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- Monsieur Proust
Proust et sa gouvernante Céleste Albaret « À ma chère Céleste, à ma fidèle amie de huit années, mais en réalité si unie à ma pensée que je dirai plus vrai en l’appelant mon amie de toujours… à Céleste qui a supporté la croix de mon humeur à Céleste croix d’honneur. Son ami Marcel » Marcel Proust, dédicace sur la feuille de garde d’un exemplaire réunissant Le Côté de Guermantes II et Sodome et Gomorrhe I. Mai 1921 Quel bel hommage tendre et émouvant Cette dédicace faites par l’auteur d’À la Recherche du Temps Perdu - certainement le plus long roman en prose jamais écrit - à celle qui a passé, à son chevet, les huit dernières années de sa vie. Celle qui l’a le plus fréquenté et sans doute le mieux connu. Celle qui, durant des nuits entières, a écouté le maître, a pris des notes et a retranscrit des centaines d’ajouts et de corrections. Celle qui a attendu plus de 50 ans avant de confier sa mémoire au journaliste Georges Belmont, un témoignage unique et d’une richesse ahurissante sur ce génie mort d’épuisement, de maladie et d’écriture en 1922. Aujourd’hui, c’est au tour de l’auteur, metteur en scène et comédien Ivan Morane de se pencher sur ce recueil très riche en informations et de nous en dresser, en forme de monologue, le portrait non pas d’une œuvre, mais d’un homme vu par les yeux infiniment amoureux et pleins de malice de sa gouvernante Céleste. « Grande, fine, belle et maigre, Tantôt lasse, tantôt allègre, Charmant les princes comme la pègre, Lançant à Marcel un mot aigre, Lui rendant pour le miel le vinaigre, Spirituelle, agile, intègre » Marcel Proust Ivan Morane a décidé, cette fois-ci, de lui donner sa place à elle. Pour faire découvrir cette femme merveilleuse dont le sens admirable du récit en fait, un réel personnage de théâtre. « C’est dans cet esprit que j’ai choisi les passages non qui raconteraient Proust, mais ceux qui mettent en lumière Céleste par sa relation à Proust ». « Je l'étais vraiment prisonnière… mais j'ai vécu avec cet homme avec une intensité de plaisir, de joie, de son charme, de sa conversation, de l'homme extraordinaire qu'il était ; et il a rempli ma vie » Extrait La comédienne Céline Samie, pensionnaire puis sociétaire de la comédie française pendant plus de 25 ans, était certainement l’interprète idéale, celle qui pouvait rencontrer véritablement Céleste en nous proposant une incarnation sensible et bouleversante. Si on est parfois un peu gêné par le côté caricatural donnés aux différents et nombreux personnages incarnés : Proust, Gide, Gallimard…. On est aussi amusés par la verve, la malice et l’humour qui se dégage de ce spectacle, particulièrement tendre et émouvant. La grande sobriété du plateau, Les petites notes de musique qui retentissent et la lumière très douce, particulièrement réussie, apportent encore un immense charme à ce spectacle entre rire et l’arme et à la rencontre de l’âme. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 MONSIEUR PROUST D’après les entretiens de Céleste Albaret avec Georges Belmont Adaptation et mise en Scène Ivan Morane Avec Céline Samie Crédit © Laurencine Lot THÉÂTRE LE LUCERNAIRE Du 12 octobre au 27 novembre 2022 Du mardi au samedi à 19h, le dimanche à 15h30 • Durée 1h20
- L’invitation
L'adultère, un terrain de jeu inépuisable À travers les âges et les cultures, l’adultère a toujours fasciné que se soit dans la littérature, le cinéma, la télévision et même le théâtre. En effet, la question de la fidélité ou non, et sa signification dans l’acte d’amour a été un sujet majeur dans les tragédies classiques et continue encore, aujourd’hui, de passionner les auteurs de comédies contemporaines. C’est bien le cas avec L’Invitation d’Hadrien Raccah qui, après son immense succès pendant trois ans avec des distributions prestigieuses - Gad Elmaleh, Philippe Lellouche, Estelle Lefebure, Lucie Jeanne… est de retour à Paris, depuis le 7 octobre avec les trois compères Patrick Chesnais, Pascal Légitimus et Lucie Jeanne. Il y a les amis d'enfance, les amis que l'on voit, ceux que l'on ne voit plus ou pas assez. Et puis il y a Charlie... Charlie c'est l'ami imaginaire que Daniel a créé pour tromper son épouse sans éveiller les soupçons. Charlie était certainement l'idée parfaite, jusqu'au jour où… Catherine, sa femme, exaspérée peut-être, suspicieuse sans doute, demanda à le rencontrer... Daniel va donc devoir inviter à dîner un inconnu qui l’espace d’une soirée jouera le rôle de son meilleur ami. Mais était-ce une si bonne idée ? Dans cette comédie dit « de boulevard », dans cette farce, dans ce joli décor cossu d’appartement bourgeois, l’intrigue est assez classique, assez simple et la pièce a quelques longueurs, mais l’histoire est suffisamment farfelue, les dialoguent suffisamment amusants et les mensonges si énormes que les bonnes réparties "en cascade" font mouche. Lucie Jeanne, la touche féminine moderne et malicieuse est entourée par deux clowns un peu tristes, un peu lunaires : Patrick Chesnais "pris au piège" comme un enfant après avoir fait une grosse bêtise et Pascal Légitimus en bonhomme un peu simple et faussement naïf forment un duo comique qui fonctionne particulièrement bien. C'est une belle soirée ! Dans ce spectacle « très sympa », dans ce théâtre de pur divertissement aux situations déjantées, les trois comédiens semblent s’amuser comme des petits fous et le public rit de bon cœur. Avis de Foudart 🅵🅵 L’INVITATION Une pièce de Hadrien Raccah Mise en scène Philippe Lellouche Avec Patrick Chesnais, Pascal Légitimus et Lucie Jeanne THÉÂTRE DES BOUFFES PARISIENS Jusqu’au 31 décembre 2022 Du mercredi au samedi à 21h. Le dimanche à 15h • Durée 1h20
- Offscreen
« OFFSCREEN est un OVNI, l'hors-champ des foires et salons, un événement en dehors des modèles existants » Jean-Daniel Compain Et si à l’occasion de la première édition d’OFFSCREEN, une très belle expo de Galeristes, nous partions à la découverte d’un des plus beaux hôtel de la capitale, berceau de l’art de vivre à la française, très rarement ouvert au public et renfermant derrière sa façade haussmannienne néoclassique des espaces d'exception et de magnifiques jardins ? « Nous avons souhaité proposer une expérience sur mesure, intimiste, contemplative, conviviale, ouverte et simple en travaillant avec les artistes, et les galeristes » Julien Frydman et Jean-Daniel Compain co-fondateurs d'OFFSCREEN ont dédié cette édition inaugurale à Régis Durand, critique d'art et commissaire d'exposition, grand défenseur de l'image contemporaine « Une exposition pop-up à Salomon de Rothschild, où les œuvres sont proposées à la vente par les galeristes ». Avec pour ambition de faire d'OFFSCREEN, un rendez-vous récurrent à différents moments de l'année, en France et à l'international, en présentant, sur tous types de supports et de médiums, des artistes internationaux, émergents, historiques et contemporains autour des pratiques de l’image fixe et en mouvement. L’invité d'honneur Anthony McCall, sur l'intégralité d'un niveau, présente une installation immersive horizontale à deux projecteurs, une « sculpture de lumière », un dessin en mouvement sur le mur, et une forme volumétrique dans l'espace matérialisée par le brouillard. La déambulation continue par les œuvres de Dario Villalba, axées sur la dimension spirituelle qui traverse sa pratique. La sélection embrasse l'ensemble de l'univers symbolique et formel de l'artiste. Kenny Dunkan présenté par Les Filles du Calvaire, Paris « Par un jeu de collages et d'accumulations de symboles, je tente de traduire mon être fragmenté et ambivalent » Roberto Huarcaya présenté par Rolf Art, Buenos Aires Pour OFFSCREEN, Roberto Huarcaya présente un photogramme magistral de la série Amazogramas tournée de nuit dans le parc national Bahuaja Sonene, dans la jungle péruvienne Tambopata, en déployant un papier photosensible de 30 m de long dans un feuillage dense. Roméo Mivekannin présenté par la galerie Éric Dupont, Paris Né en 1986, Roméo Mivekannin, l'artiste béninois, questionne notamment les stéréotypes et le racisme que l'on rencontre dans les représentations occidentales des peuples africains. Suzanne Lafont présentée par Erna Hecey, Luxembourg Présentées sous la forme d'une installation spectaculaire dans la Salle à manger de l'Hôtel de Rothschild, les Companion Species de Suzanne Lafont sont une série de 16 photographies fascinantes représentant chacune une plante cueillie dans les rues de Bordeaux, dans le sud-ouest de la France, répertoriées en 2018. Carlos Cruz-Diez présenté par la Galerie Valérie Bach, Paris Les deux Physichromies de Carlos Cruz-Diez sont des structures qui révèlent des comportements différents de la couleur. Celles-ci se modifient en fonction du déplacement du spectateur et de l'intensité de la lumière ambiante. Ces structurées projettent la couleur dans l'espace, amenant à créer une situation évolutive de couleur additive, reflétée et soustractive. OFFSCREEN Installations, Images fixes et en mouvement Edition inaugurale Hôtel Salomon de Rothschild Du 20 au 23 octobre 2022 Les 20 et 22 octobre de 11h à 19h. Le 23 octobre de 11h à 18h
- La promesse Brel
Parmi tous les amoureux de la chanson française, qui n’a pas rêvé de voir un jour sur scène Dalida, Brel, Brassens, Asnavour… ? Lorsque en septembre 2019, Pierre-Nicolas Cléré a entendu la voix de Brel dans le métro « Je m'approche. C'est Brel, et ce n’est pas Brel. J’ai des frissons ! » il est devenu évident pour le producteur de nous offrir « une séance de rattrapage ». De réaliser un de nos rêves FOU ! Dès les premières minutes du spectacle, avec les sons de radio des années 60, on est plongé dans cette atmosphère du passé. Puis, tout à coup, dans le pénombre apparaît le chanteur avec sa voix si particulière et si émouvante. Au delà d’une ressemblance « Conscient qu'une ressemblance physique n'est qu'un point de départ, j'ai considérablement travaillé, je me suis même acharné ». Avec sa ressemblance troublante, sa voix saisissante et ses gestes iconiques, Arnaud Askoy n’est évidemment pas Brel, il n’est pas, non plus, une imitation de Brel, mais plutôt une incarnation troublante et renversante… presque déstabilisante. Avec des arrangements originaux de Roland Romanelli au piano et accordéon et, avec son complice Jean-Philippe Audin au violoncelle, la générosité et l’émotion d’Arnaud Askoy fait des merveilles. Les yeux écarquillés mais avec l’envie de les fermer pour revivre pleinement le temps d'un instant, cette magie et cette nostalgie, pendant plus d’une heure de chansons non stop, sans fioriture, en toute simplicité, mais avec l’extravagance d’une interprétation unique, Arnaud Askoy redonne vie à l’interprète incroyable, l’immense Jacques Brel ! Avis de Foudart 🅵🅵🅵 LA PROMESSE BREL Metteur en scène Pierre-Nicolas Cléré Avec Arnaud Askoy, Roland Romanelli, Jean-Philippe Audin - En alternance Sébastien Debard et Florence Hennequin THÉÂTRE DE LA TOUR EIFFEL Jusqu’au 14 décembre • Tout public • Durée 1h15
- Cabaret décadent : revue électrique N•999 Ravage !
Pour une nouvelle saison, le Cabaret décadent revient au Cirque Électrique avec cette revue circassienne et queer pour adulte - interdit au moins de 17 ans… et, cette année, c’est un RAVAAAGE ! Le spectacle le plus fou, le plus étrange et décalé, le plus sexy et écœurant de tout Paris. Tout est bouleversé : le cirque s’envole à coup de moteur, on abat les cartes, le roi n’est plus élu, détruire ces vielles conventions, échec et mat... Révolution. Réveil. Rave. Rêve. Et Rage. Ravage ! Dès le tout début du spectacle, Corrine alias Sébastien Vion, une maîtresse de cérémonie sans genre et sans complexe va nous entraîner dans un monde rock, sulfureux et underground avec musique live et artistes déchaînés. Pole dance, acrobatie aérienne, fil de fer et hula hoop… Entre Zora Von der Blast, la sculpturale Fakir cracheuse de feu et mangeuse de sabres, l’acrobate See You totalement déluré et la virevoltante Lalla Corda, les amateurs de sensations fortes et de plaisirs épicés vont être comblés. Sauvage, sexy et survolté Ici pas de chichi, mais une ambiance de dingue qui sent le souffre, aussi bien dans la salle que sur la scène. La revue du Cirque électrique, aussi glam que rock, embrase le public et fait des ravages. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 CABARET DÉCADENT – REVUE ÉLECTRIQUE N°999 RAVAGE AVEC JULIE DEMONT – ANAELLE MOLINARIO – SANJA KOSONEN – ZORA VON DER BLAST – LALLA CORDA – CORRINE – SAMUEL LEON ESCHAPASSE – JB’S – TAPMAN – SEE YOU – CHANMÉ LE PETIT BOUQUET – KIKI OUAF OUAF – ETIENNE CHAUZY Photo (c) Paolo Campanella LE CIRQUE ELECTRIQUE 7 – 29 OCTOBRE 2022 | DU MERCREDI AU SAMEDI à partir de 19h - spectacle à 21h • à partir de 17 ans
- Saigon
Après son immense succès au festival d’Avignon 2017, Saigon de Caroline Guiela Nguyen revient pour quelques dates au théâtre Les Gémeaux de Sceaux. Saigon, c’est tout d’abord un restaurant vietnamien d’une quarantaine de places avec cuisine ouverte, scène de karaoké et décoration surannée. Saigon, c’est aussi l’histoire de Marie-antoinette arrivée en France en 1954 comme tant d’autres vietnamiens, à la fin de la guerre d’Indochine. Dans une sublime scénographie tout en longueur et ultra réaliste, va se dérouler une immense fresque théâtrale et nous faire partir à la rencontre d’une communauté discrète et assez mystérieuse. De l’intime à la grande histoire Nous allons passer de 1956 à 1996, de Saïgon à Paris où plusieurs histoires intimes de familles vont s’entrecroiser et s’entremêler à la grande histoire de tout un peuple. « Je voulais faire entendre dans nos spectacles le bruit du monde » À l’origine, il y a de la part de Caroline Guiela Nguyen « l’envie de faire un spectacle dans un restaurant vietnamien ». Puis il y a la récolte des témoignages, des récits, des mots, des langues souvent devenues inaccessibles. Il y a l’écriture d’un livre, d’une bible qui sera remise aux comédiens. Enfin les dialogues vont s’écrire au plateau, en commun « Ces étincelles donneront finalement lieu à un voyage à travers la mémoire et le temps, étalé sur un demi-siècle, entre la France et le Vietnam ». Sur scène, une dizaine de comédiens tous formidables, vietnamiens ou français – professionnels ou non – donnent vie à un récit choral bouleversant et particulièrement authentique, qui explore les thèmes de la famille, de l’exil, ou de l’amour au temps de la décolonisation, de la guerre du Vietnam, des boat people et du pouvoir communiste. Saigon est un immense spectacle d'une profondeur inouïe et d'une délicatesse incroyable. Un moment de théâtre unique et inoubliable. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 SAIGON REPRISE EXCEPTIONNELLE TEXTE CAROLINE GUIELA NGUYEN AVEC L’ENSEMBLE DE L’ÉQUIPE ARTISTIQUE DE LA CRÉATION MISE EN SCÈNE CAROLINE GUIELA NGUYEN AVEC CAROLINE ARROUAS, DAN ARTUS, ADELINE GUILLOT OU CÉCILE COUSTILLAC (EN ALTERNANCE), THI TRUC LY HUYNH, HOÀNG SON LÉ, ANNE-MARIE LY-CUONG, PHÚ HAU NGUYEN, PIERRIC PLATHIER OU MAURIN OLLÈS (EN ALTERNANCE), THI THANH THU TÔ, ANH TRAN NGHIA, HIEP TRAN NGHIA CRÉDIT © Jean-Louis Fernandez THÉÂTRE LES GÉMEAUX Jusqu'au 22 octobre 2022 Spectacle en français et en vietnamien surtitré en français • Durée 3h20 avec entractes
- Fragments #10
Actuellement et jusqu’au 2 octobre, se tient en Île-de- France, la 10e ÉDITION du festival Fragments 12 lieux partenaires, 6 soutiens institutionnels, 70 représentations, 42 en Île-de-France & 28 en région. Depuis 2013, le festival Fragments, coordonné par La Loge, permet à des équipes artistiques de présenter une première étape de leur création « à venir ». Douze théâtres à travers la France s’associent pour parrainer les compagnies et ainsi accompagner leur professionnalisation et le montage de leur production. Le festival se déploie sur le territoire national en deux volets avec une programmation en automne en Île-de-France puis tout au long de la saison en régions. Chaque théâtre accueille trois représentations où sont présentés deux fragments, à chaque fois. Les lieux partenaires La Loge (Paris 11) - Le Théâtre Paris Villette, Grand Parquet (Paris 19) - Le Jeune Théâtre National (Paris 4) - L’étoile du nord (Paris 18) - Les Plateaux Sauvages (Paris 20) - Le Théâtre 13 (Paris 13) - Le Monfort Théâtre (Paris 15) - Le Théâtre Sorano (Toulouse, 31) - Le Salmanazar (Épernay, 51) - L’Aire Libre (St-jacques-de-la-Lande, 35) - Forum Jacques Prévert (Carros, 06) - L’éclat (Pont-Audemer, 27) - Le Phénix, Scène nationale de Valenciennes (Valenciennes, 59) - L’Équinoxe, Scène nationale de Châteauroux (Châteauroux, 36) La programmation Édition 2022 - 2023 Le Brasier Cie Carrelage Collectif Le Brasier raconte, en trois actes, l’histoire de trois générations successives qui viennent témoigner devant un public certains souvenirs significatifs de leurs vies. Des moments de sourances, de déchirures, de bonheur aussi parfois, mais toujours avec le besoin urgent d’informer les spectateurs de la malédiction qui frappé leur famille. Cette malédiction, qui se transmet de génération en génération, est celle de la violence des rapports au sein du foyer familial, qui ruisselle sur les descendances, et qui empêche nos personnages de sortir de cette tragédie que tout embrase. Mise en scène : Julien Sicot - Texte : David Paquet - Lumière : Mehdi Maymat - Scénographie : Tilly Mandelbrot - Décor : Stéphane Sicot - Costumes : Noémie Morandeau - Chorégraphie : Salomé Dugraindelorge - Jeu : Anne Knosp, Juliette de Ribaucourt, Paul Scarfoglio, et Margot Vial Parrainé par Le Monfort Théâtre Parler pointu J'ai grandi dans un village du midi, berceau d'Alphonse Daudet. Une terre provençale, latine, violente, truculente. Une terre de corrida. Trivial et sacré s'y mêlent en permanence. Toute ma famille y vit encore, et ils parlent tous comme des personnages de Pagnol, sauf moi. Impossible de déceler la moindre intonation méridionale dans mon phrasé, le moindre mot hérité du patois roman de mes ancêtres. J'ai changé d’accent. Je parle pointu. Conception, écriture & jeu : Benjamin Tholozan - Écriture & collaboration artistique : Hélène François - Création lumière : Claire Gondrexon - Regard extérieur : Johanny Bert - En cours Parrainé par L Loge Face A Cie M42 Intime et collectif, une mise en perspective économique et astrologique de nos échecs amoureux est un dytique. Face A en est le premier volet. Fantaisiste conférence sur la fin de l’amour, nous essaierons de comprendre pourquoi nos histoires d’amour finissent mal, ou ne commencent tout simplement jamais. Grand processus de déculpabilisation, nous nous demanderons si nos “petites histoires” ne font pas en réalité partie d’une plus grande Histoire, celle du capitalisme. Et aussi, on chantera. Sans doute faux. Écriture, jeu et chant : Louise Brzezowska-Dudek et Lé Perret - Dramaturgie : Sophie Guibard - Médiation culturelle : Mélisse Nugues-Schönfeld - Production : Romain Picolet Parrainé par l’éclat Pont-Audemer Moi c’est Tali de Faustine Noguès Un jour au collège, Tali voit débarquer Jade, intervenante en méditation. En suivant ses conseils, Tali tente de faire le vide en elle pour atteindre le but suprême : NE PENSER À RIEN. Seulement, il y une voix à l’intérieur de Tali qui n’est pas prête à se taire : c’est Taliabis, qui n’arrête jamais de parler, d’imaginer, d’analyser, de questionner. Faisant la part belle aux surprises, Moi c’est Tali dissèque le tournant de l’adolescence du point de vue de la pensée. Texte et mise en scène : Faustine Noguès - Avec : Déli Espinat-Dief et Li Khiziou - Création sonore : Colombine Jacquemont - Scénographie, costumes, collaboration artistique : Alice Girardet - Création lumière : Zoé Dad Parrainé par Le Théâtre Paris Villette Montrer ses dents Cie Écraser des mouches Le point de départ de la pièce est la question de la rencontre : Quand deux individus s’entrechoquent, quand deux inconnus sont confrontés l’un " l’autre, qu’est-ce qu’il se passe ? La rencontre suprême pourrait être l rencontre amoureuse, ou alors l’entretien d’embauche. Montrer ses dents raconte la dificulté de ces deux exercices. C’est un huis clos qui explore les relations de pouvoir dans le travail, dans notre vie amicale et amoureuse. Texte et mise en scène : Esther Moreir - Assistanat mise en scène : Asy Birsel - Jeu : Martin Jobert, Léo Perlot Lhuillier, Mathilde Wind, Charlotte Issaly - Création vidéo : Arthur Chrisp, Noé Mercklé - Création sonore : Hippolyte Leblanc - Création lumière : Chloé Biet, Fany Combrou Parrainé par Le Salmanazar Le bon fruit mûr, tout son sang reflu dans son cœur Cie Bloc La figure féminine du "Bon fruit mûr" " voir avec la reine dans "Blanche-Neige". Elle vit cachée, terrée loin des regards, dans une sorte de prison-refuge propice " la solitude et " la fantasmagorie. Pétrie de désir de vengeance, elle rumine sa gloire passée et cutive sa décote. A partir de cette situation pathétique et comique, je veux créer une fête, un éclat de rire, un gémissement, une petite mort, rompant la fatale tragédie du cycle féminin par un sursaut de présent, une redécouverte de soi. Écriture et mise en scène : Jeanne Lepers - Avec : Jeanne Lepers - Collaboration # l mise en scène, dramaturgie : Aurélie Reinhorn - Scénographie et costumes : Charles Chauvet - Chorégraphie : Julien Gallée-Ferré - Création lumières : Vincent Loubière - Création son : Pierre Boscheron - Maquillage, masque, coiure : Noï Karun - Administration, production : Dantès Pigeard Parrainé par l’étoile du nord Les Ogres Cie Vol Plané Qu’est-ce qui se cache dans le rejet d’un enfant ? Face au manque de lien, le goure menace : il faut ruser pour ne pas être englouti par les Ogres. Guidé par la lueur des constellations, ce Petit Poucet d’aujourd’hui traverse une série d’épreuves pour trouver son chemin et choisir ce que ser son histoire. Avec Les Ogres, Carole Costantini propose un geste d’écriture et de mise en scène personnel. Elle y attrape, par les bords, nos secrets de famille, pour les jeter dans le feu de joie du plateau. Écriture et mise en scène : Carole Costantini - Dramaturgie : Marion Platevoet - Scénographie et lumières : Sylvain Faye - Scénographie, costumes et accessoires : Aude Amédéo - Création sonore : Josef Amerveil - Interprètes : Carole Costantini, Gilbert Traïna, Sophie Warnant et un danseur interprète (distribution en cours) - Collaboration artistique : Alexis Moati Parrainé par Le Forum Jacques Prévert L’Échappée “Ah qu’on est imprudent de courir au hasard, sans connaître de port, sans pilote et sans art, une mer inconnue et sujette à l’orage !” Don Quichotte, Miguel Cervantes Engagé dans une réflexion tragi-comique sur la mort et le tombeau, Philémon, artiste plasticien, échoue. Dans l’impasse, il se départit de son œuvre d’art comme d’une bouteille " la mer, espérant peut-être que le salut jaillir du naufrage. L’échappée c’est l’histoire d’une œuvre qui échappe, c’est l’histoire d’une rencontre humaine, c’est l’histoire aussi d’un projet insolite, résilient, qui – un peu comme les méchants dans les films – ne meurent jamais vraiment. L'œuvre d’art peut-elle déployer sa propre vie et nous revenir, tel un boomerang magique, chargée d’un supplément d’âme ? Avec : Philémon Vanorlé - Production : Sarah Calvez / Avec - Regard extérieur : Halory Goerger Parrainé par Le Phénix Scène Nationale de Valenciennes Ce mal du pays sans exil Un garçon erre seul sur scène. Il fuit les catastrophistes tristement aecté.e.s par l’imminence des métamorphoses écologiques. Tel un loup juvénile quittant sa meute aux saisons froides, il va prêter l’oreille, un peu hébété, aux récits des territoires qu’il traverse. En chemin, une galerie de personnages humains ou autres, mythologiques ou non, plus ou moins disponibles, lui apparaît. Ces figures l’observent et l’accompagnent dans ses premières mutations. Conception collective - Mise en scène : Jules Bisson - Écriture : Hicham Boutahar - Jeu : Hicham Boutahar - Musique : Thibaut Beaulieu - Dramaturgie : Anne-Laure Thumerel - Scénographie : Léonard Bougault - Assistante mise en scène et dramaturgie : Lé Arson Parrainé par Le Jeune Théâtre National From the farm to the fame - Travel’time Cie La Panthère Blanche Travel’time c’est deux habitant·es de la campagne qui réalisent en direct la construction du show de leurs rêves. Fantasmant sur l’American Dream, ils mettent en scène leur quotidien agricole et décident que leur ruralité est une success story : From The Farm To The Fame. Les comédien·nes en profitent, eux, pour partager leurs interrogations sur la méritocratie, l’argent et les trans-classes. Based on : A true story - Parrainé par Le Théâtre Sorano Starring : Alexis Ballesteros, Adeline Fontaine - Text : Adeline Fontaine - Soundtrack : Alexis Ballesteros, Elliott Stoltz - Looking collaboration : Marjory Duprés, Théodore Oliver - Lighting Creation : Lucien Valle - Scenography : Clarisse Delile The beginning Bert & Nasi Ltd. Après avoir affronté l’arrêt soudain de tout spectacle durant la pandémie, Bert and Nasi s’interrogent sur ce « nouveau début » que nous vivons aujourd’hui et ce, trois ans après leur dernier spectacle ensemble. The beginning est la suite logique et attendue de leur précédente performance, The end. Elles se répondent et se ressemblent comme les deux parties d’un même recueil de poèmes. Ce sont des spectacles qui se veulent légers, émouvants et drôles sur la vie, les gens avec qui nous la partageons et sur le temps qui passe. Interprètes : Bertrand Lesc & Nasi Voutsas - Avec un groupe d’environ 10 volontaires de 60 ans et plus - Chorégraphe : Laur Mannequin - Vidéo : Guillaume Cailleau - Dramaturgie : Tom Brennan - Musique : Ben Osborn Parrainé par L’Aire Libre En savoir plus
- Black Legends : le musical
I’m proud to be black Quand Valéry Rodriguez, un jeune homme blanc a découvert durant son enfance à travers un chant de gospels l’histoire des noirs américains, ce fut pour lui un choc immense. Devenu auteur et metteur en scène, il décide, avec son coeur et ses tripes de rendre un magnifique hommage au blues, au rock, au jazz… à la pop musique afro-américaine en retraçant, avec 36 tableaux survoltés, près d'un siècle d’histoire. Au centre de la scène, la silhouette d’un esclave apparaît. L’homme se lève, retombe puis se déploit pour devenir, tout à coup, l’un des premiers danseurs du Cotton Club, ouvert à Harlem en 1920. Voici le début d’un spectacle où, avec un rythme fou, dans un tourbillon de 200 costumes, 6 musiciens en transe et 14 chanteurs vont danser de toute leur âme. Imaginez une scène avec un orchestre live et Cab Calloway, Beyonce, Ray Charles, Otis Redding, Tina Turner, Aretha Franklin, Withney Houston, Michael Jackson… mais aussi Rosa Parks, Martin Luther King, Barack Obama.. C’est lors de son expérience en tant que chanteur dans la troupe du Roi Lion, entouré par des artistes afro-américains, martiniquais, guadeloupéens, sud-africains que Valéry Rodriguez a eu l’idée de monter ce spectacle. Mais si les chansons sont toutes très connues et qu'il s’agit même de standards, Valery n’a pas voulu, uniquement, mettre en scène une simple succession de tubes. « Au contraire, on a voulu les sortir de leur cadre pop pour servir un fil narratif historique, très riche en partition émotionnelle » « Même si je suis un homme blanc, je hais les injustices raciales et, plutôt que de l’exprimer par de la colère, j’ai transformé cette haine de la haine par de l’amour » Black Legends n’est pas un spectacle politique. C'est, avant tout, une grande fresque musicale avec, en trame, les dates inoubliables de l'histoire des noirs américains depuis la ségrégation jusqu’à la lutte pour les droits civiques et l’émancipation. Un bel hommage musical, un hymne à l’amour, à la différence qui vous comblera de bonheur, de bonnes vibrations et d’énergies. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 BLACK LEGENDS ÉCRIT ET MIS EN SCÈNE PAR VALÉRY RODRIGUEZ DIRECTION MUSICALE CHRISTOPHE JAMBOIS CHORÉGRAPHIE THOMAS BIMAÏ COSTUMES SAMI BEDIOUI Crédits photos ©Black Legends, ©Getty Images BOBINO Jusqu’au 8 janvier 2023 Du jeudi au samedi à 21h, le dimanche à 17h • du mardi au dimanche pendant les vacances scolaires • Durée 1h45
- Habités
Comment fait-on pour habiter le monde avec cette sensibilité particulière que donne la déraison ? Depuis 2004, la réalisatrice Séverine Mathieu, à travers son association dis-FORMES installée à Marseilles, soutien un travail d'ateliers cinéma en milieu de soin et produit son travail en étroite relation avec la psychiatrie. « Côtoyer ces participants, m'a fait comprendre que leur sensibilité m'était très nécessaire. J'aime voir le monde avec leurs yeux ». Avec ce film documentaire, pendant trois ans, la cinéaste, dans une relation de confiance mais aussi d'exigence, est partie à la rencontre de quatre personnages considérés comme « malades » par la société. Entre raison et déraison, entre deux séjours à l’hôpital et dans leur ville Marseille, ces trois hommes et cette femme tentent de s’élancer vers le monde, d’y vivre, d’y être présent, alors qu’ils sont eux-mêmes habités. « J’ai fait ce film pour changer notre regard. En tout cas, il a changé le mien ». Dans une époque de plus en plus identitaire et individualiste, Séverine Mathieu prend le temps de poser sa caméra, d’écouter et de regarder avec attention, pas en face, pas de leur côté, mais au plus près, dans leur quotidien, dans leur lieu de vie comme dans leur espace mental, ces êtres différents, et pourtant si habités, si justes, si intenses, si pertinents et lucides. La santé mentale en question « pour nous aider à modifier notre point de vue sur la folie, en profondeur », ce film hybride construit en commun et en étroite collaboration, présente à la fois des scènes du quotidien, recrée le passé, invente le désir et nous offre, lʼespace d’un instant, la possibilité de découvrir peu à peu, leur folie mais aussi leur poésie et leur souffrance. Habités est un film qui n’a pas comme sujet propre la maladie mentale, il se propose avant tout de passer outre et de regarder le monde à travers leur yeux « Il s'agit surtout de penser à autre chose qu'à la maladie pour se libérer de sa place de malade ». « Habités est un voyage poétique, sensible, coloré où l'émotion rythme votre respiration, on rigole avec les personnes filmées, on pleure avec elles » Marielle Chevalier Éducatrice spécialisée en psychiatrie adulte. CNP Belle de mai Centre hospitalier Édouard Toulouse Ce film documentaire très atypique, très courageux, et assez dangereux, aurait pu ne pas fonctionner, mais l’élégance rare et le savoir de Séverine Mathieu ainsi que la rencontre avec Roger, Nicolas, Khadidja et Wilfreed, ces quatre êtres profondément émouvants et sensibles, fait des merveilles et nous entraîne, avec beaucoup d’empathie, dans un monde rempli d’une humanité qui fait du bien. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 HABITÉS Un film de Séverine Mathieu Avec Roger Divia, Nicolas Thébault, Khadidja Belhadi, Wilfreed Obame-Allogho Crédit © Photos Jean-Christophe Becuvallet Sortie cinéma, le 19 octobre documentaire, France, 2021 Durée 85 mn
- Le voyage de Molière
Quand deux amoureux de Molière, se rencontrent… Alors que nous fêtons cette année, les 400 ans de la naissance de Molière, nous avons souhaité lui rendre hommage en écrivant cette aventure sur sa troupe avant leur arrivée à Versailles. C’est lors d’une rencontre fortuite… au théâtre que Pierre-Olivier Scotto et Jean-Philippe Daguerre se sont lancer un défi : collaborer ensemble sur la création d’une pièce… sur Molière. Un magnifique hommage à Molière et au théâtre ! Léo, un jeune homme du XXIe siècle qui rêve d’être comédien, se retrouve accidentellement plongé en 1656 au cœur de la troupe de l’Illustre Théâtre de Molière. Commence alors une aventure extraordinaire dans un monde créatif et cruel où la vie et la gloire ne tiennent qu’à un fil. Mais ce spectacle n’est pas un biopic de plus sur le Maître du théâtre ! Ils ont écrit « sur lui, avec lui cette véritable déclaration d’Amour au Théâtre ». Pierre-Olivier Scotto et Jean-Philippe Daguerre ont écrit une aventure originale, une histoire sur Molière et sur sa passion à partir de sa vraie histoire et mêlant ses mots et sa langue... et pour cela, ils ont même finit par ne faire plus qu’un avec lui. Huit comédiens-musiciens- chanteurs C’est autour de la carriole de la troupe de l’illustre Théâtre que tout le spectacle se déroule. Comme par magie, ce magnifique décor évolutif et transformable, accompagné d’une superbe musique, de très beaux costumes et de malicieuses lumières, se transforme sous nos yeux ébahis et prend l’allure de tréteaux de théâtre, de salon mondain ou de chemin de campagne. Avec ce spectacle plein de créativité et une belle folie, les comédiens s’en donnent à cœur joie et nous laissent sans voix. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 Le Voyage de Molière Un texte de Pierre-Olivier Scotto et Jean-Philippe Daguerre Mise en scène Jean-Philippe Daguerre Avec Grégoire Bourbier, Stéphane Dauch, Violette Erhart, Mathilde Hennekinne, Charlotte Matzneff, Teddy Melis, Geoffrey Palisse, Charlotte Ruby Costumes Corine Rossi Musique Petr Ruzicka Décor Antoine Milian Lumière Moïse Hill Crédit Stéphane Audran Le Lucernaire Du 22 octobre au 7 Janvier 2023 Du mardi au samedi à 19h, le dimanche à 16h • Durée 1h35 • À partir de 8 ans
- Dystopia : Un Poyo Rojo #2
Une utopie qui vire au cauchemar Après le succès immense d’Un Poyo Rojo, auréolé d’une tournée internationale qui aura duré 15 ans, les deux argentins Alfonso Barón et Luciano Rosso reviennent avec leur nouveau spectacle corporel fait d’image, de danse et de musique… complètement fou et débridé ! Cette fois-ci le vestiaire des sportifs laisse la place à un studio d’enregistrement. Deux présentatrices dressent le portrait d’un monde aseptisé au temps des nouvelles technologies, des réseaux sociaux et d’un flux d’images et d’informations ininterrompues, mais les contradictions humaines et les pires travers, finissent par envahir les corps, les mouvements et la scène. De l’utopie dans la dystopie Munis de capteurs, d’écran vert et de vidéo, les deux athlètes, acteurs, danseurs se déchaînent et désamorcent par le rire, cet univers dyspotique. « Par l’impertinence, avec l’accumulation de projections futuristes sidérantes, notre objectif est de désacraliser, détourner et déjouer les évidentes tensions du monde, les inévitables fatalités de notre destin, par le rire » Dystopia est un théâtre corporel, un ballet du futur, une performance dystopique. Une vision acerbe et hilarante du monde technologique. Avis de Foudart 🅵🅵🅵 DYSTOPIA Un spectacle d’Un POYO ROJO / Alfonso Barón, Hermes Gaido & Luciano Rosso avec la collaboration de Julien Barazer Direction Hermes Gaido Chorégraphie et interprétation Alfonso Barón & Luciano Rosso THÉÂTRE DU ROND-POINT 11 – 30 OCTOBRE 2022, 18H30 • DURÉE 1H10 TOURNÉE 17 FÉVRIER 2023 VITORIA (ESPAGNE) 21 AVRIL 2023 BARAKALDO (ESPAGNE)
- Vèpres de la Vierge Bienheureuse
Une déclaration d’amour d’un père à son fils « Je découvrais comment un texte difficile à lire, à déchiffrer, peut prendre toute sa dimension, peut devenir limpide, simple et concret, quand il passe par l’incarnation ». Après Passion selon Jean, un dialogue délirant d'un patients dans un hôpital psychiatrique, Jean-Yves Ruf et Paul Minthe se replongent dans l’œuvre mythologique et poétique d’Antonio Tarantino et se lancent le défi réussi d’adapter cette langue dure à déchiffrer, turbulente mais si musicale. Un homme est assis sur un banc. À côté de lui une urne funéraire. Cet homme, c’est d’abord un père qui a voyagé de Turin à Milan pour aller chercher les cendres de son fils suicidé. Ils ne s’étaient plus vus ni parlé depuis longtemps. Le fils avait quitté le foyer, il se travestissait et se prostituait à Milan… Le père est là, attend le bus du retour. Et il se met parler, à faire parler son fils, à lui répondre. Il revient sur le passé, les incompréhensions, il tente de se justifier et de retrouve le dialogue qu’il avait perdu. Il pardonne. Puis, ce père, afin d’amadouer l’idée de la perte, de la mort va expliquer à son fils comment traverser les enfers pour mourir absolument et rejoindre le fleuve de l’oubli. « Quand tu sens l’herbe grasse du fleuve...gaffe à pas glisser... tu y es. Laisse-toi l’aller dans l’eau... Ah, n’oublie pas, garde tes cothurnes aux pieds… » EXTRAIT « Tout d'un coup, il devient encore plus proche de son fils et toutes les raisons qu'il avait pour le rejeter deviennent des raisons de l'aimer plus encore » Dans ce poème à la langue heurtée, l'auteur, également sculpteur taille dans le matériau de la langue, pour inventer un langage baroque, parfois burlesque, un chant profondément touchant d'une si grande sensibilité et d'humanité alliant l’humour et le désespoir, les mythes anciens et le tragique contemporain. Paul Minthe, un acteur unique qui semble s'être débarrassé de tout ce qui fait acteur, sans aucune projection et avec une intelligence rare transforme cet homme simple en être universel portant tout l'amour d'un homme pour son fils. Un spectacle magnifique, à la fois extravagant et pudique à la rencontre de l'amour absolu. Avis de Foudart 🅵🅵🅵🅵 VÊPRES DE LA VIERGE BIENHEUREUSE DE ANTONIO TARANTINO MISE EN SCÈNE JEAN-YVES RUF AVEC PAUL MINTHE CRÉDIT © Joshua Windsor, ©Alban Van Wassenhove THÉÂTRE DU ROND-POINT 12 – 30 OCTOBRE 2022, 20H30 • Durée 1h20












