e·s de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris et de l’Académie Fratellini Paris Mercredi 6 avril 11h & 14h15 Parc Départemental Georges Valbon, La Courneuve Whenua Cie P’art 2 Rien Jeudi 7 avril 10h30 & 14h30 - Houdremont Centre culturel, La Courneuve FabriK Cie Kor Festival des enfants Représentations scolaires Vendredi 8 avril De 10h à 18h - Cinéma l’Étoile, La Courneuve Rencontres professionnelles Matinée de la revue Jonglages Table ronde en partenariat avec ARTCENA Présentation de projets 19 h - Place de la Fraternité La Courneuve Circus puzzle Cie Les Objets Volants 20h30 - Houdremont Centre culturel, La Courneuve Scènes étranges dans la mine d’or Studio Phantôm 22h15 - Houdremont Centre culturel, La Courneuve Sawdust symphony Michael Zandl, Kolja Huneck, David Eisele Samedi 9 avril 14h - Place de la Fraternité, La Courneuve De Cuyper vs. De Cuyper Cie Pol & Freddy 15h - Place de la Fraternité, La Courneuve Juggling Olympics Cie Pol & Freddy 16h15 - Houdremont Centre culturel, La Courneuve Plateau partagé clown / jonglages 17h45 - Place de la Fraternité, La Courneuve Croûte Cie Defracto 19h - Houdremont Centre culturel, La Courneuve Carte blanche Ludor Citrik 20h45 - Houdremont Centre culturel, La Courneuve Rollercoaster Wes Peden 22h15 - Houdremont Centre culturel, La Courneuve Performances & surprises Dimanche 10 avril 13h30 - Houdremont Centre culturel, La Courneuve Tout / Rien Cie Modo Grosso 15h - Houdremont Centre culturel, La Courneuve Plateau Petits Moyens Formats Cie WCS & Ariane Oechsner & Cie L’Ombre 16h30 - Houdremont Centre culturel, La Courneuve TACOMA Cie L’Expédition 18h - Houdremont Centre culturel, La Courneuve Gibbon Triguero & Patfield 18h - Le Samovar, Bagnolet Plateau partagé clown / jonglages 19h30 - Houdremont Centre culturel, La Courneuve Tout / Rien Cie Modo Grosso 19h45 - Place de la Fraternité, La Courneuve Croûte Cie Defracto 21h15 - Houdremont Centre culturel, La Courneuve Runners Cie Maleta Lundi 11 avril 14h30 - Sham, Le Bourget TACOMA Cie L’Expédition Mercredi 13 avril 14h30 - Sham, Le Bourget Première Page Cie L’Expédition 16h30 - Coopérative De Rue et De Cirque (2r2c), Paris Croûte Cie Defracto Jeudi 14 avril 16h30 - Coopérative De Rue et De Cirque (2r2c), Paris Croûte Cie Defracto Vendredi 15 avril 10h & 14h30 - Théâtre Louis Aragon, Tremblay-en-France Yokaï Kemame, l’esprit des haricots poilus Cie Defracto Représentations scolaires Samedi 16 avril 16h - Théâtre Louis Aragon, Tremblay-en-France Mellow Yellow TBTF (To Busy To Funk) 19 h - Théâtre Louis Aragon, Tremblay-en-France Yokaï Kemame, l’esprit des haricots poilus Cie Defracto Jeudi 21 avril 20 h 30 - La Maison du Théâtre et de la Danse, Epinay -sur-Seine Yokaï Kemame, l’esprit des haricots poilus Cie Defracto Dimanche 24 avril 17 h - Sham, Le Bourget FabriK Cie Kor Lundi 25 avril 10h & 14h - Sham, Le Bourget FabriK Cie Kor Représentations scolaires

  • Le dernier témoignage

    « On ne naît pas assassin, on le devient » En 2008, poussé par les secrets de son propre héritage juif, le cinéaste britannique Luke Holland a commencé à interviewer la dernière génération vivante d’Allemands ayant participé au Troisième Reich d’Adolf Hitler - non pas les noms effrayants et tristement célèbres des livres d’histoire, mais les citoyens ordinaires qui ont mis en œuvre les plans des architectes du génocide à grande échelle. Après plus de 10 ans de travail, de recherches et 300 entretiens, le réalisateur dresse, aujourd’hui, le portrait sans complaisance ni jugement de la dernière génération vivante d’anciens SS ou de civils ayant participé activement à ce régime et parle de leurs souvenirs, de leurs perceptions et de leurs appréciations personnelles. Mon espoir est que les gens réfléchissent à leur propre place dans le monde démesurément complexe d’aujourd’hui. Tom Holland Après la Shoah Plus de 80 ans, se sont écoulées depuis l’un des plus grands crimes contre l’humanité de l’Histoire et presque tous les témoins oculaires ont disparu. Alors, qu’est-il advenu du grand nombre d’hommes et de femmes de tous les jours qui ont participé de près ou de loin à ces atrocités ? Ces gens ont été très nombreux - plus de 900 000 Allemands ont servi dans la SS et 900 000 autres ont travaillé sur le réseau ferroviaire ayant transportait les hommes, les femmes et les enfants vers les nombreux camps. Ils étaient tout simplement de jeunes hommes et de jeunes femmes, devenus membres de la SS, combattants de la Wehrmacht, gardiens de camps de concentration ou témoins civils silencieux. Après la guerre, la majorité de ces personnes a été considérée comme des fonctionnaires plutôt que comme des criminels de guerre et ont repris le cours de leur vie. Pendant toutes ces années, le silence sur leur jeunesse « dorée » au beau milieu d’un effrayant genocide, a été bien gardé y compris sein de leur propre famille. Ce documentaire leur donne l’occasion de parler de la manière la plus directe et la plus personnelle qui soit, et de tenter de répondre aux questions suivantes : Comment des êtres humains ordinaires et ambitieux ont pris part à l’un des crimes les plus extraordinaires de l’humanité ? Comment prenons-nous conscience du fait que nous participons à un crime, même de façon subtile ou éloigné ? Comme nous pouvons très facilement nous en apercevoir en regardant ce film, les raisons sont multiples (rejoindre un club d’enfants, entrer dans l’armée, trouver un emploi) et les réactions face à la réalité du passé vont de la lamentation à la justification, de la reconnaissance au déni. Si l’on peut comprendre aisément que ce déni puisse être une ressource nécessaire pour avancer, il peut être également très dangereux en compliquant Le devoir de mémoire essentiel. « Comprendre n’est pas pardonner » Tom holland se défend de faire un acte de pardon. Pour lui, il s’agit de deux processus distincts et n’a voulu s’intéresser qu’au premier. Il a souhaité, avec ce film, à la fois saisissant et troublant dans son humanité, faire la lumière là, où il pourrait être difficile de regarder. Loin d’être un documentaire uniquement historique, LE DERNIER TÉMOIGNAGE résonne avec des thèmes de notre époque - les périls de l’autorité, de la conformité, de l’identité nationale et de la fabrication de mythes idéologiques. Le brouillard sombre de la mémoire humaine Ce film, presque insoutenable et pourtant très réussi qui regroupe, avec de nombreuses images d’archives, ces interviews inédites et rares, parle de cette horreur et met en exergue, de façon magistrale, le brouillard sombre de la mémoire humaine. Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 LE DERNIER TÉMOIGNAGE ENTRETIENS INÉDITS AVEC LA DERNIÈRE GÉNÉRATION VIVANTE ISSUE DU TROISIÈME REICH D’HITLER Filmé et dirigé par LUKE HOLLAND Montage STEFAN RONOWICZ Musique originale JÓHANN JÓHANNSSON AU CINÉMA LE 23 MARS 2022 DURÉE 95 MINUTES Documentaire - Royaume-Uni - 2020 Tom Holland est décédé avant la sortie de son film témoignages

  • The Pajama Game

    Un Romeo et Juliette dans une usine de pyjamas Un opéra des temps modernes, une critique sociale musicale, une comédie feel-good et romantique. Les ouvriers de l’usine de pyjamas Sleep-Tite, se battent depuis des semaines pour une augmentation de 7 cents et demi. La tension est au maximum quand le patron décide de nommer un jeune homme, Sid Sorokin, comme directeur exécutif. Mais Sid tombe amoureux de Babe Williams, la porte-parole du syndicat. + de 1000 représentations à Broadway, 4 reprises et un film de Stanley Donen avec Doris Day. Cette histoire d’amour impossible, ce spectacle, créé en 1953 qui fut un immense succès, a permis de révéler une poignée de talents à Broadway : Harold Prince comme producteur, Bob Fosse comme chorégraphe et les compositeurs et paroliers Jerry Ross et Richard Adler. La comédie musicale m’est nécessaire, je dirais même qu’elle me fonde. J’y puise l’énergie et la joie de vivre et nul autre répertoire ne me procure autant joie. Jean Lacornerie Quelle surprise ! De voir une comédie musicale montée dans un temple de la culture contemporaine, sur une scène nationale, par deux metteurs en scène français d’aujourd’hui avec des acteur et chanteurs français d’aujourd’hui. Avec une grande complicité, le metteur en scène Jean Lacornerie s’est associé au chorégraphe-adaptateur Raphaël Cottin pour mettre en scène cette merveille enchanteresse tout en rythmes, humours et chansons. Un mélange détonnant d’énergie et d’humour, de mélodie et de danse Avec une énergie folle, théâtre, musique et danse se mêlent sans cesse dans cette comédie musicale délicieusement vintage. Dand ce pamphlet sur le monde du travail, les rapports de classe sont montés en dérision, les conflits sont chorégraphiés, les ambitions personnelles sont chantées à tue-tête et le tout finira bien, dans un « happy ending » romantique. « Ils jouent de la musique, la comédie tout en chantant, tout en dansant, et inversement, ou tout en même temps » Je travaille la Transcription comme un art en soi. J’aime m’emparer d’une partition existante, l’adapter, l’orchestrer et lui donner de nouveaux habits, de nouvelles sonorités. Gérard Lecointe On sait tous ou l’on peut facilement comprendre qu´adapter une comédie musicale soit un travail particulièrement délicat, complexe et périlleux. Gérard Lecointe s’en sort à merveille ! Dans cette version de The Pajama Game, il a créé un trio piano, percussions, contrebasse et a enrichi les sonorités de ce combo par le jeu des chanteurs, leurs qualités vocales, dramatiques et instrumentales. The Pajama Game est un spectacle joyeux qui fait du bien ! La très belle scénographie de Marc Lainé et Stephan Zimmerli et les magnifiques costumes colorés de Marion Benagès ajouteant encore un esprit particulièrement POP et rafraîchissant à ce spectacle très réussi. Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 THE PAJAMA GAME Livret George Abbott, Richard Bissell Musique et chansons Richard Adler, Jerry Ross Basé sur le roman 7 1/2 Cents de Richard Bissell Direction musicale et arrangements Gérard Lecointe Mise en scène Jean Lacornerie, Raphaël Cottin Scénographie Marc Lainé, Stephan Zimmerli Lumière David Debrinay Costumes Marion Benagès Avec 10 chanteurs (jeu, chant, instruments) Dalia Constantin (saxophone), Marianne Devos (violon), Marie Glorieux (flûte), Vincent Heden (accordéon), Cloé Horry (violoncelle), Pierre Lecomte (clarinette), Mathilde Lemonnier (alto), Alexis Mériaux (trompette), Amélie Munier (saxophone), Zacharie Saal (saxophone) Entourés d’un trio de musiciens Gérard Lecointe (percussions), Sébastien Jaudon (piano), Daniel Romero (contrebasse) Crédit © M. Cavalca SPECTACLE VU AU THÉÂTRE L’AZIMUT Durée 2h sans entracte TOURNÉE Les 25 et 26 mars 2022, Le Grand R Scène Nationale La Roche-sur-Yon Les 29 et 30 mars 2022, Le théâtre de Saint Nazaire Scène Nationale

  • DakhaBrakha : concert pour l'Ukraine

    Une soirée qui ne marque pas la fin d’un rêve, mais le début d’un idéal plus vaste encore. Depuis plusieurs années, Laurence De Magalhaes, Stéphane Ricordel et toute l'équipe du Monfort ont tissés des liens si puissants avec les DakhaBrakha qu’ils ont été programmés très régulièrement dans ce théâtre, notamment à l’occasion du Festival Paris l’été. Être ensemble dans un moment de joie et de douceur Aujourd’hui, alors qu’ils ont pu quitté l’Ukraine pour se réfugier en France, il préparent un concert événement, Le Concert pour l’Ukraine, le lundi 28 mars à 20h30 au Monfort. Nous mêlerons nos plus belles énergies, notre soif d’utopie et d’action pour souhaiter la bienvenue aux DakhaBrakha et envisager un monde meilleur. Le Monfort Les DakhaBrakha est un groupe de trois musiciennes et un musicien ukrainiens, créé en 2004. Vêtu•e•s de costumes traditionnels et de hautes coiffes noires, ils transforment en musique actuelles, un répertoire de chants polyphoniques ukrainiens. Pendant des années, le groupe a arpenté les villages d’Ukraine pour collecter des chansons populaires avant qu’elles ne disparaissent à tout jamais. À coups de percussions, d’accordéons et de mélodies vagabondes et en mêlant des rythmes du monde entier, de l’Orient à l’Afrique, de l’Inde aux Balkans, ils modernisent ce patrimoine immense pour en faire une musique vraiment différente, une transe d’une beauté sidérante, résolument libre et engagée. En 2022, les DakhaBrakha poursuivent leur lutte contre le retour à l'ère Soviétique et la liberté de l'Ukraine. DakhaBrakha : Concert pour l’Ukraine THÉÂTRE Le Monfort Lundi 28 mars 2022 à 20h30 durée 1h30 Don à partir de 20 € L'ensemble des recettes de cette soirée seront reversées à la CROIX ROUGE française. Vous pouvez également faire un don directement.

  • Seul ce qui brûle

    L’histoire d’une passion entre lumières et ténèbres Je ne sais, cher et vénéré ami, si vous avez eu le terrifiant privilège de connaître la passion d’amour. C’est le plus vertigineux des abîmes dans lequel il soit possible à l’homme de descendre. Un abîme de flammes et de souffrances aiguës. Mais si quelqu’un se mêlait de vouloir sauver celui qui y est tombé, vous l’entendriez hurler comme si on lui arrachait la peau ! EXTRAIT, LETTRE DE SIGISMUND D’EHRENBURG AU SEIGNEUR DE BERNAGE « Il faut aimer et la seule mesure en amour, c’est la démesure » Seul ce qui brûle est le dernier roman de Christiane Singer qui était aussi essayiste et menait un travail d’accompagnement par le soin. Un roman en forme de conte initiatique à la fois spirituel et philosophique, d’une violence inouïe. Au moyen Âge, Sigismund, Seigneur d’Ehrenburg et sa jeune épouse Albe s’aiment d’un amour passionnel qui ne semble pas avoir de limite. Mais, prisonnier de cet amour possessif et soupconant son épouse d’adultère, il la condamne à subir un horrible châtiment qu’il souhaite, pire que la mort, jusqu’à ce que… Le sublime « jeu des mondes » pénètre le cœur si longtemps fermé de Sigismund. Nous croyons toujours tenir les rênes de nos vies quand, c’est la nature, elle seule qui nous mène. Julie Delille Les mystères de la création Julie Delille qui se voit plus comme une passeuse que comme une créatrice aime se servir d’œuvres dont la langue résonne en elle comme un chant qui l’élèvent et la transcende. Ce qui m’intéresse, c’est trouver le signe sous le texte. C’est tout ce qui n’est pas dit, entre les mots. Julie Delille En lisant ce roman, elle a eu un sentiment très fort de miséricorde. Et c’est à partir de cette révélation-là qu’elle senti le besoin de s’en emparer, de travailler à percevoir et à comprendre, derrière l’œuvre, le chant de l’autrice. Seul ce qui brûle est l’histoire d’une passion entre lumières et ténèbres, mais c’est aussi l’occasion d’assister au bouleversement des âmes et à la renaissance. Ce sont deux mues de deux êtres. L’une incandescente et l’autre consumante. La chute de Sigismund et sa renaissance, l’enfermement d’Albe et son élévation. Ces mues peuvent se comparer à une conversion, non pas à Dieu mais à ces forces qui nous traversent et qui nous font vivant. « celui qui fait sien son destin — aussi hostile et terrible soit-il — celui-là est libre » Christiane Singer Mais contrairement à ce que nous pourrions envisager au départ, Albe n’est pas le pauvre jouet d’un destin tragique et son parcours, celui d’une expérience d’humiliation et de soumission. Le choix de l’amour face à la haine Au creux de son corps, au fond de son être et au plus profond de son désespoir, en recréant les paysages de sa liberté, elle gagne une forme de salut intérieur, trouve la force de grandir et prend la mesure de son émancipation. Une expérience sensorielle « Une scénographie sans intention mimétique pour satisfaire au goût du mystère et au désir de beauté » Barbara Marczuk, chercheuse En collaboration étroite avec l’éclairagiste Elsa Revol, le compositeur Julien Lepreux et la scénographe Chantal de la Coste, Julie Delille a travaillé sur la force de la suggestion, en laissant de l’espace, du vide, du noir, et du temps afin que chacun puisse le remplir. Ce spectacle est présenté en deux parties. La première, très intense, est composée des lettres de Sigismund au seigneur de Bernage et l’autre - le journal d’Albe - est plus axé sur les étapes complexes du cheminement intérieur de l’épouse. « Une expérience émotionnelle intense qui ouvre la voie de l’âme » Ce conte initiatique, cette expérience théâtrale unique, à la fois rude, exigeante et exténuante, faites de lenteur et de silence, est aussi un spectacle d’une beauté et d’une grâce ahurissante. Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 Seul ce qui brûle D’APRÈS LE ROMAN DE Christiane Singer ADAPTATION Chantal de La Coste, Julie Delille MISE EN SCÈNE Julie Delille AVEC Laurent Desponds, Lyn Thibault SCÉNOGRAPHIE ET COSTUMES Chantal de La Coste LUMIÈRE Elsa Revol SON Julien Lepreux CRÉDIT ©Yannick Pirot Théâtre Gérard Philipe 59, boulevard Jules Guesde 93200 Saint-Denis Du 9 au 25 mars 2022 DU LUNDI AU VENDREDI À 20H30, SAMEDI À 18H30, DIMANCHE À 16H Durée 1h40 Autour du spectacle → Exposition Seul ce qui brûle, croquis de répétition de Cathy Beauvallet et Elsie Herberstein dans le hall et au 1er étage du théâtre. DIMANCHE 20 MARS À 15H30 → Garderie-atelier pour les enfants de 6 à 10 ans DU 23 AU 27 MARS 2022 À LA MC93

  • Zypher Z

    Après nous avoir fait découvrir le magnifique et subversif spectacle HEN de Johanny Bert, le festival MARTO nous réserve une sublime surprise en programmant pour sa clôture, ZYPHER Z, les 25 et 26 mars, au théâtre de Châtillon. La compagnie Munstrum, co-fondée en 2012 par Louis Arene et Lionel Lingelser est composée d’artistes très différents, comédiens, plasticiens, circassiens, marionnettistes,.. Cette compagnie, d’une créativité folle, a été créée autour du désir d’un théâtre ambitieux, innovateur, engagé, visuel et physique. Les mutations de notre monde Dans un univers rétro futuriste, rempli de robots, les animaux détiennent le pouvoir et les humains sont devenus une minorité. Alors que Zypher, un humain travaillant dans un institut de sondage très influent, assiste à un événement traumatique, il va donner naissance à un autre lui-même, un double qu'il nomme Z. La question du double « Se dédoubler, se dupliquer comme la mitose cellulaire. Engendrer un autre soi, c’est abolir la solitude intrinsèque de chaque existence ». Le double, c'est l'apparence du fantasme. Un être pulsionnel délivré du surmoi qui pourrait accomplir tout ce que l'on retient soi-même, tout ce que l'on contient. C’est le frère idéal, l'allié, le jumeau dont on a toujours rêvé, l'enfant qui sera plus parfait que soi ou encore l'amant, l'ennemi. Kevin Keiss, co-auteur Ce double, fantasme kafkaïen par excellence, va permettre de briser les interdits, de transgresser l’ordre établi et d’imposer même une révolution. Nous mettre face à nos propres monstres À l’aide de masques très proches de la peau humaine et du visage des acteurs, les traits des comédiens s’effacent pour devenir des figures un peu étrange, des surfaces de projections servant à décupler notre imaginaire et nous permettre une véritable plongée en nous-même, en nos propres monstres. Sur le plateau, les 6 comédiens - On dirait vraiment qu’ils sont 100 - danseurs, acrobates se servent des angoisses de notre monde et enchaînent les tableaux d’une beauté incroyable. Avec des costumes, des lumières et des effets spéciaux surprenants et géniaux, nous allons plongée dans un monde visuel, symbolique et sensuel. Un vrai catalyseur poétique et politique Entre l’humour fantaisiste de The Mask, le film de Chuck Russell, l’absurdité des Monty Python, et l’étude de l’inconscient de l’âme humaine d’un Lynch ou d’un Cronenberg, cette fable kafkaïenne et noire, ce spectacle total, cette transe joyeuse, cet opéra d’objets exubérants, bourré de symboles et d’inspirations, célébre un théâtre fou, effrayant et drôle. Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 Un spectacle monté comme une revue psychédélique où un humain et son double maléfique cotoient une diva éléphante, des robots hilarants et des animaux excentriques. ZYPHER Z Une création originale du Munstrum Théâtre conception Louis Arene, Lionel Lingelser & Kevin Keiss mise en scène Louis Arene texte Kevin Keiss & Louis Arene avec Louis Arene, Sophie Botte, Delphine Cottu, Alexandre Éthève, Lionel Lingelser, Erwan Tarletet la voix de Judith Chemla marionnettes Carole Allemand, Louise Digard, Sébastien Puech lumières Jérémie Papin en collaboration avec Victor Arancio costumes Colombe Lauriot Prévost assistée d’Eloïse Pons son & musique originale Jean Thévenin assisté de Ludovic Enderlen masques Louis Arene, Louise Digard & Carole Allemand scénographie Mathieu Lorry-Dupuy chorégraphie Yotam Peled assistanat à la mise en scène Maëliss Le Bricon photos © Jean-Louis Fernandez SPECTACLE VU LE 19 février au MONFORT THÉÂTRE TOURNÉE 2021/2022 6 AU 9 DÉCEMBRE 2021 À 20H - THÉÂTRE UNIVERSITAIRE DE NANTES (EN PARTENARIAT AVEC LE LIEU UNIQUE) (44) 18 ET 19 JANVIER 2022 À 20H30 - CHATEAUVALLON, SCENE NATIONALE (81) 25 AU 29 JANVIER 2022 À 20H ) - LES CÉLESTINS, THÉATRE DE LYON (69) 3 AU 19 FÉVRIER 2022 À 21H (RELÂCHES LES 6, 7, 13 ET 14) - LE MONFORT, PARIS (75) 1ER MARS À 20H30 ET 2 MARS 2022 À 19H30 - LE TRIDENT, SCÈNE NATIONALE DE CHERBOURG-EN COTENTIN (50) 15 AU 18 MARS À 20H ET 19 MARS 2022 À 18H - LE QUAI, CDN D’ANGERS - PAYS DE LOIRE (49) 25 ET 26 MARS 2022 À 20H30 - THÉÂTRE DE CHATILLON (FESTIVAL MARTO) (92) 4 ET 5 MAI À 20H ET 6 MAI 2022 À 19H - LE MANÈGE, SCÈNE NATIONALE - REIMS (51) (EN PARTENARIAT AVEC LA COMÉDIE DE REIMS - CDN)

  • Desiderata

    « L’identité de genre est ce que l’on ressent à l’intérieur de nous » À la naissance, nos organes génitaux déterminent notre genre « féminin » ou « masculin ». Mais l’identité de genre, c’est autre chose. Il s’agit du sentiment profond de qui on est. Et ce sentiment ne correspond pas toujours au sexe biologique. Ils sont 6 artistes de cirque, 6 acrobates, 6 hommes, 6 humains Ils viennent de France, d’Argentine, du Danemark… d’une famille nombreuse ou pas, ils aiment les femmes, les hommes ou les deux... et vont s’emparer de la question du genre. Des corps en l’air, des chutes, des rattrapes, des portés, des courses, des coups de gueule, des danses et des étreintes Dans ce spectacle, il n’y a pas une parole d’homme d’aujourd’hui, mais 6 paroles pleines de fureur, de joie, de tendresse et d’émotion qui risquent de bousculer nos certitudes, nos aprioris et nos croyances. 6 paroles portées avec le corps (à 7 ou 8 mètres de haut), les voltiges au portique coréen, à la bascule, en dansant, en chantant et laisser jaillir des textes aux points de vue différents, sensibles, complexes. il est question d’occuper le sol et l’espace aérien avec leurs corps, leurs mots, et leurs peurs, leurs hontes, leurs sensibilités, leurs vanités, leurs joies, leurs faiblesses... Sophia Perez qui a longtemps travaillé autour du thème de l’identité genrée avec des femmes a décidé de s’y atteler avec des jeunes hommes qui vont oser se livrer, s’écouter, se confronter et s’entendre. Avec ce spectacle vivant et vibrant de générosité, enivrant et bouleversant à la fois, on passe sans cesse de l’humour au désir, de la joie à la tristesse. On écarquille les yeux, la bouche entrouverte de bonheur et on regarde voler, danser, chanter, ces jeunes hommes merveilleux. Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 On en reçoit plein les yeux, et plein le cœur. Une mise en mouvement généreuse, libérée, intense. Sophia Perez Désiderata Compagnie Cabas Mise en scène Sophia Perez Avec Rémi Auzanneau, Hernan Elencwajg, Johannes Holm Veje, Tanguy Pelayo,Baptiste Petit, Martin Richard Chorégraphie Karine Noel Création musicale, régie son Colombine Jacquemont Création lumières, régie générale Vincent Van Tibeurgh Régie lumière Victor Munoz Crédit © Tom Neal, Sophia Perez L’Azimut - Théâtre Firmin Gémier / Patrick Devedjian, Antony 13, rue Maurice Labrousse – 92160 Antony Du mercredi 9 au samedi 12 mars Mercredi 9 à 20h30 jeudi 10 à 19h30 vendredi 11 à 21h samedi 12 à 16h Durée 1h10 Vous pourrez retrouver les acrobates de la compagnie CABAS et Sophia Perez pour la première de leur spectacle JUSTE UNE FEMME, le 11 mars à 19h à Houdremont, Centre culturel La Courneuve. PLUS D’INFO JUSTE UNE FEMME en tournée 13 et 14 mai 2022 : Cirk’Eole (Montigny les Metz/57) Fin mai 2022 : Poly’Sons (Vabbres l’Abbaye/12) Eté 2022 : Cirque à l’Est (Le Palc PNC/51), La Madeleine (Troyes/10) 9, 10 et 11 septembre 2022 : Village de Cirque / Coopérative De Rue et De Cirque (Paris/75) DESIDERATA en tournée 18 et 19 mars 2022 - Festival Up Espace Catastrophe, Bruxelles 23 et 24 mars 2022 - La Coursive, La Rochelle 1er et 2 avril 2022 - Théâtre de Privas 20 avril au 5 mai 2022 - Résidence Adaptation Circulaire Cité du Cirque, Le Mans 5 au 7 mai 2022 - Cit du Cirque, Le Mans 10 et 11 mai 2022 - Centre Culturel J. Drouet, Fougères 13 et 14 mai 2022 - Cirk’eole, Montigny les Metz 19 et 20 mai - Le Manège, Reims 23 et 24 juin - Festival 7 Collines, Saint Etienne

  • Le chômeur

    Malo et ses états d’âmes Malo est tombé au chômage comme on tomberait malade, une chute bouleversant son couple et sa vie sociale. Marginalisé, naviguant dans une société déroutante, comique par son absurdité et ses excès, Malo en est désormais persuadé : il doit obtenir un travail pour retrouver l'amour de sa vie. Le Slam résonne et le spectacle cartonne Le chômeur est une jolie comédie sociale, poignante, pleine de vérités et de poésies, remplie d’énergies et de créativités. Mais, en abordant les états d’âme de Malo sous forme de slam - une narration scandée de manière rythmée - cette jolie réflexion sur la place du travail dans notre société moderne est aussi l’occasion de découvrir une jeune troupe de comédiens talentueux. Du travail à l’amour et de l’amour au travail Enregistrés sur l’album instrumental Ostinati de Pierre Oberkampf, les textes, accompagnés par ces poèmes rythmés, battent la mesure et apportent un rythme effervescent. Mon cœur est disharmonique, Mon cœur est prose. Mon cœur diaphonique, mon cœur ecchymose. Le schéma amoureux utopique nous parait morose Quand le décor anomique se substitue au rose. EXTRAIT Avec un rythme débridé, Les scènes s'enchainent et le rire fuse Avec une scénographie très évolutive et sympathique, faites à partir de cubes colorés par Bulle Tronel, la détresse véritable et très juste de Malo est accompagnée par des personnages loufoques, en contradiction avec leur fonction. Avec un mélange de style détonnant, Le Chômeur est, à la fois, une fine satire, acerbe et comique sur le travail et une vision passionnante de la jeunesse sur notre monde actuel. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Le chômeur Une pièce d´Arnaud Patron Mise en scène Arnaud Patron Avec Paul Contargyris, Julia Letexier, Victor David, Etienne Audibert, Anne-Laure Hubert, Emilie Cren (altenance), Meaghan Dendraël Le Guichet Montparnasse 15 rue du Maine 75014 Paris Du 18 mars au 8 mai 2022 Les vendredis et samedis à 20h30 | Le dimanches à 16h30 Durée 1h20

  • Elle rêvait d'une ferme en Afrique

    Février 1959. Un producteur hollywoodien et sa comédienne rencontrent pour la première fois Isak Dinesen, de son vrai nom Baronne Karen von Blixen-Finecke. Il cherche à obtenir son soutien pour son nouveau projet : une adaptation théâtrale du livre de la Baronne, Une ferme en Afrique. Un chassé-croisé théâtral entre le monde d’Hollywood et la réalité d’une ferme en Afrique La pièce, enchâssée dans une interview de Karen Blixen par un journaliste va enchaîner les flash-backs où vont se mêler, le passé et le présent. Karen Blixen se dédouble, le mari et le producteur ne font qu’un, les lumières se tamisent, les sons changent et trois lieux distincts apparaissent : le restaurant new-yorkais, la ferme africaine et la scène vide d'un théâtre de Broadway. La transmission, la maladie, l’aventure de la vie Cette rencontre en forme de chassé-croisé théâtral, va devenir celle de deux mondes qui ne font qu’un, la fiction et la réalité. Une exploration qui va nous entraîner à la découverte de la vie intime et émotionnelle de Karen Blixen et mettre en exergue les différences entre l’être et le paraître. Elle rêvait d’une ferme en Afrique est une pièce étonnante qui cache, sous une comédie romantique, un spectacle bien plus complexe à la rencontre d’une personnalité atypique et forte. Avis de Foudart 🅵🅵 ELLE RÊVAIT D’UNE FERME EN AFRIQUE Un spectacle de René Fix, inspiré de Out to Africa de Karen Blixen Mise en scène de Claudia Morin Avec Claudia Morin Shelley, Julie Timmerman, Philippe Caulier, Clément Camara Collaboration artistique René Fix Scénographie Pascale Stih Conception lumière Philippe Sazerat Costumes Dominique Rocher Effets sonores René Fix Théâtre de l’Essaïon 6 Rue Pierre au Lard, 75004 Du 30 janvier au 22 mars 2022 Dimanche à 18h, lundi et mardi à 21h EN SAVOIR PLUS… Karen BLIXEN (1885/1962) La baronne Karen von Blixen-Finecke, née Karen Christentze Dinesen, est une femme de lettres danoise Elle est la fille de l'écrivain Wilhelm Dinesen (1845-1895). En 1895, atteint d'une syphilis non soignée, son père se suicide. Elle fait ses études à l'Académie royale des beaux-arts du Danemark de Copenhague, puis des études d'art à Paris et à Rome En 1914, elle épouse le baron Bror von Blixen-Finecke (1886-1946). Le jeune couple s'installe en Afrique, au Kenya où il achète une plantation de café, grâce à un important investissement financier de la famille de Karen. Peu après, Karen apprend qu'elle a contracté la syphilis (son mari volage la lui transmet). Cette maladie lui vaut des séjours prolongés en Europe afin de se faire soigner. En 1918, elle fait la connaissance du pilote anglais Denys Finch Hatton (1887- 1931). Il s'installe à la ferme de Karen, séparée de son mari. Il devient le grand amour de sa vie et l'encourage à écrire. En 1931, il la quitte pour l'aviatrice britannique Beryl Markham, puis meurt dans un accident d'avion. Elle prend les rênes de la ferme, aidée par son frère, Thomas Dinesen, de 1918 à 1923. Karen Blixen et son mari divorcent en 1925, mais restent en bons termes. En 1931, elle est ruinée et quitte l’Afrique pour ne plus jamais y revenir. De mauvaises conditions météorologiques plusieurs années de suite et la crise économique mondiale l'ont contrainte à vendre sa ferme. De retour au Danemark, elle se consacre à l'écriture. Après de nombreux refus, ses Sept contes gothiques (Syv fantastiske Fortællinger) sont enfin acceptés en 1934 par un éditeur américain. Karen Blixen décide de les publier sous le pseudonyme d'Isak Dinesen. La Ferme africaine (Den afrikanske Farm) dont est tiré le film Out of Africa (1985) sort en 1937. Au début de la Seconde Guerre mondiale, elle écrit régulièrement sur la guerre. Elle publie Les Contes d'hiver (Vinter-Eventyr) en 1942. En 1958, elle publie le recueil Anecdotes du destin (Skæbne- Anekdoter), comprenant notamment Le Festin de Babette, porté à l'écran en 1987. Le film a obtenu l'Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1988. Sous son nom ou sous les pseudonymes de Osceola, Isak Dinesen et Pierre Andrézel, on lui doit plusieurs ouvrages. Connaissant de graves problèmes de santé, elle subit deux opérations et finit sa vie invalide. Elle a écrit jusqu'à sa mort, à l'âge de 77 ans.

  • Le Courage de ma Mère.

    L'histoire d'une femme revenue de l'enfer Budapest, 1944. Sortie pour aller jouer au rami chez sa sœur, une femme est arrêtée et envoyée vers Auschwitz. À la frontière polonaise, elle est libérée par un incroyable concours de circonstances. Et rentre chez elle. Seul dans son studio d’enregistrement, son fils, l’écrivain Georges Tabori incarné par Roland Timsit, recrée cette histoire et invente des univers sonores. Est-elle encore vivante, cette mère dont il ne parle qu’au passé ? David Ajchenbaum s’empare du texte dialogué de Georges Tabori, traduit par Maurice Taszman pour en faire un vrai travail créatif, une véritable partition composée à l'unisson avec Nicolas Martz, créateur sonore et Roland Timsit, comédien. À l'aide de micros, Roland Timsit jouera tous les personnages de la pièce. Sa voix naturelle se mêlant à sa voix enregistrée, déformée ou non, à la pédale loop pour donner un seul en scène étonnant, vivant et sonore. Le courage de ma mère. L'histoire d'une femme revenue de l'enfer en forme d'anecdote ou de conte ? Dans Le Courage de ma Mère, George Tabori procède à ce que j’appellerai une anecdotisation. Il nous est impossible de savoir ce qui est vrai ou faux dans ce qu’il nous raconte, de savoir ce qui fait partie de ses vrais souvenirs, ou ce qui est une construction dramaturgique. À partir de cette histoire racontée de façon quotidienne, Tabori évoque en miniature toute l’histoire de la Shoah : les voisins qui deviennent des ennemis, l’État qui devient un danger, les hommes traités comme des animaux, la culpabilité des survivants, l’incrédulité de ceux qui, presque tranquilles, sont restés chez eux. Cette anecdotisation permet à Tabori de théâtraliser la Shoah, de la faire entrer sur scène. David Ajchenbaum Le courage de ma mère parle de la Shoah, bien sûr, mais par sa construction unique et intelligente, toute la poésie et la force du texte sont, parfaitement, mises en valeur et le sujet en devient intemporel. Il nous touche tous, de façon universelle. Ce que Tabori met en jeu, finalement, c'est la façon dont nous sommes tous traversés par les tragédies de nos parents. Le courage de ma mère est un spectacle vibrant d'émotion, mais aussi d'humour et de délicatesse. Un spectacle unique au sujet dur, mais toujours rempli d'optimisme. Un seul en scène, puissant, porté magnifiquement par Roland Timsit, inspiré et impliqué. Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 LE COURAGE DE MA MERE Traduction Maurice Taszman Texte publié aux Éditions Théâtrales Mise en scène David Ajchenbaum Avec Roland Timsit Et la voix de Marion Loran Assistante à la mise en scène Deborah Földes Scénographie et lumières Esteban (Stéphane Loirat) Son Nicolas Martz Crédit photo (c) Karine Letellier Durée : 1h15 Théâtre la Reine Blanche 2 bis passage Ruelle, Paris 18ème Du 9 mars au 16 avril 2022

  • À l’abordage !

    La conversation sublime d’une autrice d’aujourd’hui avec le XVIIIe siècle. Emmanuelle Bayamack-Tam propose dans une langue d’aujourd’hui, une relecture jubilatoire de l’utopie formulée trois siècles avant par Marivaux, Le triomphe de l’amour. Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 Un jardin, havre de paix, farouchement coupé du monde; un maître à penser charismatique dirigeant les faits et gestes de sa petite communauté autarcique. Deux femmes travesties en hommes vennant conquérir leur être aimé, un tout jeune homme dangereusement protégé de l’amour. L’envie était de garder les grands mouvements, les archétypes, les figures présents dans la pièce de Marivaux, et d’écrire une toute nouvelle pièce avec ces éléments en tête...Clément Poirée Comment vivre pour échapper aux dérives et aux périls de notre monde globalisé ? Comment se libérer de nos peurs ? Comment conquérir son désir ? Comment faire triompher l’amour ? Un bijou d’écriture Quand une jeune autrice contemporaine, inspirée, rencontre un immense auteur classique, cela donne un théâtre vif, brillant et intelligent aux multiples références. Un pamphlet sociétal, parfaitement fidèle à l’esprit de Marivaux, en étant d’une modernité implacable. Clément Poiré s’est emparé de ce très beau texte et a été, manifestement, merveilleusement inspiré. La scénographie sublime, tout en transparence et la mise en scène donne la sensation de découvrir, presque en cachette, l’intimité de ces personnages « haut en couleur ». Ici les portes ne claquent pas (il n’y en a pas) Mais les comédiens envahissent l’espace de toute part et sont éblouissants. Intrigue, supercherie, manigances, humour et romantisme David Guez, parfaitement ingénu en héros romantique et Louise Grimberg (magistrale) sont entourés par une bande de cinglés ahurissants, de fous lumineux et créatifs. La plus profonde, la plus simple, la plus parfaite et la première des lois est celle de l’amour. Un homme sans qualités, Robert Musil, trad. Philippe Jaccottet, éd. du Seuil, 1958 À l’abordage ! est un immense coup de cœur. Une pièce géniale, folle, jubilatoire, subtile et intelligente. Une vision très juste de la société et des rapports humains. L’amour coûte que coûte, à tout prix et éperdument. À l’ABORDAGE ! Texte Emmanuelle Bayamack-Tam D’après Le Triomphe de l’amour de Marivaux Mise en scène Clément Poirée Avec Bruno Blairet, Kinbote François Chary, Arlequin Sandy Boizard, Theodora Joseph Fourez Dimas, Louise Grinberg Sasha, David Guez Ayden, Elsa Guedj Carlie Collaboration à la mise en scène Pauline Labib-Lamour Crédit © Morgane Delfosse Le texte À l’abordage ! d’Emmanuelle Bayamack-Tam est publié aux Éditions P.O.L. THÉÂTRE LA TEMPÊTE EN TOURNÉE Saint-Cloud (92) Les 3 Pierrots 17 mars 2022 Colombes (92) L'Avant-Seine 22 mars 2022 Corbeil-Essonnes(91) Le Théâtre 25 mars 2022 Dieppe (76) Dieppe Scène Nationale 28 > 29 mars 2022 Saint-Michel-sur-Orge(91) Espace Marcel Carné 1er avril 2022 Amiens (80) Comédie de Picardie 5 > 7 avril 2022 Durée estimée 2h15

  • Les groupes Peemaï et Gayam 16 : Gaga Gundul

    Les 4 artistes du groupe Peemaï qui puisent leur inspiration dans les musiques d’Asie, du Laos à l’Indonésie autant que dans la culture urbaine et Jazz, se réinventent sans cesse. En s’inscrivant souvent dans une démarche d’échange et de partage avec des musiciens venus d’ailleurs, ils proposent une musique joyeuse, inventive et sans frontière. Une musique dans laquelle les rythmes hypnotiques lancinants traditionnels se mêlent joyeusement aux sons du Jazz et de l’électronique. Avec le collectif indonésien, Gayam 16, un orchestre de Gamelan - orchestre traditionnel javanais de percussions accordées, est né Gaga Gundul, un mystérieux géant qui, en croisant les cultures et les musiques, a décidé de reprendre en main le destin de l’humanité et d’unir les peuples. Vivre un concert de Peemaï, c’est faire voyager ses oreilles là où elles ne s’y attendent pas. [...] Le miracle c’est un son exactement collectif. Très insolite et joliment insolent. Alex Dutilh, journaliste de Jazz Une rencontre avec le gamelan Le gamelan est un instrument collectif de part le caractère non-autonome des instruments (à l’inverse des instruments des orchestres occidentaux), c’est la rencontre et l’expérience commune qui sont la règle. Le gamelan « partitionne » la partition La ligne mélodique, aux parties imbriquées les unes dans les autres, est partagée entre les instrumentistes et la virtuosité résulte d’une coordination collective. Alex Grillo, percussionniste Le gamelan est composé essentiellement de percussions : gongs, cymbales, métallophones (saron, peking, demung, slentem, gender), xylophones (gambang) et tambours de divers types (ciblon, kendang). La musique de gamelan fonctionne de façon cyclique. Un cycle complet commençant et se terminant par le gong ageng, instrument fondamental de cette musique. Une fusion joyeuse entre musique du monde et groove Jazzy enivrant Gaga Gundul est un mélange musical unique et détonnant, le fruit créatif d’un travail collectif. Un set musical généreux, une expérience savoureuse à la rencontre de deux univers, deux cultures. Un spectacle et un album qui sont à découvrir absolument ! Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Gaga Gundul PEEMAÏ GAYAM 16 Avec Hugues Mayot, Gilles Coronado, Alfred Vilayleck, Franck Vaillant, Avyana Destyasti Lintang, Sudaryanto, Azis Rifkyanto, Bevy Hanterisk Crédit image Félicie Bernard, Samuel-Berthet Un concert vu au Musée Guimet, le 5 mars 2022 Plus d’info Quelques dates prochaines • Du 7 au 9 mars 2022 – ISDAT – Toulouse [31] Master class gamelan & concert avec Gayam 16 • Du 10 au 12 mars 2022 – La Casa Musicale – Perpignan [66] Résidence de création & concert avec Gayam 16 • Du 13 au 15 mars 2022 – Cité des Arts – Montpellier [34] Master class gamelan & concert avec Gayam 16 • Le 18 mars 2022 – Festival Détours de Babel – Grenoble [38] Concert avec Gayam 16

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