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- Sans filtre
Après les pistes de ski et le monde de l’art, c’est au tour de l’univers de la mode d’être croqué par Ruben Östlund. Partant comme toujours de sa propre vie, le réalisateur continue son étude sociologique de notre époque avec une farce acerbe en forme de triptyque désespéré. Après la Fashion Week, Carl et Yaya, couple de mannequins et influenceurs, sont invités sur un yacht pour une croisière de luxe. Mais pourquoi le capitaine refuse de sortir de sa cabine ? Que va-t-il se passer quand une tempête se lève et va bousculer l’équilibre feutré de cet espace préservé. Le pouvoir de l’appartenance Il est étonnant de voir à quel point un navire au milieu de la mer peut-être à ce point révélateur de tout un équilibre sociétal. Que l’on soit invité ou client, que l’on dirige le bâtiment ou que l’on y travaille, toutes les strates de la société y sont représentées. Tout comme l’étonnant spectacle, Architecture de Pascal Rambert, Ruben Östlund s’empare de cet univers symbolique pour montrer toute la fragilité d’un équilibre, en apparence parfaitement stable et harmonieux. Si un événement bouscule cet ordre des choses qui semble si naturel, très vite, une autre réalité, un autre équilibre apparaît modifiant complètement notre vision du monde. Les faibles deviennent forts, les puissants deviennent faibles, mais l’homme, quoi qu’il arrive, reste désespérément le même avec ses failles et ses fragilités. Cette comédie Marxiste qui semble tout droit sortie de l’univers des films sulfureux des années 70, aussi drôle qu’effrayante, aussi loufoque que politique est un pamphlet âpre, décoiffant et sidérant. Un objet cinématographique renversant ! Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 SANS FILTRE Un film de Ruben Östlund Avec Harris Dickinson, Charlbi Dean, Woody Harrelson, Vicki Berlin, Henrik Dorsin, Zlatko Burić, Jean-Christophe Folly, Iris Berben, Dolly De Leon SORTIE LE 28 SEPTEMBRE 2022 Suède, Allemagne, France & Danemark • 2022 • Durée 2h22 Prix / Festival : Palme d'Or du Festival de Cannes 2022
- Le soleil de trop près
« Un vrai coup de foudre artistique » C’est après une rencontre, un véritable coup de cœur, avec son futur acteur Clément Roussier que Brieuc Carnaille a eu suffisamment d’énergie pour se lancer dans l’aventure de son premier film « j’ai été percuté par le regard et par la musicalité de Clément. Il y a chez lui autant de fantaisie que de profondeur, et une vraie singularité ». À sa sortie d’hôpital psychiatrique, Basile se réfugie chez sa sœur Sarah. Elle est sa seule famille et sa plus grande alliée pour se reconstruire. Aussi flamboyant qu’instable, Basile parvient à trouver du travail et rencontre Élodie, une jeune mère célibataire : il se prend à rêver d’une vie « normale »… Tout n’est qu’une question de dosage ! L’équilibre mental de Basile, schizophrène, repose sur un savant mélange de molécule et pourtant, comme la plupart des malades, il ne cesse d’arrêter son traitement. Les délires et hallucinations revenants de plus belles. Une ode solaire et poétique Brieuc Carnaille nous livre un premier film très intime et très dense, le portrait d’un être à part « un pirate, un magicien » au charme certain, son lien indéfectible avec sa sœur, son combat pour exister et s’insérer dans la société « j’avais à cœur de trouver l’équilibre entre le réel et l’imaginaire, le réalisme et la poésie ». La performance incroyable et subtile de Clément Roussier, est certainement pour beaucoup dans la réussite de ce film. Son regard, sa présence magnétique, son énergie et sa profondeur, nous faisant ressentir une empathie profonde à son égard « Clément me fait aussi penser à Belmondo, il a un corps, quelque chose de très physique ». Mais la détermination et l’énergie très « terrestre » de Marine Vacth et la douceur de Diane Rouxel, l’accompagnent à merveille. « Je crois fermement que les malades schizophrènes éclairent le monde » Ce très joli film, élégant et superbement éclairé, très ancré dans le réel, mais aussi rempli de poésie et de magie, est une ode solaire et lumineuse qui nous permet d’ouvrir notre esprit et notre cœur et d’humaniser une maladie psychiatrique que nous connaissons assez peu, mais qui reste effrayante. Avis Foudart 🅵🅵🅵 LE SOLEIL DE TROP PRÈS Un film de Brieuc Carnaille Avec Clément Roussier, Marine Vacth, Diane Rouxel, Hakim Faris, Léon Durieux, Corentin Fila Photo © Patrice Terraz Au cinéma le 28 septembre 2022 Drame • 2021 • Français, Belge • 90 minutes Festival de Cabourg 2022, Festival du Premier Film d’Annonay 2022
- Vacances
Un mystère Le premier film de Béatrice Sebbah de Staël et Léo Wolfenstein qui surfe, mais hésite aussi entre film de genre et film noir dramatique, nous permet de découvrir Géraldine Nakache sous un prisme nouveau, un rôle bien plus sombre et énigmatique que d’habitude « un film qui me permet de sentir, ressentir, observer… et puis me taire, c’était une petite nouveauté pour moi et des situations qu'on ne m'offre pas souvent à jouer ». Pour la première fois, Marie passe des vacances seule avec ses enfants, sans son mari. Un soir, perdue, elle se laisse séduire par un jeune homme étrange et fascinant qui l'attire… « Jouer une mère, raconter cette histoire, même si ça semblait très loin de moi, c'était le bon moment ». Géraldine Nakache est parfaite dans ce rôle de femme torturée, mais ce film reste, tout de même, un mystère. Qui est vraiment Marie ? Qui est son mari ? Après une première partie assez laborieuse où le film joue avec le suspense, le film prend des allures intéressantes quand on réalise que la femme solitaire dites « la folle », vêtue de vêtements du passé, est finalement bien plus normale que ce que l’on pouvait croire… un peu trop peut être ? Vacances passe alors du plus pur film de genre à un film sur la sororité et l’émancipation des femmes et finit par aborder des thèmes très actuels : le couple, la maternité, la charge mentale… et les hommes toxiques. « Je voulais écrire sur ce paradoxe de la maternité » « Quand je suis devenue mère à mon tour, j'ai découvert une grande mélancolie. Je me suis attachée à ce mystère qu'était la joie phénoménale d'avoir des enfants, mêlée à l'angoisse engendrée par le fait d'être tout le temps avec des enfants ». Béatrice Sebbah de Staël qui a mis beaucoup de temps à écrire son film a-t-elle ajouté du suspense pour convenir à son co-realisateur Léo Wolfenstein ou a repondu à des attentes de production ? Pourquoi les deux styles principaux du film qui auraient pu fonctionner séparément, ne s’imbriquent-ils pas ? Le résultat final montre, peut-être, tout simplement, les limites de la co-réalisation quand les deux réalisateurs•trices sont trop différents ou n’ont pas un réel projet artistique commun. Avis Foudart 🅵 VACANCES Un film de Béatrice SEBBAH DE STAËL et Léo WOLFENSTEIN Avec Géraldine NAKACHE, Andranic MANET , Béatrice SEBBAH DE STAËL, Malonn LÉVANA, Zélie RIXHON, Elvis ASSERAF, Valérie TRAJANOVKI et Sophie VERBEECK Au cinéma, le 28 septembre 2021 / France / Durée 105 min
- Smile
Venez assister au rendez-vous qui a bouleversé la vie de Charlie Chaplin…avec une pièce de théâtre en noir et blanc, pour la première fois en France. Septembre 1910. Un bar du Nord de Londres. Un jeune homme amoureux est en retard. Une jeune femme s’impatiente. Un barman s’apprête à réaliser son rêve... Il y a quelques années, avec La Rose pourpre du Caire, le très joli film de Woody Allen, on a été étonné de voir le personnage sortir de l’écran. Aujourd’hui, avec Smile on est plongé dans l’univers d’un film muet, en noir et blanc. L’idée est tellement sympathique que pendant les 15 premières minutes, on se retrouve, sans même sans apercevoir, complètement attendri, avec le sourire aux lèvres. Arriver à nous transmettre cette sensation est, en soit, déjà une véritable prouesse et ça fonctionne grâce aux maquillages et aux costumes très étudiés, au décor réussi et aux objets soigneusement choisis. Pour compléter le tout, si la pièce avait été muette, le résultat aurait probablement été fantastique. Mais ce challenge a, peut-être fait peur. La parade a donc été de mêler les styles. La pièce est jouée trois fois avec les trois points de vue, des trois personnages, les autres devenants muets, à tour de rôle. L' idée est bien, mais donne, quand même, une sensation de sacrée longueur. Quel dommage car les comédiens sont excellents avec, en tête, la prestation d’Alexandre Faitrouni qui a une façon de bouger et même de trembloter qu’on adore et le rire, absolument charmant, de Pauline Bression. La dernière partie, quand a elle, instructive en terme dramaturgique, n’est pas non plus indispensable et aurait pu être écourtée. Troublante de vérité, avec son joli décor évolutif et son culot, Smile est une jolie pièce charmante, un pari réussi… mais avec pas mal de bémols. Avis Foudart 🅵🅵 SMILE Une pièce de Nicolas Nebot et Dan Mesnasche Mise en scène Nicolas NEBOT Avec Pauline Bression, Dan Menasche, Alexandre Faitrouni et Grant Lawrens, en alternance Photos (non retouchées et en couleurs) Jeremy Nebot La Nouvelle Eve Du 15 septembre 2022 au 23 décembre 2022 Du jeudi au samedi à 19h30 https://youtu.be/0IJHNywpoyw
- Max
La toute première star d’un art naissant : le cinéma Max fait du ski, Max veut grandir, Max trouve une fiancée… Max Linder, l’étoile d’un peu avant et d’un peu après la grande guerre, le roi de la tarte à la crème. Celui qui a trouvé la gloire au cinéma, en faisant du patin à glace sur un lac gelé, qui a été adulé dans le monde entier puis laminé par le géant Hollywood, a fini par disparaître de la mémoire collective. Jusqu’a ce que… Maud, sa fille unique, ait soufflé tout doucement l’idée de faire renaître Max à Stéphane Olivié Bisson. « Ce texte est pour moi tout à la fois un conte, allègre et espiègle, une fable noire d’une enfance entre deux eaux qui se prolonge bien au-delà de l’enfance, mais aussi un chant funèbre cent fois recommencé ». Jaquette, chapeau de soie, haut de forme, souliers vernis et gants de noce Jérémy Lopez, seul en scène, se glisse littéralement dans la peau de Max Linder et reconstruit par le menu, le fil de son existence, sa gloire et ses ténèbres, jusqu’à sa mort en 1925. « Je suis heureux que Jérémy Lopez, dont j’admire le funambulisme qui sied aux héros, ait exprimé si fort son désir de se glisser dans le costume de Max ». Avec un texte merveilleusement ciselé alliant anecdotes et sentiments, avec une mise en scène sublime, tout en nuance de lumière et un moment magique, faisant revivre totalement devant nos yeux éblouis, en live, le cinéma muet, Jeremy Lopez virevolte dans les sens et compose un personnage plus vrai que nature, entre rires et larmes, éblouissant ! Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 MAX ÉCRITURE ET MISE EN SCÈNE STÉPHANE OLIVIÉ BISSON AVEC JÉRÉMY LOPEZ (DE LA COMÉDIE-FRANÇAISE) Crédit Giovanni Cittadini Cesi THÉÂTRE DU ROND-POINT 20 SEPTEMBRE – 9 OCTOBRE 2022 DU MARDI AU SAMEDI 20H30 • DIMANCHE 15H30 • DURÉE 1H30 TOURNÉE 18 — 20 OCTOBRE 2022 LA COMÉDIE DE PICARDIE / AMIENS (80) 22 — 25 FÉVRIER 2023 THÉÂTRE COMÉDIE ODÉON / LYON (69) 5 — 8 AVRIL 2023 THÉÂTRE NATIONAL DE NICE (06)
- Les règles du savoir-vivre dans la société moderne
Une fantaisie drolatique, un peu effrayante Dès l’instant déjà si mondain de sa naissance, il s’agit de connaître, d’apprendre à tenir son rang et de respecter les codes qui régissent l’existence. Il s’agit enfin de contrôler ses peines, de pleurer en quantité nécessaire et relative, de juger de l’importance de son chagrin et toujours, dans les instants les plus difficiles de la vie, d’évaluer la juste part qu’on leur accorde. Jean-Luc Lagarce Avis de Foudart 🅵🅵🅵 Avec Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne, Jean-Luc Lagarce s’est amusé en reprenant le texte du manuel de bonnes manières, écrit en 1889, par la baronne de Staffe. En commentant et faisant des paraphrases, il détourne de façon très juste ce texte un peu désuet - c’est le moins que l’on puisse dire - et en fait un pamphlet ironique et drôle. Une critique acerbe de la société qui donne un soufflet au conformisme. La naissance, le baptême, les fiançailles, le mariage, les noces d’argent et d’or, et le deuil Tous ces événements familiaux, remplis de conventions sont ici expliqués dans les moindre détails afin de correspondre au bon ordre moral. C’est la quatrième fois que Catherine Hiegel et Marcial di Fonzo Bo collaborent. Catherine est une femme libre et engagée qui donne une sorte de décalage au texte de Jean-Luc. Elle arrive à planter les règles avec une conviction désarmante, tout en créant un espace de liberté, d’humour qui permet de mettre en perspective la rigueur des propos. Marcial di Fonzo Bo Catherine Hiegel, en conférencière désabusée, s’empare du texte de Lagarce pour en faire le sien. Ces apartés, ces hésitations et son humour « pince sans rire » font merveilles. Humanisme et émotion Elle donne au personnage une humanité très forte, de l’émotion, des éclats de lucidité. Et une grande intelligence dans tous ses partis pris pour l’interpréter. Marcial di Fonzo Bo Une conférence - spectacle brillante Délicieusement et délicatement mis en scène par Marcial di Fonzo Bo, Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne, est un spectacle qui donne un belle gifle au monde d’avant et qui montre clairement le chemin qui est encore à Parcourir La fête des fiançailles se passe en famille, dans une intimité rigoureuse. Les amis de la veille, ce qu’on appelle les connaissances n’ y assistent pas. On n’expose pas le bonheur ingénu de la jeune fille, ses joies rougissantes, aux yeux et commentaires, car commentaires à craindre, on n’en saurait douter, aux yeux et commentaires des indifférents et des cyniques. EXTRAITS Il y a des fiancées qui ont peur des perles, parce qu’elles s’imaginent qu’elles présagent des larmes. C’est crétin, mais on ne peut commencer dès le jour des fiançailles à le dire. EXTRAITS LES RÈGLES DU SAVOIR-VIVRE DANS LA SOCIÉTÉ MODERNE DE JEAN-LUC LAGARCE MISE EN SCÈNE MARCIAL DI FONZO BO AVEC CATHERINE HIEGEL Photo ©Vladimir Vasilev THÉÂTRE DE LA PORTE SAINT-MARTIN (PETIT SAINT-MARTIN) 18, boulevard Saint-Martin - 75010 Jusqu'au 14 janvier 2023
- L’Importance d’être constant
Deux dandys de la haute société Londonienne découvrent qu’ils ont recours au même stratagème pour mener une double vie : ils s’inventent chacun un faux frère malade qui leur sert d’alibi, afin de satisfaire leurs escapades libertines. Mais l’amour vient à s’en mêler, et il leur faudra faire un choix. Aussi fin qu’un Marivaux, aussi drôle qu’un Molière, aussi acide qu’un Goldoni En adaptant cette pièce d'Oscar Wilde, Pierre Arcan, a su trouver les mots justes et nous offre un bijou pastichant l’époque victorienne. Oscar Wilde signe ici son plus grand chef-d’œuvre comique. Une symphonie de mots d’esprits, de quiproquos et de péripéties, ciselée dans une langue chatoyante et raffinée. Arnaud Denis L’importance d’être constant est une pièce très drôle, teintée de cette humour anglais inégalable. Une joute verbale magnifique Un bijou de finesse et d’élégance, merveilleusement mis en scène par Arnaud Denis. Dans un très joli décor et de magnifiques costumes, l’innocence, la goujaterie, mais aussi, les valets et autre curés se côtoient dans une farce aussi drôle que romantique. Au cœur de cette joyeuse bande délurée que compose Delphine Depardieu, Arnaud Denis et Jeoffrey Bourdenet, Evelyne Buyle avec son interprétation, son rythme et sa diction, est tout simplement magistrale. L’Importance d’être constant. La sensation d’avoir vu un pur bijou dans un écrin magnifique. Une des meilleures pièces de l’année, au Théâtre Hébertot. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 L’Importance d’être constant Une pièce d’Oscar Wilde Adaptation Pierre Arcan Mise en scène Arnaud Denis, assisté d’Ariane Echallier Avec Evelyne Buyle, Jeoffrey Bourdenet, Delphine Depardieu, Arnaud Denis, Nicole Dubois, Marie Coutance, Jean-Pierre Couturier, Gaston Richard, Fabrice Talon Photo Thomas Braut Théâtre Hébertot À PARTIR DU 20 SEPTEMBRE 2022
- Festival Cadences
C'est parti... Pour la passion de La danse ! Autour du Théâtre Olympia (Nouvelle scène nationale) à Arcachon, c’est huit villes qui s’unissent autour de l’art chorégraphique et de la danse. La richesse et la diversité de la danse Pendant cinq jours, du 21 au 25 septembre 2022, un foisonnement de styles se conjugueront pour témoigner de la richesse de la danse d’aujourd’hui. Ballet Preljocaj, Ambigus Dance Company, Mourad Merzouki, Art Move Concept En plus des animations dans l’espace public, un Grand Bal Chorégraphique ouvert à tous, la traditionnelle Barre sur la plage animée Marie-Claude Pietragalla, des nouvelles créations, des premières en France, des compagnies de renommée internationale, mais aussi des jeunes compagnies, rythmeront ce festival. FESTIVAL CADENCES Direction artistique Benoît Dissaux ARCACHON Du 21 au 25 septembre 2022 LES GRANDES SOIRÉES « WINTERREISE » BALLET PRELJOCAJ Mercredi 21 septembre • 21h • Théâtre Olympia « BODY CONCERT » AMBIGUOUS DANCE COMPANY Jeudi 22 septembre • 21h • Théâtre Cravey (La Teste) « QUERENCIA» CIA ANTONIO NAJARRO Vendredi 23 septembre • 21h • Théâtre Olympia « ANOPAS » ART MOVE CONCEPT Samedi 24 septembre • 21h • Théâtre Olympia « LA LEÇON » THÉÂTRE DU CORPS PIETRAGALLA-DEROUAULT Dimanche 25 septembre • 21h •Théâtre Olympia LES TEMPS FORTS & NOUVEAUTÉS 2022 CRÉATION RÉGIONALE CIE AUGUSTE BIENVENUE Vendredi 23 septembre • 19h •Espace Lucien Mounaix, Biganos BARRE SUR LA PLAGE ANIMÉE PAR MARIE-CLAUDE PIETRAGALLA Dimanche 25 septembre • 11h30 • Front de Mer DANSE L’EUROPE Dimanche 25 septembre • 12h30 • plage centrale BAL CHORÉGRAPHIQUE DE SYLVAIN GROUD Dimanche 25 septembre • 18h • Halle du Port LES ESCALES CHORÉGRAPHIQUES 8 scènes du territoire ouvrent leurs portes au Festival Cadences : La Teste de Buch, Le Teich, Biganos, Mios, Marcheprime, Andernos-les-Bains, Lacanau, Lège Cap Ferret Les 23, 24 et 25 septembre
- Écho
« Je suis Sappho et Mme Bovary. Je suis Phèdre et Dalida, Eurydice et Ysé Yseult… » Vanasay Khamphommala, la dramaturge, écrivaine, performeuse travaille avec sa compagnie Lapsus chevelü à « transphormer le monde ». Après Orphée Aphone, Vanassay s’empare du mythe de la nymphe Écho et de sa rencontre amoureuse impossible avec Narcisse, pour mettre un terme définitif au chagrin d’amour. Musique, danse, performance et rituel « Je suis mort.e de chagrin d’amour, mort.e de ne pas avoir su dire son amour ». Tout comme Écho décrite par Ovide dans ses Métamorphoses , La comédienne, passionnée de musique et de chant, perd la voix, et interroge l’étrange fascination de la culture érotique occidentale pour la souffrance amoureuse, plus particulièrement celle des femmes. ເຮົາຊອກຫາສຽງໃຫມ່ À l’unisson, la comédienne et chanteuse célèbre Natalie Dessay, la dominatrice Caritia Abell et le performer survolté Pierre-François Doireau vont donner de la voix, chercher la voix et former un écho universel et poétique, aussi enchanteur que décoiffant. Faut-il mourir pour renaître ? Pour se libérer ? Avec une scénographie sublime de Caroline Oriot, se servant de notre mémoire pop, dramatique et littéraire, ce spectacle éblouissant à en mourir, comme on inventerait une langue, une voix nouvelle, nous permettra, peut-être (ou peut-être pas…) de nous libérer de nos chagrins d’amour ? Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 ÉCHO Un spectacle-performance de VANASAY KHAMPHOMMALA Avec Caritia Abell, Natalie Dessay, Pierre-François Doireau, Vanasay Khamphommala et la participation de Théophile Dubus Crédit © Pauline Le Goff Les plateaux sauvages THÉÂTRE ET PERFORMANCE 19 > 24 SEPTEMBRE LUNDI-VENDREDI À 19H / SAMEDI À 16H30 • À PARTIR DE 16 ANS – DURÉE ESTIMÉE 1H30 *AVERTISSEMENT* LA PERFORMANCE COMPORTE DE LA NUDITÉ ET DES ACTIONS SUSCEPTIBLES DE HEURTER LA SENSIBILITÉ DE CERTAIN·E·S SPECTATEUR-ICES. TOURNÉE Du 4 au 7 octobre 2022 au Théâtre Olympia - CDN de Tours Du 18 au 22 octobre 2022 au TnBA - Bordeaux Du 6 au 7 décembre 2022 à la Halle aux Grains - Scène nationale de Blois Du 13 au 14 décembre 2022 à la MCA - Scène nationale d'Amiens
- Le BurenCirque sur le parvis du Monde Arabe
Et si Daniel Buren n’était jamais là où on l’entendait ? Après avoir investi, en 1986, la Cour d’Honneur du Palais-Royal de ses colonnes, à l’initiative de Jack Lang, ministre de la Culture, Daniel Buren et son cirque Le Burencirque, s'installe à Paris sur le parvis de l’Institut du monde arabe, dès le 22 septembre. Le public sera invité à circuler entre trois « cabanons » inspirés de l’architecture foraine, conçues par Daniel Buren, où se dérouleront simultanément trois spectacles différents. Ni tableau, ni sculpture, ni architecture, ni décor Celui qui n'a jamais été là où on l'attendait. Celui qui a toujours installé, de part le monde, ses œuvres « in situ », soulignant, contrariant ou mettant en valeur les lieux qui les accueillent. Entre voltiges, danse, musique et fabrique d’images « Il y aura non seulement et objectivement trois types de spectacles différents tous allant dans le même sens mais de surcroît, selon que le public ait commencé par le rouge, le jaune, ou l’orange, psychologiquement l’interprétation de l’ensemble pourra s’en trouver chamboulée » Daniel Buren, après avoir conçu ces trois cabanons-chapiteaux s'intégrant parfaitement à l'œuvre de Jean Nouvel et abritant son cirque contemporain Le BurenCirque, créé en collaboration avec deux artistes pionniers du cirque contemporain Dan et Fabien Demuyunck, nous réserve tous les soirs, son regard malicieux en mixant en direct, les images filmées « en live ». Un moment de rêverie, de grâce et de tendresse, en plein cœur de Paris Sous les notes de musique envoûtante de Fouad Didi, violoniste, chanteur, joueur de oud et de mandoline et de ses comparses, chaque soir, deux spectacles de cirque et danse, sur le thème de la Rotation, seront donnés en simultané. Le public pourra choisir de voir le spectacle en commençant par le chapiteau rouge, orange ou bleu, ce qui lui permettra d'avoir, à chaque fois, une sensation différente. Le BurenCirque, entre œuvre poétique, à la croisée des arts (cirque, musique et danse) et des cultures, nous entraîne dans un voyage merveilleux et lointain, au cœur de paris. Avis Foudart 🅵🅵🅵 LE BURENCIRQUE : ROTATION Imaginé par Daniel Buren et les pionniers du cirque contemporain Dan et Fabien Demuyunck Avec Younès Sajid (roue Cyr), Youssef Salmane (équilibriste sur les mains), Youcef Mecheri (danseur hip-hop alias Bboy Haiper), Silvana Sanchirico (tissus), Slash Bubbles (manipulateur de bulles), Eloi Berri (aérien) et les musiciens Fouad Didi(chanteur, violoniste, joueur de oud et de mandoline), Ghiat Yousri (percussionniste) et Nidhal Jaoua (Joueur de Qanûn) Image filmées Alice Mathonnet, Lucie Delecourt et Léna Demuynck PARVIS DE L'INSTITUT DU MONDE ARABE Du 22 septembre au 9 octobre 2022 Les 22, 23 et 24 septembre à 20h30 et le 25 septembre à 16h. Les 30 septembre et 1er octobre à 20h30 et le 2 octobre à 16h. Les 7 et 8 octobre à 20h30 et le 9 octobre à 16h • Durée 1h20 (en trois unités de vingt minutes)
- Une idée géniale : Interview de Sébastien Castro
"Plus je me mets de contraintes et plus je gagne en comédie" À l'occasion des représentations de la super pièce Une idée géniale, un immense succès. J'ai rencontré Sébastien Castro pour un moment aussi sympathique qu'instructif. FREDERIC BONFILS. On vous avait adoré dans J'ai envie de toi. Mais là, ce n’est plus un ni deux, mais trois Sébastien Castro que vous nous proposez ? C’est une idée géniale ! SÉBASTIEN CASTRO. J'avais envie de me donner un petit défi et de vous surprendre. Mais je crois que plus je me mets de contraintes et plus je gagne en comédie. Et là… c'était une grosse contrainte. Quand j'écris, je ne pense pas à la difficulté du comédien, sinon ça peut me brimer en tant qu’auteur. C’est une fois que la pièce a été écrite que je me suis dit : "Ah la vache ! maintenant, c'est à moi de faire ces trois rôles". C’est un marathon tous les soirs ! Oui, oui. Et puis, le plus difficile était de faire trois personnages suffisamment différents. Il faut trouver un équilibre qui n'est pas si évident et nous avons beaucoup travaillé avec José et Agnès (José Paul et Agnès Boury, les metteur(e)s en scène - NLDR). Sans eux, je crois que je ne me serais jamais lancé dans cette aventure. On dit toujours que c'est particulièrement difficile de faire une deuxième pièce ou même un deuxième film, après un grand succès. Alors j'ai tellement entendu ça... j'ai tellement entendu des auteurs dire qu'après un gros succès, ils avaient mis beaucoup de temps à se remettre à écrire à cause de la pression que j'ai voulu écrire celle pièce avant la première représentation de J’ai envie de toi. Oui ? J'ai dû écrire Une idée géniale en mai- juin alors qu’on a commencé à jouer J’ai envie de toi, en juillet. Mais bon, ce n’était qu’une première version. Je trouve que vous avez tout compris au théâtre de boulevard. Il y a les portes qui claquent, les quiproquos. C'est un peu un hommage à ce style de théâtre ? En fait, j'ai l'impression que je suis né, que j’ai grandi avec le théâtre de Boulevard. J’ai découvert le « Boulevard » avec Au théâtre ce soir à la télévision et c’est vraiment ce qui m'a fait aimer le théâtre. J’ai ensuite joué beaucoup de pièces de Ray Cooney, c'est un peu mon maître. Mais il m’a fallu 20 ans pour me décider à écrire, pour me jeter à l’eau. Il y a 3, 4 ans, je me suis dit : « il ne faut surtout pas avoir de regret, il faut vraiment que j’écrive, il faut que je le fasse et si c’est pas bien, tant pis ! Non seulement c’est bien, mais en plus c'est un énorme succès. Je suis le premier surpris. Je ne pensais pas que j'en étais capable. Je ne me considérais pas du tout "auteur". En fait, c’est particulièrement difficile quand on écrit une pièce comique de savoir si elle va véritablement plaire. Il y a de vraies angoisses ! Par moment, on a l’impression que ça peut être amusant, puis on relit, on relit et là... on se dit : « mais il n'y a absolument rien de drôle ! ». C’est affreux ! Et alors ? Dans ce cas, il n’y a plus qu’à laisser son travail de côté, parfois pendant plusieurs mois. Ce que j'ai fait. Puis on reprend et on sourit à nouveau, on peut même rire, à certain moment… et ça repart ! "Sans les réactions du public, c’est très difficile de savoir si ça fonctionne" Du coup, la première fois que l'on présente la pièce en public, c'est un sacré soulagement de voir que ça marche. Un sacré bonheur ! Il y a de grands fous rires partout dans la salle C’est vraiment irremplaçable. C’est vraiment la magie du spectacle vivant. "On fait le boulot tous ensembles" Je ne pense pas que les spectateurs réalisent à quel point, ils ont une influence sur la représentation. Un éclat de rire peut provoquer un rire général et nous entraîner aussi. Il peut y avoir jusqu’à cinq minutes de différence sur la durée de la pièce suivant les réactions du public. C’est énorme et c'est tellement jouissif ! Je pense que cette pièce a dû être particulièrement difficile à monter ? Vous avez dû vous arracher les cheveux sur la tête. Oui… C'est millimétré sur scène, mais aussi, en coulisse. On a d’abord monté la pièce sur scène puis on a passé beaucoup, beaucoup de temps à régler tout ce qui se passait derrière. Sébastien Azzopardi, le directeur du théâtre et la production nous ont complètement suivi sur ce coup-là. Il y a vraiment quelque chose que j'ai adoré dans cette pièce. C'est le personnage interprété pas Agnès Boury, la voisine. Je trouve qu'elle apporte quelque chose de très différent. Une pointe de loufoque et d’absurde. Comme si elle jouait une autre pièce, dans la pièce. C'est ça…c’est merveilleux ! J’ai tout construit autour des trois personnages principaux puis j'ai imaginé l'intervention de cette quatrième personne pour aérer un peu, pour amener autre chose. Et c'est vrai que ce personnage est en total décalage, mais je trouve qu’elle apporte énormément, c'est surréaliste ! Son jeu est si fin, si poétique qu’elle prend une dimension incroyable alors que ce rôle est tout petit au départ. Agnès le transcende totalement. Je suis rentré dedans à fond… À la fois j’ai adoré rentrer dedans à fond et j'ai même adoré m’apercevoir que je rentrais dedans à fond. C'est exactement ce qu'on se dit depuis le début. On sait très bien qu'il y a des spectateurs qui vont rester bloqués en se disant : « mais comment ils font ? » et puis il y a ceux qui sont super heureux de se faire avoir et qui se disent : « Je veux surtout rien savoir, ne me dites surtout rien ! ». Quand vous me dites que vous avez marcher à fond, il n'y a rien de plus qui puisse me faire autant plaisir. CRITIQUE D'UNE IDÉE GÉNIALE Une idée géniale Une pièce de Sébastien Castro Mise en scène José Paul et Agnès Boury Avec Sébastien Castro, José Paul, Laurence Porteil, Agnès Boury Crédit © Emilie Brouchon THÉÂTRE MICHEL Du mardi au samedi à 21h00. Matinées le samedi et dimanche à 16h30 Durée 1h30
- L’ombre de Goya
Le dernier voyage de Jean-Claude Carrière Après son très beau documentaire Le Mystère Jérôme Bosch, José Luis Lopez Linares a accompagné Jean-Claude Carrière, le célèbre écrivain, scénariste, pour son dernier voyage en Espagne, sur les traces du peintre Maestro Francisco Goya « Pendant que nous arpentions les lieux où Goya a vécu et peint, Jean-Claude partageait ses réflexions sur ces espaces, ces œuvres et l'atmosphère qui régnait puis la narration s'est construite au montage avec Cristina Otero et le film a émergé ». « C’est toujours assez passionnant de pénétrer dans l’intimité d’un peintre, de ce qu’il faisait pour lui et non pas pour les autres » Éternel amoureux des arts et des sciences, fin connaisseur de Goya, Jean-Claude Carrière nous guide dans cette œuvre incomparable et tente de percer le mystère. « J'aime me dire que je fais des films aussi pour les morts, pour mes proches, pour Goya bien sûr et pour Jean-Claude » Avec cet étrange documentaire, parfois alambiqué, la douceur se mêle au savoir et à l’intelligence. Un dialogue entre les vivants et les morts s’engage et nous embarque dans un voyage mystique, en forme de double hommage d’une grande délicatesse. Un voyage qui nous permet de creuser de petits trous dans Les peintures noires de Goya et d’entrevoir, de ressentir par touches contrastées, le génie de ces deux hommes. « Le silence surtout, la chose du monde la plus difficile à entendre » Un film qui, par l’intervention de nombreux artistes venus de tous les horizons, nous montre à quel point l’influence de Goya a été grande et comment cet artiste devenu sourd, nous offrira son regard unique d’un monde dont il ne peut plus entendre le bruit voire le vacarme, et même le silence… Il voit des hommes qui volent, d’autres qui se métamorphosent, il voit le noir qui se confond avec le blanc, il voit des formes fantomatiques que personne d’autre ne voit, il voit le temps qui passe et même l’avenir. L’ombre de Goya est un film bouleversant et un peu déstabilisant qui ne perce peut-être pas tous les mystères, mais qui nous montre les nuances et les interstices, de ces deux hommes célèbres. Avis Foudart 🅵🅵🅵🅵 L’OMBRE DE GOYA Un film de JOSÉ LUIS LÓPEZ-LINARES Avec Jean-Claude Carrière Au cinéma, le 21 septembre • FRANCE / ESPAGNE • Durée 1H30












